Stéphanie Yon-Courtin
Member of the European Parliament · Renew · FR
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Micallef, au Royaume-Uni, le gouvernement va interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans et, en ce moment, sous l’impulsion de la France, les pays du G7 portent une ambition forte pour protéger nos mineurs face aux risques numériques.”
“Agissez, Monsieur le Commissaire, pour immédiatement et efficacement lutter contre la conception ultra-addictive des plateformes, contre le cyberharcèlement, contre les dérives des chatbots de l’intelligence artificielle!”
“Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente exécutive européenne, ça y est, là Washington nous a débranchés. Depuis vendredi, le modèle IA le plus puissant d'Anthropic a été désactivé pour tous les non-Américains, au nom d'une conception floue et arbitraire de la sécurité nationale.”
“Jusqu'à ce qu'on nous coupe toutes les infrastructures pour paralyser nos transports, nos hôpitaux, nos paiements? Pourtant, l'Europe a les talents, l'Europe a le marché, elle a l'argent. Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de stopper la perfusion américaine et d'investir dans une IA européenne souveraine et éthique.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président exécutif Séjourné, il est regrettable que le Conseil qui représente les États membres ne soit pas présent ici aujourd'hui.”
“Pourtant, l'Europe reste sa propre ennemie. Notre frein, c'est notre fragmentation, cette frontière invisible entre nos 27 marchés. Imaginez que chaque fois qu'une start-up française va au Portugal ou qu'une PME polonaise s'installe en Allemagne, elle se heurte à l'équivalent de droits de douane de 44 % sur les biens et de 110 % sur les s…”
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“Agissez, Monsieur le Commissaire, pour immédiatement et efficacement lutter contre la conception ultra-addictive des plateformes, contre le cyberharcèlement, contre les dérives des chatbots de l’intelligence artificielle! Suspendez sans délai les plateformes fautives qui propagent et mettent en avant des pédocriminels chaque jour, chaque minute, chaque seconde! L’inaction contre les dangers des réseaux nous coûte des vies. Alors, combien d’automutilations et de suicides d’enfants allons-nous encore attendre? Agissons maintenant avant qu’il ne soit trop tard! Ce n’est pas une simple question… (La Présidente retire la parole à l'oratrice) 3-0124-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Micallef, au Royaume-Uni, le gouvernement va interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans et, en ce moment, sous l’impulsion de la France, les pays du G7 portent une ambition forte pour protéger nos mineurs face aux risques numériques. Mais l’Europe est à la traîne, et, parallèlement, nos pays européens sont prêts à passer à l’action, mais chacun de son côté. Pourtant, on le sait bien, c’est au niveau européen qu’il faut agir si on veut peser face aux géants du numérique. Alors, je le redis encore à la Commission: il faut fixer une majorité numérique européenne harmonisée et vérifiable au plus vite. Et agissez!”
“Jusqu'à ce qu'on nous coupe toutes les infrastructures pour paralyser nos transports, nos hôpitaux, nos paiements? Pourtant, l'Europe a les talents, l'Europe a le marché, elle a l'argent. Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de stopper la perfusion américaine et d'investir dans une IA européenne souveraine et éthique. Alors en 2022, j'appelais à un Buy European Tech Act. Cela faisait sourire. Aujourd'hui, tout le monde parle de préférence européenne. Allons donc plus loin sur l'union de l'épargne et de l'investissement pour booster nos pépites et nos champions avec de l'argent frais. 2-0068-0000”
“Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente exécutive européenne, ça y est, là Washington nous a débranchés. Depuis vendredi, le modèle IA le plus puissant d'Anthropic a été désactivé pour tous les non-Américains, au nom d'une conception floue et arbitraire de la sécurité nationale. Mais soyons honnêtes, la menace du kill switch qu'on redoutait tous est désormais réelle et, face à l'ultra-puissance des géants de la tech, le contrôle de l'État pourrait se justifier. Mais avouons que c'est assez comique, venant d'un gouvernement américain antirégulation de décider de contrôler. Et c'est inquiétant quand la mesure est prise de façon aussi arbitraire, sans consultation et sans préavis. Et l'Europe dans tout ça? Elle regarde. Elle subit. Elle est en état de vassalisation numérique. Alors la question est simple: jusqu'à quand?”
“Parce qu'une Europe fragmentée, ce sont des prix plus élevés, c'est moins de choix pour nos citoyens. Mais une Europe unifiée, ce sont des champions européens, c'est une autonomie stratégique et une puissance économique capable de rivaliser avec les géants américains ou chinois. Alors, «Une Europe, un marché», oui. Passons du slogan à la réalité. 3-0056-0000”
“Pourtant, l'Europe reste sa propre ennemie. Notre frein, c'est notre fragmentation, cette frontière invisible entre nos 27 marchés. Imaginez que chaque fois qu'une start-up française va au Portugal ou qu'une PME polonaise s'installe en Allemagne, elle se heurte à l'équivalent de droits de douane de 44 % sur les biens et de 110 % sur les services. Pour nos PME, ce sont 27 procédures, 27 fois plus cher et 27 fois plus long. Et ce n'est pas tout, nos marchés financiers fragmentés sont incapables de financer leur croissance. Résultat: nos entreprises européennes, quand elles grandissent, elles le font, mais hors d'Europe. C'est pourquoi nous avons besoin d'un 28ᵉ régime, un socle de règles européennes communes, identiques dans les 27 États membres.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président exécutif Séjourné, il est regrettable que le Conseil qui représente les États membres ne soit pas présent ici aujourd'hui. Alors, chers collègues, l'Europe ne manque ni de talents ni d'entrepreneurs, mais elle manque d'un vrai marché, un marché unique capable de transformer ce potentiel en emplois durables et en champions européens. Depuis février 2025, dix, dix paquets de simplification ont été lancés. Alors oui, il faut simplifier et vite. Car quand un entrepreneur passe 30 % de son temps à remplir des formulaires, ce n'est plus de la réglementation, c'est de l'obstruction. Mais attention, simplifier ne veut pas dire déréguler. Nos standards ne sont pas un obstacle à la compétitivité, ils en sont la condition, à condition justement qu'il n'y ait pas de surtransposition.”
“Dans ce contexte, l’Europe ne peut pas se satisfaire d’être une colonie numérique. Pendant que les menaces s’accélèrent, des États hostiles et des groupes criminels se préparent. Alors, quand allons-nous bâtir une vraie IA européenne souveraine? Car dans cette guerre numérique, la cybersécurité est un enjeu de souveraineté. Madame la Vice-présidente de la Commission européenne, l’Europe doit urgemment reconnaître les IA avancées comme des infrastructures stratégiques critiques, au même titre que les télécommunications ou l’énergie, et on doit construire une capacité européenne autonome de cybersécurité pilotée par l’IA pour réduire nos dépendances technologiques. 2-0084-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente de la Commission européenne Virkunnen, chers collègues, le physicien Stephen Hawking nous avait prévenus: l’IA pourrait être la meilleure ou la pire chose qu'il arrivera à l’humanité. Aujourd’hui, nous faisons face à une déferlante de cyberattaques toujours plus sophistiquées, plus rapides et plus autonomes. Et le cyber-risque n’a aucune frontière. Avec Anthropic et son modèle américain Mythos, certains parlent déjà d’une bombe atomique numérique, car ce modèle d’IA, le plus puissant au monde, est capable d’infiltrer et d’orchestrer des cyberattaques massives dans des infrastructures essentielles comme les hôpitaux, les banques, les transports. La boîte de Pandore est ouverte et d’autres modèles encore plus puissants suivront, comparables à des cyber-armes.”
“Nous devons aussi aller plus loin avec une majorité numérique européenne harmonisée et vérifiée au plus vite. En France, il existe aussi un numéro d'urgence contre le cyberharcèlement, le 3018; il faudrait le généraliser dans toute l'Europe. Monsieur le Commissaire Micallef, je sais à quel point vous êtes engagé. Chers collègues, soyons tous à la hauteur; mettons fin à l'ère de l'impunité des plateformes. La protection et les droits de nos enfants ne doivent jamais être négociables. 3-0297-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Micallef, chers collègues, aujourd'hui – des collègues l'ont déjà rappelé – un adolescent sur six est victime de cyberharcèlement et un sur huit reconnaît y avoir participé. C'est le premier motif d'appel aux lignes d'urgence en Europe. La liste des victimes s'allonge, mais l'impunité des plateformes continue elle aussi. Alors, je vous le demande, combien de nouveaux suicides et d'automutilations allons-nous laisser passer avant de réagir? La lutte contre le harcèlement en ligne doit devenir une véritable urgence de santé et de sécurité publique. L'heure n'est plus à la discussion avec les plateformes, mais à la sanction. Donc, face aux violations répétées, appliquons le DSA jusqu'au bout, avec la suspension temporaire des plateformes qui ne s'y conformeraient pas.”
“J'appelle la présidente von der Leyen à s'exprimer sur cette affaire et à laisser les services de la Commission conclure toutes les enquêtes et prendre les sanctions nécessaires au titre du DMA. Nos régulations ne sont pas à vendre. Aucune plateforme n'est au-dessus des lois. Madame la Vice-présidente Ribera, je salue votre engagement, rappelé aujourd'hui, pour appliquer le DMA; aujourd'hui, jour du premier examen publié du DMA. Chers collègues, défendons ensemble le DMA, quoi qu'il en coûte. Il en va bien sûr de la survie de nos entreprises européennes et de notre intérêt en tant que consommateurs. 2-0296-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, Madame la Vice-présidente Ribera, le débat porte forcément sur plus qu'une régulation numérique: c'est une garantie de notre souveraineté européenne. Pourtant, il y a quelques jours, le quotidien allemand Handelsblatt a rapporté que la Commission européenne aurait décidé d'épargner Google d'une amende record pour non-respect du DMA – la première amende contre Google – sur le moteur de recherche pour ménager ses relations avec l'administration Trump. Si ces révélations se confirment, elles sont inacceptables. Encore une fois, je dénonce la politisation des dossiers numériques à la Commission. Elle nous affaiblit face aux big tech au pire moment. Pendant ce temps, les géants du numérique continuent de verrouiller la concurrence et écrasent notre marché et nos entreprises.”
“La future loi sur la stratégie d'investissement de détail permettra de sanctionner les finfluenceurs et de les inscrire dans un registre européen. Mais au niveau national, les États membres doivent également faire leur part. Aujourd'hui, si l'Europe commence à réguler les finfluenceurs, demain, nous devons aller plus loin avec une vraie loi sur les influenceurs, parce que le niveau pertinent est bien l'Europe, puisque le numérique ne connaît pas de frontières. 1-0201-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, emprunter, préparer sa retraite, remplir sa déclaration d'impôts: autant de gestes du quotidien, mais qui nous apprend finalement à les maîtriser? L'école enseigne les maths, mais pas la gestion de son argent. Résultat: trop de décisions se prennent à l'aveugle. Mais l'urgence est là, surtout pour les jeunes, car la génération Z ne va plus voir son banquier. Elle s'informe sur YouTube, Instagram ou TikTok et, là, ils tombent sur des «finfluenceurs», ces conseillers financiers 2.0 avec un discours simpliste: «Vous pouvez devenir milliardaire en un clic», souvent grâce aux cryptos. Résultat: un jeune sur deux a déjà été victime d'arnaques en ligne. Alors oui, il est temps d'agir et je remercie ma collègue Lídia Pereira pour ce rapport. L'Europe agit en mettant fin à l'impunité en cas d'arnaque.”
“Pas question de surveillance massive, aucun balayage indiscriminé des messages privés et le chiffrement de bout en bout doit rester intact. La sécurité ne doit pas se faire au détriment de la vie privée des citoyens. Notre priorité est claire: protéger les enfants avec des outils ciblés, une prévention solide, un accompagnement des victimes et des plateformes sûres. La protection des mineurs doit s'appliquer aussi en ligne. Et chaque jour compte. Agissons maintenant pour que les enfants puissent naviguer sur Internet sans danger. 3-0211-0000”
“Monsieur le Président, 20 millions – 20 millions, c'est le nombre de signalements d'abus sexuels sur enfants en ligne en 2024. Chaque jour, des milliers d'enfants, nos enfants, sont exposés à des prédateurs sur la plateforme. Derrière le contenu virtuel, ce sont de vraies vies, des enfants manipulés, traumatisés et parfois détruits à jamais. On l'a vu hier dans cet hémicycle. Si nous n'agissons pas, les réseaux sociaux et les applications de messagerie peuvent devenir des pièges mortels. C'est pourquoi nous demandons un cadre juridique harmonisé et durable, capable de protéger tous les enfants dans toute l'Union européenne, aussi bien dans la vie réelle que sur Internet, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux et une protection solide des données personnelles.”
“France, Portugal, Danemark, Espagne, Grèce, Autriche, Slovénie, tous les États membres, tous ceux-là, proposent leurs lois, leurs lois pour une majorité numérique. Maintenant, la Commission européenne doit passer à l'action et décréter une majorité numérique européenne harmonisée. Dans la jungle numérique, chacun peut construire sa petite clôture, mais face à des plateformes sans frontières, seule l'Europe peut bâtir un véritable rempart. Madame la Commissaire, nous comptons sur vous. 2-0382-0000”
“Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente exécutive de la Commission européenne, chers collègues, en septembre 2024, Clément, 15 ans, vient d'entrer au lycée. Quelques heures avant de se jeter d'un pont pour se suicider, il reçoit ce message sur WhatsApp, je cite: «T'as fini ton suicide de merde?» Après sa mort, sa mère découvre dans son téléphone des traces de cyberharcèlement sur Snapchat, Discord, Instagram, TikTok, des algorithmes qui, alors qu'il allait mal, lui proposaient toujours plus de contenus liés au suicide. On est tous d'accord, le numérique est une jungle où nos enfants sont seuls et sans défense. Pendant des années, on a laissé les plateformes dicter les règles du jeu. Résultat, le cyberharcèlement déferle sur tous les réseaux sociaux et il faut dire: stop!”
“La BCE est la preuve qu'une institution indépendante peut être responsable et audacieuse. Fidèle à son mandat, elle a légitimé des priorités essentielles: en améliorant la prise en compte des risques climatiques par les banques; en défendant la souveraineté européenne par un soutien à l'euro numérique, à l'union de l'épargne et de l'investissement; en promouvant, comme vous le faites, sans relâche, la place des femmes en finance, car le chemin reste long, à la BCE comme dans cet hémicycle. Aujourd'hui plus que jamais, nous devons protéger l'indépendance de la BCE. Madame la Présidente, nous comptons sur vous pour garder ce cap. (L'oratrice accepte une question carton bleu) 1-0111-0000 Manon Aubry (The Left), question «carton bleu».”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Dombrovskis, Madame la Présidente Lagarde, le monde bancaire est lui aussi touché par la «vague Trump». Les États-Unis défient la démocratie et intimident, jusque dans leurs propres banques centrales. Si les États-Unis veulent jouer à la loi du plus fort, rappelons-le: nous sommes 450 millions d'Européens face aux 340 millions d'Américains. Aujourd'hui plus que jamais, la Banque centrale européenne joue un rôle clé sur la stabilité en Europe et dans le monde. En matière bancaire, monétaire, comme pour les autres politiques européennes, l'Europe ne doit pas céder aux intimidations. Une ligne que vous incarnez, Madame la Présidente Lagarde, et que vous avez défendue avec fermeté récemment à Davos face aux attaques américaines contre l'Europe. Bravo!”
“Soyons clairs, la proposition de la Commission européenne est en-dessous de nos ambitions. On espérait un partage équitable pour que les grandes plateformes qui saturent nos réseaux contribuent à leur financement. Et à la place, on a des lignes directrices et un mécanisme volontaire. Ce n'est pas à la hauteur. Et si nous voulons des champions européens des télécoms, il faut faire évoluer nos règles de concurrence. Face aux grands prédateurs du numérique, l'Europe doit accélérer, investir et protéger sa souveraineté, sinon elle restera spectatrice pendant que d'autres écrivent les règles du jeu. C'est actuellement le projet de Donald Trump. Ne le laissons pas gagner. 3-0285-0000”
“Madame la Présidente, il est dommage que la commissaire Virkkunen en charge de ce sujet soit partie en plein débat. À l'ère des réseaux sociaux, de l'IA, de la 5G, le marché européen des télécoms roule avec le frein à main et il est temps de changer de vitesse pour révolutionner notre marché européen des télécoms car il est trop fragmenté, pas assez rentable, menacé d'être englouti par les géants américains et chinois. Le Digital Networks Act doit donc être ce choc de simplification dont l'Europe a besoin. Moins de paperasse, des règles plus équitables et un cadre qui relance enfin l'investissement dans nos réseaux. Mais avancer plus vite ne veut pas dire renoncer à nos principes. La neutralité du net doit être sanctuarisée. C'est la garantie d'un internet ouvert et équitable pour tous.”
“Quand une IA humilie les femmes et sexualise des enfants, ce n'est pas la liberté d'expression, c'est de la violence technologique. Les deepfakes sexuels ne sont pas seulement des images, ce sont des violences sexuelles numériques, et quand des mineurs sont concernés, c'est du contenu pédopornographique. L'Europe a une loi: le DSA. Thierry Breton la connaît bien. Enquêtes, sanctions et, s'il le faut, suspension de Grok. Il n'y a pas de zone de non-droit numérique, pas même quand on s'appelle Elon Musk, pas même quand on est américain. Réagir ne suffit pas, il faut agir. 2-0056-0000”
“Quand nous n’appliquons pas nos propres lois, on laisse le champ libre aux manipulations des plateformes. Nos «amis» américains appellent à abolir l’Union européenne, mais soyons clairs: si Donald Trump et Elon Musk sont furieux, c’est parce que nous faisons enfin notre travail. Mais ce n’est pas suffisant: la Commission européenne doit aller plus loin et sanctionner les plateformes lorsqu’elles piétinent nos lois. Pour nos citoyens, pour l’intégralité et l’intégrité de nos démocraties, il est temps de nous défendre. Alors agissons maintenant! 4-0084-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, nos démocraties ne sont plus attaquées à coups de missiles, mais à coups d’algorithmes. Les algorithmes sont devenus des armes politiques capables de manipuler des millions de citoyens et de faire basculer le résultat d’une élection en quelques heures. Aujourd’hui, les attaques en ligne sont les nouvelles armes de destruction massive 2.0 de nos démocraties européennes. Les plateformes nous disent qu’elles sont neutres: c’est faux! Leurs algorithmes favorisent les colères et la peur, et c’est le carburant idéal pour la désinformation. En 2022, l’Europe a tracé une ligne rouge. Avec le DSA, ce qui est illégal hors ligne est illégal en ligne. Mais un bouclier, dans un bel étui, ne protège personne.”
“La Commission européenne doit activer sans délai tous les leviers, et il faut garantir en urgence un filet de sécurité pour les pêcheurs les plus impactés. Surtout, préparons l'avenir avec une politique des pêches améliorée, une meilleure prise en compte du changement climatique, des aides simplifiées pour moderniser et décarboner la flotte pour nos pêcheurs, nos littoraux, nos régions. Ayons le courage de prendre les décisions qui s'imposent. 3-0452-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, à deux semaines des négociations finales sur les quotas entre États membres, nous sommes très inquiets. Pour certaines espèces, c'est l'alerte rouge. On redoute une baisse de 70 % des quotas de maquereaux en 2026. Dans les territoires comme chez moi, en Normandie, les pêcheurs vont subir de plein fouet ces décisions et c'est toute une filière qui se retrouve en danger. Mais on navigue en pleine injustice. Nos pêcheurs s'efforcent de pratiquer une pêche vertueuse, respectueuse de la ressource et, pendant ce temps, le Royaume-Uni entrave l'accès à ses eaux et d'autres, comme la Norvège, se gavent avec une surpêche qui vide la ressource et se répercute sur nos flottes. Cette concurrence déloyale a assez duré. Alors, défendons enfin nos intérêts, protégeons nos pêcheurs.”
“Nous sommes prêts à engager le bras de fer pour garantir des moyens à la hauteur de notre objectif de souveraineté alimentaire. On dit souvent que nos régions ont du talent. Chez moi, en Normandie, ce talent a le goût du lait, du cidre et des produits de la mer. Alors si vous les aimez, il faut les protéger. Car nous sommes fiers de notre production locale et des professionnels qui travaillent dur pour nous nourrir, et c'est pour eux que nous devons nous battre. 2-0317-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, en France, un agriculteur se suicide tous les deux jours. C'est un cri d'alerte, un cri de désespoir auquel nous devons répondre. Nos agriculteurs n'en peuvent plus: trop de règles, trop peu de revenus, trop d'injustice dans les négociations commerciales. Certes, les textes que nous votons cette semaine sont une première réponse: plus de simplification, plus de protection, plus de reconnaissance du travail. Mais il nous reste beaucoup d'autres batailles à mener. En ce qui concerne le Mercosur et les États-Unis, nos accords commerciaux ne doivent pas se faire en sacrifiant notre agriculture, mais en accompagnant nos filières menacées. Pour la prochaine PAC, le budget en baisse de 20 % n'est pas acceptable.”
“Des règles qui protègent 450 millions d'Européens, et toutes les entreprises, tous les citoyens, sans exception. Donc, les États-Unis de Donald Trump voient nos réglementations et nos valeurs comme des attaques et répondent par le chantage tarifaire. Cela ne peut plus durer. Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas continuer à défier nos lois, à fragiliser nos entreprises et à mettre nos citoyens en danger. Si Trump veut jouer au cowboy, l'Europe doit rappeler qu'ici c'est elle qui est le shérif. 3-0528-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire McGrath, chers collègues, le dernier deal de l'OCDE était clair, pourtant: les multinationales doivent payer là où elles font leurs profits. C'est une question de justice fiscale. Mais, depuis le retour de Donald Trump, l'équilibre mondial vacille et les négociations multilatérales sont à l'arrêt. L'Europe ne peut pas continuer à baisser la tête chaque fois que Trump hausse le ton. Le temps n'est plus à la peur, mais au courage et à l'action. Taxer les géants du numérique, ce n'est pas juste collecter de l'argent, c'est aussi une question de souveraineté numérique. Les collègues l'ont déjà rappelé, mais il faut le redire. Mais cela ne s'arrête pas à la taxation des grandes entreprises technologiques. Trump défie toutes nos règles numériques.”
“Mais quand une plateforme devient un outil d’ingérence et de haine, elle cesse d’être un réseau social pour devenir une arme politique. Si certaines plateformes ne veulent pas l’entendre, alors c’est leur responsabilité. Leurs algorithmes ne peuvent plus être des boîtes noires pour amplifier la désinformation ou la polarisation. Faire respecter le DSA, c’est protéger nos valeurs européennes, la diversité de nos opinions et, justement, notre souveraineté européenne. C’est un signal clair: en Europe, les droits des citoyens priment sur les intérêts d’une poignée d’oligarques du numérique. Alors, Madame la Vice-Présidente de la Commission européenne, n’ayez pas la main qui tremble: appliquez la loi, toute la loi, rien que la loi. 2-0108-0000”
“Madame la Présidente, le règlement sur les services numériques (DSA) est un outil essentiel pour garantir que notre espace numérique reste un lieu sûr. Mais son efficacité repose sur son application stricte: celle de nos règles, que nous, représentants de 450 millions de citoyens européens, avons fixées, et qui s’appliquent à toutes les plateformes qui opèrent sur notre marché, indépendamment de leur nationalité. N’en déplaise à MM. Musk et Zuckerberg, qui soufflent à l’oreille de Donald Trump de déréguler et qui menacent l’Europe de représailles si elle osait sanctionner. Oui, chacun est libre de penser et de s’exprimer librement, quoi qu’en disent les pseudo-souverainistes européens, qui confondent censure et lutte contre la manipulation de l’information.”