Mounir Satouri
Member of the European Parliament · ALE · FR
“Monsieur le Président, chers collègues, Madame la Commissaire, le ministre des affaires étrangères israélien insulte Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, et quatre jours plus tard vous courez à Tel-Aviv lui serrer la main, sans doute avec l’approbation d’Ursula von der Leyen.”
“Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente, parfois, il faut savoir dire les choses clairement. Et la vérité, c'est que le président américain est dos au mur. Alors il peut crier à la victoire diplomatique, tordre la réalité, personne n'est dupe.”
“L'Europe est incapable de sanctionner les génocides à Gaza et l'occupation de la Cisjordanie et du Liban, incapable de sanctionner un ministre suprémaciste, incapable de bloquer les produits des colonies sur son marché, incapable d'arrêter les livraisons d'armes, incapable d'arrêter les crimes de guerre sur son territoire.”
“Monsieur le Président, les Nations unies sont les garantes d’un ordre mondial fondé sur le droit international, et les recommandations avancées dans ce rapport par ce Parlement sont primordiales.”
“Monsieur le Président, je veux revenir sur les propos tenus à l’instant: c’est intolérable. En fait, on vient, au cœur du temple de la démocratie européenne, d’appeler à la destruction de l’État d’Israël. Je m’exprime tout le temps pour dénoncer et exprimer mon désaccord avec le gouvernement israélien.”
“Monsieur le Président, je vais vous raconter une histoire. Une histoire française. L'histoire d'une Europe qui renonce à ses principes. C'est l'histoire d'Hamza. Hamza est français. À douze ans, il a été emmené en Syrie par sa mère. À douze ans, il a connu la guerre, la mort, les camps du nord-est syrien. Il n'a jamais choisi.”
The complete record
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“Monsieur le Président, chers collègues, Madame la Commissaire, le ministre des affaires étrangères israélien insulte Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, et quatre jours plus tard vous courez à Tel-Aviv lui serrer la main, sans doute avec l’approbation d’Ursula von der Leyen. Le signal envoyé est désastreux, et votre mépris pour la crédibilité européenne est total. Pour que le ridicule soit absolu, vous ajoutez qu’Israël est un partenaire clé. Madame Šuica, Israël bloque l’aide humanitaire et les médicaments que vous envoyez à Gaza, Israël rase les infrastructures financées par l’Union européenne en ignorant vos demandes de remboursement, Israël poursuit une politique d’apartheid assumée, des crimes de guerre au Liban et un génocide à Gaza, malgré vos appels à la paix.”
“L'Europe est incapable de sanctionner les génocides à Gaza et l'occupation de la Cisjordanie et du Liban, incapable de sanctionner un ministre suprémaciste, incapable de bloquer les produits des colonies sur son marché, incapable d'arrêter les livraisons d'armes, incapable d'arrêter les crimes de guerre sur son territoire. L’histoire regarde. Elle retiendra la lâcheté de nos institutions et de nos gouvernements. 2-0105-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente, parfois, il faut savoir dire les choses clairement. Et la vérité, c'est que le président américain est dos au mur. Alors il peut crier à la victoire diplomatique, tordre la réalité, personne n'est dupe. Au mieux, son accord de paix nous ramène onze années en arrière, avec des frais de péage du détroit d'Ormuz en prime. Tout ça pour quoi? Des milliers de morts, des destructions massives, une économie mondiale prise en otage. C'est un non-sens absolu. Un accord flou que l'Europe doit cependant soutenir, car Israël entend déjà le piétiner. Et que fait-elle exactement pour stopper la fuite en avant guerrière d'Israël?”
“Monsieur le Président, je veux revenir sur les propos tenus à l’instant: c’est intolérable. En fait, on vient, au cœur du temple de la démocratie européenne, d’appeler à la destruction de l’État d’Israël. Je m’exprime tout le temps pour dénoncer et exprimer mon désaccord avec le gouvernement israélien. Mais on ne peut pas laisser passer un appel ici à la destruction d’Israël. Je veux que ce soit consigné au procès-verbal, je veux que cela remonte au Bureau et à la Présidente, et, si c’est permis, que des sanctions soient prises contre le collègue qui s’est exprimé; on peut diverger sur les accords, mais jamais on ne devrait accepter qu’ici soient tenus les propos qu’on a entendus tout à l’heure. 2-0500-0000”
“Monsieur le Président, les Nations unies sont les garantes d’un ordre mondial fondé sur le droit international, et les recommandations avancées dans ce rapport par ce Parlement sont primordiales. Nous appelons notamment à protéger la CPI, la Cour internationale de justice, à garantir un soutien à l’UNRWA, à abandonner le deux poids, deux mesures en matière de droit international. Mais, parce que, chers collègues, il y a un mais: ce Parlement est en pleine contradiction. Car le deux poids, deux mesures, on le retrouve au sein même de ce texte et cela ne fait que saper notre crédibilité. On y condamne fermement, et à juste titre, la Russie pour sa guerre d’agression contre l’Ukraine. Mais, dans le même temps, on est incapable de condamner les États-Unis et Israël. Leur guerre en Iran, au Liban, est réduite à une simple action militaire.”
“L'Europe choisissait de relancer les négociations de libre-échange avec les Émirats arabes unis. L'Union européenne doit aujourd'hui prendre ses responsabilités, suspendre immédiatement les négociations et utiliser tout son poids politique pour mettre fin à l'implication des Émirats au Soudan. 2-0350-0000”
“Monsieur le Président, au Soudan, 21 millions de personnes sont menacées par la famine. La semaine dernière, un convoi du Programme alimentaire mondial qui apportait de l'aide humanitaire a été attaqué par un drone. Dans ce conflit, le viol est utilisé chaque jour comme une arme de guerre par les deux camps. Ce qui se passe au Soudan, ce n'est pas un conflit interne: c'est une guerre alimentée de l'extérieur pour le contrôle de ressources et de la mer Rouge. D'un côté, l'Arabie saoudite et l'Égypte soutiennent les forces gouvernementales et leurs milices. De l'autre, les Émirats arabes unis financent et arment les Forces de soutien rapide, parfois avec du matériel européen, y compris français. En 2025, l'ONU alertait sur un massacre imminent à El Fasher.”
“Je les ai rencontrés. Ils attendent d'être rapatriés. Leurs parents attendent d'être jugés et les associations de défense des victimes du terrorisme veulent des procès en Europe. Alors agissons au nom de nos valeurs, de nos principes, rapatrions ces enfants parce qu'ils sont innocents, rapatrions les adultes et jugeons les dans l'état de droit. 2-0286-0000”
“Monsieur le Président, je vais vous raconter une histoire. Une histoire française. L'histoire d'une Europe qui renonce à ses principes. C'est l'histoire d'Hamza. Hamza est français. À douze ans, il a été emmené en Syrie par sa mère. À douze ans, il a connu la guerre, la mort, les camps du nord-est syrien. Il n'a jamais choisi. Son enfance lui a été volée. Aujourd'hui, Hamza a 22 ans. Il n'est coupable de rien. Pourtant, à l'heure où je vous parle, il est enfermé dans une prison irakienne, attaché à un codétenu, interrogé, frappé. Pourquoi l'Irak? Parce que la France a laissé faire. Hamza n'est coupable de rien. Mais la France, elle, elle est coupable. Coupable de refuser de rapatrier ses ressortissants, notamment les enfants; coupable de sous-traiter la justice, coupable de piétiner l'état de droit. Des Hamza, il y en a des dizaines.”
“Monsieur le Président, ce débat dit une chose simple: la droite européenne a choisi de s’allier à l’extrême droite, prête à tout, même à piétiner l’état de droit, copier l’ICE américain, autoriser des raids dans les logements, traquer les personnes migrantes, enfermer des enfants. Pour nous, c’est non! C’est non parce que c’est indigne. C’est non parce que c’est contraire à tout ce que l’Europe prétend être. Les hubs de retour? Des camps externalisés pour expulser loin du regard, pour cacher les violations de droits. Et pour cela, vous êtes prêts à pactiser avec des autocrates, comme en Tunisie, où des opposants sont prisonniers, où un avocat, Ayachi Hammami, a fait une grève de la faim de plus de quarante jours sans obtenir l’attention de l’Union européenne. Son crime? Défendre le droit!”
“Martelons notre soutien entier à la CPI, aux Nations unies, à la société civile et aux démocrates dans le monde. Construisons des alliances nécessaires pour la démocratie et le soutien au droit international. Chaque État membre, ici, a beaucoup à perdre. Unissons-nous et protégeons-nous contre les États-Unis d'aujourd'hui. 3-0086-0000”
“Madame la Présidente, sanctions contre la Cour pénale internationale, contre nos partenaires de la société civile, nos juges, nos anciens commissaires; bombardements; enlèvement d'un dictateur; soutien indéfectible au génocide; marchandage d'un prix Nobel de la paix; retrait des organisations internationales; fin de l'aide humanitaire internationale; mépris du droit et des Nations unies; guerre commerciale: voici le résumé. Un an de politique étrangère du 47ᵉ président américain. L'ordre international fondé sur le droit menace de s'effondrer. Et que fait l'Europe? Elle se tait depuis trop longtemps. Elle vacille. Réveillez-vous! C'est maintenant ou jamais. La promesse européenne est entre nos mains. Activons le blocking statute et l'instrument anti-coercition.”
“Monsieur le Président, depuis le 8 janvier, la population iranienne coupée du monde se fait massacrer par un régime théocratique qui tue, torture, violente et réprime depuis 50 ans. Mais la population tient. Comme avec le mouvement «Femmes vie, liberté», elle ne lâche rien. Son courage n'a d'égal que sa soif de liberté. Mais je veux nous mettre en garde, nous Européens: ne soyons pas des petits Trump, prêts à essuyer nos pieds sur ce courage. On ne choisit pas depuis son canapé un dirigeant pour un peuple. Notre rôle est de soutenir l'ensemble des forces démocratiques méthodiquement écrasées par le régime des mollahs. Nous devons soutenir la société civile, jouer le jeu des institutions internationales, réclamer un Conseil de sécurité, enquêter pour pouvoir demain poursuivre les responsables. Seul le peuple peut décider de son avenir.”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, en cette Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes, rappelons que le viol est utilisé comme une arme de guerre au Soudan. Rappelons également que, depuis la prise d'El Fasher, 3 000 personnes ont été massacrées. Stopper ce massacre doit être une urgence pour l'Union européenne. Ce conflit, on le sait, est alimenté par des puissances étrangères pour le contrôle des richesses du pays. Les Émirats arabes, par exemple, transfèrent nos armes malgré l'embargo que nous avons adopté sur les armes. Pendant ce temps, l'Union est en train de négocier un accord de libre-échange avec les Émirats arabes. Voilà qui explique le silence de la Commission. Mais cette passivité nous rend complices. En plein sommet UE-Afrique, notre responsabilité est immense.”
“Il légitime une obsession migratoire dans l'agenda de l'extrême droite. Il ne porte aucune vision stratégique pour des politiques économiques, sociales ou énergétiques ambitieuses et équilibrées. Madame la Commissaire, vous faites fausse route. Changez de cap. Il est encore temps. Les principes fondateurs qui ont fait l'Union européenne ne sont pas valables que pour nous. Ils sont aussi valables pour ces peuples. Arrêtez d'être complices des dictateurs dans le sud de la Méditerranée. Pariez sur les démocrates, pariez sur l'émancipation des peuples, pariez sur un avenir équilibré entre nous et les peuples du sud de la Méditerranée. 1-0189-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, Madame la Commissaire, il y a quinze ans, les peuples de la rive sud de la Méditerranée réclamaient la démocratie. Face au Printemps arabe, pour toute réponse, par exemple en Tunisie, une ministre proposa le savoir-faire français en termes de répression des populations. Déjà l'Europe oubliait d'investir dans les démocraties et dans la société civile sur place. Cette transition, nous n'avons pas su l'accompagner et le pacte pour la Méditerranée n'y changera rien, bien au contraire. Le sud de la Méditerranée reste otage des régimes autoritaires financés par l'Union européenne pour gérer nos frontières. Ce pacte renforce notre dépendance aux autocrates qui humilient l'Union européenne au gré de leurs humeurs. Il accroît notre complicité dans la violation massive des droits humains à nos frontières.”
“Même si les armes se taisent et l'aide humanitaire afflue, l'UE doit porter les sanctions, suspendre l'accord d'association, soutenir la CPI, seule condition d'une paix durable, juste, et d'une solution à deux États. 2-0033-0000”
“Madame la Présidente, hier, la haute représentante Kaja Kallas a sous-entendu que les sanctions prévues contre Israël pourraient être abandonnées si le cessez-le-feu tenait et l'aide humanitaire rentrait à Gaza. Mais attention, chers collègues, il y a erreur sur la marchandise. D'abord, ce n'est pas un cessez-le-feu. Depuis le 10 octobre, 97 morts, 153 tonnes de bombes larguées en un jour, de l'aveu même de Netanyahou, et seulement 300 camions d'aide humanitaire rentrés à la place des 600 prévus. Alors d'accord, vous voulez croire au cessez-le-feu, mais en quoi cela efface-t-il deux années de génocide? Avec ce plan, vous n'effacerez pas la complicité européenne comme Netanyahou a effacé Gaza de la carte du Moyen-Orient. Comment oublier l'utilisation de la famine? Comment oublier les journalistes, les humanitaires tués?”
“Une vie vaut une vie. Oublier cette vérité, c'est renoncer à notre humanité. C'est trahir les valeurs que nous défendons depuis toujours. L'Europe ne peut pas rester immobile et complaisante; elle ne doit pas laisser faire. Ne lâchons ni le droit ni les sanctions et n'oublions aucune des victimes, israéliennes comme palestiniennes. 2-0207-0000”
“Madame la Présidente, deux ans après le 7 octobre, nous rendons hommage aux victimes des massacres, aux otages encore retenus et à leurs familles qui attendent toujours. Notre engagement pour leur libération reste total. Mais celui du Premier ministre Netanyahu, lui, a failli. Il a instrumentalisé la détresse des familles pour justifier une guerre dévastatrice, abandonnant ainsi les siens pour poursuivre un objectif d'éradication: celui du peuple palestinien à Gaza. Et pendant que nous débattons ici, l'Union européenne se félicite d'un soi-disant plan de paix façonné sans les Palestiniens, qui entérine l'occupation et organise la colonisation sous tutelle. Mais comment pouvez-vous parler de paix alors que le droit international est piétiné, alors qu'une armée mène sous nos yeux un génocide documenté, revendiqué, indéniable?”
“Madame la Présidente, après 23 mois de génocide, hier, nous avons observé une minute de silence pour Gaza. À l'heure où je vous parle, 1 million de Gazaouis ont reçu l'ordre de quitter le nord de la bande. Israël poursuit son nettoyage ethnique. Et nous, que faisons-nous? Notre première minute de silence. Les Gazaouis n'ont qu'un choix, l'exil ou la mort. Et nous, Européens, avons contribué à ce crime et sommes complices et coupables. Coupables de fournir des armes, coupables de refuser d'imposer l'entrée de l'aide humanitaire, coupables de ne pas sanctionner Israël, coupables de détourner les yeux de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Assez de silence! Suspendons l'accord d'association, passons aux sanctions, à l'embargo sur les armes, isolons Israël sur la scène internationale!”
“Madame la Présidente, Gaza, la Palestine, le Moyen-Orient, cela fait vingt et un mois que nous en parlons ici, encore, toujours. Nous avons parlé des preuves du génocide en cours, nous avons parlé des logiques d’apartheid, nous avons parlé de tous les éléments qui constituent un nettoyage ethnique. Mais qu’avons-nous fait? Alors, pour une fois, je ne vais pas parler ici des enfants affamés, des hôpitaux détruits, des civils tués pendant la distribution de pain. Non, je vais parler de nous, de l’Europe. Gaza est devenue le miroir de notre impuissance. Face aux errances de Trump nous nous terrons; face aux attaques contre la CPI nous ne déclenchons pas le processus de blocage; lorsqu’il survole la Grèce, la France ou l’Italie, Netanyahou n’est pas arrêté. Ce qui nous fragilise, ce n’est pas l’absence d’alliés.”
“Mais ça, Madame Kallas, et la Commission, vous devez le savoir, puisqu'un rapport secret de l'UE datant de 2024 documente toutes les violations dont Israël est responsable. Qu'est-ce qui justifie qu'on continue encore d'évaluer cet accord d'association? Alors dites-moi, sur quoi repose ce «rien», sur quel vide moral, sur quel renoncement européen et sur quel sentiment d'impunité aussi? Sans l'Europe, Israël n'aurait pas tous ces moyens financiers et militaires. Si vous ne suspendez pas cet accord, Madame Kallas, vous vous rendrez responsable d'une contribution volontaire à la poursuite de ce génocide. Alors, s'il vous plaît, agissez! 2-0532-0000”
“Monsieur le Président, ce débat aurait dû porter sur une seule question, l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Ce n'est pas une affaire de mots, c'est une affaire de courage. Pour une fois, l'Europe peut agir et elle doit agir. Mais au lieu d'agir, vous parlez, vous tergiversez, vous réévaluez. Alors, je le demande à Mme Kallas: que reste-t-il à réévaluer en matière de droits humains? Déplacements forcés des populations: fait; massacres de civils, de femmes, d'enfants: fait; hôpitaux détruits, personnels humanitaires délibérément tués: fait; journalistes ciblés: fait; destruction des infrastructures: fait; privation de l'accès à l'eau: fait; utilisation de la famine comme arme de guerre: fait. Même la case génocide est cochée.”
“Madame la Présidente, "Risque réel de génocide": cette alerte de la Cour internationale de justice résonne depuis un an et demi et il n'y toujours aucune mesure de la part des États membres. Il y a trois mois, Mme Kallas a renouvelé son soutien à Israël à l'occasion d'un conseil d'association. De silences en complicités, voilà qu'à présent on nous annonce réexaminer l'accord d'association. Épargnez-vous l'exercice, Monsieur le Commissaire, ouvrez un journal, lisez les rapports de l'ONU, des ONG, ou bien écoutez simplement le gouvernement israélien. Nous ne sommes pas en face d'un désastre humanitaire, mais en face d'un déni d'humanité. Israël le revendique haut et fort: c'est un génocide en cours. Le temps que vous allez essayer de gagner, c'est de la complicité. C'est du temps pendant lequel les Gazaouis perdent leur vie.”
“Vous auriez dû prendre le temps, avec les présidents de groupe, de le modifier. (La Présidente retire la parole à l’orateur) 1-0033-0000”
“Madame la Présidente, j'aimerais faire un rappel au règlement au titre de l'article 40 du règlement intérieur. Cet après-midi, l'hémicycle va débattre de la réponse européenne au projet de prise de contrôle de la bande de Gaza par les autorités israéliennes, ainsi que des moyens permettant la délivrance de l'aide humanitaire et la libération des otages. Ce n'est plus un projet: depuis dimanche dernier, cette intervention est déjà une réalité, avec les effets que l'on connaît. De plus, lier cette invasion à l'acheminement de l'aide humanitaire et à la libération des otages, c'est tromper notre débat. Rien ne peut justifier cette attaque. Rien, à part l'extrême droite, ne peut justifier l'atteinte aux droits humains. Le titre de notre débat n'est pas à la hauteur du moment.”
“Elle doit défendre la Cour pénale internationale, revendiquer la lutte contre toutes les dominations et gérer ses frontières avec humanité. Face à la loi du plus fort, soyez la justice! 2-0241-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, Madame la Haute Représentante, le monde s’effondre, en silence, sous nos yeux, et l’Europe se tait. Face à l’impérialisme et aux populismes, l’Union européenne donne l’impression de s’excuser au lieu de résister. On hésite à dénoncer Trump de peur de provoquer un caprice ou une réaction malsaine. Au contraire, l’Union européenne devrait s’ériger fièrement comme un contre-modèle, hurler au monde le droit à la justice, à la diversité et à la dignité! Mais que redoutez-vous encore? Il piétine déjà le droit international, il soutient déjà les criminels de guerre, il affaiblit déjà l’aide humanitaire, la santé, l’éducation… Madame Kallas, l’Europe doit cesser de murmurer, elle doit affronter son projet avec fierté, avec détermination!”
“TC "10 - Ред на работа" \f "1"TC "10 - Orden de los trabajos" \f "2"TC "10 - Plán práce" \f "3"TC "10 - Arbejdsplan" \f "4"TC "10 - Arbeitsplan" \f "5"TC "10 - Tööplaan" \f "6"TC "10 - Διάταξη των εργασιών" \f "7"TC "10 - Order of business" \f "8"TC "10 - Ordre des travaux" \f "9"TC "10 - Ord gnó" \f "A"TC "10 - Plan rada" \f "B"TC "10 - Ordine dei lavori" \f "C"TC "10 - Darba kārtība" \f "D"TC "10 - Darbų programa" \f "E"TC "10 - Ügyrend" \f "F"TC "10 - Ordni tas-seduta" \f "G"TC "10 - Regeling van de werkzaamheden" \f "H"TC "10 - Porządek obrad" \f "I"TC "10 - Ordem dos trabalhos" \f "J"TC "10 - Ordinea lucrărilor" \f "K"TC "10 - Program práce" \f "L"TC "10 - Razpored dela" \f "M"TC "10 - Käsittelyjärjestys" \f "N"TC "10 - Arbetsplan" \f "O"Order of business 1-0026-0000”
“Je vous demande également de rappeler à la présidente de la Commission son devoir d’activer le statut de blocage pour s’opposer à l’extraterritorialité des sanctions de M. Trump. La CPI est notre cour. La protéger, c’est défendre notre souveraineté.”
“Madame la Présidente, Mon rappel au règlement s’appuie sur l’article 40 et le respect des articles 2 et 6 du traité UE. Cette semaine, Viktor Orbán a prévu d’accueillir Benyamin Netanyahou sur le sol européen. Je rappelle que M. Netanyahou fait l’objet d’une enquête et qu'il est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale – la CPI – pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La Hongrie, en tant qu’État partie au Statut de Rome et membre de son Assemblée, ne peut que coopérer avec la CPI. Ne pas le faire, c’est piétiner délibérément nos engagements internationaux. Je vous demande solennellement, Madame la Présidente, de rappeler à M. Orbán ses obligations: respecter le droit international et l’état de droit, et ne pas trahir les valeurs fondamentales de l’Union.”
“Notre stratégie doit reposer sur notre émancipation de la défense américaine et s’appuyer sur une force européenne permanente, dotée de son propre commandement et capable de défendre nos intérêts et nos valeurs. Elle doit être fondée sur le respect du droit international, un droit que nous devons défendre, de Gaza à l’Ukraine. Notre place est aux côtés des peuples qui se battent pour la justice. Nous aurions dû être aux côtés de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice. Nous aurions dû soutenir la Ligue arabe dans son plan de reconstruction de Gaza face au diktat de Trump. L’Union européenne ne peut plus rester spectatrice. Elle ne peut plus garder le silence sur les grandes initiatives de notre monde. Elle n’a plus le droit d’avoir peur. Elle doit s’émanciper et agir. 2-0398-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le monde que nous avons connu n’est plus. Celui dont le projet européen a rêvé ne naîtra pas par magie, même avec 800 milliards d’euros d’investissements dans l’armement. L’argent est indispensable, mais pas n’importe comment. Il ne doit pas venir des fonds structurels ou des fonds agricoles. Il doit financer une industrie de défense européenne et garantir l’interopérabilité de nos forces, et non alimenter des intérêts étrangers. L’argent seul ne suffit pas. Sans volonté politique et sans stratégie de défense commune, ces milliards ne feront que servir les projets de Trump.”
“C’est la seule voie pour permettre à la Palestine et à Israël de sortir de l’impasse: nous devons traduire en justice les responsables du génocide et contraindre Israël à mettre fin au siège de Gaza, à l’occupation et à la colonisation. Nous devons aussi soutenir l’UNRWA, et pour cela je continue à demander l’embargo sur les armes et la suspension de l’accord d’association tant qu’Israël mènera une politique d’apartheid et ne se conformera pas au droit international. 1-0059-0000”
“Monsieur le Président, enfin un cessez-le-feu. Un soulagement pour les otages, comme pour la population de Gaza, mais il arrive bien trop tard: quinze mois, non seulement de guerre, mais d’un génocide. Quinze mois de faillite morale de l’Union européenne et de nos États membres. Quinze mois d’un droit international à géométrie variable et de reniement de nos valeurs. Ces quinze mois, qui n’ont absolument rien apporté à l’objectif de paix, resteront comme une tache indélébile dans nos histoires nationales. Ne nous dérobons plus! Ce cessez-le-feu doit être permanent. Le droit international doit être appliqué.”