Christophe Grudler
Member of the European Parliament · Renew · FR
“Monsieur le Président, la bioéconomie, ce sont des innovations concrètes: plastique fabriqué à partir de déchets agricoles, carburants durables, ou encore médicaments. Nous avons pour cela d’excellents chercheurs et des entreprises innovantes.”
“Monsieur le Président, chers collègues, ayons confiance! Ayons confiance en nos entreprises européennes d’intelligence artificielle et investissons dès maintenant les milliards d’euros nécessaires au développement de nos propres modèles d’intelligence artificielle avancée!”
“Je salue les annonces que vous avez faites, Madame la Commissaire, pour notre cybersécurité face aux dangers nouveaux que représente l’IA, et nous vous soutiendrons pour toute mesure nouvelle que vous prendrez pour renforcer notre indépendance européenne dans l’intelligence artificielle et la cybersécurité. 2-0305-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, désigner l’ETS comme le responsable de nos difficultés industrielles, c’est détourner le regard du vrai problème: notre dépendance aux énergies fossiles importées. L’ETS est l’outil climatique et industriel le plus puissant dont dispose l’Europe.”
“Veillons à ce que chaque euro issu de l’ETS serve cet objectif et ne vienne pas abonder les budgets nationaux des États membres. Quant à la future banque de la décarbonation, elle doit devenir une véritable banque européenne de l’électrification et de la souveraineté industrielle. 3-0231-0000”
“3-0096-0000 Christophe Grudler (Renew), réponse carton bleu. – Clairement, j'ai la solution avec l'accélérateur industriel dont je suis le rapporteur pour le Parlement, pour la commission ITRE. L'accélérateur industriel va nous permettre d'accélérer l'électrification.”
The complete record
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“La bioéconomie, c’est donc aussi une politique industrielle, une politique d’innovation et un levier essentiel pour renforcer notre autonomie stratégique. Transformons ce potentiel en emplois, en investissements et en production, ici, en Europe! 3-0396-0000”
“Monsieur le Président, la bioéconomie, ce sont des innovations concrètes: plastique fabriqué à partir de déchets agricoles, carburants durables, ou encore médicaments. Nous avons pour cela d’excellents chercheurs et des entreprises innovantes. Mais, trop souvent, les innovations naissent chez nous et sont industrialisées ailleurs, parce que nos entreprises ont toujours les mêmes obstacles, en Europe: des procédures trop longues, un accès au marché insuffisant et un marché européen trop fragmenté. Nous devons changer d’échelle. Il faut pour cela davantage d’investissement, avec le soutien de la BEI et du prochain budget européen. Il faut aussi des règles qui créent de vrais débouchés pour nos produits biosourcés et qui accélèrent la construction de nouvelles usines.”
“Je salue les annonces que vous avez faites, Madame la Commissaire, pour notre cybersécurité face aux dangers nouveaux que représente l’IA, et nous vous soutiendrons pour toute mesure nouvelle que vous prendrez pour renforcer notre indépendance européenne dans l’intelligence artificielle et la cybersécurité. 2-0305-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, ayons confiance! Ayons confiance en nos entreprises européennes d’intelligence artificielle et investissons dès maintenant les milliards d’euros nécessaires au développement de nos propres modèles d’intelligence artificielle avancée! La décision du président Trump de restreindre l’accès aux modèles américains d’IA les plus performants ne fait que confirmer ce que nous, libéraux et démocrates, dénoncions depuis son arrivée au pouvoir: un pays qui se sert de notre dépendance contre nous n’est pas un allié fiable. L’indépendance numérique doit être notre priorité, car c’est elle qui déterminera l’avenir de l’Europe.”
“Veillons à ce que chaque euro issu de l’ETS serve cet objectif et ne vienne pas abonder les budgets nationaux des États membres. Quant à la future banque de la décarbonation, elle doit devenir une véritable banque européenne de l’électrification et de la souveraineté industrielle. 3-0231-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, désigner l’ETS comme le responsable de nos difficultés industrielles, c’est détourner le regard du vrai problème: notre dépendance aux énergies fossiles importées. L’ETS est l’outil climatique et industriel le plus puissant dont dispose l’Europe. L’affaiblir, c’est ralentir l’électrification de notre économie au moment même où elle devient un impératif stratégique. Oui, le système doit évoluer, mais certainement pas en distribuant toujours plus de quotas gratuits, au risque de faire disparaître le signal-prix carbone. Sans ce signal, pourquoi investir dans l’électrification ou dans les technologies propres? Notre objectif doit être clair: sortir définitivement des fossiles importés. Cela passe par une accélération massive de l’électrification industrielle.”
“3-0096-0000 Christophe Grudler (Renew), réponse carton bleu. – Clairement, j'ai la solution avec l'accélérateur industriel dont je suis le rapporteur pour le Parlement, pour la commission ITRE. L'accélérateur industriel va nous permettre d'accélérer l'électrification. On attend avec impatience ce qui va nous être présenté au mois de juin. Aujourd'hui, dans l'industrie, 37 % des process sont électrifiés. On peut arriver à 80 % sans grande difficulté. Il faut renforcer également cette électrification sur les transports et, à ce moment-là, on aura, avec notre production électrique qui est déjà massive, qui est déjà importante, on aura davantage de développement de notre autonomie et de notre électricité décarbonée. 3-0097-0000”
“Madame la Présidente, au Moyen-Orient, une guerre que nous n'avons pas choisie dicte aujourd'hui le prix de notre énergie. Les factures s'envolent et ce sont les ménages les plus modestes, les PME et les agriculteurs qui en paient le prix chaque jour. La Commission veut accélérer – elle appelle même son plan AccelerateEU –, soit, mais pour accélérer, il faut avoir du carburant, et ce carburant, ce sont les financements massifs, qui manquent encore à l'appel. La réponse n'est pas de retourner dans les bras de Moscou ou de céder au chantage lamentable de Washington. Diversifier, oui, mais ce n'est qu'un palliatif, pas une stratégie. La vraie réponse, c'est de produire notre énergie chez nous, ici.”
“Madame la Présidente, rappel au règlement intérieur sur la base des articles 202 et 129: je dénonce les sanctions inacceptables prises par le président Trump et son administration contre l’ancien commissaire européen Thierry Breton et quatre leaders européens d’ONG. Nous avons appris que la Commission européenne a refusé de défendre pleinement le commissaire Breton, alors qu’il est attaqué pour des décisions prises dans le cadre de son mandat. Je regrette cette décision et j’appelle la Commission à défendre totalement chacun de ses serviteurs. Cette attaque américaine contre Thierry Breton est une attaque contre toutes nos institutions européennes. Réagissons fermement, ensemble, et en cohérence entre les institutions européennes! 1-0036-0000”
“Quelle erreur de l’avoir décalé de deux mois! Il faut oser une vraie préférence européenne, récompenser ceux qui travaillent ici, avec du contenu européen. Transformons une menace en opportunité industrielle, pour nos emplois et pour nos territoires! 2-0431-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, soyons clairs: l’avenir de l’automobile sera électrique. Pas seulement en Europe, partout dans le monde. Les constructeurs l’ont compris: ils ont investi des milliards d’euros. Revenir aujourd’hui sur l’objectif pour 2035 est un pari risqué. Cessons de croire au Père Noël: est-ce que ce sont les flexibilités qui vont sauver la filière automobile européenne? Évidemment, non. Arrêtons la démagogie: le problème n’est pas l’électrique. Le problème est que l’Europe n’a pas encore de vraie politique industrielle, au niveau tant de l’offre que de la demande. Il est temps d’en bâtir une et de renforcer trois piliers: la décarbonation, une base industrielle européenne solide et des prix abordables pour les consommateurs. Pour cela, il nous faut l’accélérateur industriel dès maintenant.”
“En mettant tout cela en œuvre, nous pourrons stabiliser le réseau, réduire les congestions et maîtriser les coûts. Mais soyons clairs, pour finir: sans accélération massive de l’électrification des usages, tout cela restera vain. Nous avons besoin d’un plan d’électrification dès maintenant. 2-0086-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je salue la présentation de ce train de mesures sur les réseaux européens. Nous l’appelions de nos vœux dans le rapport d’initiative porté par Renew; il était urgent d’agir. Dans certains États membres, plus de 6 000 projets attendent un raccordement: des projets renouvelables bloqués, des investissements gelés, faute d’infrastructures. Accélérer les permis est indispensable, mais ce n’est pas suffisant. Nous devons déployer massivement le stockage (batteries, hydrogène propre) ainsi que les solutions de flexibilité. Il faut aussi une véritable vision du système, qui passe par une vraie coordination des échanges avec les gestionnaires de réseau. Évitons les objectifs imposés d’en haut, qui seraient déconnectés des réalités du terrain.”
“Mais tirons-en la leçon, Monsieur le Commissaire, et ne remplaçons pas une dépendance par une autre. Le GNL américain ne doit pas devenir notre nouveau talon d’Achille. Restons maîtres de notre destin énergétique! 2-0024-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, 15 milliards d’euros: c’est ce que, collectivement, nous avons encore versé cette année à la Russie de Poutine en achetant son gaz. Quinze milliards d’euros, c’est trois fois le budget annuel d’Erasmus+; ce sont deux années d’Horizon Europe. Quinze milliards, c’est colossal, et soyons clairs: chaque euro dépensé pour du gaz russe, c’est un euro de plus pour financer une guerre meurtrière en Ukraine. Cela doit cesser. Le Parlement s’est battu pour cela, et nous avons obtenu une sortie totale et rapide du gaz russe d’ici 2027. C’est une victoire politique majeure! Quand les forces européennes travaillent ensemble, l’Europe avance. Par notre vote nous tournons une page historique: celle de notre dépendance à la Russie.”
“Pour éviter de foncer dans le mur, il faut passer des annonces au soutien réel, et les États, eux aussi, doivent investir, car trop de projets restent bloqués au stade de la démonstration sans jamais franchir l'étape industrielle. Nous devons accélérer, sécuriser les investissements, réduire le risque industriel et faire décoller nos technologies. Ce n'est pas seulement un enjeu climatique, c'est un enjeu industriel et de souveraineté. Produire nos carburants propres en Europe, c'est protéger nos emplois et notre indépendance. 4-0035-0000”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, nous allons vers une pénurie majeure de carburants durables. Nos ambitions sont fortes et nécessaires, mais le compte n'y est pas. Nous voulons 20 millions de tonnes de carburant durable pour l’aviation en 2035. Aujourd'hui, l'Europe en produit péniblement 1 million, soit 20 fois moins. Et ces carburants coûtent encore deux à trois fois plus cher que les carburants fossiles. Le plan d’investissement pour des transports durables est bienvenu, mais il arrive tard et il n'est pas aussi massif qu'annoncé, puisqu'une grande partie des 2,9 milliards est déjà engagée via le fonds d'innovation.”
“Les engagements pris envers les États-Unis sont incompréhensibles. Le GNL américain ne doit pas devenir notre nouveau talon d'Achille. Restons maîtres de notre destin, en Européens. 3-0514-0000”
“Monsieur le Président, tous les Européens se souviennent de la flambée de leur facture en 2022. Une crise provoquée par l'invasion de l'Ukraine et par le chantage énergétique de la Russie. En 2014 déjà, Poutine menaçait de couper le gaz à l'Europe. Nous ne pouvons plus vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de notre tête. L'énergie la plus sûre et la moins chère, c'est celle que nous produisons ici, en Europe. Cessons d'alimenter la machine de guerre russe et sortons du gaz et du pétrole russes dès 2026. Ce message fort est porté par une large majorité de ce Parlement, à l'exception des extrêmes évidemment. Ils n'ont de patriote que le nom, préférant défendre les intérêts du Kremlin plutôt que ceux des Européens. Enfin un message pour vous, Monsieur le Commissaire: ne remplaçons pas une dépendance par une autre.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, il est temps de passer à la vitesse supérieure pour sauver le secteur automobile européen et lutter contre une concurrence étrangère massive et sur-subventionnée. Soyons clairs, l'avenir de l'automobile sera électrique, pas seulement en Europe, mais aussi à travers le monde. La plupart des constructeurs l'ont bien compris. Les milliards d'euros investis ne doivent pas être gâchés. Il faut des lignes claires sur la durée pour encourager les investissements, mais il faut aussi permettre à toutes les technologies à zéro émission nette d'exister. Le vrai débat ne porte pas sur le délai fixé à 2035; il porte sur la manière de faciliter l'achat de voitures européennes. Osons une vraie préférence européenne.”
“Monsieur le Commissaire, il est regrettable que ce service par satellite, plus résistant, ne soit pas encore totalement déployé, alors que le système initial du PRS est en place depuis 2016. Je compte sur votre engagement pour accélérer ce PRS. Accélérons pour garantir notre indépendance sur les ondes et notre souveraineté dans les airs. 3-0461-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, chaque jour, des dizaines d'avions subissent des brouillages de la part de la Russie. De la Finlande à la France en passant par la Bulgarie, c'est une guerre des ondes, invisible, mais bien réelle. Une tentative d'intimidation qui vise à nous aveugler dans notre propre ciel. Ce n'est pas seulement le GPS américain qui est brouillé, c'est aussi notre GPS européen Galileo, plus performant encore. Mais l'Europe ne pliera pas, tout comme elle ne doit pas plier face aux intimidations des drones russes, ce matin, en Pologne. Nous avons une solution pour nous protéger, c'est le service public réglementé (PRS) de Galileo, conçu pour résister aux brouillages.”
“Par ailleurs, l'excellence scientifique n'est pas incompatible avec l'agenda stratégique de l'Union, bien au contraire. Les projets portés dans ce cadre peuvent, par leurs résultats, contribuer aux priorités de l'Union, du climat à la santé en passant par les technologies critiques et de rupture. Enfin, j'en appelle à toutes les universités, académies et centres de recherche européens: rejoignez le mouvement, ouvrez vos portes. 2-0021-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, fin mars, nous alertions déjà sur la situation aux États-Unis: coupes budgétaires massives, recul des libertés académiques, licenciements. Aujourd'hui, ses scientifiques cherchent un refuge. L'Europe a donc une opportunité unique: devenir le nouvel eldorado de la science libre. À cet égard, je salue l'initiative «Choose Europe» et l'annonce d'une enveloppe de 500 millions d'euros jusqu'en 2027, mais soyons clairs: les 22 millions d'euros du programme pilote, via l'action Marie Curie, ne suffiront pas. Ce programme pilote doit ouvrir la voie, oui, mais l'ouvrir vite, avec des procédures d'accueil simplifiées, une sélection rapide des projets et des perspectives de long terme pour celles et ceux qui veulent reconstruire ici leur avenir scientifique.”
“Ces prédateurs n'auront pas raison de la belle Europe, car nous, fervents défenseurs de la démocratie, saurons nous tenir prêts pour la protéger. Restons unis pour ne jamais oublier! Restons unis pour ne jamais répéter! 4-0085-0000”
“Monsieur le Président, le 8 mai marque la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe en 1945. Il est de notre devoir d'honorer la mémoire des soldats et de tous ceux qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la liberté et retrouver le chemin de la paix. Le 8 mai 1945 annonçait la victoire des Alliés sur le nazisme. N'oublions jamais les actes de barbarie dont ont été victimes les peuples d'Europe, perpétrés par des régimes autoritaires sans scrupule, avant et après 1945. Aujourd'hui, que voit-on, 80 ans après? Une montée en puissance des nationalismes, des autoritarismes, de la violence, des volontés d'hégémonie les plus primitives. Ils menacent directement la stabilité, la liberté et l'état de paix connus des citoyens européens. Ne reproduisons pas les erreurs du passé.”
“Je tiens à saluer la réactivité des gestionnaires de réseau français et espagnols. Quant aux causes de cette coupure, nous avons besoin que toute la lumière soit faite le plus rapidement possible. Ce qui est certain, cependant, c'est qu'avec davantage d'interconnexions et des réseaux plus robustes, une telle coupure ne pourrait pas se reproduire. 3-0281-0000”
“Madame la Présidente, je ne suis pas ici pour arbitrer le débat national espagnol, qui semble très véhément, mais 54 millions d'Européens qui se retrouvent dans le noir pendant près de 10 heures, ça intéresse toute l'Europe, afin que cela ne se reproduise jamais. Ce black-out inédit nous rappelle une vérité simple: l'électricité ne se stocke pas. L'offre doit toujours être égale à la demande. Pour garantir cet équilibre, il nous faut un bouquet énergétique varié, avec des énergies renouvelables, mais également avec de l'énergie hydraulique, ainsi qu'avec de l'énergie nucléaire. On ne peut pas empêcher le soleil de briller, ni le vent de souffler, mais on peut moduler un réacteur nucléaire ou un barrage hydraulique. En France, le dispositif de protection du réseau a permis d'éviter la propagation au reste de l'Europe.”
“Il faut aller plus loin et chercher d’autres financements, publics comme privés. Dear American researchers, European research needs you now. 1-0163-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, avec M. Trump, les chercheurs américains vivent un véritable cauchemar: budgets coupés, bourses supprimées, licenciements abusifs… Beaucoup envisagent de quitter leur pays. Ces attaques ne sont pas seulement financières, elles sont idéologiques. C’est une censure de la recherche sur le climat, sur la santé, sur les technologies de pointe, sacrifiée sur l’autel du populisme. Nous revoilà à l’époque de Galilée, où la science doit plier face au dogme d’un seul homme. L’Europe doit recueillir ces talents et devenir le bastion mondial de l’excellence scientifique et de la liberté académique. Offrons à ces chercheurs un avenir avec des financements et des perspectives. Les 22 millions d’euros annoncés pour le projet pilote sont une bonne chose, mais cela ne suffira pas.”