Philippe Olivier
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Madame la Présidente, le débat sur le logement est un débat de toute première importance. Un débat politique qui a certainement lieu d'être, mais pas dans cette enceinte.”
“Aux Pays-Bas, se met en place une politique de division de logements pour faire de la place aux nouveaux arrivants. La dernière raison pour laquelle il vaut mieux que vous ne vous occupiez pas du logement, c'est que, dès que l'Union européenne s'occupe d'un sujet – par exemple le charbon, l'acier, les vaccins, l'énergie, l'automobile –, ç…”
“Monsieur le Président, vous avez fait voter, en fin de mandature précédente, le pacte des migrations. Ce pacte, élaboré dans un climat immigrationniste, apparaît aujourd’hui totalement décalé.”
“La Commission ne peut pas ignorer ces signes politiques convergents et maintenir un pacte qui, dans sa philosophie et ses buts, n’est plus adapté.”
“Monsieur le Président, sous prétexte de mobilité militaire, présentée presque comme un problème administratif, vous faites avancer un autre projet: celui d’une armée européenne, dont vous parlez presque ouvertement.”
“Monsieur le Président, après avoir manqué tous les virages technologiques du XXIᵉ siècle, l'Europe s'apprête à rater un nouveau tournant, celui des carburants durables. L'Union impose aux industriels de l'aérien comme du maritime des objectifs contraignants de production de biocarburants, et c'est heureux.”
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“Aux Pays-Bas, se met en place une politique de division de logements pour faire de la place aux nouveaux arrivants. La dernière raison pour laquelle il vaut mieux que vous ne vous occupiez pas du logement, c'est que, dès que l'Union européenne s'occupe d'un sujet – par exemple le charbon, l'acier, les vaccins, l'énergie, l'automobile –, ça se finit en effondrement général. 2-0073-0000”
“Madame la Présidente, le débat sur le logement est un débat de toute première importance. Un débat politique qui a certainement lieu d'être, mais pas dans cette enceinte. D'abord parce que l'Union européenne ne dispose pas de la compétence en matière de logement et que c'est là un nouvel exemple d'usurpation de compétence de la part de la Commission. La deuxième raison, qui n'est pas juridique, mais politique, c'est que vous jouez les pompiers pyromanes. Alors que vous déplorez le manque de logements, vous organisez sur toute l'Europe la venue de millions de migrants, avec pour obligation, parmi d'autres, pour les États, de les loger, c'est-à-dire de leur consacrer une part, voire l'intégralité, des logements sociaux disponibles. En France, un guide a été envoyé aux maires pour l'installation de migrants dans les zones rurales.”
“La Commission ne peut pas ignorer ces signes politiques convergents et maintenir un pacte qui, dans sa philosophie et ses buts, n’est plus adapté. Dans ces circonstances, il est temps de prendre acte du retournement politique en Europe et de revoir la philosophie du pacte des migrations, pour diriger la coopération européenne non vers davantage d’immigration, mais vers un contrôle extrêmement strict des flux migratoires. 3-0251-0000”
“Monsieur le Président, vous avez fait voter, en fin de mandature précédente, le pacte des migrations. Ce pacte, élaboré dans un climat immigrationniste, apparaît aujourd’hui totalement décalé. Un nombre croissant de pays expriment leur intention de réduire leur immigration, comme l’Allemagne, voire de ne pas appliquer le pacte, comme la Pologne ou la Hongrie. D’autres se défaussent en demandant des dérogations. On comprend qu’elles ne sont pas de circonstance, mais qu’elles sont éminemment politiques. Au fil des élections – et encore ce week-end au Portugal –, les opinions publiques des pays d’Europe montrent leur exaspération croissante vis-à-vis d’une immigration dont elles ne veulent plus et qu’elles considèrent comme une menace existentielle pour leur pays.”
“Monsieur le Président, sous prétexte de mobilité militaire, présentée presque comme un problème administratif, vous faites avancer un autre projet: celui d’une armée européenne, dont vous parlez presque ouvertement. Le permis unique de passage se comprend comme le moyen, pour la Commission, de décider de la mobilité militaire en Europe; et donc d’obliger les pays à accepter, même contre leur gré, le mouvement de troupes. Le second projet, c’est celui de la guerre, que vous préparez avec une minutie et une irresponsabilité déconcertantes. Vous annoncez déjà trois niveaux de mobilisation: le temps de paix, le temps de crise, le temps de guerre. On voit où vous voulez nous mener… Les lignes de front sont d’ores et déjà fixées: au bout de vos corridors – l’Ukraine, la Moldavie, les Balkans.”
“Je viens de France, un pays de tradition colbertiste, et je crois impératif que l'Europe soutienne et accompagne vraiment sa filière de carburants durables en aidant tous les acteurs – armateurs, compagnies aériennes et énergéticiens – pour bâtir une vraie stratégie industrielle souveraine. 4-0021-0000”
“Monsieur le Président, après avoir manqué tous les virages technologiques du XXIᵉ siècle, l'Europe s'apprête à rater un nouveau tournant, celui des carburants durables. L'Union impose aux industriels de l'aérien comme du maritime des objectifs contraignants de production de biocarburants, et c'est heureux. Mais elle ne donne aucun moyen de les réaliser. Elle réglemente, surréglemente, mais ne planifie pas. Elle lance des objectifs en l'air, mais n'investit pas. Avec sa logique ultralibérale, elle laisse le marché faire. Conséquence: la Chine s'impose sur le secteur, prend le monopole des moyens de production, par exemple avec l'électrolyse. Votre laissez-faire, votre laissez-aller installent pour l'Europe de nouvelles dépendances.”
“Vous professez que la solution serait dans la normalisation et non dans l'innovation, dans l'interdiction et non pas dans la production, dans la bureaucratisation et non dans la simplification. Bref, pour faire entrer l'Europe dans le troisième millénaire technologique, dans un monde sans pitié, c'est tout votre logiciel qu'il faut repenser. 3-0199-0000”
“Monsieur le Président, sous la tutelle de l'Union européenne, les pays d'Europe ont manqué tous les tournants technologiques: le portable, les écrans, les véhicules électriques, les nanotechnologies, l'espace, la robotique, le cloud, le numérique, l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, et j'en passe. Le problème réside dans les principes qui vous animent: la vision mondialiste, quand le monde entier s'est engagé dans la voie du protectionnisme, de la recherche et de la production; la logique de décroissance dont vous avez fait votre modèle tandis que les États-Unis, avec MAGA, nous lancent un défi de puissance; la logique bureaucratique, quand il faut libérer les énergies et la créativité productrice. Vous n'avez pas tenu la promesse de progrès qui a été la vôtre parce que vous avez renoncé au progrès même.”
“Vous ne trahissez pas seulement la promesse de paix, la lettre des traités, mais également l’exigence de démocratie quand vous admettez l’interdiction de chaînes de télévision en France, ou quand vous cautionnez l’annulation d’élections dès lors qu’elles vous sont défavorables, comme en Roumanie. L’Union révèle en réalité sa vraie nature: celle d’un empire qui – c’est l’essence des empires – repose sur une quête insatiable d’expansion territoriale, juridique et politique. La raison et l’indispensable respect des peuples, comme les leçons de l’histoire, devraient vous rappeler que cette feuille de route impériale est vouée à l’échec. 3-0232-0000”
“Monsieur le Président, mes chers collègues, construite sur une prétendue promesse de paix, l’Union européenne se mue peu à peu en actrice de guerre. Avant même de consulter le Parlement, dont l’activité est en réalité cosmétique, la Commission se barricade dans une posture belliciste quand les circonstances exigent la paix. Pis, vous entretenez des guerres dans le monde, par exemple en vous faisant la receleuse des matières premières pillées par le Rwanda au Congo. Chaque crise est l’occasion de s’accaparer des prérogatives indues, en dehors même du cadre juridique des traités.”
“L'attractivité de ces métiers tient également à la réduction de la pénibilité et l'on pense évidemment à un grand plan d'équipement appuyé sur l'IA et sur la robotique. Aux côtés de nos États, qui sont seuls compétents en matière de santé, l'UE est invitée à soutenir la recherche sur ces sujets ainsi qu'évidemment à mettre en œuvre des applications novatrices et concrètes au service de ces métiers. 2-0230-0000”
“Monsieur le Président, si l'immigration était la seule solution aux métiers en tension, cela fait belle lurette qu'il n'y aurait plus de métiers en tension. Croire que l'immigration pourrait répondre à la pénurie de main-d'œuvre dans le domaine de la santé est une illusion. Elle est même la pire des solutions, car l'exploitation d'une main-d'œuvre étrangère peu regardante n'aura pour effet que de maintenir dans le secteur des soins de santé des salaires peu attractifs, des conditions de travail difficiles, une pénibilité non résolue. La solution tient, à l'inverse, dans l'amélioration des conditions de travail, notamment salariales. Si cela s'avère coûteux, ce sera pour nos pays un choix de société que, pour notre part, nous sommes prêts à assumer.”
“Sans cela, la révolution des nouveaux carburants surviendra, certes, mais hors de l'Europe, et surtout à son détriment. 1-0199-0000”
“Monsieur le Président, les carburants alternatifs sont l'illustration d'une certaine inconséquence de l'Union européenne. Vous édictez des règles, les imposez à nos filières, en l'occurrence l'aérien et le maritime, puis vous laissez le marché décider. Le résultat, ce sont des filières qui ne savent pas à quels procédés techniques se vouer, des infrastructures, par exemple dans les aéroports, dont vous ne vous préoccupez pas, mais surtout des filières de production qui profitent aux Chinois, comme par exemple la phase d'électrolyse pour certains carburants. Que dire des distorsions de subventions? Quand les USA subventionnent à 3 tout le secteur, vous, vous subventionnez à 0,5 en étant exagérément sélectifs. L'Europe doit rapidement sortir de sa naïveté et protéger ses industries émergentes en mettant en œuvre une protection économique.”
“Madame la Présidente, chers collègues, vous avez fait de l’immigration une religion parce que l’activité criminelle des passeurs servait votre objectif idéologique. Vous avez fermé les yeux sur leurs méfaits et même dépénalisé toute complicité avec eux. Vous en avez quasiment fait des auxiliaires de votre projet migratoire, en répartissant les rôles avec les ONG complices. C’est le syndrome de Cologne, ou des viols de masse en Grande-Bretagne: comme il s’agit d’immigration, on refuse de voir la réalité pénale et même humaine. C’est une faute morale, parce qu’il n’y a rien de pire que les trafiquants d’êtres humains, qui asservissent, violent, tuent ou sont capables de jeter les gens à la mer.”