Manon Aubry
Member of the European Parliament · The Left · FR
“Demain, des entreprises pourront attaquer l’État mexicain ou les États européens devant une juridiction internationale privée et réclamer plusieurs centaines de millions d’euros si une politique publique ne leur convient pas, par exemple pour garder le contrôle public sur l’énergie ou préserver l’environnement.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, donner tout le pouvoir aux multinationales, voilà ce que vous vous apprêtez à faire avec ce nouvel accord de libre-échange avec le Mexique. Et il faudrait qu’on soit là à applaudir des deux mains! Les entreprises ne s’y trompent d’ailleurs pas.”
“Au foot, on appelle ça un tir contre son camp. Monsieur le Commissaire, si vous me le permettez, votre politique du «tout libre-échange» mérite un carton rouge. C’est pourquoi notre groupe de la gauche continuera à se mobiliser contre ce «tout libre-échange» au niveau européen. 2-0237-0000”
“Madam President, our request was to add another debate, not to replace. I must say that the 'one in, one out' principle not only gathered a wide support in the last Conference of Presidents, but I want to recall Rule 164: 'at the beginning of each part-session, Parliament shall adopt its agenda.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'Union européenne est-elle devenue le 51ᵉ État des États-Unis? Parce que c'est l'impression que vous donnez en déroulant le tapis rouge à Trump et en acceptant un accord commercial complètement asymétrique, où l'Europe se fait littéralement rouler dans la farine.”
“Vous vous êtes aussi engagés à revoir des normes européennes sur le numérique ou l'alimentation qui déplaisent au président américain. Trump demande le beurre, l'argent du beurre, mais vous lui donnez la crémerie. Ne comptez pas sur nous pour applaudir.”
The complete record
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“Au foot, on appelle ça un tir contre son camp. Monsieur le Commissaire, si vous me le permettez, votre politique du «tout libre-échange» mérite un carton rouge. C’est pourquoi notre groupe de la gauche continuera à se mobiliser contre ce «tout libre-échange» au niveau européen. 2-0237-0000”
“Demain, des entreprises pourront attaquer l’État mexicain ou les États européens devant une juridiction internationale privée et réclamer plusieurs centaines de millions d’euros si une politique publique ne leur convient pas, par exemple pour garder le contrôle public sur l’énergie ou préserver l’environnement. C’est exactement ce même mécanisme scandaleux qui était présent dans le TAFTA, dans le CETA, dans le traité sur la Charte de l’énergie, dont les Européens ont déjà dit haut et fort qu’ils n’en voulaient pas. Alors, collègues de gauche, socialistes, écologistes qui vous apprêtez à voter cet accord, comment pouvez-vous accepter cet accord complètement injuste qui va accélérer la désindustrialisation, éroder un peu plus notre souveraineté alimentaire et promouvoir une extraction sans limite de matières premières?”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, donner tout le pouvoir aux multinationales, voilà ce que vous vous apprêtez à faire avec ce nouvel accord de libre-échange avec le Mexique. Et il faudrait qu’on soit là à applaudir des deux mains! Les entreprises ne s’y trompent d’ailleurs pas. Attirées par une main-d’œuvre bon marché et des droits de douane réduits à néant, elles en profitent déjà pour délocaliser massivement, comme le groupe Volkswagen qui, en même temps qu’il délocalise l’assemblage de ses voitures Audi et Golf au Mexique, supprime au moins 50 000 emplois en Europe. Mais le scandale de cet accord ne s’arrête pas là.”
“Vous vous êtes aussi engagés à revoir des normes européennes sur le numérique ou l'alimentation qui déplaisent au président américain. Trump demande le beurre, l'argent du beurre, mais vous lui donnez la crémerie. Ne comptez pas sur nous pour applaudir. J'en appelle aux autres groupes politiques, à vous tous, quasiment tous partis confondus, qui vous apprêtez à voter cet accord. Combien de temps allez-vous accepter la vassalisation de l'Europe par les États-Unis? Il est temps de vous réveiller. (L'oratrice accepte une question carton bleu) 1-0112-0000 Davor Ivo Stier (PPE), blue-card question. – Ms Aubry, from your position, it seems that the left hates the US administration far more than it loves European workers, European citizens or European businesses.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'Union européenne est-elle devenue le 51ᵉ État des États-Unis? Parce que c'est l'impression que vous donnez en déroulant le tapis rouge à Trump et en acceptant un accord commercial complètement asymétrique, où l'Europe se fait littéralement rouler dans la farine. 15 % de droits de douane pour les produits européens qui entrent sur le marché américain, mais 0 % pour les produits américains vendus en Europe. Vous ne voyez pas quelque chose qui cloche? Nos industries et nos agriculteurs ont-ils vraiment besoin de cette concurrence supplémentaire? Trump peut menacer le Groenland, soutenir le génocide en Palestine, encourager les partis d'extrême droite en Europe et vous devenez son paillasson. Et ce n'est pas tout.”
“Madam President, our request was to add another debate, not to replace. I must say that the 'one in, one out' principle not only gathered a wide support in the last Conference of Presidents, but I want to recall Rule 164: 'at the beginning of each part-session, Parliament shall adopt its agenda. A committee, a political group or at least one tenth of the Members may propose one amendment to the final draft agenda'. This is exactly what we are proposing and we are refusing that our plenary session is withdrawing its sovereign rights to actually change at the opening of the session. So, sorry to say, we have not proposed that it should be replaced from the Return Regulation debate that is very much needed, but just to be added. I refuse that our plenary is withdrawing its capacity to decide on its own agenda.”
“So again, I'm asking also you to see how much we are trying to help the Palestinians on the way as Europeans. 2-0340-0000”
“Il y a plus d’un million de citoyens qui ont signé une initiative citoyenne européenne qui demande la suspension de l’accord d’association. Il y a même des hauts responsables de l’Union européenne, votre prédécesseur, Josep Borrell, qui le demande. Alors, je vous demande solennellement aujourd’hui: il n’y a pas besoin d’unanimité pour suspendre la partie commerciale de l’accord. Alors, quand allez-vous faire cette proposition concrètement et la mettre sur la table? 2-0337-0000 Kaja Kallas, Vice-President of the Commission / High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy. – It is true that we finally got the sanctions on the violent settlers through, because they were blocked for two years.”
“Madame la Présidente, Madame Kallas, cela fait deux ans que Benjamin Netanyahou massacre le peuple palestinien, entrave l’aide humanitaire, affame la population, étend illégalement son occupation en Cisjordanie et pilonne la bande de Gaza, et maintenant le Liban. Et la semaine dernière, vous nous annoncez des sanctions. Alors on se disait: enfin, il va y avoir des sanctions contre Netanyahou, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, contre ses ministres, Smotrich et Ben-Gvir, qui théorisent le génocide. Mais non! Les seules sanctions que vous prenez, c’est contre quatre organisations et trois personnes. Pardon, Madame Kallas, mais de qui vous moquez-vous? Comment pouvez-vous regarder dans le miroir? C’est cela, la réponse de l’Union européenne aux 73 000 morts, au génocide en cours?”
“Cette définition du viol à l'échelon européen aurait pu être adoptée il y a deux ans, si Emmanuel Macron ne s'était pas allié à d'autres États pour l'empêcher. Avec ce texte, le Parlement européen envoie aujourd'hui un signal fort que la Commission européenne ne peut ignorer: les hommes n'ont aucun droit sur le corps des femmes et, bientôt, nous inscrirons dans la loi: «Une relation sexuelle sans consentement est un viol.» Only yes means yes, solo sí es sí, seul un oui est un oui. 1-0129-0000”
“Monsieur le Président, boire un verre n'est pas consentir. Un silence n'est pas consentir. Sourire n'est pas consentir. Dormir à ses côtés n'est pas consentir. Enlever ses vêtements ou être en couple, ce n'est pas non plus nécessairement consentir. Céder n'est pas consentir. Combien de femmes se sont déjà retrouvées dans cette situation? Car le problème est que, dans la plupart des États européens, la loi sur les violences sexuelles ne reconnaît pas cette notion de consentement et les agresseurs sexuels peuvent jouir d'une impunité totale. Imaginez seulement si plus de 90 % des cambrioleurs étaient laissés en liberté sans qu'ils soient poursuivis. C'est exactement ce qu'il se passe avec les auteurs de viol. Nous avons perdu suffisamment de temps.”
“And the right to abortion is not just a choice, it is a right. We will never let the far right take it away from us. 4-0145-0000”
“Madam President, I would like to make a point of order based on Rule 10, concerning the code of conduct for Members of Parliament. This morning the ECR Group – only men, of course – showed a banner with a foetus and an anti-abortion slogan on it, 'It's a life, not a choice'. The far right shows again today its true face – you want a return to a society in which women cannot decide on their body. It's a clear attack against abortion rights, and it is not the first one. But, whether you like it or not, our Parliament, the majority of this Parliament, voted for the 'My Voice, My Choice' initiative less than two months ago. Because in countries where abortion is banned, like in Poland, women still die; because our mothers, our grandmothers have been fighting for this right. Madam President, this is not acceptable.”
“Nous avons des outils financiers à notre disposition pour faire de la dissuasion, par exemple: le levier de la dette américaine que nous détenons en partie. Il est également temps de se sevrer des États-Unis en refusant la mainmise des entreprises américaines sur des services du quotidien – Visa et Mastercard – qui doivent être remplacés par des outils européens et 100 % publics, faute de quoi Trump continuera de prendre l'Europe pour son paillasson et c'est bien lui qui nous claquera finalement la porte au nez. 1-0115-0000”
“Madame la Présidente, Madame Lagarde, vous avez claqué, il y a quelques jours, la porte d'un dîner à Davos, à la suite d'une énième provocation d'un membre de l'administration Trump. Ce n'est pas souvent que je serai d'accord avec vous, Madame Lagarde, mais cela devrait un peu inspirer la Commission européenne et mes collègues parlementaires qui continuent de se prosterner devant le président américain, même lorsqu'il menace de s'approprier par la force un territoire européen. Mais non, ici, des socialistes jusqu'à la droite, tout le monde s'accorde pour reprendre l'accord commercial complètement inégal avec les États-Unis. Mais Madame Lagarde, claquer la porte d'un dîner ne suffira pas.”
“(A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (głosowanie)" \f I TC "7.6 - Execução da política comum de segurança e defesa – relatório anual de 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (votação)" \f J TC "7.6 - Punerea în aplicarea a politicii de securitate și apărare comune – raportul anual pe 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (vot)" \f K TC "7.6 - Vykonávanie spoločnej bezpečnostnej a obrannej politiky – výročná správa za rok 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (hlasovanie)" \f L TC "7.6 - Izvajanje skupne varnostne in obrambne politike – letno poročilo za leto 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (glasovanje)" \f M TC "7.6 - Yhteisen turvallisuus- ja puolustuspolitiikan täytäntöönpano – vuosikertomus 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (äänestys)" \f N TC "7.6 - Genomförandet av den gemensamma säkerhets- och försvarspolitiken – årsrapport 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (omröstning)" \f OImplementation of the common security and defence policy – annual report 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (vote) 3-0154-0000”
“évi éves jelentés (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (szavazás)" \f F TC "7.6 - L-implimentazzjoni tal-politika ta’ sigurtà u ta’ difiża komuni - rapport annwali 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (votazzjoni)" \f G TC "7.6 - Uitvoering van het gemeenschappelijk veiligheids- en defensiebeleid – jaarverslag 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (stemming)" \f H TC "7.6 - Realizacja wspólnej polityki bezpieczeństwa i obrony – sprawozdanie roczne za 2025 r.”
“(A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (glasovanje)" \f B TC "7.6 - Attuazione della politica di sicurezza e di difesa comune – relazione annuale 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (votazione)" \f C TC "7.6 - Kopējās drošības un aizsardzības politikas īstenošana: 2025. gada ziņojums (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (balsošana)" \f D TC "7.6 - Bendros saugumo ir gynybos politikos įgyvendinimas. 2025 m. metinis pranešimas (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (balsavimas)" \f E TC "7.6 - A közös biztonság- és védelempolitika végrehajtása – 2025.”
“aasta aruanne (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (hääletus)" \f 6 TC "7.6 - Εφαρμογή της κοινής πολιτικής ασφάλειας και άμυνας – ετήσια έκθεση 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (ψηφοφορία)" \f 7 TC "7.6 - Implementation of the common security and defence policy – annual report 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (vote)" \f 8 TC "7.6 - Mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune – rapport annuel 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (vote)" \f 9 TC "7.6 - Cur chun feidhme an chomhbheartais slándála agus cosanta – tuarascáil bhliantúil 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (vótáil)" \f A TC "7.6 - Provedba zajedničke sigurnosne i obrambene politike – godišnje izvješće za 2025.”
“(A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (гласуване)" \f 1 TC "7.6 - Aplicación de la política común de seguridad y defensa: informe anual 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (votación)" \f 2 TC "7.6 - Provádění společné bezpečnostní a obranné politiky – výroční zpráva za rok 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (hlasování)" \f 3 TC "7.6 - Gennemførelsen af den fælles sikkerheds- og forsvarspolitik – årlig betænkning 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (afstemning)" \f 4 TC "7.6 - Umsetzung der Gemeinsamen Sicherheits- und Verteidigungspolitik – Jahresbericht 2025 (A10-0265/2025 - Thijs Reuten) (Abstimmung)" \f 5 TC "7.6 - Ühise julgeoleku- ja kaitsepoliitika rakendamist käsitlev 2025.”
“The modified amendment therefore reads as follows: 'Underlines that the EU cannot accept extortive policies; stresses that threats made by the US administration against Greenland, Denmark, Sweden, France, Germany, Finland and the Netherlands, in addition to those made in relation to the EU's digital legislation, fall under the definition of "economic coercion" as set out in Regulation (EU) 2023/2675; calls, therefore, for the Commission to immediately react by triggering the Anti-Coercion Instrument;'. 3-0152-0000 (Parliament did not agree to put the oral amendment to the vote) 7.6 TC "7.6 - Изпълнение на общата политика за сигурност и отбрана – годишен доклад за 2025 г.”
“Madam President, I hear some people wishing to stand up. Democracy is first to listen to the proposal, but I know some might be keen to follow Trump's line. I would like to propose modifications to amendment 37, after paragraph 78, in order to address the recent threat by Donald Trump to impose new tariffs on EU countries that have taken a stance against an action of Greenland.”
“Madam President, Donald Trump is attacking not only our democracies, but also the international architecture of peace and namely, the United Nations. His proposal of a 'Board of Peace' is a serious threat to international law and only serves his internal, personal interest. Therefore, we propose the following amendments to take into account the latest developments relating to the 'Board of Peace': 'Is deeply concerned by the "Board of Peace" promoted by US President Donald Trump; condemns any initiative that seeks to weaken, bypass or replace the United Nations; reaffirms its unwavering support to international law and UN principles as laid down in the UN Charter;'. 3-0141-0000 (Parliament did not agree to put the oral amendment to the vote) 3-0142-0000 – After the vote on Amendment 109: 3-0143-0000”
“Mais, s’il y a des personnes qui meurent aujourd’hui dans l’Union européenne, c’est précisément parce qu’elles ne peuvent pas avoir un accès sécurisé au droit à l’avortement, ou alors qu’elles sont mises en prison parce qu’elles n’ont pas accès au droit à l’avortement. Alors je le dis, avec la puissance et la colère que j’ai, à tous ces hommes de l’extrême droite qui veulent gérer nos vies: quand vous aurez un utérus, venez nous donner des leçons sur nos droits! 2-0553-0000”
“Monsieur le Président, on est en 2025 et on est encore en train de se battre pour le droit à l’avortement dans l’Union européenne, notamment face à l’extrême droite – qui n’est pas beaucoup là, à l’instar de Jordan Bardella, qui n’est pas là. Je me demande où est ce qu’ils trouvent toute cette énergie pour bloquer le chemin à une initiative européenne qui est soutenue par plus d’un million de personnes en Europe, qui demandent juste un accès sécurisé à l’avortement. Pendant ce temps-là, tous les amis de Bardella, l’extrême droite, nous parlent de «tourisme d’avortement», de «business de l’avortement» ou encore de «culture de la mort».”
“Parce que votre rôle aujourd’hui, quelles que soient vos opinions, c’est d’être la garante du bon fonctionnement de notre institution, pas le relais des basses œuvres de la Commission européenne et du Conseil, qui tentent le tout pour le tout pour passer en force sur cet accord. 1-0053-0000”
“Madame la Présidente, c’est un rappel au règlement sur la base de l’article 117. Alors que la colère du monde agricole monte et gronde partout en Europe contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur, vous avez refusé, Madame la Présidente, pour la seconde fois, de mettre aux voix notre résolution demandant un avis de la Cour de justice de l’Union européenne sur la légalité de l’accord. Ce nouveau refus n’a aucune justification valable. L’article 117 est extrêmement clair: à tout moment notre Parlement peut demander un avis de la CJUE. Pis, vous avez même refusé que notre service juridique du Parlement européen se prononce sur la possibilité ou non de demander cet avis de la Cour de justice de l’Union européenne. Madame la Présidente, je vous pose la question: de quoi avez vous peur?”
“Madame la Présidente, je vais faire écho à la demande de ma collègue Saskia Bricmont, à laquelle on vous demande de répondre. Donc ce rappel au règlement se fait aussi sur la base de l'article 117 du règlement intérieur. La semaine dernière, ce n'est pas un, pas deux, pas dix députés, mais 145 députés issus de cinq groupes différents, issus de 21 nationalités différentes, qui déposent une résolution qui saisit la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosur. Parce qu'on a toutes les raisons de penser que cet accord, en plus d'être terrible d'un point de vue sanitaire, social et environnemental, contrevient au droit européen tant par sa méthode que par son contenu, et notamment sur le principe de précaution. L'article 117, Madame la Présidente, est très clair, il dit bien «à tout moment».”
“Madame la Présidente, juste pour dire que ce plaidoyer très touchant en faveur d'un ancien président de la République, qui a été condamné pour des faits extrêmement graves, n'a pas sa place dans l'hémicycle, que personne n'est au-dessus de la loi, même pas un ancien président de la République, a fortiori quand il a été condamné pour des faits extrêmement graves de corruption. Si vous voulez donner des leçons sur l'état de droit, allez voir ce que fait Viktor Orban en Hongrie, allez voir ce que font tous vos alliés de l'extrême droite partout en Europe. L'état de droit est un et indivisible et nous ne laisserons personne le piétiner! 1-0037-0000”
“Les citoyens sont également en droit de savoir que l'hypocrisie de l'extrême droite est totale, elle qui, le même jour, a voté contre l'autorité éthique indépendante, dont l'objectif est précisément de s'attaquer aux scandales éthiques au sein des institutions européennes. Voyez-vous, la différence, entre vous, à l'extrême droite, et nous, à gauche, c'est que nous luttons contre la corruption et contre l'opacité au sein de toutes les institutions, la Commission et le Parlement européen – mais manifestement vous avez des choses à cacher. 1-0043-0000”
“Madame la Présidente, chers amis et collègues de l'extrême droite, c'est vrai, la semaine dernière, la Cour de justice de l'Union européenne a confirmé que la Présidente de la Commission européenne avait menti dans l'affaire du «Pfizergate». Il n'y a, je cite, «aucune explication plausible» pour justifier la disparition des textos envoyés au PDG de Pfizer. Les citoyens ont le droit de savoir comment des milliards d'euros d'argent public ont été négociés par textos, pourquoi aucune trace n'existe, qui a accepté que le prix des doses augmente de 25 % pour augmenter encore les profits des grandes entreprises pharmaceutiques. Nous sommes en droit de savoir.”
“Allons-y, rendons-nous encore plus dépendants du reste du monde, comme si nous n'avions rien appris de cette crise. Surtout, sacrifions encore un peu plus toujours les mêmes: les travailleurs, les travailleurs des industries que vous jetez en pâture, Monsieur le Commissaire. Plus que jamais, l'impasse du libre-échange et de la mondialisation capitaliste saute aux yeux. Sortons de ce système mortifère. 2-0028-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, avec la guerre commerciale initiée par Donald Trump, nous sommes en train de vivre un bouleversement économique historique. Face à cela, que proposez-vous? Premièrement, de ne jamais hausser le ton face à un président américain qui multiplie les violations du droit international. Deuxièmement, de céder au chantage – à son chantage – en achetant 50 milliards de produits américains supplémentaires, histoire qu'il nous vende la pelle avec laquelle nous creusons notre propre tombe. Troisièmement, d'accélérer la signature de nouveaux accords commerciaux, pour commencer avec les États-Unis, mais aussi avec le Mercosur, l'Inde, la Thaïlande, l'Australie, et j'en passe. Bref, on vient de se prendre une baffe et vous tendez l'autre joue. Traduction: le libre-échange est mort, vive le libre-échange!”
“Ne permettez pas ce retour en arrière déshonorant et défendez cet acquis essentiel pour les droits de l’homme! 2-0110-0000”
“Il faut s’y mettre tout de suite, immédiatement, séance tenante, en procédure d’urgence!» – vous qui, d’habitude, aimez tant les procédures d’évaluation de la Commission européenne pour faire perdre du temps. La réalité, c’est que vous n’avez pas eu cette idée tout seuls, chers amis du PPE. Les grandes entreprises qui veulent continuer à faire des profits sur l’exploitation des travailleurs et de la nature, ce sont elles qui l’ont suggéré, et c’est en réalité à la demande de leurs lobbys que vous faites aujourd’hui cette demande de procédure d’urgence. C’est un véritable scandale! Par ailleurs, Monsieur Tobé, vous parlez de prévisions pour les grandes entreprises, mais ce texte a été adopté à la fin du mandat précédent. Qu’est-ce qu’on va faire pendant ce mandat, ici, tous les députés européens?”
“Monsieur le Président, chers collègues, qui, dans cette salle, peut affirmer que la priorité des priorités, aujourd’hui, c’est de casser les seuls textes de progrès social et écologique qui ont été votés lors du précédent mandat? Qui, dans cet hémicycle, peut sérieusement penser que le plus essentiel, aujourd’hui, c’est de jeter à la poubelle des régulations qui empêchent les multinationales de massacrer les peuples et la planète? Pour protéger l’environnement, pour améliorer la vie des gens, ce n’est jamais le moment. Il faut toujours attendre, remettre à plus tard, «on verra quand on aura le temps». Mais, quand il s’agit de déréguler, voilà le PPE en grand seigneur: «Surtout, vite, vite, vite! Il y a urgence pour faire des cadeaux aux grandes entreprises, encore et toujours plus.”
“Monsieur le Président, je crois que nous étions tous là en train d’attendre que la Commission européenne daigne s’intéresser à nos débats, daigne venir dans l’hémicycle et daigne venir présenter le plus grand paquet de dérégulations qu’elle ait jamais eu. Je ne sais pas si la commissaire est en train d’avoir des réunions avec des lobbys ou avec des banques pour continuer à déréguler le devoir de vigilance, mais je pense qu’on ne peut pas avoir de débat aussi important que celui-ci sans la présence de la Commission européenne. Aussi, je vous demanderai s’il est possible d’envisager de reprogrammer ce débat, pour s’assurer que la Commission européenne sera présente et que, au bout d’un moment, elle arrête de nous manquer de respect, comme elle l’a fait à de trop nombreuses reprises, malheureusement. 1-0077-0000”
“Monsieur le Président, l'événement qui était organisé hier par le groupe ESN portait sur la remigration. La remigration, c'est la déportation de personnes qui sont européennes en dehors de l'Union européenne. Monsieur Garraud, en prenant la défense de cet événement, vous montrez le vrai visage de l'extrême droite, qui est celui aujourd'hui d'un projet raciste et xénophobe. Alors oui, Monsieur Garraud, nous avons protesté pacifiquement. Oui, Monsieur Garraud, vous nous trouverez à chaque fois – à chaque fois! – sur votre chemin. À chaque fois que vous organiserez des événements racistes dans les locaux de notre Parlement européen, vous nous trouverez ici pour protester, parce que le racisme n'a pas sa place, ni ici au sein du Parlement européen, ni à l'extérieur. 4-0169-0000”
“Et c’est là tout l’enjeu et la raison pour laquelle il faut avoir un débat pour confronter la Commission à ses propres règles. 1-0032-0000”
“Madame la Présidente, rassurez-vous, vous aurez l’occasion de voter dans un instant, parce que je ne peux pas m’empêcher de réagir. Franchement, entendre l’extrême droite donner des leçons en matière d’éthique dans cette institution, alors qu’elle a sans cesse voté contre l’ensemble des propositions en matière de lutte contre les conflits d’intérêts, qu’elle est impliquée dans un certain nombre de scandales et qu’elle compte en son sein une bonne partie des députés qui reçoivent le plus de rémunérations annexes de la part de grandes entreprises, franchement, c’est une vaste blague. Parce que le sujet dont on parle, il est sérieux. Après le scandale du «Qatargate» – on s’en souvient tous –, tout le monde avait promis que, cette fois-ci, c’était la der des der et que ç’allait changer… (Tumulte sur les bancs de l’extrême droite. Chahut).”