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EUROPEAN PARLIAMENT · SITTING

Aurore Lalucq

Member of the European Parliament · S&D · FR

IN THEIR OWN WORDS

Monsieur le Président, Madame la Commissaire, ce réveil est tardif, faisons en sorte qu'il soit massif. 1,5 point de PIB, c'est ce qui part chaque année depuis le privé et le public vers les services numériques américains. Plus de 250 milliards. Dans ce contexte, évidemment, les Américains ont un coup d'avance.

PLENARY SITTING OF 2026-06-16 · READ THE VERBATIM REPORT

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, l’indépendance ce n’est pas le protectionnisme. L’indépendance, c’est, pardon, mais c’est arrêter d’être bêtes, au bout d’un moment.

PLENARY SITTING OF 2026-06-15 · READ THE VERBATIM REPORT

Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, j'accompagne le juge Guillou depuis des mois, le juge mis sous sanctions, pour qu'il obtienne quelque chose d'apparemment assez dingue dans la première puissance commerciale mondiale: une carte de paiement.

PLENARY SITTING OF 2026-03-11 · READ THE VERBATIM REPORT

Ôtez-moi aussi d'un affreux doute: on n'est quand même pas assez naïfs pour croire que tenter d'amadouer Trump en n'utilisant pas le mécanisme de blocage va faire en sorte qu'il ne va pas mettre sous sanctions, à un moment, l'ensemble de la Cour pénale internationale? Et là, franchement, je vous le dis, on sera ridicules s'il fait ça.

PLENARY SITTING OF 2026-03-11 · READ THE VERBATIM REPORT

Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Madame la Ministre, je crois que nous avons oublié le message principal du rapport Draghi. Que dit le rapport Draghi?

PLENARY SITTING OF 2026-02-11 · READ THE VERBATIM REPORT

Si on veut créer des débouchés, il faut faire exactement ce que les États-Unis ont fait, en fait: de la planification, de la politique industrielle, de la commande publique, utiliser tout de manière pragmatique et non idéologique. Et c'est donc un appel à la Commission européenne que je fais.

PLENARY SITTING OF 2026-02-11 · READ THE VERBATIM REPORT

The complete record

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  1. Monsieur le Président, Madame la Commissaire, ce réveil est tardif, faisons en sorte qu'il soit massif. 1,5 point de PIB, c'est ce qui part chaque année depuis le privé et le public vers les services numériques américains. Plus de 250 milliards. Dans ce contexte, évidemment, les Américains ont un coup d'avance. On dit souvent que les produits européens ne sont pas à la hauteur. C'est entièrement faux et c'est insultant pour nos acteurs du numérique. La plupart du temps, quand on passe commande à des acteurs du numérique, ils n'ont pas encore le produit, mais notre commande va leur permettre de les développer.

    PLENARY SITTING OF 2026-06-16 · READ THE VERBATIM REPORT

  2. Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, l’indépendance ce n’est pas le protectionnisme. L’indépendance, c’est, pardon, mais c’est arrêter d’être bêtes, au bout d’un moment. L’indépendance, c’est être capables d’arrêter de subir, de reprendre en main notre destin dans des domaines qui sont particulièrement dangereux pour les Européens. Et on pense à l’énergie – ils sont en train de subir, aujourd’hui, une hausse de l’énergie –, on pense au numérique – pas faute d’avoir prévenu que Trump pouvait tout nous couper –, on pense aux moyens de paiement – Visa, Mastercard –, d’après ce que nos commerçants nous disent. Les commerçants nous disent: «C’est de l’extorsion, au bout d’un moment, tellement on paie cher.» J’entends parler de la question du marché unique, et je suis évidemment d’accord.

    PLENARY SITTING OF 2026-06-15 · READ THE VERBATIM REPORT

  3. Ôtez-moi aussi d'un affreux doute: on n'est quand même pas assez naïfs pour croire que tenter d'amadouer Trump en n'utilisant pas le mécanisme de blocage va faire en sorte qu'il ne va pas mettre sous sanctions, à un moment, l'ensemble de la Cour pénale internationale? Et là, franchement, je vous le dis, on sera ridicules s'il fait ça. Alors, ôtez-moi de ce doute et utilisez le mécanisme de blocage, s'il vous plaît. 3-0385-0000

    PLENARY SITTING OF 2026-03-11 · READ THE VERBATIM REPORT

  4. Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, j'accompagne le juge Guillou depuis des mois, le juge mis sous sanctions, pour qu'il obtienne quelque chose d'apparemment assez dingue dans la première puissance commerciale mondiale: une carte de paiement. Je l'accompagne partout, à l'Élysée, auprès des commissaires européens. Et que se passe-t-il? Rien. Alors, ôtez-moi d'un affreux doute: on va quand même protéger ceux qui nous protègent? Ôtez-moi d'un affreux doute: on est encore le continent de l'état de droit, on est encore le continent du respect du droit international? Ôtez-moi d'un affreux doute: la Commission, au lieu de se protéger, va protéger ses citoyens, ses juges et la justice?

    PLENARY SITTING OF 2026-03-11 · READ THE VERBATIM REPORT

  5. Si on veut créer des débouchés, il faut faire exactement ce que les États-Unis ont fait, en fait: de la planification, de la politique industrielle, de la commande publique, utiliser tout de manière pragmatique et non idéologique. Et c'est donc un appel à la Commission européenne que je fais. D'autant plus que si on met l'union des marchés de capitaux aujourd'hui en place sans débouchés, ça ira encore plus aux États-Unis. Donc, je vous mets un avertissement sur ce point. S'il vous plaît, mettons en place le rapport Draghi. Rendons fier le rapporteur, M. Draghi. Je crois qu'il le mérite et je crois que les Européens aussi. 3-0064-0000

    PLENARY SITTING OF 2026-02-11 · READ THE VERBATIM REPORT

  6. Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Madame la Ministre, je crois que nous avons oublié le message principal du rapport Draghi. Que dit le rapport Draghi? Il dit très clairement que nous n'avons pas un problème d'offre, nous avons un problème de demande; que ce continent ne vit pas au-dessus de ses moyens, mais en dessous de ses moyens. Et puisque Mme Ursula von der Leyen a utilisé des faits et des chiffres, je vais aussi en utiliser. Dans le rapport Draghi, il est fait 22 fois mention de la simplification, 6 fois mention de la titrisation, 800 fois mention de l'investissement. Et devinez ce qu'on n'a pas mis en place? La partie investissement. Il faut vraiment se dire que si on met en place la simplification, si on met en place l'union des marchés de capitaux, ça ne va pas créer comme ça des débouchés.

    PLENARY SITTING OF 2026-02-11 · READ THE VERBATIM REPORT

  7. Il tarde à être mis en place parce qu'il y a une opposition des banques – on va dire les choses clairement, elles profitent assez bien du système en ce moment – et parce qu'il y a aussi une opposition politique. Mais maintenant, je crois que les blagues les plus courtes sont les meilleures. Il est temps de libérer les Européens. Il est temps de libérer les Européens de cette emprise américaine. Et il est temps maintenant d'exiger – que vous, Européens, vous exigiez de vos banques et de vos députés l'euro numérique. 1-0121-0000

    PLENARY SITTING OF 2026-02-09 · READ THE VERBATIM REPORT

  8. Madame la Présidente, Madame la Présidente Lagarde, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je voudrais m'adresser ici aux petits commerçants dont les commissions sur les cartes de paiement américaines ont explosé ces dernières années. Je voudrais m'adresser ici aux Européens qui ont peur, parce qu'aujourd'hui, tous nos moyens de paiement sont américains et qu'ils ont compris ce que c'était d'être dans les griffes de l'administration Trump. Je voudrais leur dire que tous nos moyens de paiement peuvent être européens. Je voudrais leur dire que tous nos moyens de paiement auraient déjà pu être européens, car pour une fois, l'Europe, qu'on dit lente, a parfaitement anticipé les choses. Elle avait compris cette nécessité. Ce plan s'appelle l'«euro numérique» et il tarde à être mis en place.

    PLENARY SITTING OF 2026-02-09 · READ THE VERBATIM REPORT

  9. Donc j'ai une demande très précise à la Commission européenne. Je vous demande en urgence d'organiser une réunion dans les semaines à venir, la semaine prochaine, pour créer un Airbus des systèmes de paiement. Ça ne coûte pas cher, on parle d'une dizaine de millions d'euros, mais le reste, pardon, aujourd'hui, c'est de la poésie. On ne pourra pas dire qu'on n'a pas été prévenus. Les distributeurs sont inquiets, les commerçants sont inquiets, les juges sont inquiets et tout le monde est inquiet. Je vous demande juste ça, et à M. Costa aussi d'ailleurs, pour qu'on puisse avancer. Ça ne coûte rien, ça sauve notre économie, ça sauve notre démocratie. Est-ce que j'ai votre oui, Madame Kallas? C'est une vraie question. Est-ce que j'ai votre oui? C'est une vraie question. Est-ce que j'ai votre oui?

    PLENARY SITTING OF 2026-01-21 · READ THE VERBATIM REPORT

  10. Monsieur le Président, Madame Kallas, Monsieur Costa. Madame Kallas, j'ai une question pour vous, très précise. Je dois vous avouer mon inquiétude quand j'entends le discours de la présidente Ursula von der Leyen, puisqu'il n'y a pas un mot sur les armes européennes. Il n'y a pas un mot sur le numérique. Il n'y a pas un mot sur les systèmes de paiement. Or, notre fragilité aujourd'hui, elle est là. Tous, quasiment tous nos systèmes de paiement, aujourd'hui, sont américains. Donald Trump peut les couper du jour au lendemain. Il l'a déjà fait. Il l'a déjà fait à la Cour pénale internationale pour mettre la pression sur nos juges et sur notre état de droit. La Commission européenne, pendant un an, n'a pas arrêté de nous faire des procédures d'urgence, n'a pas arrêté, je suis désolée de le dire comme ça, de nous bassiner avec les stablecoins.

    PLENARY SITTING OF 2026-01-21 · READ THE VERBATIM REPORT

  11. Et c'est pour cela que nous sommes en train de créer l'euro numérique, pour pouvoir justement payer en cash dans le monde numérique. Défendre l'euro numérique, soyons très clair, c'est défendre le cash du nouveau monde, c'est défendre les plus modestes et c'est défendre les plus fragiles. Ne vous laissez pas persuader par toutes les «fake news» qu'on peut entendre aujourd'hui sur le sujet et par toute une propagande parfaitement honteuse. 3-0545-0000

    PLENARY SITTING OF 2025-11-26 · READ THE VERBATIM REPORT

  12. Monsieur le Président, Madame la Commissaire, pour beaucoup de nos concitoyens, l'accès à l'argent liquide est essentiel parce que c'est gratuit, c'est disponible, c'est universel, ça permet de payer sans conditions, sans frais, et c'est la seule monnaie publique qui protège par ailleurs notre souveraineté monétaire. Mais aujourd'hui, accéder au cash devient un parcours du combattant. Les agences ferment, les distributeurs disparaissent et ce sont les plus fragiles, les ménages modestes, les personnes âgées, les petits commerçants qui se retrouvent privés d'un outil de paiement essentiel. Sauf que, aujourd'hui, le monde bascule dans le numérique. Sur internet, on ne peut pas payer avec des billets, on ne peut pas payer avec des pièces.

    PLENARY SITTING OF 2025-11-26 · READ THE VERBATIM REPORT

  13. Évidemment qu'il faut tout supprimer, car le résultat est incohérent. Mais à qui la faute? Je déplore donc que l'on invoque la bureaucratie pour excuser le Conseil et les États membres. Si nous voulons de la simplification et un véritable marché unique, il nous faudra une chose: le fédéralisme. Je rappelle que l'union bancaire, à elle seule, nous ferait économiser 40 milliards d'euros chaque année. Je voudrais donc tordre le cou à deux idées reçues. Premièrement, si les choses sont lentes, ce n'est pas la faute du Parlement ni de la Commission, mais bien celle des États membres. Deuxièmement, légiférer par la voie de règlements plutôt que de directives, comme le préconise le rapport Draghi, nous permettrait d'aller beaucoup plus vite et de parachever enfin le marché unique. 2-0027-0000

    PLENARY SITTING OF 2025-10-07 · READ THE VERBATIM REPORT

  14. Madame la Présidente, Monsieur le Vice-Président, chers ministres, il faut finaliser le marché unique, car ses normes sont notre meilleur levier pour établir un rapport de force, notamment vis-à-vis des États-Unis. Donc oui, absolument. Mais pardon, nous n'arrivons même pas à finaliser l'union bancaire ni l'union des marchés de capitaux. Et ce n'est pas la faute de la bureaucratie, du Parlement européen ou de la Commission européenne; c'est la faute du Conseil, la faute des États membres. C'est parce que l'on essaie constamment de bricoler des arrangements parce que, du côté du Conseil, ça ne fonctionne pas. Au final, on se retrouve avec des espèces de monstres législatifs, des «Frankenstein» législatifs. Le Conseil s'en émeut et, tout d'un coup, nous dit qu'il faut tout supprimer.

    PLENARY SITTING OF 2025-10-07 · READ THE VERBATIM REPORT

  15. Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le débat d'aujourd'hui ne porte pas tant sur la fiscalité que sur notre courage, notre souveraineté et notre capacité à admettre la réalité. Quelle est-elle aujourd'hui? Nous avons accepté que Trump se retire de l'accord sur la taxation mondiale, sur les multinationales, pensant ainsi le calmer pour obtenir un bon deal avec les États-Unis. Est-ce que notre accord commercial est bon? Est-ce qu'il s'est calmé? La réponse est non. Mais on a vendu ça en se disant que ça a apporté de la certitude, un horizon stable, aux entreprises. Est-ce que leur horizon est stable? La réponse est non, puisque le lendemain même il attaquait Ørsted, puis Novo Nordisk, puis il nous mettait au défi d'oser mettre en place une taxation sur le numérique. Qu'avons-nous fait alors?

    PLENARY SITTING OF 2025-09-10 · READ THE VERBATIM REPORT

  16. Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, là où les rapports Draghi et Letta parlent d'investissement, d'innovation, de réindustrialisation, à travers cette boussole, vous répondez bien trop par simplification, déréglementation, voire titrisation. Or, sur le terrain, les entreprises ne nous disent pas cela. Elles nous parlent, premièrement, du prix de l'énergie, deuxièmement, de concurrence déloyale, notamment chinoise, et, troisièmement, de politique industrielle. Et c'est là qu'on vous attend, notamment à travers le pacte pour une industrie propre. On peut certes faire de la simplification, mais tuer la CSRD et la CS3D ne changera strictement rien si le marché chinois décide d'inonder notre marché européen de voitures chinoises, tout simplement.

    PLENARY SITTING OF 2025-02-12 · READ THE VERBATIM REPORT

  17. Monsieur le Président, Madame la Présidente, Madame la Commissaire, les moments de crise sont de vrais révélateurs: révélateurs de la qualité des personnes, de leur courage, de leur intégrité, de leur fiabilité ou non, révélateurs des lignes politiques et des valeurs profondes qui nous animent, des moments où les masques tombent. Et nous sommes exactement dans l'un de ces moments. Si les démocrates critiquent, parfois débattent, se débattent, les populistes attaquent toujours. Ils attaquent à la fois la démocratie, les institutions et in fine la souveraineté. Notre monnaie, notre banque centrale n'y échapperont pas. Or, c'est bien sur la Banque centrale européenne que nous avons pu compter à chaque crise. C'est bien la Banque centrale européenne qui anticipe les crises. Et nous, allons-nous les anticiper un jour?

    PLENARY SITTING OF 2025-02-10 · READ THE VERBATIM REPORT

  18. Ils sont en train d'expérimenter ce qu'est la loi du plus fort quand elle ne leur est pas favorable. Donc oui, évidemment, comme nous l'avons toujours dit, il nous faut des réglementations au niveau international. Il faut aussi protéger la nôtre, se renforcer sur la question de la stabilité financière, mais surtout, par pitié, ne perdons pas trop de temps avec ce débat. On sait ce qu'il faut faire dans le domaine des cryptos. En revanche, on doit avancer en ce qui concerne l'euro numérique et la création de nos propres «big tech». 4-0093-0000

    PLENARY SITTING OF 2025-01-23 · READ THE VERBATIM REPORT

  19. Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, parce que sans régulation, le marché des crypto-actifs, ce ne sont pas des monnaies, ce ne sont pas des technologies, ce sont des actifs financiers. Ce serait fait d'arnaques, de financements, de pratiques illicites en tout genre, dont celle du financement de groupes terroristes tels que Daesh. Nous avons choisi de les réglementer dans un climat hostile, violent, toxique, fait de menaces et de cyber-harcèlement. Il est donc cocasse de voir aujourd'hui que ceux-là mêmes qui nous harcelaient à l'époque et hurlaient qu'ils allaient partir aux États-Unis à cause de nous, se plaignent des pratiques actuelles de l'administration de Donald Trump, lequel a déstabilisé le marché avec le lancement de son «coin».

    PLENARY SITTING OF 2025-01-23 · READ THE VERBATIM REPORT

  20. Il faut une politique industrielle européenne avec des objectifs précis, un échéancier précis, des calendriers précis. C’est une obligation de résultat que nous devons avoir dans les domaines des grandes entreprises technologiques, des technologies propres, de l’énergie, mais aussi de la chimie. Ensuite, il nous faut être dans un rapport de force. Je vous le dis clairement: la lenteur de la Commission européenne dans sa réaction envers Elon Musk est inadmissible; elle ne peut pas se reproduire. Cette administration va aller vite, très vite, elle va taper fort, elle n’aura aucune limite. On parle quand même d’un gouvernement dit «libéral» qui risque d’exproprier 50 % de TikTok, et nous, face à ça, on fait des enquêtes.

    PLENARY SITTING OF 2025-01-21 · READ THE VERBATIM REPORT

  21. Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le système Trump est un système bien plus «extorsionniste» que transactionnel. En gros, c’est: «Vous allez faire ce que je veux, quand je veux; vous allez même payer pour, et tout cela sans aucune garantie pour votre sécurité ou votre défense.» Nous, face à cela, en Europe, nous ne pouvons pas être le système du mépris ou de la minauderie. Ce serait une double erreur. Il va nous falloir faire deux choses que l’Union européenne n’aime pas trop faire: de la stratégie et du rapport de force. La stratégie, d’abord: il nous faut créer notre indépendance industrielle, arrêter de faire de la poésie et de penser que réduire les formalités administratives, cela va suffire.

    PLENARY SITTING OF 2025-01-21 · READ THE VERBATIM REPORT