Mélanie Disdier
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Or, nous connaissons tous ici la formidable capacité de la Commission européenne à innover dans un seul domaine: celui de générer toujours plus de normes, qui étouffent cet esprit créatif européen. Alors oui, la prudence est de mise, mais pas à n’importe quel prix.”
“Monsieur le Président, chers collègues, chaque apport à l’innovation technologique, chaque progrès humain s’est toujours accompagné de son lot de risques et de nouvelles vulnérabilités. L’intelligence artificielle n’y fera pas exception.”
“Monsieur le Président, Madame le Commissaire, le rapport d'initiative sur lequel nous nous exprimons aujourd'hui pose un constat lucide: les professions du soin, tout comme les millions de proches aidants qui soutiennent nos familles, doivent enfin être reconnues à leur juste valeur.”
“De même, la crise du secteur du soin doit se régler par la revalorisation salariale de nos concitoyens et non par de nouvelles filières d'immigration. Mais face aux défis de la dépendance, notre responsabilité est d'apporter des réponses concrètes et non de bloquer le débat.”
“À Denain comme à Dunkerque, ce sont des centaines de familles qui vivent dans la peur de perdre leur emploi. Voilà la réalité concrète de cette mondialisation sans protection. Mais aujourd’hui, enfin, l’Union européenne commence à se réveiller.”
“Monsieur le Président, depuis des années, l’Europe ouvre grand ses portes à un acier produit à bas coûts, souvent dans des conditions que nous n’accepterions jamais chez nous. Résultat: nos industries ferment, nos ouvriers payent le prix de la naïveté bruxelloise et notre souveraineté industrielle disparaît morceau par morceau.”
The complete record
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“Or, nous connaissons tous ici la formidable capacité de la Commission européenne à innover dans un seul domaine: celui de générer toujours plus de normes, qui étouffent cet esprit créatif européen. Alors oui, la prudence est de mise, mais pas à n’importe quel prix. Rien ne servira d’imposer des normes contraignantes à des entreprises que nous n’aurons jamais réussi à développer. Rien ne servira de parler de résilience si nous dépendons toujours de pays tiers dans les domaines des nouvelles technologies. Nous resterons donc vigilants à ce que la Commission ne se serve pas de la cybersécurité pour justifier son inaction, d’autant plus que, en risquant d’étouffer nos entrepreneurs, la Commission pourrait aussi écraser les innovations européennes en matière de cybersécurité. 2-0338-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, chaque apport à l’innovation technologique, chaque progrès humain s’est toujours accompagné de son lot de risques et de nouvelles vulnérabilités. L’intelligence artificielle n’y fera pas exception. Motivés par des siècles d’expérience en matière de risques technologiques, nous serons avisés de nous assurer que l’IA ne devienne pas une nouvelle source de dépendance de nos nations. L’Europe, berceau de la révolution industrielle, fut à la pointe des grandes découvertes qui ont façonné le monde moderne. Aujourd’hui, néanmoins, nous avons raté le virage numérique, dépassés par les nouveaux géants que sont les États-Unis et la Chine, et nous ne rattraperons pas notre retard sans retrouver cet esprit européen qui fut jadis notre moteur.”
“De même, la crise du secteur du soin doit se régler par la revalorisation salariale de nos concitoyens et non par de nouvelles filières d'immigration. Mais face aux défis de la dépendance, notre responsabilité est d'apporter des réponses concrètes et non de bloquer le débat. C'est pourquoi notre délégation fera le choix d'un vote positif et pragmatique sur ce texte. 3-0358-0000”
“Monsieur le Président, Madame le Commissaire, le rapport d'initiative sur lequel nous nous exprimons aujourd'hui pose un constat lucide: les professions du soin, tout comme les millions de proches aidants qui soutiennent nos familles, doivent enfin être reconnues à leur juste valeur. Je salue les avancées indispensables que ce texte suggère pour la reconnaissance sociale, le soutien matériel et une véritable aide pour les proches aidants. La cohésion familiale est le premier filet de sécurité de nos sociétés. Elle doit être sanctuarisée. Cependant, certaines lignes rouges ne devraient pas être franchies, car l'ingérence technocratique n'a pas sa place au cœur des familles. La liberté d'organisation des parents et la souveraineté des États doivent demeurer pleinement respectées.”
“À Denain comme à Dunkerque, ce sont des centaines de familles qui vivent dans la peur de perdre leur emploi. Voilà la réalité concrète de cette mondialisation sans protection. Mais aujourd’hui, enfin, l’Union européenne commence à se réveiller. Enfin, certains comprennent que sans protection industrielle, il n’y aura plus ni emploi, ni souveraineté, ni avenir pour nos territoires. C’est pourquoi nous allons voter pour des mesures fortes, un véritable protectionnisme européen, des barrières commerciales contre le dumping étranger, une préférence européenne dans les marchés publics et la défense de notre acier stratégique. Nous allons voter pour une Europe qui défend ses usines, son savoir-faire et son indépendance industrielle. Nous allons voter pour une Europe qui cesse de subir et qui choisit enfin de défendre son peuple. 1-0078-0000”
“Monsieur le Président, depuis des années, l’Europe ouvre grand ses portes à un acier produit à bas coûts, souvent dans des conditions que nous n’accepterions jamais chez nous. Résultat: nos industries ferment, nos ouvriers payent le prix de la naïveté bruxelloise et notre souveraineté industrielle disparaît morceau par morceau. La surcapacité mondiale venue d’Asie n’est pas un simple déséquilibre économique; c’est une arme commerciale. Pendant que des États subventionnent massivement leur acier, l’Union européenne impose toujours plus de normes, de taxes et de contraintes à ses propres producteurs. Cette concurrence déloyale détruit notre marché intérieur. Et pendant ce temps-là, que voyons-nous? Des sites historiques comme ArcelorMittal et d’autres marchent au ralenti.”
“Reprendre le contrôle et restaurer l'autorité: voilà l'urgence, parce qu'une Europe sans frontières maîtrisées n'est plus une Europe qui protège. 1-0243-0000”
“Madame la Présidente, ce qui se passe aujourd'hui en Espagne n'est pas anodin. Sous l'impulsion du gouvernement de Pedro Sánchez, ce pays devient l'une des principales portes d'entrée de la submersion migratoire en Europe. Après 250 000 régularisations en 2025, ce sont désormais 500 000 personnes qui pourraient être concernées. Un chiffre vertigineux qui engage bien au-delà de l'Espagne: il engage toute l'Europe, car, dans l'espace Schengen, les décisions d'un pays ont des conséquences pour tous. Nous refusons cette fuite en avant, qui nous met tous en péril. L'Europe a besoin de frontières et la libre circulation doit être réservée à ses citoyens, tant que nos frontières extérieures ne sont pas maîtrisées. Gouverner, ce n'est pas répondre aux marchés. C'est préserver l'unité et éviter le chaos migratoire.”
“S'il est évident qu'à travail égal le salaire doit être égal, je regrette que ce texte fasse de l'intersectionnalité des luttes son fer de lance. Je regrette qu'il tue nos systèmes de cohésion familiale qui font l'humanité de nos peuples. Je regrette qu'au lieu d'inciter les peuples, les États membres eux-mêmes à produire des politiques qui favorisent la liberté de choix des femmes, par exemple en favorisant des structures de garde d'enfants, il appelle la Commission à toujours plus de contraintes, toujours plus d'idéologie, toujours plus de tout... sauf de jugeote. (L'oratrice refuse deux questions carton bleu de Lukas Sieper et João Oliveira) 1-0153-0000”
“Madame la Présidente, hier se tenait la Journée internationale des droits de la femme. Avec cette initiative, j'avais l'espoir que, pour une fois, les bons sentiments du Parlement européen mèneraient à quelque chose d'équilibré. Malheureusement, nous y retrouvons toujours les travers habituels: omniprésence de la dimension de genre dans les politiques et financements de l'Union européenne, promotion de quotas plutôt que du mérite, surcharge administrative, dimension familiale uniquement abordée pour taper sur les répartitions du travail informel, appels à des interventions de la Commission dans nos systèmes de retraites. Ce texte est celui d'une Union centralisée, il compromet le principe de subsidiarité, nos libertés économiques et notre compétitivité.”
“Madame la Présidente, en politique, une bonne intention n'est pas suffisante pour faire une bonne résolution. Ici, nous débattons sur les moyens de lutter contre la pauvreté. Qui pourrait moralement s'y opposer? Cela n'empêche pas de traiter ce sujet avec sérieux, au-dessus de basses considérations électoralistes. Lorsqu'on cherche à endiguer la pauvreté, on parle du sujet dans son ensemble. On ne fait pas un catalogue communautaire de ceux qui sont plus légitimes à être aidés que d'autres, comme le mentionne l'article 4 de votre résolution. Lorsqu'on cherche à lutter contre la pauvreté, on cherche à créer de la richesse, pas à mettre du pansement sur les échecs de la Commission européenne. La mention du respect de la souveraineté de nos nations ne doit pas être non plus de vaines paroles.”
“Malgré 1,8 milliard d’euros mobilisés et l’objectif affiché de 50 % de valeur ajoutée européenne sur la chaîne des batteries d’ici 2030, rien ne garantit l’origine des matériaux, la sécurisation des approvisionnements, ni même les caractères de calcul de cet objectif. Sans traçabilité, sans recyclage à grande échelle, sans diversification, ces chiffres restent fumeux. Vous reconnaissez notre retard industriel, mais vous faites l’autruche. Plus sournois encore, vous externalisez les incidences environnementales au nom d’un écologisme de façade. Ma question est simple: s’agit-il de créer des champions européens ou d’enfermer l’Europe dans une dépendance électrique assumée? 2-0466-0000 Spontane Wortmeldungen 2-0467-0000”
“Madame la Présidente, vous vouliez nous imposer la transition automobile sur le tout-électrique à l’horizon 2035; la réalité industrielle et technologique nous a donné raison. La baisse à 90 % actée par la Commission signe déjà une première victoire. Cette trajectoire rigide ne tenait pas la route face aux contraintes de production, d’approvisionnement et de compétitivité. Cependant, quand le délire du «100 %» s’effondre, le «90 %» n’est pas un compromis: cela reste une supercherie. Vous imposez une trajectoire unique alors que la neutralité technologique est essentielle pour atteindre les objectifs climatiques sans en faire payer le prix fort aux citoyens. Votre stratégie se concentre sur la batterie, qui représente jusqu’à 40 % du coût d’un véhicule et repose principalement sur des importations de matières premières.”
“Dans ce dossier, l’appel en garantie, alors même qu’il existait d’autres voies de recours, a eu l’effet d’une asphyxie sur la trésorerie de cette PME, avec des dizaines d’emplois menacés. Nous devons le dire clairement: l’économie européenne ne doit pas se construire sur la brutalité contractuelle, mais sur la bonne foi et une coopération loyale entre entreprises. Se tirer dans les pattes, c’est perdre collectivement. 1-0253-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, l’Union européenne a créé un marché commun en Europe, mais cela ne doit pas être une excuse pour en faire un far west commercial. C’est une question d’équilibre et de justice économique. D’un côté MMS Industrie, une entreprise française, qui fait vivre des familles et des savoir-faire locaux, aujourd’hui fragilisée jusqu’au redressement judiciaire; de l’autre Körber, un groupe à dimension internationale, dont la force financière n’a rien à voir avec celle d’une petite entreprise: c’est David contre Goliath. Quand un différend intervient, on peut choisir la voie de la diplomatie, discuter, vérifier, arbitrer; ou alors choisir le coup de massue.”
“Monsieur le Président, chers collègues, la dermatose nodulaire qui touche les élevages bovins démontre une gestion de crise inadaptée, déconnectée des réalités agricoles. L’abattage systématique de troupeaux entiers, dès le premier cas recensé, ne constitue pas une politique sanitaire équilibrée, mais une violence administrative. Pour les éleveurs, ce ne sont pas des chiffres: ce sont des années de travail détruites, des familles fragilisées et des exploitations condamnées. Déjà affaiblis par vos traités de libre-échange et par l’accumulation de vos normes, les agriculteurs subissent aujourd’hui des décisions loin des prairies et des étables.”
“La radicalisation progresse là où l'État, l'école et les réseaux sociaux reculent. Nous ne pouvons plus nous contenter de demi-mesures. La lutte contre l'islamisme doit être une priorité nationale et européenne, avec des moyens accrus, un contrôle renforcé et une volonté politique sans ambiguïté pour protéger nos enfants, notre cohésion nationale et les valeurs qui font la France et l'Europe. Nous devons agir fermement, lucidement, et maintenant. 2-0430-0000”
“Madame la Présidente, la protection des mineurs en ligne doit être notre priorité. Avec cette résolution, l'Union européenne va dans le bon sens, mais ce n'est qu'un début. Nous devons aller plus loin pour préserver nos enfants, en obligeant les plateformes à neutraliser les contenus de propagande radicale. Les plateformes, par leurs algorithmes et leur logique commerciale, laissent prospérer des contenus manipulatoires, addictifs et parfois dangereux. Dans ces faillites, les idéologies radicales, qu'elles soient religieuses, politiques ou sectaires, trouvent un terrain fertile pour recruter. Les chiffres qui circulent en France sur la radicalisation islamique des jeunes doivent nous alerter, non pas pour pointer du doigt une communauté, mais pour ouvrir les yeux sur une réalité.”
“Cessons d'appliquer des mesures qui affaiblissent l'Europe bien plus que la Russie. Ce n'est pas à nos peuples de payer l'aveuglement idéologique de Bruxelles et de Berlin. Nous voulons la paix, nous voulons la souveraineté, et cela commence en retrouvant le contrôle de notre énergie. 3-0528-0000”
“Monsieur le Président, nous l'avons toujours dit, le soutien au peuple ukrainien face à l'agression russe est légitime. Des sanctions ciblées peuvent être efficaces si elles affaiblissent l'agresseur sans punir nos propres peuples. Or, les sanctions énergétiques sur le gaz russe sont un échec flagrant. Moscou continue à vendre son gaz, y compris à l'Union européenne, par des détours absurdes, notamment l'Azerbaïdjan qui alimente l'Union européenne avec du gaz acheté à la Russie. Quelle hypocrisie! Pendant ce temps, nos citoyens, notamment français, payent l'addition: explosion des factures, faillites d'entreprises, précarité énergétique. La France, pourtant championne du nucléaire, est sacrifiée par un marché européen de l'énergie injuste qui avantage des pays comme l'Allemagne. Alors soyons clairs: des sanctions, oui, mais utiles.”
“Elle croit que le syndicalisme fonctionne partout comme en Allemagne. Grave erreur. Ce qui est acceptable là-bas ne l’est pas forcément en France, où la culture du dialogue social est profondément différente. Nos entreprises n’ont pas vocation à financer des structures dont la principale activité est de bloquer leur production. Pire encore, le texte prévoit que les syndicats puissent saisir les tribunaux pour bloquer leur production. Qui osera encore innover dans une Europe où chaque projet risque d’être paralysé par ces nouveaux soviets européens, alors même que l’on exige de nos entreprises qu’elles gagnent en compétitivité et que l’on bride leur liberté et leur productivité? Ce texte, sous couvert de progrès social, n’est rien d’autre qu’un retour déguisé au dirigisme d’État. 3-0382-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, comme à son habitude, l'Union européenne veut se mêler de tout. Rien ne lui échappe, rien ne lui résiste. Toutes les problématiques de la vie sociale finiront tôt ou tard par plier sous son joug centralisateur. Cette fois-ci, c’est du dialogue social dont il s’agit. La Commission et ses soutiens au Parlement veulent contraindre le plus grand nombre d’entreprises possible. Loin de nous la société des libertés promises lors des débuts de l’Union. Désormais, Bruxelles entend s’immiscer jusque dans les moindres recoins de nos entreprises pour y imposer son ingénierie sociale. Et que dire de ce pseudo-féminisme qui prétend défendre les femmes tout en les réduisant à de simples quotas? Et comme toujours, la Commission s’entête dans sa version berlinoise de l’Europe.”
“Madame la Présidente, en dix ans, la part européenne de la production d'acier mondiale a été divisée par deux. Depuis juin, les États-Unis protègent leurs intérêts en taxant l'acier importé à 50 %. Pendant ce temps, l'Europe laisse entrer sans limite l'acier chinois bradé. Les soi-disant mesures de sauvegarde de Bruxelles sont un nouvel échec. Face à cette ineptie économique, l'industrie sidérurgique européenne souffre et elle est privée des moyens de faire sa transition environnementale, transition que cette même Commission lui impose. En bref, notre industrie se trouve coincée par une Commission qui joue à la fois le rôle du marteau et celui de l'enclume. Allons-nous continuer à regarder la Chine détruire notre compétitivité?”
“Dernier débordement en date: certains veulent détourner l'usage de la politique de cohésion pour investir dans la défense, compétence qui, comme tout le monde le sait, ne relève en aucun cas des attributions de la Commission. De plus, le principe de solidarité est que les plus forts aident les plus faibles. Encore faut-il garantir la prospérité de ceux qui produisent l'effort financier. Or, le comportement de paillasson de Mme von der Leyen face à Donald Trump cet été démontre de manière flagrante qu'elle est incapable de protéger nos intérêts européens. 2-0352-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la politique de cohésion est un élément central de la construction et de la solidarité européennes. Que les plus riches aident les plus pauvres, c'est le ciment de l'Europe. Malheureusement, ces beaux principes sont souvent ternis quand la Commission s'en mêle. Aujourd'hui, l'argent collecté passe par une bureaucratie bruxelloise qui n'hésite pas à se servir de l'argent des États membres pour faire avancer son propre agenda, quitte à déborder de ses compétences. Faire transiter des fonds par la Commission, c'est lui donner du pouvoir dont on sait qu'elle se servira invariablement pour écraser les volontés nationales.”
“Madame la Présidente, mes chers collègues, l’Union européenne bafoue sans vergogne nos viticulteurs français. Alors que nos vignerons, étouffés par une crise implacable – ventes qui s’effondrent, climat imprévisible, charges insoutenables –, Bruxelles, dans un sursaut de générosité aussi insensé que scandaleux, déverse 15 millions d’euros pour gonfler la production de vins sud-africains. Pour une prétendue croissance inclusive aux critères douteux, nos terroirs, notre patrimoine séculaire et nos familles de vignerons s’éteignent sous votre mépris. Quelle est cette logique aberrante? Quand nos viticulteurs supplient pour des aides, pour sauver leur vignoble, on leur rétorque: «Pas de fonds.» Mais, pour les concurrents, l’argent coule à flots, comme par enchantement.”
“La Commission est plus prompte à fermer les yeux sur les actions des lobbys énergétiques européens qu'à préserver les industries essentielles pour l'Europe. La crédibilité de l'Europe et la fin de son double standard moral se joue ici. 1-0241-0000”
“Monsieur le Président, quelle farce! La directive «Oiseaux» brandit l'étendard de la protection des espèces et des habitats Natura 2000, mais le futur parc éolien offshore de Dunkerque piétine allègrement ces engagements. Les études le prouvent: la faune aviaire court un grave danger. Les oiseaux marins et migrateurs, eux, n'ont pas signé pour ce carnage orchestré par ces guillotines volantes. L'arrêt du parc d'Aumelas, en France, nous le dit fermement: la biodiversité doit terrasser les ambitions mercantiles de vos amis écologistes de salon. Ce projet ne respecte pas la directive «Oiseaux». Par pure obsession pour vos moulins à vent gavés aux subventions, vous mettez en péril nos espèces aviaires et la biodiversité. Quelles mesures précises épargneront les habitats naturels de ces zones Natura 2000, notamment en Flandre?”
“Soutenons les initiatives nationales qui vont en ce sens, sans les étouffer dans des réglementations inutiles et contre-productives, comme vous savez si bien le faire. Nos campagnes méritent respect, moyens et autonomie. Notre avenir en sera assuré. 1-0193-0000 Zgłoszenia z sali 1-0194-0000”
“Nos campagnes ne sont pas seulement des terres agricoles, elles garantissent notre souveraineté alimentaire et sont les gardiennes de notre patrimoine millénaire que Bruxelles méprise et cherche à effacer. Nous exigeons des investissements massifs dans l'agriculture, le transport, l'industrie et la transformation numérique pour redonner vie à nos territoires. De la même manière qu'une grande entreprise ne peut pas vivre sans un tissu de PME adéquates, aucune grande métropole ne pourra se passer des zones rurales pour exister. Cette résolution est donc une main tendue à la Commission pour rattraper les errements du passé. Restaurons le modèle économique de nos campagnes. Vous voulez une Europe durable? Restaurons les circuits courts. Vous voulez réindustrialiser? Rouvrons des usines dans nos villes moyennes qui en dépendent.”
“Madame la Présidente, chers collègues, pendant des décennies, la Commission européenne n'a fait que jouer le jeu du libéralisme à outrance et de la mondialisation effrénée. Cette politique désastreuse a d'abord eu comme effet de créer une fracture importante entre les zones urbaines riches, connectées au monde, et les zones rurales, parfois enclavées et beaucoup plus fragiles économiquement. Pourtant, les zones rurales, cœur battant de notre identité, couvrent 83 % du territoire européen et un quart de sa population. La politique de cohésion de l'Union européenne doit cesser d'être une coquille vide et devenir le fer de lance d'un sursaut rural et d'un retour de la puissance agricole et industrielle.”
“Si vous vous contentez de nier les conséquences désastreuses de votre politique, vous n'arriverez à rien et l'Europe continuera de décliner. Si, à l'inverse, vous regardez la vérité en face et qu'enfin vous décidez de sortir de votre idéologie régressive et criante, peut-être que nous pourrons enfin lancer le chantier du redressement économique de l'Europe. 1-0240-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, dans mon département du Nord, ArcelorMittal, une industrie structurante du secteur métallurgique, est contrainte de licencier des salariés par centaines. À cause d'une concurrence déloyale et des prix de l'énergie exorbitants, ce sont plus de 600 salariés et, à travers eux, plus de 600 familles qui vont se retrouver en difficulté. Je peux déjà voir venir le programme d'aide de l'Union pour aider face aux désastres de la mondialisation et donc poser un nouveau pansement sur une jambe de bois, mais les Français en ont marre, les Européens en ont marre! Ce dont l'Europe a besoin, ce n'est pas de cacher la misère, mais de créer les conditions de son éradication. C'est en se donnant les moyens de produire des richesses que l'Europe pourra se redresser.”
“Au nom d'un état de droit à géométrie variable, certains voudraient donc faire pression sur un gouvernement démocratiquement élu – les mêmes qui, par ailleurs, sont étrangement silencieux lorsque l'on révèle que la Commission finance des ONG pour faire du lobbying. Les Européens méritent mieux que vos discours creux où les bonnes intentions ne sont que de façade – des discours où vous déplorez la diminution des fonds nationaux tout en étant responsables des causes, des discours qui prônent la décentralisation alors que vous voulez contourner la volonté nationale. La cohésion de l'Europe ne doit pas être uniquement sociale, elle doit être aussi démocratique. 1-0190-0000”
“Monsieur le Président, la proposition de résolution dont nous débattons ce soir porte sur la cohésion entre tous les territoires d'Europe. Ceci est censé être une bonne chose, mais, malheureusement, même lorsque les propositions se fondent sur les meilleures intentions, la Commission européenne et ses soutiens réussissent à y injecter leur poison. C'est ainsi qu'on y retrouve insidieusement la promotion de la conditionnalité des aides. Selon eux, ceux qui s'opposent à la Commission devraient se voir priver des aides auxquelles ils ont droit, alors même qu'ils ont participé à leur financement.”
“Monsieur le Président, chers collègues, vous voulez rendre la vie abordable, mais en réalité, le sujet est mal posé. Aujourd'hui, c'est l'Union européenne qui est inabordable: en France, le traité de Maastricht, texte fondateur de l'Union européenne, est encore synonyme de déclin économique. Les Français ont tout donné pour l'Europe, mais qu'est-ce que l'Europe leur a donné? Leurs usines ont fermé, délocalisées ailleurs en Europe ou, pire, en Asie. Raté pour la protection des emplois, donc. L'espace Schengen est devenu une passoire migratoire favorisant une immigration illégale de travail qui tire les salaires vers le bas. Raté encore pour protéger les salaires. Concernant la santé, elle n'est pas une compétence européenne – et heureusement!”
“Pourtant le prix du gaz, en Europe comme en France, est passé de 20 euros par mégawattheure en avril 2021 à 100 euros par mégawattheure en décembre 2021. À votre avis, qui a fait ça? L’homme à qui Marine Le Pen a choisi de serrer la main en 2017, lorsqu’elle cherchait une reconnaissance internationale: M. Poutine. Quel est dès lors votre plan pour faire baisser le prix du gaz? Est-ce de vous allier avec la Russie de Poutine? 3-0087-0000 Mélanie Disdier (PfE), réponse carton bleu. – Je n’ai pas grand chose à répondre à cette question. Je vois effectivement que le pacte vert européen est responsable du prix exorbitant et instable de l’énergie actuellement, ainsi que de la fermeture de 66 000 entreprises rien qu’en France. Vous êtes responsables.”
“Madame la Présidente, comme avec la démocratie, quand l’Union européenne touche quelque chose, elle le détruit. L’Union suicidaire est aujourd’hui pilotée par une Commission sourde et aveugle. Incapable de se remettre en question, elle accélère vers le mur de la destruction. Pour l’impératrice von der Leyen et ses préfets, si le marché européen de l’énergie ne fonctionne pas, c’est qu’il n’y a pas encore assez de marché. Toute remise en cause vous est inconcevable. Votre philosophie vous amène à aggraver la pression sur nos entreprises et à multiplier leurs difficultés. Quand l’Union européenne touche à notre politique énergétique, nos entreprises voient leur facture exploser. Quand l’Union européenne crée une commission pour le bouclier démocratique, elle s’assoit sur les oppositions politiques.”
“Enfin, l’Union européenne veut parler de transition juste avec des islamistes qui ont été les principaux acteurs d’attentats terroristes internationaux, à l’idéologie totalitaire et rétrograde. Cela montre le caractère candide de la politique européenne, complètement inadaptée aux bouleversements mondiaux qui s’opèrent en ce moment. 2-0559-0000”
“Madame la Présidente, la situation en Syrie est dramatique. Si la guerre civile semble terminée, il ne faut pas lever notre surveillance pour autant. Ce n’est pas parce que le président syrien de facto a mis une cravate qu’il n’est plus l’héritier d’Al-Qaïda. De manière prévisible, des massacres sont actuellement commis contre les minorités chrétiennes et alaouites du pays. Je tiens donc à rappeler que le respect des minorités est crucial, et j’ai une pensée particulière pour ces nouvelles victimes de la barbarie islamiste. Au vu des événements récents, il devient vital d’empêcher qu’un deuxième Afghanistan advienne à nos portes. Ce serait un drame humain et une menace inédite pour l’Europe.”
“Par ailleurs, un projet d’implantation de parc industriel éolien au large de Dunkerque est à l’étude. Cette implantation, prévue sur une surface de plus de 50 kilomètres carrés, ne peut que se heurter à cette question, qui devient dès lors très urgente et particulièrement délicate. Il faut également noter qu’une partie de la mer du Nord est classée en zone Natura 2000. Il est donc primordial que ce problème ne soit pas ignoré, ni par les États membres ni par notre institution. Il en va de la pérennité de notre écosystème et de la bonne santé économique de la moitié nord de l’Europe. 1-0221-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, je souhaite attirer votre attention sur les conséquences dramatiques liées au largage massif dans la Manche, la mer du Nord et la mer Baltique d’armes et de munitions chimiques lors des deux conflits mondiaux qu’a connus le XXe siècle. Ce sont des millions de tonnes de munitions en tout genre qui ont été déversées au large des côtes et qui représentent aujourd’hui un véritable danger. Les spécialistes indiquent qu’après plus d'un siècle d’immersion, l’étanchéité des enveloppes métalliques n’est plus assurée. Selon des experts et des scientifiques, une telle catastrophe environnementale et écologique pourrait aboutir à l’élimination de toute vie – faune et flore – pendant plusieurs décennies, voire plus d'un siècle.”
“Néanmoins, il serait de bon ton de confier ces dossiers à des gens compétents plutôt qu'à des technocrates isolés du monde extérieur. Quand on connaît les tests de la Commission pour recruter ses propres agents, on préfère éviter qu'elle se mêle de la formation professionnelle des États membres. 2-0278-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, tel un anti-Midas, la Commission européenne détruit tout ce qu'elle touche. Après avoir détruit notre économie, notre industrie et notre compétitivité, voilà qu'elle cherche maintenant à desservir nos politiques de formation professionnelle. Le seul exploit dont la Commission pourra se targuer est celui de réussir à épuiser le pactole. Que peut-on donc espérer de sa part lorsque cette dernière lorgne sur la formation des travailleurs? Pour exemple, la directive Stages, dont les travaux viennent de démarrer: la Commission n'est même pas capable de proposer des définitions correctes pour définir un stagiaire. Dans cette situation, sa proposition ne peut que conduire à affaiblir nos filières de formation. Évidemment, il ne s'agit pas de rester passifs non plus.”