Julie Rechagneux
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Madame la Présidente, le 28e régime, ce n’est pas un simple outil de compétitivité, c’est un véritable projet politique. C’est la création d’un nouvel ordre juridique européen, sans peuple, sans territoire, mais avec ses propres règles.”
“Madame la Présidente, mon rappel au règlement se fonde sur l’article 10 du règlement intérieur, relatif au respect mutuel entre députés, à la dignité et à la réputation de notre Parlement.”
“J’ai moi même été victime d’une de ces mises en scène en 2023, lorsque ce chanteur a mis mon visage sur une piñata et l’a livré en pâture à son public. Nous n’acceptons pas que l’emblème et les fonds du Parlement européen servent de caution à une opération militante organisée par et pour LFI, sans réelle portée européenne.”
“2-0189-0000 Julie Rechagneux (PfE), réponse carton bleu. – La réalité, c'est que vous vous réveillez un peu tard. C'est-à-dire que la Commission européenne décide depuis des années de tout ce qui est fait en Europe, puisque, vous le savez, la Commission européenne a le droit d'initiative législative et donc le Parlement européen n'est qu'…”
“Monsieur le Président, aujourd’hui, on se pose une vraie question: qui doit gouverner l’Europe? Derrière les discours sur l’efficacité, il y a en réalité un basculement politique qui est très clair: moins de pouvoir pour les nations et donc, mécaniquement, plus de pouvoir pour Bruxelles.”
“Nous n’oublions pas ces milliers d’ouvriers français qui ont vu leurs usines fermer, parfois après plusieurs générations de travail dans la sidérurgie, abandonnés du jour au lendemain, avec le sentiment que leur savoir-faire et leur sacrifice ne comptaient plus.”
The complete record
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“Madame la Présidente, le 28e régime, ce n’est pas un simple outil de compétitivité, c’est un véritable projet politique. C’est la création d’un nouvel ordre juridique européen, sans peuple, sans territoire, mais avec ses propres règles. On nous dit qu’il sera optionnel, que les codes nationaux ne seront pas supprimés, mais vous savez très bien qu’ils deviendront peu à peu inutiles. C’est cela la nouvelle méthode de l’intégration européenne: vous ne retirez plus officiellement les compétences aux États membres, vous organisez leur contournement. Aujourd’hui, c’est le droit des sociétés. Demain ce sera peut-être la fiscalité, après-demain le droit du travail, et ce sera toujours officiellement au nom de la compétitivité. Vous ne trompez personne. Comme souvent, c’est une fuite en avant fédéraliste.”
“J’ai moi même été victime d’une de ces mises en scène en 2023, lorsque ce chanteur a mis mon visage sur une piñata et l’a livré en pâture à son public. Nous n’acceptons pas que l’emblème et les fonds du Parlement européen servent de caution à une opération militante organisée par et pour LFI, sans réelle portée européenne. Nous vous demandons, Madame la Présidente, de saisir les organes compétents afin que les mesures nécessaires soient prises pour que notre institution ne soit pas associée à cet événement et que sa dignité soit préservée. 1-0037-0000”
“Madame la Présidente, mon rappel au règlement se fonde sur l’article 10 du règlement intérieur, relatif au respect mutuel entre députés, à la dignité et à la réputation de notre Parlement. Nous vous avons alertée la semaine dernière par courrier au sujet de l’utilisation du logo du Parlement européen sur une affiche annonçant un meeting-concert intitulé «Justice pour la Palestine», avec des élus de La France insoumise et le rappeur Médine. Cet événement est également présenté comme étant financé par le Parlement européen. Médine n’est pas un artiste anodin. Il est à l’origine de nombreuses polémiques pour des propos dénoncés comme étant antisémites et homophobes, et pour des mises en scène extrêmement violentes contre des élus.”
“Nous, nous voulons un renforcement du Conseil européen et du Parlement européen qui sont deux organes qui, au final, sont démocratiquement élus. 2-0190-0000”
“2-0189-0000 Julie Rechagneux (PfE), réponse carton bleu. – La réalité, c'est que vous vous réveillez un peu tard. C'est-à-dire que la Commission européenne décide depuis des années de tout ce qui est fait en Europe, puisque, vous le savez, la Commission européenne a le droit d'initiative législative et donc le Parlement européen n'est qu'une chambre d'enregistrement depuis des années. Donc, même si les peuples européens élisent démocratiquement et par un suffrage direct la Commission européenne, la réalité, c'est que les peuples européens élisent déjà de manière directe leurs gouvernements et leurs chefs d'État européens. Et donc le Conseil européen doit avoir plus de pouvoirs. C'est exactement ce que nous disons. La Commission européenne n'a pas la légitimité démocratique aujourd'hui pour avoir un tel pouvoir.”
“Monsieur le Président, aujourd’hui, on se pose une vraie question: qui doit gouverner l’Europe? Derrière les discours sur l’efficacité, il y a en réalité un basculement politique qui est très clair: moins de pouvoir pour les nations et donc, mécaniquement, plus de pouvoir pour Bruxelles. On nous explique qu’il faudrait supprimer le droit de veto, qu’il faudrait mettre fin à la règle de l’unanimité et transférer toujours plus de pouvoirs à Bruxelles. Derrière tout cela, il y a une volonté idéologique: transformer peu à peu la Commission en véritable gouvernement européen. Je préfère être claire: jamais nous n’accepterons cela. La légitimité démocratique en Europe ne vient pas de la technostructure bruxelloise. Elle vient des peuples européens organisés en nations souveraines.”
“Nous n’oublions pas ces milliers d’ouvriers français qui ont vu leurs usines fermer, parfois après plusieurs générations de travail dans la sidérurgie, abandonnés du jour au lendemain, avec le sentiment que leur savoir-faire et leur sacrifice ne comptaient plus. Sans acier, il n’y a pas d’industrie forte, il n’y a pas de projet crédible de réindustrialisation. Il n’y a pas non plus d’autonomie stratégique ou de capacité de défense sérieuse. Il était temps de se réveiller. Mais ce réveil ne doit pas conduire à de nouvelles demi-mesures technocratiques. Face à une concurrence mondiale déloyale, il faut enfin assumer une véritable politique de protection économique. Osons enfin le protectionnisme européen et osons-le pour toutes nos industries, qu’elles soient en amont ou en aval, avant qu’il ne soit définitivement trop tard. 1-0071-0000”
“Monsieur le Président, le réveil auquel on assiste aujourd’hui est bien tardif. Pendant des années, ici même, on a entendu des responsables politiques louer l’ouverture du marché pendant que les autres puissances protégeaient massivement leurs industries stratégiques. Mais nous ne sommes pas dupes. Les dirigeants européens qui se sont succédé ont une grande part de responsabilité. Leur aveuglement sur la compétition mondiale féroce a largement pénalisé le secteur de l’acier. Pendant des années, nous avons laissé entrer massivement de l’acier chinois à bas prix, tout en imposant à nos producteurs des normes environnementales et énergétiques extrêmement coûteuses.”
“Soutenir la communauté juive, cela ne doit pas être une posture, ni une série de déclarations; c'est une responsabilité: punir fermement ceux qui s'en prennent à elle, assurer sa protection partout et en permanence, et ne jamais céder à la moindre complaisance. En Europe, personne ne devrait avoir peur d'être juif. Aujourd'hui, cette promesse n'est plus respectée. 3-0370-0000”
“Madame la Présidente, cette dernière semaine, en Europe, les attaques antisémites se sont multipliées: à Amsterdam, une école juive a été ciblée par un engin explosif; à Rotterdam et à Liège, des synagogues ont été attaquées. Ce ne sont pas des faits isolés; c'est une réalité. Aujourd'hui, la communauté juive reste la première cible des menaces terroristes. En France, l'État doit assurer une protection permanente devant les synagogues. Nous refusons que cela devienne une habitude. L'antisémitisme n'est pas une simple opinion parmi d'autres; c'est une haine tenace, qui menace, qui tue et qui violente.”
“Madame la Présidente, globalement, la Banque européenne d'investissement est bien gérée, mais la réalité c'est que son mandat est en pleine dérive. À l'origine, la BEI finançait des projets stratégiques que ni le marché ni les États ne pouvaient porter seuls. Aujourd'hui, elle intervient partout, y compris à l'étranger, et elle est devenue un outil à tout faire. À force d'élargir son champ d'action, elle s'est éloignée de sa mission. Elle a concurrencé le privé et, surtout, elle manque aujourd'hui de transparence. Nous devons la recentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire financer nos usines, soutenir nos PME, moderniser nos réseaux de transport et d'énergie et sécuriser nos approvisionnements. Ce n'est que comme cela qu'elle aura enfin une véritable valeur ajoutée. 1-0063-0000”
“Madame la Présidente, Montaigne le disait si bien: "versez leur du bon vin, ils vous feront de bonnes lois". J'arrive de la région de Bordeaux et c'est vrai que j'aurais pu en apporter pour qu'on améliore ensemble l'avenir de cette filière. Sur ce territoire, je vois au quotidien la douleur des vignerons qui ne vivent plus de leur production. Les plans d'arrachage étaient nécessaires, mais nous ne pouvons pas laisser les vignerons avec le sang de leur vigne stagner dans des cuves. L'Europe doit venir en soutien et financer la distillation dans le cadre de la réserve de crise. Les vignerons attendent depuis des mois cette décision, il est temps de se réveiller. Mais il ne faudra pas se contenter de gérer la crise. L'avenir de cette filière mérite une réflexion globale.”
“Cela commence par la fin du pacte vert pour l’Europe et par un véritable train de mesures sur le logement: pour faciliter la remise des logements sur le marché en levant les contraintes énergétiques excessives qui ont été adoptées ici, pour libérer le foncier constructible et pour permettre de réduire les coûts de construction en agissant sur les matières premières. L’intelligence que l’on attend tous de l’Europe, ce n’est pas d’intervenir toujours plus, mais de savoir quand elle doit en faire moins, et surtout d’arrêter de créer les crises qu’elle prétend ensuite résoudre. (L'oratrice accepte une question carton bleu) 2-0295-0000 Maria Ohisalo (Verts/ALE), sinisen kortin kysymys.”
“Madame la Présidente, à chaque fois que l’Europe décide d’intervenir, le résultat est toujours le même: plus de réglementation et plus de contraintes. À chaque défi majeur de notre époque, la Commission réagit de la même manière: elle intervient encore et encore et, à chaque fois, elle échoue. Aujourd’hui, la Commission a adopté son plan pour des logements abordables. Mais ce qu’on attend d’elle, ce n’est pas une nouvelle stratégie ou une nouvelle intrusion dans les compétences nationales. Ce dont ce secteur du logement a véritablement besoin, ce sont de réformes structurelles, pour sortir de cette crise.”
“Alors pourquoi ce silence persistant? Parce que ces victimes renvoient à un héritage que beaucoup ne veulent plus voir, la racine chrétienne de notre civilisation européenne. Mais cela suffit. Il est temps de rompre avec cette indifférence. Les Européens ont le devoir de soutenir ces hommes, ces femmes et ces enfants persécutés dans leur foi. 3-0212-0000 PRÉSIDENCE: SOPHIE WILMÈS Vice-Présidente 3-0213-0000”
“Madame la Présidente, aujourd'hui, encore, plus de 380 millions de chrétiens vivent sous la menace de la persécution et plus de 4 000 ont été tués l'an dernier en raison de leur foi. Au Nigeria, des villages chrétiens sont attaqués, des églises sont brûlées et des milliers de familles sont chassées. Au Moyen-Orient, des communautés deux fois millénaires ont presque disparu. En Syrie, les dernières paroisses, jadis nombreuses, survivent dans la peur. Les enlèvements et les violences ciblées rappellent que pratiquer sa foi reste pour beaucoup un acte de bravoure quotidien. Et c'est ce que j'ai pu mesurer lorsque je suis allée à leur rencontre en Égypte et au Liban. J'ai mesuré à quel point cette résistance silencieuse était devenue une condition d'existence. Oui, la foi chrétienne est aujourd'hui la plus persécutée au monde.”
“Madame la Présidente, eh oui, la réalité est cruelle. Le commerce mondial, ce n'est pas un terrain neutre, c'est un rapport de force continu. Pendant qu'ici on récite le mythe du libre-échange parfait, la Chine, elle, protège son industrie, subventionne massivement, avance ses pions et nous dépasse. Dans sa naïveté, l'Europe va même jusqu'à imposer le tout-électrique à horizon 2035, alors que la Chine a investi 230 milliards dans ce domaine ces dernières années. C'est absurde et irresponsable. Si la Chine prend de l'avance, ce n'est pas un mystère. Elle suit une stratégie de puissance depuis des années, sans hésiter et sans naïveté. Alors oui, il faut protéger notre marché et relocaliser nos productions, comme nous le défendons au Rassemblement national depuis des années. Il faut le faire pour arrêter d'être dépendants de Pékin.”
“Et à 50 ans, elle devrait pouvoir dire à ses filles: «Ici, tu es protégée parce que nous avons défendu notre civilisation.» Protéger les femmes, c'est refuser le silence, le relativisme et la soumission. C'est défendre nos frontières, notre culture et notre dignité. 4-0051-0000”
“Madame la Présidente, à huit ans, une petite fille devrait pouvoir jouer et rire, non pas hurler sous une lame. Et pourtant, en Europe, plus de 600 000 femmes ont subi l'excision et 180 000 filles risquent chaque année le même sort; un crime importé au nom du relativisme culturel et toléré par lâcheté idéologique. À 12 ans, elle devrait rêver d'avenir. Pas finir comme Lola, victime d'un monstre que la France n'a pas su expulser, symbole d'un pays désarmé par l'angélisme migratoire. À 18 ans, elle devrait pouvoir croire en la justice. Pas découvrir que, dans cette Europe-là, on excuse tout, on comprend tout, sauf les victimes. À 30 ans, elle devrait pouvoir rentrer seule chez elle sans craindre une agression, dans une Europe où l'insécurité s'installe avec l'importation de mœurs étrangères que la gauche refuse de nommer.”
“C'est là que se trouve l'antisémitisme contemporain. Il faut avoir le courage de le combattre sur ce terrain en priorité. 2-0408-0000”
“Monsieur le Président, je viens d'un pays, la France, où, en 2024, plus de 2 000 de mes compatriotes de confession juive ont fait leur alya vers Israël. Je viens d'un pays où, en 2024, plus de 1 500 actes antisémites ont été recensés. Ces personnes se disent parfois plus en sécurité dans un pays en guerre que dans les rues de leur propre pays. La cause de cette crainte est claire: il y a bien eu un «effet 7 octobre». Les atrocités commises par le Hamas contre des civils israéliens ont désinhibé des passions antisémites malsaines. Le Hamas a réussi à unir les luttes de l'extrême gauche et de l'islamisme dans un même islamo-palestinisme, nouveau visage de l'antisémitisme. À Bordeaux, où je vis, l'extrême gauche a poussé la majorité écologiste à suspendre le jumelage de notre ville avec le port d'Ashdod en Israël.”
“Il faut ouvrir les universités à l'investissement privé pour accélérer le passage du labo au marché. Il faut mieux protéger et valoriser nos brevets plutôt que d'idéaliser une science ouverte qui draine notre capital scientifique et humain. Et, surtout, faisons ce que l'Union n'a encore jamais fait: oser enfin l'autonomie là où elle n'est qu'une compétence d'appui. Laissons les États et les universités expérimenter. Les bonnes pratiques se diffuseront par l'exemple, pas par une couche supplémentaire de centralisation bruxelloise. 4-0032-0000”
“Monsieur le Président, aujourd'hui, la compétition académique mondiale s'intensifie et, en la matière, l'Europe tente de s'accrocher, mais elle recule. La Chine domine en nombre de brevets et notre capital-risque reste loin derrière celui des États-Unis. La vision qu'on nous propose aujourd'hui n'a rien de neuf: élargir les alliances, multiplier les diplômes conjoints, uniformiser les procédures, avancer vers une gouvernance commune. Nous suivons ces mêmes préconisations depuis plus de 30 ans déjà. Les ECTS assurent déjà la reconnaissance des parcours. Erasmus+ est largement doté et c'est tant mieux. Mais faire plus de la même chose ne changera pas la donne. Ce qu'il faut, c'est un changement de stratégie. Il faut fixer quelques priorités essentielles au lieu de multiplier les critères idéologiques.”
“Plutôt que d’admettre l’échec, Bruxelles enfonce le clou: elle refuse de soutenir pleinement le nucléaire, qui est pourtant la seule énergie bas carbone pilotable, compétitive et véritablement souveraine. Alors, nous disons stop! Nous disons stop à cette fuite en avant qui ruine notre compétitivité, qui détruit notre base industrielle historique et écarte les vraies solutions: souveraines, locales et efficaces. 2-0245-0000”
“Monsieur le Président, encore une fois, la Commission européenne agite le mirage des technologies propres comme s’il s’agissait d’une solution à tous les maux. Elle promet des milliards, des plans, des plateformes, mais la réalité, c’est que c’est un échec. Les pompes à chaleur? Elles sont importées à plus de 70 % et elles sont inadaptées à 60 % du parc immobilier ancien. Les panneaux solaires? Ils sont fabriqués à 90 % en Chine, pendant que les usines européennes ferment les unes après les autres. Les batteries européennes? Elles sont trois fois plus chères que les batteries chinoises et représentent une part de marché mondial inférieure à 5 %. Ces industries propres sont trop souvent de fausses solutions vertes. Elles ne tiennent que grâce aux subventions massives.”
“Notre position est claire et constante. La France n'a pas à se faire dicter ses choix énergétiques par la Commission européenne. 3-0376-0000 PRESIDENZA: ANTONELLA SBERNA Vicepresidente 3-0377-0000”
“Pendant ce temps, les délais de raccordement s'allongent partout en Europe, jusqu'à dix ans pour certains projets agricoles ou industriels. Tout cela parce que vous avez voulu construire un marché unique de l'électricité sans en garantir ni la stabilité, ni la souveraineté, ni la sécurité. Et pendant que vous parlez d'interconnexion, l'Europe perd chaque année jusqu'à 10 % de son électricité dans les réseaux, l'équivalent de la consommation de la France. Nous, nous portons une autre vision: un réseau souverain pilotable, fondé sur le nucléaire, la stabilité et la maîtrise publique. Oui à des investissements européens, mais au service des nations, pas au service d'un dogme technocratique. L'électricité n'est pas une marchandise, c'est un bien vital, un levier de puissance, une affaire de souveraineté.”
“Monsieur le Président, les réseaux électriques sont la colonne vertébrale du système énergétique européen, mais cette colonne vertébrale est aujourd'hui fragilisée. 40 % des réseaux de distribution en Europe ont plus de 40 ans et 60 % devront être rénovés ou remplacés d'ici dix ans. La Commission elle-même le reconnaît dans son propre plan d'action de novembre 2023: 584 milliards d'euros d'investissements seront nécessaires d'ici 2030, dont plus de 400 milliards rien que pour la distribution. Et pourtant, au lieu de mobiliser les États et leur capacité industrielle, vous persistez à imposer une planification hors sol, pensée à Bruxelles, dictée par les lobbys et incapable de répondre aux réalités du terrain.”
“Croire qu'un seuil unique et une planification uniforme protègeront l'Europe, c'est ignorer la réalité. Nous refusons cette logique de centralisation rampante. Le stockage est un outil: il doit servir les nations, pas les enfermer dans une grille de lecture unique dictée depuis Bruxelles. 3-0413-0000”
“Monsieur le Président, ce débat sur le stockage de gaz pose une question essentielle: qui décide? Depuis 2017, l'Union européenne construit pièce par pièce une politique énergétique centralisée, comme si les États membres étaient incapables d'assurer seuls leur sécurité énergétique. Ce qui était une coordination volontaire devient une mise sous tutelle. Depuis 2022, des seuils obligatoires de remplissage sont imposés, assortis de contrôles, de calendriers et de sanctions. Aujourd'hui, la Commission propose de prolonger ces mesures jusqu'en 2027, et demain ce sera sans fin. Nous l'avons dit dès 2022: l'énergie est une compétence stratégique. Elle doit rester nationale, car chaque pays a ses ressources, son mix, ses besoins et ses vulnérabilités.”
“En honorant cette mémoire, nous réaffirmons le lien fort qui nous unit à cette nation sœur. C’est en regardant ce passé sans détour que l’Europe peut construire une relation sincère avec son environnement proche, peuplé de nations avec lesquelles elle oublie parfois qu’elle partage tant. 4-0091-0000”
“Monsieur le Président, il y a cent dix ans, un drame immense a eu lieu, l’un des plus sombres du XXe siècle. Cet événement résonne aujourd’hui dans la mémoire européenne comme un avertissement. Tout a commencé par l’arrestation des figures civiles et religieuses, avant que plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants ne soient chassés de chez eux et envoyés sur les routes. À travers les étendues arides et hostiles de l’intérieur anatolien, ils ont marché sans fin, sans eau, sans toit, sans retour. Commémorer aujourd’hui le génocide arménien, c’est reconnaître le préjudice causé à un peuple dont l’histoire est intimement liée à la nôtre. C’est rappeler que l’Arménie, à la frontière de l’Europe et du Caucase, partage avec nous une culture millénaire et une diaspora vibrante, profondément enracinée dans nos sociétés.”
“Ce n’est toutefois pas qu’une question d’argent. Précarité, carrières bloquées, bureaucratie étouffante… La recherche, qui devrait être un espace de liberté, est saturée de contraintes. Pendant ce temps, la Chine et les États-Unis déroulent le tapis rouge. L’Europe a été un bastion scientifique, à l’avant-garde du progrès technologique et de la rationalité. Aujourd’hui, nous dévalorisons nos chercheurs et nous laissons partir nos talents. Si nous ne réagissons pas, nos découvertes, nos brevets et notre compétitivité de demain se construiront ailleurs. 3-0261-0000”
“Monsieur le Président, l’Europe décroche. Mario Draghi l’a rappelé: nous perdons la bataille des talents. Chaque année, 20 % des chercheurs européens partent à l’étranger, tandis que les États-Unis attirent plus de talents qu’ils n’en perdent. Prenons la Toulouse School of Economics, qui – ironie du sort – a accueilli un Prix-Nobel ayant lui-même fait carrière aux États-Unis. Lors de son dernier recrutement, elle a proposé six postes à de brillants chercheurs. Pour quel résultat? Six refus. Deux chercheurs ont rejoint le privé aux États-Unis; les autres des universités étrangères. Les établissements américains offrent jusqu’à 300 000 dollars par an. Ici, même en doublant les salaires, nous restons loin derrière. Pourquoi? Parce que nos entreprises ne sont pas suffisamment incitées à investir dans l’innovation.”
“Qui peut croire que l’on sauvera l’industrie européenne avec des formulaires? L’«omnibus» ne change rien au fond du problème. Ce problème, c’est la surréglementation structurelle, qui asphyxie notre économie. Aujourd’hui, la mise en conformité coûte 3 à 4 % du PIB, et une entreprise européenne dépense 2,5 fois plus en formalités qu’une entreprise américaine. L’éléphant dans la pièce, c’est ce bloc de réglementations vertes, qui nous prive de croissance. Tant que nous ne remettrons pas à plat cette machine bureaucratique, ces ajustements resteront anecdotiques. 1-0102-0000”
“Monsieur le Président, la Commission s’essaye à un exercice d’humilité et décide de revenir sur certaines de ses réglementations. Elle redécouvre un principe de sagesse: des petites choses le législateur ne se soucie pas. L’allégement des obligations de déclaration, c’est bien, mais est-ce suffisant? Certainement pas, car ces ajustements ne mettent pas fin à l’économie administrée qu’elle a créée. Pour rappel, la directive CSRD, ce sont 50 000 entreprises concernées, jusqu’à 600 indicateurs ESG à renseigner et un coût supérieur à 100 000 euros par an pour certaines entreprises. La Commission prétend simplifier, mais elle ne fait qu’exempter temporairement certaines entreprises de réglementations excessives, sans remettre en cause la logique bureaucratique qui les sous-tend.”
“Elle n'a pas anticipé que l'exposition à la concurrence mondiale ne nous rendait pas plus compétitifs, mais plus vulnérables. Le langage de la souveraineté, de la protection et de la puissance, nous n'avons jamais cessé de le tenir, conscients du monde dans lequel nous entrions. Mais la Commission, elle, n'a jamais prêté attention à nos mises en garde. À présent, au lieu d'assumer ses erreurs, la Commission rejette la faute sur les États membres, accusés d'avoir mal appliqué ses préconisations. Il est enfin grand temps de changer véritablement de cap. (L'oratrice accepte une question carton bleu) 3-0237-0000 Anthony Smith (The Left), question «carton bleu».”
“Monsieur le Président, Monsieur Séjourné, la Commission adore les grandes programmations macroéconomiques décennales qui reviennent avec la même régularité que les plans soviétiques d'un autre temps. Dans les années 2000, la stratégie de Lisbonne nous promettait la société de la connaissance et le tout tertiaire. Aujourd'hui, son dernier plan, la boussole pour la compétitivité, prétend nous montrer la voie à suivre. Mais qui peut encore croire que la Commission sait où elle va? Depuis 20 ans, elle s'est systématiquement trompée. Elle n'a pas vu que nous n'entrions pas dans une société post-industrielle, mais dans un monde hyper-industriel. Elle n'a pas compris que la mondialisation ne pacifiait pas les relations entre États, mais ouvrait la voie aux guerres économiques et commerciales.”
“Bez względu na to, czy to jest XX w., czy to jest XXI w., czy to jest Europa, Azja czy Ameryka. Nie inaczej jest właśnie z Wenezuelą, która przeżywa apogeum socjalistycznej dyktatury. Reżim Cháveza oraz Maduro nadal trwa, nadal rujnuje i prześladuje swoich obywateli. Socjaliści z Wenezueli najpierw zrujnowali jeden z najbogatszych krajów na świecie, będący Dubajem XX w., a następnie zaczęli prześladować tych, którzy sprzeciwiali się wszechwładzy rządu. Czy to czegoś wam nie przypomina? Zanim słusznie potępimy reżim Maduro, to spójrzcie w lustro i zastanówcie się, czy polityka Unii Europejskiej zabijająca przemysł, innowacyjność, ograniczająca wolność słowa nie kopiuje socjalistów w XXI wieku. I przypomnijcie sobie jak skończyli dwudziestowieczni socjaliści i jak ostatecznie skończy Maduro. Viva la Venezuela! Viva la libertad, carajo!”
“Attivisti della maggioranza e attivisti dell'opposizione hanno manifestato per le strade della capitale. Non ci sono state violenze. Machado ha parlato davanti ai propri sostenitori, sintomo che il popolo venezuelano in realtà è stanco della violenza, non ne vuole più. L'Europa ha il dovere, per noi, di lavorare per trovare dei canali di dialogo tra tutti i partiti, per favorire la distensione in un paese che purtroppo è polarizzato e spaccato a metà. Dare patenti di democrazia o riconoscere presidenti autoproclamatisi, da Bruxelles o da Washington, non farà che allontanare il Venezuela dalla pace. 2-0471-0000 Marcin Sypniewski, w imieniu grupy ESN. – Panie Przewodniczący! Szanowni Państwo! Socjalizm działa. I to działa właśnie tak, jak obserwujemy w Wenezueli. Jego skutkiem zawsze są puste półki, bieda, cenzura i państwo policyjne.”
“Maduro, like other dictators around the world, holds on desperately for power, and we will stand with the people of Venezuela and all of those who fight for democracy. 2-0470-0000 Danilo Della Valle, a nome del gruppo The Left. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, a sei mesi dalle elezioni venezuelane, seguendo un copione che già abbiamo visto nel 2013 e nel 2019, questo Parlamento per noi continua a ignorare la via della diplomazia e del dialogo con le istituzioni per seguire pedissequamente la linea degli Stati Uniti. Lo schema è sempre lo stesso: prima c'è stato Capriles, poi Guaidó, adesso è il turno di Urrutia e Corina Machado, che vanno persino oltre, invocando l'intervento di paesi esterni in Venezuela o un embargo ancor più duro per il proprio popolo. Il 10 gennaio a Caracas c'è stato l'insediamento di Maduro.”
“– Mr President, dear colleagues, with the illegitimate consolidation of Maduro's power after the July elections, the Venezuelan people are entering a new chapter of repression, violence and state terror. The regime will use the upcoming years to further crush, harass and diminish opposition with no respect for human rights, democracy and the rule of law. So in Europe we need to step up our game to support the Venezuelan people by offering financial support to civil society, by giving visas to human rights defenders at risk, by supporting international bodies to monitor the human rights situation in the country, by supporting the ICC to investigate international crimes committed by the Maduro regime, and by sanctioning those responsible for the repression and the violations of human rights – in essence, by isolating this regime.”
“Nicolás Maduro carece de legitimidad democrática y lo vamos a repetir desde este Parlamento tantas veces como sea necesario. El pasado 10 de enero tomaba posesión sin publicar las actas, sin respetar la voluntad de venezolanos y venezolanas que ese día estaban manifestándose en distintos lugares del mundo. Y hoy María Corina Machado todavía sigue viviendo escondida y el ganador de las elecciones, Edmundo González, está fuera de su país. Vamos a seguir apoyando a los ocho millones de personas que han tenido que abandonar Venezuela, a aquellas personas que ven violados sus derechos a diario y, por lo tanto, urgimos a la Corte Penal Internacional a que acelere todas las investigaciones necesarias para poner fin a estos abusos. 2-0469-0000 Catarina Vieira, on behalf of the Verts/ALE Group.”
“La risposta da parte dell'Unione europea c'è stata, anche da parte degli Stati Uniti, ma si può fare di più. Non dobbiamo e non vogliamo arrenderci, fino a quando la legalità costituzionale, la volontà popolare e lo Stato di diritto non verranno ripristinati ed Edmundo Gonzáles non verrà insediato come unico e legittimo presidente del Venezuela. Non vogliamo arrenderci fino a quando non verranno liberati tutti i prigionieri politici e ripristinato lo Stato di diritto. Non vogliamo arrenderci fino a quando non verrà ripristinata la democrazia e non verranno restituite dignità e libertà al popolo venezuelano. Gloria al bravo pueblo y viva Venezuela libre! 2-0468-0000 Oihane Agirregoitia Martínez, en nombre del Grupo Renew. – Señor presidente, señor comisario, yo hoy voy a ser muy breve.”
“Le temps est venu de voir la vérité triompher, la liberté l’emporter sur la tyrannie et le peuple vénézuélien reprendre son destin en main – enfin! 2-0467-0000 Carlo Fidanza, a nome del gruppo ECR. – Signor Presidente, signor Commissario, onorevoli colleghi, poche settimane fa, anche grazie alla nostra iniziativa, quest'Aula celebrava l'assegnazione del premio Sakharov a una donna straordinaria come María Corina Machado e al Presidente eletto Edmundo Gonzáles Urrutia. Pochi giorni dopo, il tiranno Maduro ha concluso – per ora – la sua opera di usurpazione del potere, fondata sul risultato fraudolento delle elezioni dello scorso luglio, con una cerimonia di proclamazione farsa contro la Costituzione, davanti a un'assemblea nazionale che non ha alcuna legittimità.”
“Edmundo González a été déclaré vainqueur par de nombreux observateurs indépendants et par les propres scrutins de l’opposition. Les preuves, les actes de vote et les témoignages des Vénézuéliens montrent clairement qu’il a remporté l’élection avec une marge considérable. La répression qui a suivi l’annonce des résultats frauduleux a été violente et sans merci. Des milliers d’arrestations, des vies perdues et une censure exacerbée des médias et des réseaux sociaux ont été les armes d’un régime qui a peur et qui sait que son pouvoir est usurpé. Nous devons soutenir avec force la légitimité de la victoire d’Edmundo González. Le temps est venu pour le Venezuela de se libérer des chaînes de l’oppression.”