Raphaël Glucksmann
Member of the European Parliament · S&D · FR
“Monsieur le Président, chers collègues, la guerre en Iran a été décidée sans nous et, pourtant, nous en payons le prix chaque jour. Pourquoi? Parce que nous sommes drogués au gaz et au pétrole.”
“La sortie du gaz et du pétrole est un impératif climatique, mais c'est aussi un enjeu de défense, une exigence de souveraineté et une nécessité économique et sociale. Alors, je vous regarde ici avec solennité, à droite et à l'extrême droite. Arrêtez votre guerre contre le Green Deal.”
“Monsieur le Président, chers collègues, n'oublions pas le peuple iranien, n'oublions ni son courage ni sa souffrance. Le régime veut massacrer à huis clos et transformer une grande nation en vaste cimetière. Soyons ici la chambre d'écho des voix que la dictature veut étouffer et agissons enfin.”
“Monsieur le Président, chers collègues, le moment de l'indépendance européenne est venu. Oui, le moment est venu de mettre en place un plan de bataille pour la souveraineté de l'Europe.”
“Notre message aux gouvernements européens est donc simple: assez, assez de passivité, assez de mollesse, assez de faiblesse. Soutenez enfin ce peuple héroïque dont le seul crime est de vouloir vivre libre.”
“Monsieur le Président, chers collègues, il est minuit moins une pour l’Europe. Face à la guerre russe, face à la trahison américaine, face à l’offensive chinoise contre nos productions, le moment est venu d’affirmer la souveraineté européenne; le moment est venu de bâtir notre souveraineté militaire, notre souveraineté énergétique, notre…”
The complete record
Every one of 35 lines we hold for Raphaël Glucksmann, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account.
“La sortie du gaz et du pétrole est un impératif climatique, mais c'est aussi un enjeu de défense, une exigence de souveraineté et une nécessité économique et sociale. Alors, je vous regarde ici avec solennité, à droite et à l'extrême droite. Arrêtez votre guerre contre le Green Deal. Arrêtez de vous mobiliser contre le climat, car vous vous mobilisez contre la liberté de l'Europe. Arrêtez de remettre en cause nos objectifs climatiques, car vous attentez ainsi à notre souveraineté et à notre indépendance. Ce que nous n'avons pas su faire par conscience écologique, Trump et Poutine nous obligent à le faire chaque jour. La révolution écologique est la condition de la liberté européenne. 3-0022-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, la guerre en Iran a été décidée sans nous et, pourtant, nous en payons le prix chaque jour. Pourquoi? Parce que nous sommes drogués au gaz et au pétrole. Cette addiction nous rend dépendants d'énergies que nous ne contrôlons pas et de décisions de dirigeants étrangers sur lesquels nous n'avons aucune influence. La guerre de Trump nous a déjà coûté 30 milliards d'euros, et c'est la deuxième fois en cinq ans que nous nous prenons le mur des fossiles en pleine tête. Le choc déclenché par le chantage gazier de Vladimir Poutine en 2021, puis par l'invasion de l'Ukraine, aura coûté 600 milliards d'euros à l'Europe et 100 milliards à la France. Alors, soyons clairs, nous ne pouvons plus nous payer le luxe de retarder notre révolution énergétique.”
“Monsieur le Président, chers collègues, le moment de l'indépendance européenne est venu. Oui, le moment est venu de mettre en place un plan de bataille pour la souveraineté de l'Europe. Le moment est venu d'arrêter les courbettes et d'assumer le rapport de force avec Trump, en activant l'instrument anti-coercition et en ciblant les grandes plateformes américaines. Le moment est venu de faire de la souveraineté l'horizon de toutes nos politiques européennes. Défense, énergie, numérique, industrie stratégique, culture, dans tous les domaines c'est le moment de sortir de nos dépendances et de bâtir cette puissance européenne autonome qui seule, nous permettra de vivre libre. Deux destins s'offrent à nous: être les paillassons de Trump, de Poutine, de Xi ou bien construire enfin une Europe souveraine et autonome.”
“Notre message aux gouvernements européens est donc simple: assez, assez de passivité, assez de mollesse, assez de faiblesse. Soutenez enfin ce peuple héroïque dont le seul crime est de vouloir vivre libre. Ciblez ces bourreaux et inscrivez le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Vive l'Iran libre! 2-0362-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, n'oublions pas le peuple iranien, n'oublions ni son courage ni sa souffrance. Le régime veut massacrer à huis clos et transformer une grande nation en vaste cimetière. Soyons ici la chambre d'écho des voix que la dictature veut étouffer et agissons enfin. Nous exigeons dans ce Parlement l'inscription du corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne depuis janvier 2023. Janvier 2023 et ce n'est toujours pas fait. Trois ans et certains pays bloquent encore, dont le mien, la France. Disons-le clairement: c'est une honte et cela doit changer immédiatement. Oui, les gardiens de la révolution sont terroristes: ils sont terroristes en Iran, ils sont terroristes dans l'ensemble de la région et ils sont terroristes jusque sur le sol européen lui-même.”
“Monsieur le Président, chers collègues, il est minuit moins une pour l’Europe. Face à la guerre russe, face à la trahison américaine, face à l’offensive chinoise contre nos productions, le moment est venu d’affirmer la souveraineté européenne; le moment est venu de bâtir notre souveraineté militaire, notre souveraineté énergétique, notre souveraineté industrielle; le moment est venu d’imposer la préférence européenne dans toutes nos politiques publiques et d’assumer une véritable déclaration d’indépendance européenne! Dans ce moment de bascule, nous devons confronter les voix de la capitulation qui résonnent au cœur de cette enceinte. Oui, vous, à l’extrême droite, vous êtes des patriotes de pacotille, qui, depuis le début de ce débat, prônez la soumission à Trump et à Poutine.”
“Il y a deux semaines, des drones ont survolé l'entreprise Eurenco, qui produit la poudre pour les munitions utilisées par l'armée française. Il ne s'agit pas d'incidents isolés, mais d'une offensive généralisée. Face à cette offensive, notre réaction doit être plus rapide, plus forte, plus coordonnée. Il nous faut investir massivement dans nos capacités de défense antiaérienne, nos flottes de drones, notre défense antidrones et notre cybersécurité. L'Ukraine n'est qu'une étape, comme la Géorgie avant elle. Le moment est venu de sortir la tête du sable et de défendre nos démocraties avec plus de vigueur. 3-0268-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, la guerre russe contre l'Europe se matérialise sur le front ukrainien, mais elle ne se limite pas à ce front. Cela fait des années que Poutine a déclenché une guerre hybride contre nos démocraties. Jusqu'ici, la réponse européenne a été d'une faiblesse insigne. Depuis l'invasion du 24 février 2022, 150 opérations majeures de déstabilisation russes ont été recensées sur le territoire de l'Union, dont plus de 40 en France. La Russie attaque nos infrastructures stratégiques, nos hôpitaux, nos fournisseurs d'énergie, nos usines de production d'armement. Les avions et les drones russes violent l'espace aérien européen en Estonie, en Pologne, en Roumanie. De Bruxelles à Copenhague, des aéroports sont momentanément fermés.”
“Alors si nous voulons réellement la paix en Europe, il faut être cohérents et soutenir bien plus encore que ce que nous le faisons la résistance ukrainienne, car son combat c'est aussi le nôtre. 3-0291-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, ce que M. Trump, M. Orbán et les relais de leurs gouvernements dans ces bancs appellent la paix, ce n'est que la capitulation. Quand vous cédez au tyran qui déclenche les guerres, vous n'apportez pas la paix, vous ne faites qu'attiser son appétit et vous ne faites que hâter la prochaine agression. Mais il n'y a rien à attendre de vous. Par contre, il y a à attendre beaucoup plus des dirigeants européens. Parce que oui, ils ont raison de s'inquiéter de Donald Trump, de Viktor Orbán. Mais que font-ils, eux? Les 210 milliards d'avoirs publics russes présents en Europe sont-ils saisis au moment où je vous parle? Les missiles Taurus sont-ils livrés? Total a-t-il cessé d'être le premier importateur mondial de gaz naturel liquéfié venant de Russie? Non.”
“L'accord trouvé sur l'EDIP est un premier pas sur le chemin de la souveraineté européenne. Les fonds européens doivent désormais bénéficier aux industries européennes. Les décisions sur la sécurité européenne doivent être prises en Europe, par des Européens. C'est la seule manière d'assurer notre sécurité et de vivre libres. 3-0036-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, sommes-nous prêts? Alors que les avions et les drones russes violent quotidiennement notre espace aérien, sommes-nous prêts à défendre l'Europe contre les attaques présentes et à venir de la tyrannie de Poutine? Et sommes-nous prêts à le faire seuls? Oui, seuls, c'est-à-dire sans dépendre des desiderata d'un président américain qui n'a besoin que d'un coup de téléphone du tyran russe pour oublier la souveraineté ukrainienne et la sécurité européenne. Le moment est venu pour l'Europe de devenir souveraine. Le moment est venu de libérer notre industrie de défense de ses dépendances structurelles, de renforcer nos capacités de production autonomes, de développer des programmes de drones, de missiles ou de cyberdéfense authentiquement européens.”
“Ni sur l'Ukraine, ni sur rien. Il nous marchera dessus si nous le laissons faire. Alors la seule façon de se faire respecter et de construire enfin notre puissance est de croire en notre propre force. Quand on cherche à amadouer un adversaire, généralement il prend ça pour de la faiblesse et Trump ne tolère aucune faiblesse. 3-0301-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, soyons directs: vous avez accepté cet accord profondément injuste contre une promesse illusoire de stabilité et de sécurité qui sera malheureusement battue en brèche très rapidement. La présidente de la Commission est allée en Écosse comme on va à Canossa et Trump a pris un malin plaisir à l'humilier, et nous à travers elle, entre deux parties de golf. Alors, n'oublions jamais: nous sommes le premier marché du monde. Nous avons les moyens d'engager un rapport de force avec les États-Unis. Et si personne n'a intérêt à une guerre commerciale, en refusant d'engager ce rapport de force, nous avons préparé les futurs chantages de Trump et nous avons incité les divers prédateurs de ce monde à mépriser nos principes comme nos intérêts. Réveillons-nous! Trump ne nous aidera pas.”
“Madame la Présidente, Madame la Présidente von der Leyen, vous êtes venue nous dire ce matin que l'Europe était dans un combat existentiel, et vous avez raison. Il faut le dire, l'Europe est menacée et doit se battre. Mais est-ce se battre que de se soumettre commercialement à Donald Trump en Écosse? Est-ce se battre que de ne toujours pas saisir les 210 milliards d'avoirs publics russes dans nos banques? Est-ce se battre que de laisser X ou TikTok déstabiliser nos démocraties? Est-ce se battre que de refuser d'appliquer avec fermeté le Digital Services Act? Est-ce se battre que de laisser Gaza réduite en cendres sans action européenne? Est-ce se battre que de laisser Orbán et Fico piétiner l'état de droit au sein même de l'Union?”
“Elles défendent mollement l’idéal européen. Il est temps de montrer infiniment plus de fermeté et d’envoyer un message à la fois à ces députés d’extrême droite et au régime d’Orbán, pour leur dire que le poutinisme n’a pas sa place en Europe et qu’il ne l’aura jamais! 3-0209-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, partout où ils s’en prendront aux droits et aux libertés, nous devrons être là, et nous serons là. Aussi, quand Viktor Orbán a décidé d’interdire la Marche des fiertés de Budapest, nous avons décidé, nous, d’y aller. Ce 28 juin, nous avons vu plus de 200 000 Hongrois défier son interdiction, marcher avec détermination et avec joie, et faire à nouveau battre le cœur de l’Europe en Hongrie. Le régime d’Orbán bannit les prides, stigmatise les LGBTQIA+, tapisse son pays d’affiches anti-ukrainiennes et anti-européennes, piétine les universités, instrumentalise les juges, bâillonne les journalistes et agit comme le cheval de Troie de Poutine – (en s’adressant à l’extrême droite de l’hémicycle) comme vous, dans nos institutions. Et ces institutions, que font-elles?”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, Vladimir Poutine ne veut simplement pas la paix. Pourquoi? Parce que la guerre est le fondement de son régime. La Russie est en état de guerre depuis 1999 et son arrivée au pouvoir: la Tchétchénie, la Géorgie, la Syrie, l'Ukraine. Chaque pays n'est qu'une étape dans cette longue guerre poutinienne et c'est une guerre qui nous vise, nous. Le drapeau blanc que vous avez mentionné aujourd'hui, ce n'est donc pas celui de la paix, c'est celui de la trahison. C'est celui que vous hissez dans les rangs de l'extrême droite depuis le début de l'invasion de l'Ukraine. Et ce drapeau n'apportera pas la paix à l'Europe. Il apportera bien au contraire la guerre, la destruction et la fin du projet européen.”
“Le moment historique que nous traversons est celui de l'émergence en matière de commerce, de défense ou d'industrie d'une puissance européenne souveraine. Une puissance dont l'acte de naissance même est aussi un acte de divorce. Le choix que nous ferons maintenant définira la nature de l'Europe pour les décennies à venir. Le statu quo est impossible, alors il vous faut aller de l'avant. 2-0074-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le président des États-Unis est un «bully» qui voit le monde comme une cour de récréation et, face à un «bully», baisser les yeux ne sert à rien. Espérer passer entre les gouttes ne sert à rien non plus. Il faut montrer que l'Europe est forte. Alors plutôt qu'une approche classique, «tu taxes mon vin, je taxe ton whisky», une approche qui serait trop coûteuse pour nos entreprises et trop prévisible pour dissuader Trump, montrons que nous sommes prêts à cibler, le cas échéant, le cœur de sa puissance: les services digitaux américains, les piliers de la fameuse «broligarchie» trumpiste. En utilisant enfin la force de notre marché, appliquons nos lois sur le numérique, œuvrons ensemble à des alternatives européennes souveraines aux Amazon, Facebook, X et consorts.”
“Pourquoi le seul programme réellement européen de défense, l’EDIP, est-il financé à cette hauteur ridicule de 1,5 milliard d’euros? Et pourquoi l’instrument de soutien à l’Ukraine, qui vient avec l’EDIP, est-il, lui, financé à hauteur de 0 euro? La crise actuelle sera le berceau de la puissance européenne, ou elle sera son tombeau. Nous avons peu de temps pour agir. 2-0020-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Président, chers collègues, je me demande parfois si nous avons tous réellement conscience de la gravité du moment que nous traversons aujourd’hui. Les services allemands, danois, estoniens ou encore polonais disent tous la même chose: la Russie de Poutine pourrait envahir un pays de l’Union européenne avant 2030, et chaque mot, chaque décision, chaque pas de Donald Trump nous confirme une chose nouvelle: nous sommes seuls pour assurer notre propre sécurité. Alors, j’ai des questions. Pourquoi? Pourquoi sommes-nous incapables de faire, face à une telle menace, ce que nous avons fait face à une pandémie? Pourquoi le grand emprunt commun pour la défense est-il toujours bloqué? Pourquoi ne proposer que des solutions nationales?”
“Madam President, it is actually a point of order. It's a point that will show that we have solidarity among ourselves as Members of this Parliament. Yesterday evening, on Russian TV, Vladimir Solovyov, the main propagandist of Putin's regime, attacked, insulted, threatened one of us: Pina Picierno, Vice-President of this House, has been assaulted with terrific violence on Russian TV. And then you had campaigns of trolls and bots inside our own territory. So today it's time for us to show solidarity in front of fascist propagandists ... (The President cut off the speaker) 2-0137-0000”
“Il nous revient désormais, à nous et à nous seuls, d’aider massivement notre première ligne de défense qu’est la résistance ukrainienne. Le Conseil européen l’affirme, mais cela suppose de prendre des décisions fortes, devant lesquelles nos États reculent encore, comme la saisie des 209 milliards d’avoirs publics russes gelés en Europe et leur affectation à l’Ukraine. Il nous revient aussi désormais, à nous et à nous seuls, d’assurer notre propre sécurité et de construire une défense autonome. Nos dirigeants l’affirment, mais cela suppose d’aller plus loin que ce qui fut annoncé jeudi. Lançons un emprunt commun finançant des programmes européens et assurons-nous que cet argent serve à développer les industries européennes – et pas à empiler les F-35. Nous avons besoin d’agir plus, et plus en Européens. Слава Україні («Slava Oukraïni»)!”
“Madame la Présidente, Monsieur le Président, chers collègues, le grand écrivain et combattant de la France libre Romain Gary se demandait pourquoi les élites françaises n’avaient pas suivi le général de Gaulle à Londres en 1940. Était-ce parce qu’elles étaient violemment antisémites? Non, pas vraiment, nous dit Gary. Pro-allemandes ou pro-nazis, alors? Non plus. La raison était plus tristement banale, selon Gary: c’est qu’elles aimaient trop leurs meubles. Les grandes tempêtes exigent de rompre avec l’habitude, et le moment est venu pour nous aussi de nous défaire de nos meubles. La Russie nous menace directement, et les États-Unis nous abandonnent lâchement. Eh bien, c’est le moment de vérité de l’Europe.”
“Pour nous, Européens, ce sont notre sécurité et notre liberté qui sont en jeu en Ukraine. Pour nous Européens, la résistance ukrainienne est notre première ligne de défense. Alors n'écoutons pas les voix de la capitulation et de la soumission qui, à nouveau, ont pourri cette enceinte ce matin. N'écoutons pas les valets de Vladimir Poutine et disons avec force que la survie de l'Ukraine, c'est la liberté de l'Europe. 2-0129-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, il y a trois ans, nous avons tous dit ici que la guerre russe contre l'Ukraine était une guerre contre l'Europe. Nous avons eu raison de le dire. Mais avons-nous agi en conséquence? Les Ukrainiens ont étonné le monde par leur résistance héroïque, mais les dirigeants européens ont-ils été à la hauteur? Les 200 milliards d'avoirs publics russes gelés dans nos banques sont-ils saisis au moment où je vous parle? Les importations européennes de gaz naturel liquéfié ou la coopération française avec Rosatom ont-elles cessé? Avons-nous livré toutes les armes dont la résistance ukrainienne a besoin et fait tourner nos usines à plein régime pour l'équiper? Non, et c'est une faillite stratégique. À Mar-a-Lago, l'Ukraine peut sembler loin et Trump peut penser jouer avec Poutine. Mais pas nous.”
“Nous avons les instruments qui permettront de faire face à ce rapport de force imposé par la nouvelle administration américaine: instrument pour l'exercice des douanes et des droits de l'Union, instrument de lutte contre les subventions étrangères, instrument de coercition, règlement sur les services numériques. Nous avons les outils pour résister et nous, en tant que patriotes, nous défendrons les intérêts des Européens contre l'administration américaine s'il le faut. 2-0059-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, chers collègues, le président des États-Unis décide de tarifs qui vont heurter notre production, qui vont mettre à mal les industries européennes. Et que font les pseudo Patriotes? Au lieu de prôner la résistance à leur nouveau héros, ce qu'ils font, c'est qu'ils attaquent le pacte vert, le pacte sur la migration et l'asile et qu'ils n'ont pas un mot pour défendre les productions européennes contre celui qui les met à mal en ce moment même, c'est-à-dire Donald Trump. Oui, Donald Trump dont vous êtes les affiliés dans cette enceinte. Alors, nous qui sommes réellement des patriotes, nous qui voulons réellement défendre les industries européennes, nous demandons à la Commission d'être beaucoup plus ferme.”
“Alors, il n’y a plus de temps à perdre pour intégrer nos industries de défense, investir ensemble, acheter ensemble, développer des systèmes de défense ensemble et innover ensemble, comme nous l’avons fait face à la pandémie. Levons enfin, ensemble, en Européens, les fonds nécessaires, et mutualisons nos commandes comme nos productions! Le premier devoir d’un dirigeant politique est d’assurer la sécurité de sa cité. Faillir à ce devoir, c’est plonger dans le néant. Et nous n’avons simplement pas le droit de faillir. 3-0151-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, Bruno Kahl, le chef des services secrets allemands, est un homme calme, mesuré et prudent. Quand il annonce devant le Bundestag que Poutine prépare une guerre contre un pays membre de l’Union européenne avant 2029, il faudrait peut-être le prendre au sérieux. Or, les dirigeants européens le font-ils? Prennent-ils au sérieux nos services de sécurité? J’en doute. Sinon, comment expliquer ce rythme de limace dans la construction de la défense européenne ou dans l’aide à la résistance ukrainienne? Arrêtons de tout miser sur un parapluie américain qui peut se refermer à tout instant. Voulons-nous vraiment faire dépendre toute notre sécurité de Donald Trump ou d’Elon Musk? Non.”
“Suivez enfin les demandes réitérées de ce Parlement, sanctionnez Bidzina Ivanichvili et ses affidés. Ne vous contentez plus de mots, ne laissez pas Poutine kidnapper une nation européenne de plus sans réagir. Sakartvelos gaumarjos! 2-0524-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, bravant la répression, les Géorgiens manifestent pour la liberté, pour la démocratie, pour l’Europe. Et que font les dirigeants européens pour répondre à leurs appels? Rien. Rien ou presque. Pendant dix ans, cette passivité européenne a laissé Poutine placer ses hommes à Tbilissi. Elle a laissé un oligarque à passeport français, Bidzina Ivanichvili, acheter un pays pour le compte du Kremlin. Elle a laissé la chasse aux opposants et aux journalistes devenir une norme. Elle a laissé l’homophobie ou la xénophobie devenir un dogme. Elle a laissé emprisonner l’ancien président Saakachvili et démanteler la démocratie géorgienne. Votre passivité, à la Commission et au Conseil, a, en un mot comme en cent, trahi les amis de l’Europe en Géorgie. Alors arrêtez d’être passifs.”
“Sanctionnez ceux qui violent nos lois, si puissants soient-ils! Ne cédez pas aux pressions venues des États-Unis ou de certains gouvernements européens, aux attitudes de laquais! N’écoutez pas les voix de la soumission dans cette enceinte! Montrons ensemble que nous ne sommes pas des paillassons! Soyons inflexibles, et alors nous serons respectés! 2-0084-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente, chers collègues, l’Europe n’est pas une colonie chinoise, et elle ne sera jamais le 51e État américain. Quand vous voulez opérer chez nous, eh bien vous devez respecter nos lois. C’est simple, c’est basique. Le règlement sur les services numériques a été adopté ici, dans cette enceinte, par une majorité écrasante des députés et par l’unanimité du Conseil. Mais à quoi cela sert-il d’avoir des lois, aussi belles soient-elles, si nous n’avons pas le courage de les appliquer? Depuis des semaines, face aux ingérences incessantes de Musk (en Angleterre, en Allemagne, partout en Europe), votre Commission semble tétanisée. Alors nous sommes ici une majorité à vous dire une chose simple: n’ayez pas peur! Publiez les résultats des enquêtes sur X et TikTok! Exigez la transparence algorithmique!”