Gilles Pennelle
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Monsieur le Président, la perspective de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne constituerait une menace majeure pour l’agriculture de nos nations. Nos agriculteurs en subissent déjà les conséquences depuis 2022.”
“Je propose donc l’amendement suivant pour créer un nouveau paragraphe 32: «souligne que la Commission, dans sa dernière stratégie en matière de protéines, propose de s’appuyer sur la capacité de production agricole de l’Ukraine pour remédier à la pénurie de protéines végétales dans l’Union, au lieu de privilégier le développement de la pr…”
“Madame la Présidente, alors que toutes les grandes puissances protègent leurs économies de la concurrence étrangère, la Commission européenne est lancée dans une course sans fin aux traités de libre-échange. Avec quel pays nous n’avons pas encore signé de traité de libre-échange? La liste est courte.”
“Parce que, dans le même temps, nous avons des traités de libre-échange avec l’Ukraine, la Malaisie, le Mercosur, l’Australie. Nos agriculteurs vivent dans un contexte très tendu au niveau de leurs revenus. Ils ne supportent plus ces traités de libre-échange. Il est temps de cesser cette course en avant. 2-0252-0000”
“Monsieur le Président, les agriculteurs sont habitués aux mauvaises nouvelles de Bruxelles. La baisse annoncée du futur budget de la PAC, les traités de libre-échange, les contraintes. Ils viennent d'apprendre l'officialisation du début des négociations pour l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne.”
“Et puis, bien évidemment, dans l'état actuel de la PAC, ce serait pour l'ensemble des pays des 27 une baisse de 20 % des crédits PAC. Parce que l'Ukraine, bien évidemment, prendrait un très gros morceau de la PAC. Alors, nous savions que, pour l'Union européenne, l'agriculture n'était plus une priorité.”
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“Je propose donc l’amendement suivant pour créer un nouveau paragraphe 32: «souligne que la Commission, dans sa dernière stratégie en matière de protéines, propose de s’appuyer sur la capacité de production agricole de l’Ukraine pour remédier à la pénurie de protéines végétales dans l’Union, au lieu de privilégier le développement de la production européenne». 3-0184-0000 (Parliament did not agree to put the oral amendment to the vote) 3-0185-0000 – After the vote on Amendment 35: 3-0186-0000”
“Monsieur le Président, la perspective de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne constituerait une menace majeure pour l’agriculture de nos nations. Nos agriculteurs en subissent déjà les conséquences depuis 2022. La libéralisation des importations agricoles ukrainiennes, que seul le groupe des Patriotes a combattu dès le départ, a entraîné l’arrivée massive de sucre, de céréales et de volailles sur le marché européen, au détriment du revenu de nos producteurs. Pourtant, la Commission veut aller plus loin. Dans sa nouvelle stratégie sur les protéines végétales présentée hier, elle confirme son renoncement à l’ambition de voir l’agriculture européenne satisfaire nos besoins en protéines végétales, pour aggraver les importations depuis l’Ukraine.”
“Parce que, dans le même temps, nous avons des traités de libre-échange avec l’Ukraine, la Malaisie, le Mercosur, l’Australie. Nos agriculteurs vivent dans un contexte très tendu au niveau de leurs revenus. Ils ne supportent plus ces traités de libre-échange. Il est temps de cesser cette course en avant. 2-0252-0000”
“Madame la Présidente, alors que toutes les grandes puissances protègent leurs économies de la concurrence étrangère, la Commission européenne est lancée dans une course sans fin aux traités de libre-échange. Avec quel pays nous n’avons pas encore signé de traité de libre-échange? La liste est courte. Avec le Mexique, on nous dit qu’on a pris toutes nos garanties, et que ce sera très favorable. Mais je note quand même qu’on a abandonné totalement les contrôles sanitaires et phytosanitaires. Et deuxièmement, on va quand même importer de nombreux produits agricoles – bovins, miel, fruits – qui inquiètent nos agriculteurs. Alors à chaque fois, on nous dit: «Oui, mais ce sont de faibles volumes.» Oui, mais: faibles volumes + faibles volumes = gros volumes.”
“Et puis, bien évidemment, dans l'état actuel de la PAC, ce serait pour l'ensemble des pays des 27 une baisse de 20 % des crédits PAC. Parce que l'Ukraine, bien évidemment, prendrait un très gros morceau de la PAC. Alors, nous savions que, pour l'Union européenne, l'agriculture n'était plus une priorité. Nous découvrons maintenant que l'Union européenne veut faire mourir l'agriculture européenne. 3-0036-0000”
“Monsieur le Président, les agriculteurs sont habitués aux mauvaises nouvelles de Bruxelles. La baisse annoncée du futur budget de la PAC, les traités de libre-échange, les contraintes. Ils viennent d'apprendre l'officialisation du début des négociations pour l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne. L'Ukraine est un géant agricole, nous le savons tous, qui est déjà favorisé par l'Union européenne, par un contrat d'association qui provoque une concurrence totalement déloyale. L'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne provoquerait pour nos agriculteurs une véritable catastrophe. Dans le marché unique, ce serait une concurrence totalement déloyale sur de nombreuses productions, en plus avec un non-respect de nos normes.”
“Alors merci, Monsieur le Commissaire, de vous pencher sur ce dossier des engrais, mais vous proposez des mesurettes. Nos agriculteurs nous l'ont dit ce matin devant le Parlement, cela ne suffira pas. Ils ne peuvent même pas acheter actuellement leurs engrais pour les prochaines récoltes. Alors, nous, nous réclamons la suspension immédiate du CBAM sur les engrais. Nous demandons d'urgence de recréer une filière souveraine de production d'engrais et de développer la filière hydrogène bas-carbone basée sur le nucléaire, afin de sortir des importations de gaz naturel, que nous connaissons bien. Tournons le dos aux idéologies de la décroissance, retrouvons la puissance, aidons nos agriculteurs. 2-0285-0000”
“Madame la Présidente, n'en déplaise aux adeptes de la décroissance qui siègent dans cette assemblée et qui ont tant influencé la Commission européenne, nos agriculteurs ont besoin d'engrais pour assurer notre sécurité alimentaire. Nous connaissons la crise actuelle, elle est très grave. L'Union européenne porte une immense responsabilité dans la flambée du prix des engrais. Nous avons sanctionné le gaz russe, nous n'avons tiré aucune leçon de la crise de 2022, nous n'avons rien fait pour créer une filière souveraine de production d'engrais. Et puis, nous avons, à cause de cette religion de la décarbonation, taxé, taxé et taxé. Le fameux CBAM. Je rappelle que mon groupe est le seul à ne pas avoir voté cela. Alors quand j'entends certains collègues aujourd'hui critiquer le CBAM, je les renvoie à leur vote d'il y a quelque temps.”
“Je signale avec insistance qu'il ne peut y avoir demain de politique future pour le secteur de l'élevage sans rompre avec l'idéologie de la décroissance, portée par les ennemis de notre agriculture, portée par les ennemis de notre mode de vie et de notre identité. Plus que jamais, soutien à nos éleveurs. 4-0064-0000”
“Monsieur le Président, tout d'abord, félicitations à M. Fidanza pour son rapport. Il nous indique qu'il faut, pour ce secteur essentiel pour notre souveraineté alimentaire et la préservation de nos paysages, tourner le dos aux politiques menées depuis des années à Bruxelles. Il faut mettre fin, par exemple, aux normes absurdes, celles qui, par exemple, assimilent les bâtiments d'élevage à des installations industrielles. Il faut rejeter cette volonté de durcir les règles du transport des animaux. Il faut mettre fin à ces injustes traités de libre-échange qui concurrencent nos éleveurs. Je le rappelle encore une fois ici: nos éleveurs, n'en déplaise à certains, sont les plus vertueux au monde dans le domaine du bien-être animal. Les ennemis de l'élevage, de la consommation de viande, sont nombreux dans les couloirs de Bruxelles.”
“Les tensions au Moyen-Orient aggravent aussi bien sûr la crise des engrais, créée là aussi par la politique décroissante de l'Union européenne. La taxation du carbone alourdit fortement les coûts de production en mettant en péril de nombreuses exploitations agricoles. Face aux crises internationales, la politique de l'Union européenne se limite à regarder passer les trains. Il est grand temps de travailler à notre indépendance énergétique, à notre souveraineté, au retour de la puissance européenne. En êtes-vous capables? J'en doute. 3-0080-0000”
“Madame la Présidente, cette crise internationale met une nouvelle fois en lumière les failles de la politique énergétique de l'Union européenne. Comme l'a exigé l'Allemagne – n'est-ce pas, Monsieur Weber? –, relayée par certains chefs d'État comme Emmanuel Macron en France – n'est-ce pas, Madame Hayer? –, vous avez saboté et affaibli la place du nucléaire, pourtant source d'énergie stable et décarbonée. Vous avez donc accru notre dépendance aux énergies fossiles importées, notamment le gaz, nous exposant davantage aux tensions géopolitiques. Mme von der Leyen a reconnu elle-même récemment que sacrifier l'énergie nucléaire avait été, je cite, «une erreur stratégique». Une de plus. Aujourd'hui, nos concitoyens payent cher dans leur vie quotidienne cette erreur stratégique.”
“Madame la Présidente, dans les conclusions du Conseil européen du 19 mars, il est indiqué qu'il faut, je cite, «réduire nos dépendances». De qui se moque-t-on? Après le funeste traité du Mercosur imposé par un coup de force dès le 1ᵉʳ mai par la Commission européenne, voilà la signature, le 24 mars, dans la foulée, du traité de libre échange avec l'Australie. Comme dans le traité avec l'Amérique du Sud, c'est notre agriculture qui va payer une sévère note. 30 000 tonnes de viande bovine, 25 000 tonnes de viande ovine, 35 000 tonnes de sucre, de la poudre de lait, du beurre vont être importés. Méthodiquement, l'Union européenne organise la mort de notre agriculture. Le cumul de ces traités de libre échange, des contraintes imposées à nos agriculteurs et l'annonce d'un effondrement du budget futur de la PAC le confirment.”
“Oui, l'Union européenne fait aujourd'hui qu'un agriculteur passe plus de temps sur son ordinateur que sur son tracteur. Oui, l'Union européenne a fait qu'il faut plus de temps pour obtenir un permis de construire d'une usine que de construire l'usine elle-même. Et pourtant, le rapport Draghi en 2024 avait déjà alerté sur cette folie normative. Il faut revenir à un principe de réalité. Pour que l'Europe rattrape son important retard, que la technocratie européenne a provoqué, il faut renouer avec l'idée de la puissance. Celle-ci implique de rompre définitivement avec l'idéologie de la décroissance. Oui, produire n'est pas un gros mot. Mettez fin définitivement au Green Deal, à la technocratie. Cessez de harceler nos industriels, nos agriculteurs et nos pêcheurs. La Commission européenne est-elle à la hauteur de ce défi? J'en doute.”
“Monsieur le Président, la réduction de la part du nucléaire était une erreur stratégique de l'Union européenne – déclaration aujourd'hui de Mme von der Leyen, présidente de la Commission. Décidément, le rétropédalage semble être la norme, c'est le cas de le dire, dans les couloirs de l'Union européenne, car on a le même exercice aujourd'hui avec les normes administratives. Car, en effet, qui a couvert de normes, de technocratie, de contraintes nos entreprises et nos créateurs de richesses? Bien évidemment, la Commission européenne, avec la complicité de parlementaires européens complices et dociles. Et, dans mon pays, la France, un gouvernement français champion de la surtransposition. Que de temps perdu, que de milliards perdus. Dans ces deux domaines, c'est l'idéologie de la décroissance qui a guidé ces choix funestes.”
“La dérégularisation des marchés que l'Union européenne a mis en place depuis des années ne protège plus le revenu de nos agriculteurs. Et ce n'est malheureusement pas la petite révision de cette directive qui changera les choses. Nos agriculteurs attendent bien autre chose. (L'orateur accepte une question carton bleu) 4-0095-0000 Petras Gražulis (ESN), pakėlus mėlynąją kortelę pateiktas klausimas. – Jūs beveik ir atsakėte į mano klausimą. Ir aš taip mąstau, kad direktyvos koregavimas mažai ką pakeis. Gyvename laisvos prekybos situacijoje. Ir kaip tu priversi vieną ar kitą įmonę mokėti brangiau, jei vienas ūkininkas siūlo pigiau? Tikrai nelengva sureguliuoti šituos klausimus, bet gal ieškoti efektyvesnių sprendimų reikėtų?”
“Madame la Présidente, la première préoccupation de nos agriculteurs, nous le savons tous, c'est d'avoir des prix rémunérateurs. Aujourd'hui, malgré la directive UTP de 2019, qui contenait quelques bonnes dispositions, on constate que dans les négociations commerciales entre les producteurs, les gros industriels et nos agriculteurs producteurs, ce sont toujours, ce sont toujours nos agriculteurs qui perdent à la fin. Dans de nombreuses filières, les agriculteurs vendent à perte. Ils travaillent dur, finalement, pour s'appauvrir. Car l'Union européenne organise une concurrence déloyale qui permet aux transformateurs et à la grande distribution de s'approvisionner toujours moins cher à l'étranger. Les exemples récents ne manquent pas: la viande bovine ou les tomates cerises qui viennent du Maroc.”
“Je pense qu'il est temps de stopper cette folie des traités de libre-échange. Chaque État européen doit négocier des accords bilatéraux avec l'Inde, parce que c'est un pays avec lequel nous devons bien évidemment coopérer et commercer. Mais stop! Stop aux traités de libre-échange qui détruisent nos économies, nos emplois et notre mode de vie. (L'orateur accepte une question carton bleu) 3-0343-0000 Petras Gražulis (ESN), pakėlus mėlynąją kortelę pateiktas klausimas. – Gerbiamas pranešėjau, šiuo metu, kada nėra dar pasirašyta laisvos prekybos sutartis su Indija, prekybos deficitas Europos Sąjungos... Šiandien, kada nėra pasirašyta laisvos prekybos sutartis su Indija, prekybos deficitas siekia apie 10 mlrd. Indijos naudai. Pasirašius tą sutartį, kaip jūs manote, ar nebus dar didesnis prekybos deficitas Indijos naudai?”
“Madame la Présidente, ne tenant absolument pas compte de la colère et de l'émotion provoquées par le traité du Mercosur chez nos agriculteurs, dans la population de nombreux États européens, Madame von der Leyen n'attend même pas que ce traité du Mercosur soit réellement décidé pour déjà nous annoncer de nouveaux traités de libre-échange avec l'Inde, la Malaisie, etc. Alors que les grandes puissances du monde, comme les États-Unis ou la Chine protègent leur économie, l'Union européenne se lance toujours dans cette folle politique du libre-échange. Alors certes, l'Inde est un grand pays que nous devons respecter. C'est le pays qui produit le plus d'ingénieurs dans le monde, mais c'est aussi un pays où on a des océans de main-d'œuvre à bas coût qui pourront concurrencer nos économies.”
“Pourtant, c’est bien à cause de vos politiques, suivies depuis de nombreuses années, que les consommateurs européens sont aujourd’hui inondés de produits chinois et autres, dangereux pour leur santé et leur sécurité. Ces importations massives, nocives pour les consommateurs, vous vous apprêtez encore à les amplifier avec le vote imminent, au Conseil, du funeste traité avec le Mercosur, qui augmentera les importations de viande aux hormones et de sucre OGM. D’ailleurs, aujourd’hui, avec l’accord d’association avec l’Ukraine, nous importons des produits agricoles de très mauvaise qualité – je pense particulièrement aux volailles. Les problèmes que vous prétendez résoudre aujourd’hui sont précisément ceux que vous avez vous-mêmes créés. 3-0448-0000”
“Monsieur le Président, cet «agenda 2030», prétendument destiné à renforcer la protection des consommateurs, n’est en réalité qu’une nouvelle construction technocratique de la Commission européenne – comme elle en a le secret – et une attaque supplémentaire contre la souveraineté des nations. Vous ambitionnez en effet – je cite – «d’achever le marché unique», c’est‑à‑dire de lancer une nouvelle offensive contre les frontières nationales, qui ne fera qu’aggraver la concurrence déloyale entre les États membres et accentuer la mise en compétition des travailleurs, opposant l’ouvrier français à l’ouvrier polonais. Vous affirmez également vouloir lutter contre les produits dangereux ou non conformes en provenance de pays tiers.”
“Que faisons-nous, par exemple, pour défendre nos exportateurs de porc, de cochon – je pense à ma Bretagne –, en Chine, qui vont être taxés maintenant? Dans la réalité, vous avez refusé de défendre nos producteurs. Vous êtes incapables de défendre nos intérêts. (L'orateur accepte une question carton bleu) 2-0256-0000 Yvan Verougstraete (Renew), question «carton bleu». – Vous parlez des mines à charbon de la Chine, mais vous oubliez de dire que la Chine a installé en panneaux photovoltaïques deux fois l'équivalent de l'ensemble des panneaux photovoltaïques installés en Europe et aux États-Unis. La Chine a une stratégie claire pour avancer, et c'est à cause de personnes comme vous que nous restons coincés dans le passé. 2-0257-0000 Gilles Pennelle (PfE), réponse carton bleu.”
“Madame la Présidente, il y a quelque temps encore, les partisans de la mondialisation heureuse, les partisans de la mondialisation ultralibérale qui siègent dans les instances de l'Union européenne nous disaient qu'il fallait ouvrir nos frontières avec la Chine. Ils nous vendraient des t-shirts, des mauvais jouets, mais nous, nous conserverions la haute technologie, les avions, les voitures. Où en sommes-nous aujourd'hui? C'est la faillite du logiciel de l'Union européenne. Le déficit annuel de l'Union européenne avec la Chine est de 300 milliards. Aujourd'hui, en plus, la Chine protège son marché, met des taxes sur nos exportations. Nous, nous avons renoncé, à la tête de l'Union européenne, à être une grande puissance. La Chine ouvre des centrales à charbon tous les mois et nous, nous imposons à nos producteurs le pacte vert.”
“Vous faites sortir, pour vous donner bonne conscience, l'Europe de l'histoire. Vous fabriquez chaque jour les instruments de notre effacement. Il est temps de tourner votre page. 3-0449-0000”
“Madame la Présidente, l'Europe a été le berceau de la démocratie. D'Archimède à Einstein, elle a inventé les grandes découvertes scientifiques. D'Aristote à Voltaire, elle a irrigué le monde de sa philosophie. Elle fut le berceau de la révolution industrielle. Elle a toujours été en pointe dans l'esprit pionnier. Aujourd'hui, l'Europe de Mme von der Leyen n'est plus qu'une machine technocratique qui produit des normes climatiques, des normes punitives. C'est la seule chose que cette Europe, cette Union européenne, produit aujourd'hui. Cette Union européenne se soumet au diktat des conférences climatiques qui fonctionnent comme une scène morale où les pays les plus vertueux, c'est à dire les pays européens, sont sommés d'en faire toujours plus. Vous avez renoncé à la puissance.”
“Ce pacte asile immigration démontre une chose très claire: que pour l'Union européenne et ses dirigeants, l'immigration n'est pas un problème mais un projet. 3-0040-0000”
“Madame la Présidente, l'immigration sera une nouvelle fois à l'ordre du jour du Conseil européen. Mais ses dirigeants écoutent-ils les peuples européens? Ils le disent partout. Les peuples européens ne veulent plus d'immigration massive, ils n'en peuvent plus. Cette immigration massive menace leur liberté, leur identité, leur portefeuille bien évidemment, et surtout leur sécurité. Parce que c'est aujourd'hui le procès en France, je voudrais évoquer le calvaire de la petite fille, Lola, de douze ans, torturée à mort par une immigrée algérienne que le gouvernement français a été incapable d'expulser. Et moi, quand je pense à Lola, je me dis que finalement, les vrais criminels sont les immigrationnistes, ceux qui organisent cette immigration. Il faut mettre fin au pacte asile et immigration qui veut nous imposer encore plus d'immigration.”
“Le camp des nationaux, auquel appartient le groupe des Patriotes pour l'Europe, n'a cessé d'alerter sur les ravages de cette politique décroissantiste. Aujourd'hui, l'évidence s'impose, le chancelier allemand lui-même appelle à lever l'interdiction fixée à 2035. Preuve que, comme toujours en politique, le réalisme finit par triompher des chimères. Il est désormais plus qu'urgent de lever cette interdiction et de rendre à nos industriels la liberté de produire. C'est une question de souveraineté et, osons le mot, de survie. 3-0257-0000”
“Monsieur le Président, il y a deux ans, dans cet hémicycle, une majorité de députés votait la fin des voitures thermiques en 2035. Dans un élan d'aveuglement collectif inspiré par les Khmers verts, l'Europe scellait en réalité le destin de son industrie et reniait l'une des plus éclatantes expressions de son génie: l'automobile. Deux ans auront suffi pour mesurer l'ampleur de ce choix suicidaire. Les conséquences visibles et souvent irréversibles terrassent nos économies, au premier rang desquelles se situe la France, où des études sérieuses annoncent la disparition de plus de 100 000 emplois industriels dans la décennie. Il s'agit en réalité d'un véritable désastre social, économique et donc politique.”
“Monsieur le Président, nous devons défendre la place de l'agriculteur dans la chaîne d'approvisionnement; sur ce point, bien évidemment, nous sommes entièrement d'accord. Mais c'est un arbre qui cache la forêt, une forêt bien hostile pour nos agriculteurs. Ils nous demandent et ils vous demandent, Monsieur le Commissaire: pourquoi les abandonnez-vous? Pourquoi affaiblissez-vous le futur budget de la PAC et les futures aides directes? Pourquoi continuez-vous de leur imposer le funeste pacte vert, unique au monde? Pourquoi multipliez-vous les traités de libre-échange, avec l'Ukraine aujourd'hui et le Mercosur demain? Pourquoi faire? Pour financer une guerre dont les Européens ne veulent pas? Pour financer encore plus d'immigration dont les Européens ne veulent pas? Monsieur le Commissaire, n'abandonnez pas nos agriculteurs.”
“Non seulement cela ne semble pas être au programme de vos choix futurs, mais votre volonté de faire rentrer l’Ukraine dans l’Union européenne promet en outre un effondrement des aides pour nos agriculteurs. L’Europe a besoin d’une agriculture puissante, capable d’assurer sa souveraineté alimentaire avec des produits de qualité. Nos agriculteurs nous demandent – vous demandent – de les protéger et de faire en sorte qu’ils puissent produire – tout ce que vous ne semblez pas vouloir leur assurer. 4-0041-0000”
“Madame la Présidente, la crise agricole est profonde, et elle s’aggrave. La PAC actuelle, qui a rompu avec l’esprit de 1962, en est la principale cause. Il faut donc tourner le dos à ses choix, souvent guidés par l’idéologie. Les agriculteurs ne vivront jamais de leur métier tant que vous organiserez la concurrence déloyale, comme l’illustre le funeste traité avec le Mercosur. Ils ne vivront jamais de leur métier tant que vous les étoufferez avec les règles décroissantes du pacte vert. Monsieur le Commissaire, nos agriculteurs vous demandent, pour la future PAC, un budget augmenté, un budget ajusté sur l’inflation, un budget sanctuarisé.”
“Monsieur le Président, le logiciel de la Commission européenne est has been, ringard, dépassé. Accrochée au dogme du libre-échange et de l’ouverture des frontières, l’Union européenne ne voit pas que le monde a changé. Les grandes puissances, comme la Chine et les États-Unis, ont mis fin à la mondialisation libérale et protègent leur économie. Pendant ce temps-là, la Commission négocie des traités de libre-échange avec l’Ukraine et le Mercosur, qui vont tuer notre agriculture. Tout cela s’ajoutant bien évidemment aux traités de libre-échange avec le Maroc, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud… Vendre des voitures allemandes semble être le seul objectif de l’Union européenne, qui a sacrifié les vins et spiritueux français. Mme von der Leyen est disqualifiée pour mener le bras de fer avec les États-Unis et protéger notre économie.”
“L'Union européenne cite dans son rapport 32 fois la Hongrie, mais rien, pas une seule fois, les violations de l'état de droit des socialistes espagnols du socialiste Sanchez. Alors oui, il faut respecter l'état de droit partout. Mais la Commission européenne devrait commencer à balayer devant sa porte avec un très gros balai. 2-0316-0000”
“Madame la Présidente, la Commission européenne donne des notes, des bonnes notes, des mauvaises notes. Ses membres s'érigent en juges, en jurés et pourquoi pas en bourreaux? Mais l'Union européenne ne viole-t-elle pas l'état de droit quand elle étouffe les scandales du Pfizergate, du Qatargate qui touchent ses plus hautes instances? L'Union européenne ne viole-t-elle pas l'état de droit lorsqu'elle intervient illégalement dans les processus électoraux de Roumanie et de Pologne? L'Union européenne ne viole-t-elle pas l'état de droit lorsqu'elle finance des ONG pour corrompre le vote des députés? L'Union européenne ne viole-t-elle pas l'état de droit lorsqu'elle écarte le troisième groupe de cette assemblée des postes de responsabilité auxquels ils ont droit?”
“Nous l’avons vu hier en France, où s’est produit un véritable scandale démocratique, un coup d’État judiciaire visant à empêcher la favorite de l’élection présidentielle – certes très critique à l’égard de votre Union européenne – de se présenter devant les urnes. Je voudrais vous dire quelque chose, chers collègues, qui devriez être indignés par ces décisions. Faites attention, parce que l’histoire nous l’a prouvé: ceux qui s’en prennent à la démocratie le regretteront, parce qu’il y aura de graves conséquences. 2-0045-0000”
“Madame la Présidente, partout en Europe, les peuples se lèvent pour contester la dérive autoritaire de l’Union européenne et la dérive autoritaire de Mme von der Leyen. Face à cela, comme dans toutes les dictatures, on assiste à un raidissement, à un sursaut d’autoritarisme et à des dérives liberticides. On l’a vu lors de ce Conseil européen du 20 mars, où certains, y compris dans cette assemblée parlementaire, ont contesté ce qui est pourtant dans les traités, c’est-à-dire le droit de vote d’un État, le droit d’un État de s’opposer à certaines décisions. Nous l’avons vu, bien évidemment, avec la Roumanie, où, sous l’acclamation des européistes, on a interdit à un candidat de se présenter et on a annulé des élections.”
“Monsieur le Président, en hémicycle, tout le monde s'intéresse à l'agriculture. On a même vu, tout à l'heure, la présidente du groupe Renew nous parler d'agriculture, alors qu'elle n'a jamais mis les pieds, en tant que membre titulaire, dans la commission AGRI. Monsieur le Commissaire, vous avez rencontré énormément d'agriculteurs et d'acteurs au Salon de l'agriculture. Ils vous ont tous dit la même chose: ils vous ont dit qu'ils ne voulaient pas du Mercosur, qu'ils ne voulaient pas de l'adhésion de l'Ukraine, qui serait une catastrophe, et qu'ils ne voulaient pas du pacte vert. D'ailleurs, ce nom de «pacte vert» a disparu de votre vocabulaire et de votre feuille de route.”
“Monsieur le Président, le certificat européen de parentalité, inscrit au programme officiel de la Commission européenne pour 2025, confirme sa volonté d’imposer ce règlement, telle une dictature, malgré l’opposition formulée par plusieurs États membres (Italie, Suède, Slovaquie, Croatie, Bulgarie, Roumanie) au sein du Conseil en juin 2024. Pourquoi la Commission et le Parlement européen persévèrent-ils sur ce sujet controversé, alors que le droit de la famille est une compétence nationale? En effet, cette proposition impliquerait d’obliger des États à reconnaître des filiations issues de mères porteuses, alors que leur loi nationale l’interdit. Les États membres seraient donc contraints de valider indirectement des pratiques contraires à leur législation nationale et à leurs choix politiques et éthiques.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais vous parler d'un éleveur de poulets breton qui s'appelle Patrick. Il travaille longuement toute la journée et, le soir, il consacre de nombreuses heures sur son ordinateur à gérer le tsunami de vos normes: les 160 pages de règles que l'Union européenne a imposées à la filière volaille. Il a vu ses coûts de production augmenter, ses revenus s'effondrer. Il apprend un jour que Pedro, éleveur de poulets brésilien, va pouvoir vendre ses poulets chez lui, à des prix bradés. Il apprend que Pedro, lui, n'a pas de normes, ne respecte pas le bien-être animal, utilise même des produits phytosanitaires pour son maïs, alors que Patrick ne le peut pas, et que Pedro utilise des antibiotiques de croissance. Il n'a pas été écouté par la Commission.”
“Madame la Présidente, l'Union européenne est confrontée à trois défis: le premier, la submersion migratoire qui menace l'identité, les libertés et la sécurité, et les finances des Européens. Et vous leur répondez avec ce pacte sur la migration et l'asile qui, bien entendu, va accélérer cette submersion. Le deuxième défi auquel l'Europe est confrontée est bien évidemment celui de la compétitivité et du décrochage de celle-ci. Vous répondez avec le pacte vert, l'écologie punitive et le tsunami de bureaucratie. Même sur l'intelligence artificielle, vous parlez d'intelligence artificielle frugale. On croit rêver, vous êtes vraiment dans la lune! Le troisième défi que connaît l'Europe, c'est bien évidemment la dénatalité. Là aussi, aucune réponse. Vous proposez simplement de remplacer les Européens par les immigrés.”
“Mais je voudrais aussi attirer l’attention de certains, particulièrement à gauche, sur le fait que l’application de toutes ces normes, ces contraintes, ces règlements pénalise en priorité les catégories populaires, qu’on empêche de se chauffer, de se déplacer, de travailler librement. L’écologisme, je dis bien «l’écologisme», est décidément un sport de riches. 1-0150-0000”
“Monsieur le Président, les changements climatiques existent, ils ont toujours existé. Par contre, ce qui est inacceptable, c’est ce catastrophisme climatique des «Khmers verts», parce qu’il permet de justifier des tsunamis de contraintes, de normes, de règlements qui pénalisent l’économie de l’Union européenne, la plus vertueuse du monde pourtant. L’Union européenne a baissé de 33,9 % ses émissions de gaz à effet de serre depuis 1990. La Chine les a augmentées, elle, de 300 % depuis 1990. Dans une situation de concurrence mondiale et avec le renouveau de la puissance américaine, nous n’arrêtons pas de nous tirer des balles dans le pied.”