Estelle Ceulemans
Member of the European Parliament · S&D · BE
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, justice sociale et justice climatique: même combat. Aujourd’hui déjà et demain plus encore, ce sont les plus vulnérables, au nord comme au sud de la planète, qui paient le prix du dérèglement climatique.”
“Monsieur Francken, je vous invite à vous mettre dans la peau des 130 millions de travailleurs exposés à des températures infernales qui mettent leur santé et leur vie en danger.”
“I will, of course, consult my colleagues before sending the Commission's observation on this new scheme under the revised framework agreement in my capacity as Commissioner for Interinstitutional Relations and Transparency, but thank you very much for this new way.”
“Allow me to speak on two specific items. On enlargement, two days ago, we delivered what appeared impossible: three IGCs in one day, the third one for Montenegro under the Cyprus Presidency, the long-awaited second accession conferences for Ukraine and Moldova.”
“L'Europe doit de toute urgence retrouver et renforcer sa boussole sociale, pour mettre fin à la pauvreté qui touche un Européen sur cinq et en particulier les enfants, et pour garantir l'accès pour tous et toutes à des emplois de qualité, à des soins de santé et un logement abordable.”
“Madame la Présidente, cette semaine, le Conseil devrait valider sa position pour la négociation du futur budget européen. Et ce qui est sur la table est inquiétant et même inacceptable.”
The complete record
Every one of 41 lines we hold for Estelle Ceulemans, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account.
“Monsieur Francken, je vous invite à vous mettre dans la peau des 130 millions de travailleurs exposés à des températures infernales qui mettent leur santé et leur vie en danger. C’est pourquoi il est urgent d’adopter une directive qui protège les travailleurs et les travailleuses afin de prévenir les risques pour leur santé, pas pour prendre acte ou pour subir. 3-0094-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, justice sociale et justice climatique: même combat. Aujourd’hui déjà et demain plus encore, ce sont les plus vulnérables, au nord comme au sud de la planète, qui paient le prix du dérèglement climatique. En Europe, on estime que le décompte morbide sera chaque été de 80 000 morts. Rien qu’en Belgique, pour la canicule de ce mois de juin, on déplore plus de 1 200 décès supplémentaires liés aux fortes chaleurs, et à nouveau les plus fragiles sont touchés: les personnes âgées, les malades chroniques ou les bébés. Les travailleurs aussi sont en première ligne. Mais, pendant ce temps, notre gouvernement, par la voix de notre ministre de la défense, nous invite à ne pas dramatiser et à profiter d’une bonne bière au bord de la piscine.”
“It has been such an immense honour and a privilege to stand before this House representing the Council, the Cyprus Presidency. The Cyprus Presidency made it a priority to work closely and with transparency with our co-legislator, the European Parliament, and I thank you wholeheartedly for this cooperation. We were guided by a clear vision to be a results-driven presidency. This is what we have done, delivering results across the broad spectrum of the EU agenda for a Union that is more autonomous and open to the world.”
“Allow me to speak on two specific items. On enlargement, two days ago, we delivered what appeared impossible: three IGCs in one day, the third one for Montenegro under the Cyprus Presidency, the long-awaited second accession conferences for Ukraine and Moldova. This was a clear manifestation of EU unity and a reflection of the fact that these candidate countries delivered in the most adverse of circumstances. Because above all, enlargement is a merit-based process. On the MFF, the Cyprus Presidency delivered a decisive step on the road to the agreement, which is a shared responsibility. With a moderate cut of 2 %, this is a basis for negotiations that upholds modernisation and upholds ambition across all priority areas. Given that this is my last plenary, allow me to say this.”
“And I would like to highlight that the Cypriot Presidency's negotiating box preserves the modernisation that has guided the Commission in our MFF proposals. We need to preserve a high level of ambition for our next budget, and I know that we share this ambition together with this House. The key issue would be how we would finance our policies, and for that we need new own resources, and I know that, also on these very crucial issues, we can count on the support of this Parliament.”
“I will, of course, consult my colleagues before sending the Commission's observation on this new scheme under the revised framework agreement in my capacity as Commissioner for Interinstitutional Relations and Transparency, but thank you very much for this new way. And I also would like to reassure you they are listening carefully to all your remarks, suggestions and propositions on the Middle East, on migration, on agricultural issues, and of course, on China. And we will come back to this important issue after the discussion of the leaders in the European Council and, of course, after my meetings with my Chinese counterparts, which should take place in the coming weeks. In the second part of our discussion, most interventions were also focusing on the MFF, the multiannual financial framework.”
“L'Europe doit de toute urgence retrouver et renforcer sa boussole sociale, pour mettre fin à la pauvreté qui touche un Européen sur cinq et en particulier les enfants, et pour garantir l'accès pour tous et toutes à des emplois de qualité, à des soins de santé et un logement abordable. C'est aujourd'hui que vous devez assurer que le budget... (La Présidente retire la parole à l'oratrice) 3-0087-0000 (End of catch-the-eye procedure) 3-0088-0000 Maroš Šefčovič, Member of the Commission. – Madam President, Madam Minister, honourable Members, first let me start by appreciating the way the plenary is running under the new pilot rules. I find the debates more lively. I find attendance higher. And I think it's good for European democracy.”
“Madame la Présidente, cette semaine, le Conseil devrait valider sa position pour la négociation du futur budget européen. Et ce qui est sur la table est inquiétant et même inacceptable. Pour la première fois depuis le traité de Rome de 1957, le Fonds social européen n'aura plus de ligne budgétaire spécifique et ses moyens seraient rabotés de 50 à 60 %, alors que la cohésion sociale est un enjeu démocratique et de sécurité intérieure de l'Europe. Il y a cinq ans, lors du sommet social de Porto, le Conseil, la Commission, le Parlement et les interlocuteurs sociaux européens adoptaient un plan d'action pour le pilier européen des droits sociaux. Cinq ans après, on recule par rapport aux engagements pris.”
“Pire, les États membres ne recevront l’argent de l’Europe que si, et seulement si, ils réforment – ou plutôt affaiblissent – leur régime de pensions ou encore leur système de soins de santé. C’est pourquoi j’appelle la Commission européenne à revoir sa copie, parce qu’elle ne peut à la fois viser la réduction de la pauvreté et empêcher les États de mener des politiques sociales; elle ne devrait pas non plus affaiblir le pilier européen des droits sociaux, alors même qu’elle l’a mis en place et l’a soutenu. La lutte contre l’austérité et l’exclusion doit devenir notre priorité commune. C’est notre devoir en tant que démocrates. C’est aussi nécessaire pour lutter contre les extrémistes de tout poil. Enfin, c’est une condition sine qua non au maintien de notre vivre-ensemble qui est tellement précieux. 3-0259-0000”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, 93 millions d’Européens, soit un sur cinq, vivent dans la pauvreté ou l’exclusion sociale, et près d’un quart d’entre eux sont des enfants. Certes, la stratégie présentée par la Commission européenne constitue un pas important et a l’ambition d’éradiquer la pauvreté, mais à un horizon beaucoup trop lointain, car c’est maintenant qu’il faut agir. Cette stratégie évoque l’emploi de qualité, le logement abordable, l’accès aux services sociaux; mais elle restera lettre morte sans engagement budgétaire solide. Car aujourd’hui, aucun financement n’est garanti pour les politiques sociales dans le futur budget européen.”
“On ne peut accepter qu'aucune solution ne soit envisagée aujourd'hui au niveau européen. Il faut agir sans plus attendre, en prenant des mesures harmonisées. Et cette crise démontre aussi que la décarbonation est un enjeu crucial qu'il est urgent de renforcer, en l'accompagnant de mesures sociales pour soutenir, quand c'est nécessaire, les entreprises et les ménages dans cette transition. 1-0153-0000”
“Madame la Présidente, vendredi, les 27 chefs d'État et de gouvernement se sont penchés sur les répercussions des attaques lancées par les États-Unis et Israël contre la République islamique d'Iran. Si le Conseil a appelé toutes les parties à une désescalade, juste constater que cette guerre n'est pas notre guerre n'est pas suffisant, car il faut condamner fermement, même si cette guerre vise une dictature sanguinaire. Cette guerre a aussi des répercussions inconsidérées sur toute la région, le monde entier et sur l'Europe. Les risques sur la sécurité d'approvisionnement et les coûts énergétiques sont colossaux, alors qu'il s'agit d'une question cruciale pour assurer notre autonomie stratégique, pour sauvegarder notre autonomie, nos industries et nos emplois, et pour garantir une énergie abordable à tous et à toutes.”
“Madame la Présidente, ce 8 mars, nous étions à nouveau des milliers dans la rue pour réclamer qu'à travail égal, salaire égal. Cela fait pourtant presque 70 ans que ce principe a été inscrit dans le traité de Rome. Bien sûr, nous avons progressé, mais nous sommes toujours bien loin de l'égalité. En Europe, l'inégalité de salaires entre les femmes et les hommes grimpe à 30 % si l'on prend en compte les temps partiels qui sont, pour la plupart, non choisis. Et, pendant ce temps, certaines organisations patronales, comme BusinessEurope, ne trouvent rien d'autre à faire que d'attaquer la directive sur la transparence salariale. Allô, messieurs de BusinessEurope, on se réveille, on est en 2026 et l'expérience montre que ces mesures fonctionnent!”
“Il est urgent de mettre fin à l'exploitation des travailleurs et des pratiques qui tuent, littéralement, et qui bafouent les valeurs de l'Europe. 3-0511-0000 Brīvais mikrofons 3-0512-0000”
“Certaines chaînes de sous-traitance comptent jusqu'à 17 niveaux d'entreprises. Plus la chaîne est longue, plus les droits des travailleurs et des travailleuses sont mis à mal. C'est pourquoi une directive est indispensable. Elle doit comprendre, entre autres, une limitation des chaînes de sous-traitance. Il s'agit d'une question de sécurité d'existence, mais aussi de protection de l'intégrité physique pour les travailleurs, une responsabilisation du contractant principal et, jusqu'au dernier maillon de la chaîne, la lutte contre les intermédiaires frauduleux et les pratiques de gangmaster, l'accès à la formation pour les représentants des travailleurs, le renforcement des inspections sociales et du travail.”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, Mykhailo est mort sur un chantier en Belgique. Il était ukrainien, détaché par une entreprise polonaise pour laquelle il n'avait jamais travaillé. Cette même entreprise sous-traitait à une société enregistrée aux Pays-Bas, sans salarié. L'entreprise a disparu, l'accident n'a jamais été déclaré. Quatre ans plus tard, sa famille est sans revenu, sans droit, sans justice. Et ce n'est malheureusement pas un cas isolé. Dans la construction, la logistique et les secteurs de l'alimentation, l'abus de sous-traitance est un véritable business model pour des entreprises sans scrupules. Des montages transnationaux, des sociétés-écrans, des responsabilités qui se diluent; les inspecteurs le disent eux-mêmes: identifier le véritable employeur est parfois impossible.”
“Ce que nous demandons à la future stratégie anti-pauvreté, c'est que l'Europe garde sa boussole sociale, ni plus ni moins. Cela veut dire concrètement un budget de 20 milliards d'euros pour la garantie européenne pour l'enfance, des investissements massifs dans le logement, la santé et les services publics, des emplois de qualité et un revenu minimum européen. Notre autonomie stratégique, dont on parle tant aujourd'hui, a aussi beaucoup à voir avec la sécurité d'existence de chaque Européenne et chaque Européen. Comment croire qu'une Europe compétitive puisse se construire sur un désert social? Éradiquer la pauvreté est un choix politique. Nous devons tracer ensemble une ligne d'horizon pour un avenir digne pour tous et toutes. (L'oratrice refuse une question carton bleu de Jadwiga Wiśniewska) 3-0410-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, comment est-il encore possible qu'en 2026, en Europe, on doive se battre pour éradiquer la pauvreté? Il y a cinq ans, des objectifs ambitieux avaient pourtant été fixés à l'horizon 2030. Mais notre état social est de plus en plus attaqué par des politiques de droite, et aujourd'hui, un Européen sur cinq est menacé de pauvreté ou d'exclusion sociale. Les enfants sont particulièrement fragilisés. Plus d'un travailleur sur dix est pauvre et n'arrive pas à vivre dignement de son travail. Et l'on continue à flexibiliser l'emploi et à comprimer les salaires. Le résultat? Précarité, mal-logement, pauvreté, report ou non-recours aux soins, exclusion sociale, surtout pour les femmes et aussi pour nos jeunes et nos seniors.”
“L'autonomie stratégique de l'Europe est une urgence absolue et une opportunité de créer des emplois de qualité. C'est aussi la condition indispensable à la fabrication de produits made in Europe à haute valeur ajoutée sociale et environnementale. 3-0083-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, demain, António Costa réunit les 27 chefs d'État européens pour une retraite sur la compétitivité. C'est une initiative à saluer, parce qu'il est urgent de travailler à l'autonomie stratégique de l'Union européenne. Aujourd'hui, sur les 18 secteurs industriels clés, un seul se porte mieux que nos concurrents chinois ou américains: l'aéronautique. C'est pourquoi il faut d'urgence une véritable stratégie industrielle européenne. Cela passera évidemment par des investissements ambitieux, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. L'Europe doit sortir de l'ornière et mettre fin à la dérégulation de nos standards sociaux et environnementaux, à la conclusion d'accords de libre échange déséquilibrés, mais aussi à la concurrence au sein même de l'Union européenne sur le coût de l'énergie.”
“Comme Mme von der Leyen s'y est elle-même personnellement engagée, l'intégrité du Fonds social européen doit être préservée et il doit bénéficier d'un budget ambitieux, à la hauteur des défis auxquels nous faisons face. Il y va de l'avenir de l'Europe, de sa souveraineté, de nos valeurs et même de notre sécurité intérieure et géopolitique. Ne laissez pas la colère sociale et la détresse faire le lit de l'extrême droite, ici, en Europe. C'est votre, c'est notre responsabilité. 3-0077-0000”
“Madame la Présidente, Madame Kallas, Monsieur Costa, chers collègues, la Commission et les États membres sont en train de négocier le futur budget européen. Et ce que nous entendons est inquiétant, car il est notamment question de diluer la politique sociale européenne dans un vaste programme, avec la politique agricole ou la pêche. Et résultat : il n'y aurait plus les mêmes obligations pour les États membres d'utiliser les fonds européens, d'investir dans le social et dans l'emploi. Pour mon groupe politique et moi-même, c'est non. Investir dans l'inclusion sociale, l'accès à l'emploi de qualité, la santé, lutter contre la pauvreté ne sont pas juste une option.”
“Madame la Présidente, en Europe, l'égalité ne peut plus attendre. Les personnes en situation de handicap font face à des murs invisibles, mais bien réels. Ces barrières ne sont pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques, ou plutôt de l'absence de choix politiques, et nous avons le devoir de les renverser. D'autant plus que les femmes et les filles en situation de handicap subissent une discrimination accrue, avec encore moins d'opportunités professionnelles, plus de risques de pauvreté, un accès limité aux soins et plus d'exposition aux violences. Quant aux enfants, beaucoup restent privés d'une scolarisation complète ou de services adaptés. Une Europe inclusive doit les placer au cœur des priorités.”
“Madame la Présidente, aujourd'hui, le Conseil européen se réunit avec, en tête de son agenda, compétitivité et simplification. Alors soyons clairs, personne n'aime la bureaucratie et ne s'oppose à une saine simplification. Mais ce qui est en marche en Europe est tout autre chose, avec une dérégulation en mode Far West, avec en ligne de mire la destruction d'importantes réglementations sociales et environnementales, des normes qui sont pourtant essentielles pour contrer les effets néfastes du tout au marché. Madame von der Leyen, cette dérégulation que vous prônez, c'est une menace pour l'Europe. Elle nourrit le sentiment anti-européen et fait le lit de l'extrême droite.”
“Par ailleurs, la confidentialité ne pourra plus être invoquée aveuglément pour bloquer l'accès à l'information, et le texte prévoit aussi la présence d'un minimum de 40 % de femmes au sein même de ces conseils d'entreprise. Ce projet de révision démontre donc que l'on peut à la fois simplifier les législations tout en renforçant les droits des travailleurs et des travailleuses plutôt que de les déréguler. 3-0381-0000”
“Madame la Présidente, en 2024, les travailleurs d'Audi Brussels ont été informés de la délocalisation de la production de leur entreprise par un journal spécialisé en automobile, ce qui conduira un an plus tard à la fermeture du site et à la suppression de quelque 6 000 emplois directs et indirects. Un tel procédé est intolérable. Il est donc urgent de renforcer la directive sur les conseils d'entreprise européens. C'est pourquoi le texte soumis au vote est essentiel, non seulement parce qu'il concerne plus de 5 millions de travailleurs et 320 multinationales, mais surtout car il renforce les obligations d'information et de consultation et donc la démocratie au sein même des entreprises.”
“Ne faisons pas ce cadeau aux vampires de la misère humaine, les partis d'extrême droite, qui se nourrissent du sentiment d'abandon. Renforçons notre défense, certes, mais répondons aussi aux préoccupations des citoyens et des travailleurs. Ils ont droit à un emploi de qualité bien rémunéré, à une pension décente et à des soins de santé et un logement accessibles. L'Europe n'a pas d'avenir sans Europe sociale, car sans Europe sociale, il n'y a pas de sécurité pour les citoyens. 2-0229-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le futur budget sera le reflet de l'ambition de l'Europe et, à ce titre, je refuse de hurler avec la droite et d'opposer défense et Europe sociale, parce que nous pouvons répondre à ces deux enjeux. Pour cela, il est indispensable d'aller chercher de nouvelles ressources, en particulier du côté des épaules les plus larges. Oui, la solidarité est une condition sine qua non de notre sécurité extérieure, mais aussi sociale. Ne mentons pas aux citoyens en leur faisant croire qu'une politique de défense va les sauver de tout; le manque d'investissement dans nos politiques sociales et de cohésion renforcerait les inégalités et créerait une insécurité insoutenable au sein même de nos sociétés.”
“Il est urgent que la Commission propose enfin un plan d’action clair pour les maladies rares, qui fasse de la recherche et du développement de thérapies innovantes et adaptées une priorité de la politique pharmaceutique européenne et qui inclue la création d’un instrument de solidarité financier européen pour assurer l’accès à des traitements adaptés. La solidarité avec les patients atteints d’une maladie rare, c’est aussi tout le sens et la force de notre projet européen. 4-0041-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, entre 27 et 36 millions de personnes sont diagnostiquées comme souffrant d’une maladie rare dans l’Union européenne. Un chiffre largement sous-estimé. Même quand ils sont diagnostiqués, c’est un véritable parcours du combattant pour ces malades et pour leurs proches, car peu de traitements sont adaptés ou accessibles financièrement. La recherche et le développement de médicaments et de traitements adaptés n’intéressent pas les industries pharmaceutiques car ils ne sont pas jugés rentables, ce qui entraîne de fortes inégalités sociales et de santé, voire un risque létal pour les malades. C’est totalement inacceptable!”
“L’Union européenne doit prendre ses responsabilités et prévoir des réglementations sociales contraignantes pour protéger les salaires, la concertation sociale, les conditions de travail et nos systèmes de sécurité sociale. Nous demandons à la Commission un renforcement du Fonds social européen plus pour les prochains cadres financiers pluriannuels. Il n’y aura pas d’Europe prospère sans renforcement des droits sociaux, car, sans protection sociale forte, l’Europe vacille. 3-0187-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, si l’Europe est en train de repenser sa défense extérieure, elle ne peut faire l’impasse sur sa sécurité intérieure, c’est-à-dire la cohésion sociale. Or, aujourd’hui, c’est à une attaque en règle, quasi systématique, des politiques sociales que nous assistons, le motif invoqué étant la compétitivité. Il y a pourtant urgence. Les Européens subissent de plein fouet la précarisation du travail et les inégalités sociales. Nous vivons une crise du coût de la vie sans précédent. Les prix de l’alimentation, des soins de santé ou encore du logement explosent. Quelque 100 millions d’Européens vivent en situation de pauvreté, singulièrement des jeunes et des femmes. Des millions de travailleurs n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, conséquence de quarante années d’austérité salariale.”
“Son objectif n’est pas de répondre à des urgences conjoncturelles et encore moins de couvrir des besoins d’investissement pour l’industrie de la défense, pour lesquels il faut aller chercher d’autres moyens – d’autant que le futur cadre financier pluriannuel doit absolument réserver des budgets pour une véritable mise en œuvre du socle européen des droits sociaux et que le Fonds social européen plus doit rester un instrument fort et autonome pour renforcer la dimension sociale de l’Union européenne. 2-0401-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, il semble que les discussions actuelles sur l’avenir de la politique de cohésion soient à nouveau l’occasion pour certains de tenter de fragiliser les politiques sociales européennes. La politique de cohésion représente un tiers du budget européen. Elle est la principale politique d’investissement de long terme et porte sur des investissements sociaux, économiques et territoriaux. Elle est inscrite dans les traités pour réduire les inégalités entre les régions tout en créant des solidarités entre les territoires. Elle n’a pas vocation à être un instrument de gestion de crise.”
“Mme von der Leyen, Monsieur le Commissaire, ne donnez pas l'image d'un Javier Milei ou d'un Elon Musk brandissant tronçonneuses ou bâtons de dynamite pour détruire les services publics et les droits sociaux fondamentaux. Ne perdez pas de vue que le bien-être, la qualité de vie et la prospérité des Européennes et des Européens sont vos points cardinaux. Ne faites pas fausse route, remettez l'économie au service de l'humain et pas l'inverse. 3-0274-0000”
“Monsieur le Président, fin janvier, la Présidente de la Commission a présenté sa boussole pour la compétitivité, mais ne nous fait pas l'honneur d'être là aujourd'hui pour en débattre avec nous. Vous oui, c'est bien. Si l'Union européenne est à la croisée des chemins à de nombreux égards, dont la nécessité de reconstruire une autonomie stratégique sur le plan industriel, digital ou énergétique, le projet sur la table est plus que préoccupant, avec le retour du dogme de la compétitivité comme une fin en soi. Le volet simplification, en particulier, annonce des reculs importants sur le plan social et environnemental. En effet, on parle bien de dérégulation. Or, l'Union européenne ne reviendra pas au plus haut niveau des grandes puissances mondiales sans les travailleurs et les travailleuses.”
“Mais attention, comme l'histoire et l'actualité nous le démontrent, nous sommes tous potentiellement cet autre et cet étranger. Collaborer avec eux est donc une compromission inacceptable, tout comme il est dangereux d'emboîter le pas à leurs discours et leurs idées, comme malheureusement on l'a encore entendu aujourd'hui, car on préfère toujours l'original à la copie. Il est de notre responsabilité d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens, en particulier sur les... (Le Président retire la parole à l'oratrice) 3-0205-0000”
“Monsieur le Président, la collaboration entre les partis conservateurs et l'extrême droite représente-t-elle une menace pour la compétitivité? Évidemment oui. Mais cette collaboration est surtout un danger pour nos démocraties et nos valeurs fondamentales. Il est donc essentiel de maintenir le cordon sanitaire. Si l'extrême droite aujourd'hui tente de se montrer fréquentable, son ADN n'a pas changé. Elle reste fondamentalement raciste, sexiste et autoritaire. Ces partis trompent leurs électeurs, exacerbant l'anxiété de celles et ceux qui, dans un monde devenu complexe, craignent un déclassement social, économique ou culturel. Mais ils n'apportent jamais, mais jamais, aucune réponse à ces craintes légitimes, bien au contraire. Ces partis se nourrissent de la haine de l'autre, de l'étranger.”
“En santé aussi, les impératifs humains doivent reprendre le pas sur les enjeux économiques et budgétaires. C'est notre responsabilité. Sinon, nous devrons rendre des comptes quand une prochaine crise sanitaire se produira. 2-0198-0000”
“Aujourd'hui, l'Europe a beau être confrontée à d'autres défis géopolitiques, économiques, démographiques, il ne peut être question d'oublier les urgences liées à la santé, dont un des premiers défis est la pénurie de personnel. Certaines régions ou villes sont même en passe de devenir des déserts médicaux. Il est urgent d'investir dans les services de santé, non seulement sur le plan des traitements et techniques médicales, mais surtout dans le personnel. Il faut améliorer les conditions de travail de ce personnel en assurant qu'il soit suffisant, ce qui est aussi la première condition de bien-être des patients, mais aussi en adoptant une directive sur la prévention des risques psychosociaux afin d'améliorer globalement la santé mentale au travail.”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, il y a cinq ans, l'Europe et le monde étaient confrontés à la pire crise sanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Durant cette période, nous avons tous vécu intimement à quel point la santé est notre bien le plus précieux et combien nos systèmes de santé sont essentiels non seulement pour l'ensemble de la société, mais aussi sur le plan économique. Les travailleurs de ce secteur, qui sont majoritairement des travailleuses, ont alors été reconnus comme essentiels et applaudis. Malgré des années de désinvestissement massif, ils et elles ont permis à nos pays de tenir, et ce au mépris de leur propre sécurité. On a tous dit alors: «Plus jamais ça.» Mais notre mémoire est à court terme.”