Isabel Wiseler-Lima
Member of the European Parliament · PPE · LU
“Ce qui commence par un transport d’enveloppe peut mener, par étapes, à des actes d’une violence extrême. Des enfants, parfois à peine sortis de l’école primaire, ont été recrutés comme guetteurs, comme passeurs, puis comme exécutants. Dans plusieurs États membres, de jeunes mineurs ont été impliqués dans des homicides commandités.”
“Madame la Présidente, le cyberespace est devenu un terrain de confrontation permanent. Les cyberattaques frappent nos hôpitaux, nos réseaux d'énergie, nos institutions démocratiques. Elles touchent chaque jour la vie concrète de nos citoyens, leurs données, leurs économies, leurs services essentiels.”
“Le paquet cybersécurité de janvier 2026, le renforcement de l'ENISA, les exigences du règlement de l'IA, tout cela constitue une base sérieuse. Nous avons construit un cadre et c'est un réel acquis. Mais ce cadre ne suffira pas si nous dépendons de technologies que nous ne maîtrisons pas.”
“Monsieur le Président, les droits fondamentaux sont aujourd'hui soumis à une pression croissante. Il existe un risque réel que ces droits soient relégués au second plan de l'agenda politique. Or, c'est justement durant les périodes troubles de l'histoire que nous avons le plus besoin de ces phares pour nous guider.”
“Madame la Présidente, nous ressentons une indignation profonde à l'égard des actes criminels commis par la Russie contre les civils ukrainiens, tout dernièrement encore à Kiev, Dnipro, Tcherkassy, Sloviansk, Tchernihiv et Kharkiv.”
“Cet engagement est tellement important. Nous savons à quel point la liberté de la presse est inhérente à la démocratie. Nous sommes donc impatients de voir ces promesses se traduire en actions concrètes. Un autre aspect de notre rapport que je voudrais évoquer a trait au numérique et à l'intelligence artificielle.”
The complete record
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“Ce qui commence par un transport d’enveloppe peut mener, par étapes, à des actes d’une violence extrême. Des enfants, parfois à peine sortis de l’école primaire, ont été recrutés comme guetteurs, comme passeurs, puis comme exécutants. Dans plusieurs États membres, de jeunes mineurs ont été impliqués dans des homicides commandités. Le crime organisé exploite leur jeunesse: ils sont malléables, loyaux par peur et pénalement moins exposés. C’est là que se situe notre responsabilité: renforcer la prévention, investir dans l’éducation numérique, coopérer avec les plateformes et les responsabiliser. Mais il faut aussi reconnaître que nous ne parlons plus seulement de petite délinquance. Il faut plus de moyens, notamment pour Europol, car protéger les enfants aujourd’hui, c’est aussi les protéger de ceux qui font de leur innocence une arme.”
“Le paquet cybersécurité de janvier 2026, le renforcement de l'ENISA, les exigences du règlement de l'IA, tout cela constitue une base sérieuse. Nous avons construit un cadre et c'est un réel acquis. Mais ce cadre ne suffira pas si nous dépendons de technologies que nous ne maîtrisons pas. L'autonomie stratégique de l'Europe n'est pas une option. Elle est une nécessité vitale, car nos adversaires ne se donnent pas les mêmes limites. Nos normes sont une force, elles ne doivent jamais devenir une faiblesse. Nous devons investir massivement dans notre expertise, dans nos capacités propres, dans notre souveraineté numérique. Légiférer aujourd'hui ne suffit pas, il faut anticiper et agir. 2-0073-0000”
“Madame la Présidente, le cyberespace est devenu un terrain de confrontation permanent. Les cyberattaques frappent nos hôpitaux, nos réseaux d'énergie, nos institutions démocratiques. Elles touchent chaque jour la vie concrète de nos citoyens, leurs données, leurs économies, leurs services essentiels. Et depuis que l'intelligence artificielle est entrée dans l'équation, leur sophistication a franchi un seuil nouveau. Dans le domaine de la défense, c'est particulièrement alarmant. Des acteurs étatiques utilisent désormais des modèles avancés pour identifier des vulnérabilités dans nos systèmes militaires, perturber nos communications et mener des opérations de désinformation à une échelle industrielle. L'Europe n'est pas restée les bras croisés.”
“Nous en sommes désormais au 20e paquet de sanctions, mais nous ne pourrons sûrement pas nous arrêter à celui-ci. Il est essentiel que les individus responsables de la déportation et de l'endoctrinement des enfants ukrainiens continuent d'être sanctionnés. L'impunité ne peut prévaloir. C'est la promesse que nous devons aux victimes. Slava Ukraini! 2-0488-0000”
“Madame la Présidente, nous ressentons une indignation profonde à l'égard des actes criminels commis par la Russie contre les civils ukrainiens, tout dernièrement encore à Kiev, Dnipro, Tcherkassy, Sloviansk, Tchernihiv et Kharkiv. Le ciblage systématique de la population civile et des infrastructures couvrant les besoins primaires des Ukrainiens est inhumain. Il est inconcevable que la Russie ait cherché à détruire le barrage de Petchenihy. Nous devons continuer nos efforts pour aider l'Ukraine à se défendre et pour exiger que justice soit faite. Le tribunal spécial établi au sein du Conseil de l'Europe doit être rendu opérationnel au plus vite, tout comme la Commission internationale des réclamations pour l'Ukraine. Et nous devons continuer à soutenir la collecte des preuves des crimes commis.”
“Il est de notre devoir de veiller à ce que les principes de transparence et d'équité soient respectés, à ce que l'intérêt de l'être humain soit toujours le point de départ et le point d'arrivée, à ce que nos garde-fous défendent la démocratie et les droits fondamentaux. (L'oratrice refuse une question carton bleu de Petr Bystron) 2-0341-0000”
“Cet engagement est tellement important. Nous savons à quel point la liberté de la presse est inhérente à la démocratie. Nous sommes donc impatients de voir ces promesses se traduire en actions concrètes. Un autre aspect de notre rapport que je voudrais évoquer a trait au numérique et à l'intelligence artificielle. Ces réalités peuvent apporter énormément à l'humanité, mais recèlent des risques tout aussi démesurés: la désinformation, l'amplification algorithmique, la manipulation de l'opinion et une IA toute puissante sans barrières éthiques mettent en danger la démocratie, l'esprit critique des êtres humains et jusqu'à la liberté de la personne.”
“Monsieur le Président, les droits fondamentaux sont aujourd'hui soumis à une pression croissante. Il existe un risque réel que ces droits soient relégués au second plan de l'agenda politique. Or, c'est justement durant les périodes troubles de l'histoire que nous avons le plus besoin de ces phares pour nous guider. Les valeurs sur lesquelles repose l'Union européenne — la démocratie, l'état de droit, le respect des droits de l'homme — ne sont pas des principes abstraits. Ils doivent rester une pierre angulaire de nos politiques et de nos actions. Permettez-moi, dans notre Union, d'évoquer le virage pris par la Hongrie qui est tellement porteur d'espoir. Péter Magyar, dans son premier discours après le résultat des élections, a déclaré qu'il veillerait avec urgence à ce que la liberté de la presse soit rétablie.”
“Nous appelons à ce que le viol soit défini sur la base de l'absence de consentement et condamnons l'utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre ou outil politique. Encore beaucoup de travail devant nous. 4-0048-0000”
“Le rapport du Parlement européen que nous votons aujourd'hui réaffirme l'engagement fort de l'Union européenne en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes et demande que l'Union européenne défende les valeurs de diversité, d'égalité et d'inclusion, et protège le mandat de la Commission de la condition de la femme des Nations unies. Le rapport insiste également sur la nécessité de garantir un accès réel, concret à la justice pour les femmes et les filles. Cela inclut l'accès à une aide juridique, à des informations claires sur les droits des victimes, et pour les professionnels en contact avec les victimes, une formation spécifique sur les questions de genre. Enfin, le Parlement appelle à une action plus ferme contre les violences en ligne visant les femmes et les filles.”
“Monsieur le Président, la Commission de la condition de la femme des Nations Unies s'apprête à réaliser sa 70ᵉ session, ceci dans un contexte particulièrement difficile. En effet, moins d'appui pour cette commission, de même que pour l'agence ONU Femmes et le fait qu'en général, il y a moins d'engagement en faveur de l'égalité de genre, amènent une pression financière et politique accrue sur ces institutions. La 70ᵉ session mettra en avant le droit des femmes et des filles à l'accès à la justice. Car, bien que l'égalité d'accès à la justice soit un principe fondamental du droit international, les femmes continuent de faire face à des obstacles structurels qui les empêchent de faire valoir leurs droits.”
“Quatre ans qu'ils enterrent leurs combattants. Les Ukrainiens montent une résistance et une résilience incroyables. Le minimum que nous puissions faire est de rester à leurs côtés aussi longtemps que nécessaire. 2-0239-0000”
“Monsieur le Président, pouvons-nous imaginer ce que signifient 0, -10, -20 degrés sans chauffage, sans électricité, sans eau? Non pas pendant quelques heures, mais jour après jour. L'armée russe n'arrive pas vraiment à avancer sur le terrain, alors ils attaquent les civils. L'ignoble tactique mise en place par la Russie est une forme moderne du siège. Derrière, détruire les infrastructures qui servent les besoins de base d'une population est une attitude particulièrement lâche. Le témoignage d'un habitant de Kiev après des jours sans électricité m'a particulièrement touchée: «voir des points lumineux dans la ville fait du bien, même si on est dans le noir.» Il était heureux de voir qu'au moins d'autres avaient de nouveau de l'électricité. Nous devons absolument maintenir et augmenter notre soutien à l'Ukraine. Quatre ans.”
“Madame la Présidente, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Le monde tel que nous l'avons connu n'existe plus. Notre sécurité reposait sur le respect de la loi internationale, mais ce respect était garanti par la protection que nous accordait la puissance militaire américaine. Aujourd'hui, nous sommes confrontés au mépris de la loi internationale, à un voisin aux vues hégémoniques, et nous ne pouvons plus compter sur un appui inconditionnel des États-Unis. Nous le savons et la Russie le sait. Nous n'avons plus le temps. Notre seule chance est d'être unis afin de créer les conditions de dissuasion propres qui seules pourront éviter une guerre après celle en Ukraine.”
“Mr President, the people of Iran – I wanted to begin with those words, 'the people of Iran'. They are giving a message to the world. They are admirable, fighting for their freedom, knowing the risks, knowing many will die. They are fighting, putting freedom above their security, above their own lives. We should hear this message. Here, where so many of us take for granted the freedom brave Iranians are fighting for, risking everything. It is a message of hope – they believe. And it is the message that freedom is invaluable. The least the European Union can do is to stand with the Iranian people. We have to put pressure on this government, sanction the regime and designate the IRCG as a terrorist organisation. Dear Iranians, you who are fighting for freedom, we stand with you. 2-0344-0000”
“C’est là où nous sommes particulièrement vulnérables, car ils utilisent nos règles contre nous. Ils utilisent notre espace de liberté pour manipuler les esprits; les règles sont perverties. Nous sommes dans l’obligation de développer notre capacité à faire face à cette influence en ligne maligne et manipulatrice. Légiférer afin d’interdire ce qui doit être interdit est indispensable. Nous sommes face à une agression organisée, systémique, qui a pour but de détruire la démocratie et la liberté. Le journalisme indépendant doit être soutenu, et la liberté d’expression doit trouver ses limites là où elle est utilisée pour tuer la liberté d’expression. Acceptons les limites pour sauver la liberté! 4-0102-0000”
“Monsieur le Président, ce débat est celui de la survie de nos valeurs fondamentales et de la démocratie elle‑même. Les plateformes en ligne sont des entreprises commerciales dont le but est de faire du profit. Plus l’engagement des utilisateurs est important, plus elles font profit. Leurs algorithmes sont conçus à cet effet. Or, plus les contenus sont polarisants et violents, plus ils provoquent l’indignation, la peur, la haine, plus il y a de clics et de partages. Ils se propagent ainsi bien plus et bien plus vite que des messages informatifs. Si les plateformes ont essentiellement un but commercial, les acteurs autoritaires, étrangers, mais aussi européens, ont, eux, pour but de miner, de détruire nos démocraties. La Russie utilise des réseaux en ligne comme de vrais champs de bataille.”
“Madame la Présidente, la lucidité nous oblige à reconnaître que la guerre injustifiée, brutale et illégale menée par la Fédération russe contre l'Ukraine est aussi la nôtre, qu'elle est dirigée contre une démocratie qui se fortifie; elle nous oblige aussi à reconnaître que les intentions hégémoniques de la Russie ne s'arrêtent pas à l'Ukraine. Les inquiétudes existentielles des pays de l'Union européenne à la frontière russe sont bien plus que légitimes. Elles sont lucides et responsables. De plus, les attaques hybrides au sein de l'Union européenne contre nos infrastructures critiques sont des attaques dont personne ne doute qu'elles sont orchestrées depuis la Russie, et elles fragilisent nos sociétés. Quand des aéroports sont à l'arrêt, le coût est énorme et cela déstabilise. Nous avons besoin de sécurité.”
“Monsieur le Président, le peuple ukrainien se bat maintenant depuis trois ans et demi contre l'agresseur russe. L'Ukraine mène ce combat pour sa survie, sa souveraineté, son indépendance, mais aussi par son combat elle nous protège nous, nos démocraties. Nous ne leur devons pas seulement reconnaissance, mais aussi toute l'aide dont nous sommes capables. Des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants ukrainiens ont perdu la vie, ont vécu des traumatismes qui ne leur permettront plus jamais de vivre en paix. Ceci à cause des envies hégémoniques de la Russie. Il serait inacceptable que la paix se fasse aux termes de l'agresseur.”
“Nous devons entendre les revendications des groupes de défense de la presse libre et mettre en place des cadres et des soutiens qui permettent aux journalistes et aux médias une indépendance, y compris financière, qui leur permette d'offrir une information de qualité et indépendante, des conditions de moins en moins évidentes dans la réalité numérique d'aujourd'hui. Mais c'est ce que nous devons à ceux qui, souvent au péril de leur vie et de celle de leurs proches, s'engagent à exposer au grand jour la vérité. 2-0414-0000”
“Monsieur le Président, l'attaque criminelle contre Sigfrido Ranucci, un journaliste italien d'investigation, nous indigne profondément. Il est inacceptable que dévoiler la vérité expose à de tels dangers. Cette attaque doit également susciter une prise de conscience collective de la dure réalité que vivent de si nombreux journalistes d'investigation aujourd'hui. Et ceci même dans nos démocraties. Ils sont réellement menacés et l'état de droit ne les protège pas toujours. Nous constatons même une montée des intimidations, du harcèlement en ligne et hors ligne, de manière d'ailleurs encore accrue quand il s'agit de femmes journalistes. Et malgré nos efforts pour agir contre des procédures judiciaires abusives, les SLAPP, nous sommes loin d'avoir l'efficacité nécessaire.”
“Il faut espérer que la consultation publique sur la réforme des médias, initiée par le ministère de la justice maltais, n'est pas qu'une nouvelle manœuvre pour retarder des actions visant à garantir une presse libre, une presse d'investigation à même de dévoiler la corruption et donc de lutter contre celle-ci. C'est le combat de Daphne, celui qui lui a coûté la vie. Nous demandons que tous, j'insiste, tous les responsables de l'assassinat de Daphne Caruana Galizia soient jugés. 2-0299-0000”
“Monsieur le Président, Daphne Caruana Galizia: chaque année, même point de départ, chaque année, nous devons constater qu'une journaliste dans l'Union européenne a été assassinée et que des coresponsables au plus haut niveau continuent à jouir de l'impunité. Daphne Caruana Galizia a été assassinée il y a maintenant huit ans. Huit ans! Sa famille mène un combat admirable. Au Parlement européen, nous multiplions les appels pour que le gouvernement maltais prenne enfin ses responsabilités et fasse en sorte que l'impunité prenne fin. Les groupes de défense d'une presse libre aussi, et ils demandent les réformes législatives nécessaires à la liberté des médias et à la sécurité des journalistes. Mais la lenteur des autorités maltaises frôle la provocation.”
“Monsieur le Premier ministre, l'Union européenne a aujourd'hui plus que jamais besoin d'être unie. Le Luxembourg, par sa géographie et son histoire, a pour vocation de jouer un rôle de ciment entre les pays de l'Union. Je vous fais confiance pour construire les ponts dont nous avons si ardemment besoin. 2-0080-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, merci d'avoir insisté sur les valeurs qui définissent notre Union européenne. Aujourd'hui, elles sont particulièrement en danger, car les idéologies autoritaires continuent de gagner du terrain. Il ne faut pas s'y tromper: là où l'illibéralisme s'installe, la démocratie recule. Une fois au pouvoir, les illibéraux détruisent l'état de droit. Ils votent des lois destinées à empêcher l'alternance politique et à affaiblir l'indépendance de la justice. C'est l'arbitraire qui règne. Plus que jamais, nous devons être unis contre les menaces existentielles qui nous entourent. Ainsi, nous avons un urgent besoin de règles communes face aux dérives des médias sociaux et des algorithmes opaques et polarisants. L'internet ne peut être un lieu qui endoctrine.”
“Nous avons décidé de soutenir les Ukrainiens aussi longtemps qu'il le faudra, et c'est le minimum que nous puissions faire, non seulement parce que nous devons cette aide à nos voisins, qui ont décidé qu'ils voulaient vivre libres et en démocratie, comme nous, mais aussi parce qu'ils sont notre rempart contre un régime autoritaire qui profère des menaces militaires contre nous et mène une guerre hybride bien réelle et dangereuse contre nos démocraties. Nous devons donc apporter tout le soutien militaire possible à l'Ukraine, intensifier les sanctions à l'égard de la Russie et aussi accompagner les efforts de l'Ukraine pour l'accueillir, comme nous l'avons promis, dans l'Union européenne. 2-0046-0000”
“Madame la Présidente, trois ans et demi. Trois ans et demi que les Ukrainiens sont réveillés, nuit après nuit, par les sirènes. Trois ans et demi qu'ils enterrent leurs morts, tombés sous les coups de l'armée russe. Une guerre menée contre l'Ukraine de manière tout à fait injustifiée, sans qu'il n'y ait aucune provocation. Nous n'oublierons jamais les horreurs de Boutcha. Nous continuons à demander que les prisonniers civils soient libérés, que les enfants déportés reviennent en Ukraine.”
“Il est inconcevable qu'il puisse y avoir impunité pour les pédocriminels et tous ceux qui les assistent dans l'exécution de leurs crimes. C'est pourquoi il faudra veiller à ce que, par après, cette législation si importante soit rapidement mise en œuvre dans tous les pays de l'Union. 2-0054-0000”
“Madame la Présidente, des milliers et des millions d'images de vidéos pédopornographiques sont disponibles en ligne, en temps réel ou en différé. Des images crues ou de synthèse. Toutes reposent sur l'abus bien réel d'enfants. Les créations d'intelligence artificielle sont développées à partir de centaines de milliers d'images bien réelles. Nous ne pouvons ni banaliser, ni accepter, ni nous taire. Et puis, la justice doit punir. Il ne peut y avoir prescription pour ces crimes commis contre des enfants. Nous ne pouvons accepter la libre circulation de manuels indiquant aux pédocriminels comment gagner la confiance des enfants, comment abuser de bébés sans laisser de traces. Et nous ne pouvons en aucune façon considérer qu'il y ait eu consentement de la part de l'enfant. Jamais. Il n'y a pas de consentement de la part d'un enfant.”
“Les bombardements russes ont pour objectif, de manière répétitive, quotidienne des villes ukrainiennes, et les hommes, femmes et enfants qui y vivent. Nous parlons souvent des enfants déportés, mais jamais assez. Il faut le faire encore et encore. Et il faut aussi dénoncer, sans se lasser, le fait que les autorités russes détiennent des civils emprisonnés sans autre motif qu'ils sont ukrainiens. L'impunité ne peut gagner. Nous devons le dénoncer et faire en sorte qu'un jour les responsables soient jugés et punis. 1-0141-0000”
“Madame la Présidente, les Ukrainiens ont montré, avec leur opération de bombardement des aéroports militaires russes, qu'ils étaient parfaitement à même de s'introduire profondément en territoire russe et de produire des dégâts conséquents, par choix des dégâts militaires. À la réaction rapportée du chef du Kremlin qu'il allait devoir riposter à ces attaques, ma première pensée a été: riposter comment? En tuant de nouveau des civils? D'abord, difficile de qualifier quelque attaque que ce soit de la Russie contre l'Ukraine comme une riposte. C'est l'armée russe qui occupe l'Ukraine, qui l'attaque sans répit. Et puis, ce qui se passe sous mes yeux, c'est l'attaque systématique de civils par le Kremlin.”
“Les sondages récents montrent que l'opposition menée par Tisza devance largement le Fidesz. Seule la peur de l'opposition, la peur des médias indépendants, la peur des ONG peut expliquer une telle proposition de loi. Si elle était adoptée, elle affaiblirait encore la démocratie en bloquant davantage l'accès à une information libre et diversifiée. Elle irait de pair avec le fait de perpétuer, sans aucune justification, l'état d'urgence dans le pays. Ce sont autant de tentatives désespérées pour éviter une défaite cuisante, en étouffant toute voix dissidente. Les élections à venir doivent avoir lieu dans un climat de liberté et d'équité. C'est ce que nous défendons, c'est ce pour quoi nous nous battons. 1-0175-0000”
“Monsieur le Président, j'attends avec impatience le jour où je me tiendrai devant vous pour me réjouir que la Hongrie s'engage à nouveau sur le chemin de la démocratie. Ce n'est malheureusement pas encore pour aujourd'hui. Au contraire, avec le projet de loi sur la transparence de la vie publique, le gouvernement hongrois a franchi une nouvelle ligne rouge. En ciblant les médias indépendants et les organisations, sous prétexte de financement étranger, le gouvernement hongrois utilise le schéma de la répression russe. Même les soutiens financiers de l'Union européenne seraient suspects en vertu de cette loi. C'est tout simplement ridicule. Une telle loi est fondamentalement incompatible avec les valeurs et les principes du droit européen. Elle permet la censure. Elle bâillonne la liberté d'expression, le journalisme indépendant.”
“Madame la Présidente, parmi toutes les horreurs que l'agresseur russe fait subir aux Ukrainiens, un crime particulièrement insoutenable se déroule sous nos yeux: la déportation massive d'enfants ukrainiens, orchestrée par les autorités russes. Il ne s'agit pas seulement d'un drame humain, mais d'une véritable stratégie de guerre. Enlever ses enfants, c'est tenter d'effacer un peuple. L'agression russe ne se limite pas aux chars et aux missiles. Elle utilise également la propagande et vise en définitive à nier l'identité ukrainienne, à la dissoudre méthodiquement. D'après les chiffres avancés par les autorités russes elles-mêmes, plusieurs centaines de milliers d'enfants auraient été arrachés à leur terre depuis le début de l'invasion russe. Derrière chaque chiffre, il y a un visage, une histoire.”
“Sa disparition, d’ailleurs, n’équivaudrait absolument pas à la création d’un vide: elle reviendrait à laisser le champ libre à la propagande, ennemie de la démocratie. Accepter cela serait faire le jeu de nos adversaires dans la guerre hybride qu’ils mènent contre nous. Trouvons les moyens de soutenir Radio Free Europe/Radio Liberty. Elle porte l’information là où il est impératif qu’elle parvienne. Si la propagande mensongère est une arme, la vérité en est une aussi. Cette guerre là, nous nous devons de la gagner! 2-0457-0000”
“Monsieur le Président, notre monde, aujourd’hui, a plus que jamais besoin de lumière contre l’obscurantisme et d’information contre la propagande. Radio Free Europe/Radio Liberty donne des informations fiables et pertinentes là où les autoritarismes sévissent, là où l’on veut maintenir les gens dans l’ignorance. En démocratie, nous défendons non seulement que les journalistes ont le droit d’informer, mais aussi que les citoyens ont le droit à l’information. Les régimes autoritaires remplacent la vérité par la propagande mensongère. Aussi est-il de la plus haute importance, pour la défense de la démocratie, que l’information et la vérité des faits puissent se frayer un chemin jusqu’aux citoyens. Ainsi, nous ne pouvons laisser tomber Radio Free Europe/Radio Liberty.”
“Et cela passe par des investissements très conséquents dans nos capacités de défense, dans nos forces armées, dans nos infrastructures de cybersécurité, dans le développement de nouvelles technologies. Sans fonds, tout cela ne sera que de vaines paroles. Il faut que nous nous donnions les moyens financiers d’avoir entre nos mains notre destin. À nous d’avoir le courage et la détermination d’être unis et de garder à l’esprit le poids des enjeux: notre sécurité, la démocratie, la liberté. 3-0165-0000”
“Madame la Présidente, comme l’a dit ce matin Donald Tusk au nom de la présidence polonaise, il est temps d’agir. Notre sécurité et notre défense sont au centre de toutes les priorités. L’autonomie stratégique de l’Union est plus nécessaire que jamais, pour nous protéger et pour combattre les menaces militaires ou hybrides, les cyberattaques, l’instrumentalisation des migrants et la désinformation, entre autres. Les guerres hybrides et les ingérences étrangères sont des tentatives de déstabilisation de nos démocraties, que nous devons combattre avec détermination. Il est de notre devoir de nous protéger. Notre sécurité est entre nos mains et non entre celles d’acteurs extérieurs, qu’ils soient alliés ou ennemis.”
“Pour le peuple biélorusse, mais également pour nous-mêmes, nous devons dénoncer les violations des droits de l’homme qui en cours en Biélorussie et activement combattre la guerre hybride menée par Minsk – et, à travers elle, par Moscou – contre l’Union européenne, dont la forme la plus ignoble est assurément l’utilisation d’êtres humains, de migrants amenés à nos frontières dans le but de déstabiliser notre Union. Restons unis, défendons la démocratie à l’intérieur comme à l’extérieur de notre Union, de tout cœur avec Sviatlana Tsikhanouskaïa et toutes les forces démocratiques de la Biélorussie! 2-0444-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, cela fait plus de quatre ans qu’Aleksandr Loukachenko a volé les élections au peuple biélorusse. En écrasant, en emprisonnant ceux qui s’opposaient à lui, il a réussi à se maintenir au pouvoir, dans la plus pure tradition des régimes autoritaires: absence d’état de droit, absence de libertés et prévalence absolue de la force. La situation n’a en rien changé. Il continue d’emprisonner ceux qui ont encore le courage de s’opposer à lui, et cela à la veille de nouvelles «élections», ou prétendues telles. Cela, nous ne devons cesser de le dénoncer, de même que nous devons nous rappeler que Loukachenko est un dictateur qui, en tant que fidèle allié de la Russie, seconde Vladimir Poutine dans sa guerre indigne contre l’Ukraine.”