Valérie Deloge
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Madame la Présidente, chers collègues, aujourd’hui, nos agriculteurs n’étouffent pas sous le manque de promesses, ils étouffent sous leur accumulation. L’Union européenne est devenue une usine à contraintes. Le programme de la présidence irlandaise affiche de beaux objectifs: compétitivité, sécurité alimentaire, simplification.”
“On les enferme dans toujours plus de pacte vert, de De la ferme à la table, ou de baisse de la PAC, et d’écologie punitive. Comment prétendre prioriser l’agriculture en réduisant et en désacralisant l’enveloppe de la PAC?”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la question des engrais est devenue un sujet stratégique majeur pour l'Europe, car derrière les engrais, il y a notre souveraineté alimentaire, notre indépendance énergétique et l'avenir de notre agriculture.”
“Elles maintiennent une filière engrais malgré la hausse des coûts et une réglementation qui décourage davantage qu'elle ne soutient. Préservons-les et renforçons-les, car si elles disparaissent, nous n'aurons plus rien à sauver.”
“Madame la Présidente, chers collègues, en ce moment, des agriculteurs hésitent à démarrer leur tracteur, pas par choix, mais par peur de la facture du carburant. En quelques semaines, le prix du GNR est passé de 95 centimes à plus de deux euros le litre – une hausse de plus de 120 %.”
“Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les technocrates, vous dirigez l'Europe, mais vous n'écoutez pas les peuples. Près de 80 % des Français rejettent l'accord du Mercosur et, pourtant, Mme von der Leyen l'a fait passer en force.”
The complete record
Every one of 48 lines we hold for Valérie Deloge, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account.
“On les enferme dans toujours plus de pacte vert, de De la ferme à la table, ou de baisse de la PAC, et d’écologie punitive. Comment prétendre prioriser l’agriculture en réduisant et en désacralisant l’enveloppe de la PAC? Prenons l’élevage: ce n’est pas un problème à corriger, c’est une richesse à défendre, c’est un pilier de notre souveraineté. Vous nous parlez d’autonomie, de facilité et de nouvelle agriculture sans jamais rencontrer, sans écouter et sans comprendre ce que vivent les agriculteurs. Nous attendons donc, pleins d’espoir, que cette nouvelle présidence entende les agriculteurs et défende une PAC forte, autonome, au service de la production et de ses producteurs. 2-0125-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, aujourd’hui, nos agriculteurs n’étouffent pas sous le manque de promesses, ils étouffent sous leur accumulation. L’Union européenne est devenue une usine à contraintes. Le programme de la présidence irlandaise affiche de beaux objectifs: compétitivité, sécurité alimentaire, simplification. Dans les faits, elle recycle des débats interminables qui encombrent et étouffent encore un peu plus ceux qui produisent. Nos agriculteurs et nos producteurs n’ont pas besoin de longs discours, ils ont besoin de revenus dignes et d’une vision à long terme. Pourtant, ils subissent une triple peine: des importations qui ne respectent pas nos standards, des coûts et des règles qui changent sans cesse et une bureaucratie qui est devenue hors de contrôle.”
“Elles maintiennent une filière engrais malgré la hausse des coûts et une réglementation qui décourage davantage qu'elle ne soutient. Préservons-les et renforçons-les, car si elles disparaissent, nous n'aurons plus rien à sauver. Mais l'Europe accumule les erreurs: Farm to Fork a fragilisé notre production sans alternative viable, le Mercosur ouvre nos marchés à des productions qui ne respectent ni nos normes ni nos exigences environnementales. La Commission le reconnaît elle-même en créant des omnibus pour corriger ses propres erreurs. Sur le nucléaire, elle a fini par admettre qu'elle en avait besoin. Dans dix ans, faudra-t-il un omnibus agricole pour réparer les erreurs commises aujourd'hui avec la PAC et les engrais? 2-0300-0000 Procedura "catch-the-eye" 2-0301-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la question des engrais est devenue un sujet stratégique majeur pour l'Europe, car derrière les engrais, il y a notre souveraineté alimentaire, notre indépendance énergétique et l'avenir de notre agriculture. Les tensions au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz nous rappellent une vérité très simple: la dépendance, c'est la vulnérabilité. En 2022, la flambée des prix des engrais a failli faire plier des exploitations entières. Ce sont les mêmes agriculteurs qui subissent aujourd'hui les conséquences d'une dépendance que vous avez vous-même choisie. Des solutions concrètes existent. Les méthaniseurs permettent de valoriser les résidus agricoles pour produire du digestat, un fertilisant local et renouvelable. Quelques entreprises européennes résistent encore.”
“Madame la Présidente, chers collègues, en ce moment, des agriculteurs hésitent à démarrer leur tracteur, pas par choix, mais par peur de la facture du carburant. En quelques semaines, le prix du GNR est passé de 95 centimes à plus de deux euros le litre – une hausse de plus de 120 %. Pour un agriculteur qui consomme plusieurs milliers de litres par an, la facture explose et le prix de la vente de céréales et de son litre de lait a plutôt tendance à diminuer, et je ne vous parle pas des hausses sur les engrais. Voilà les effets concrets de cette mondialisation que vous avez tant souhaitée: une agriculture si dépendante des marchés mondiaux qu'une guerre à des milliers de kilomètres suffit à mettre en péril des exploitations entières.”
“Un peuple libre est un peuple qui maîtrise son alimentation. Sans agriculture forte, il n'y a pas de souveraineté possible. Est-ce que l'Europe veut encore de son agriculture? C'est une bonne question. Alors, écoutez les agriculteurs et écoutez les citoyens. 1-0251-0000”
“Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les technocrates, vous dirigez l'Europe, mais vous n'écoutez pas les peuples. Près de 80 % des Français rejettent l'accord du Mercosur et, pourtant, Mme von der Leyen l'a fait passer en force. 94 % dénoncent une rémunération insuffisante des agriculteurs, mais vous envisagez de réduire le budget de la PAC. 86 % jugent que les contraintes qui pèsent sur eux sont excessives, mais vous persistez dans vos normes absurdes et votre écologie punitive. Les agriculteurs demandent du soutien et de la cohérence. Que leur répondez-vous? Toujours plus de concurrence déloyale et de libre-échange, toujours plus de normes et toujours moins de perspectives. Les résultats sont sous nos yeux: le nombre des agriculteurs diminue, les exploitations disparaissent et les générations ne se renouvellent plus.”
“Ces produits ont été envoyés vers l'Europe sans que les importateurs en soient informés. Et voilà donc des produits dangereux dans nos assiettes. Et pourtant, la Commission persiste. Allons-nous assister à un nouveau coup de force antidémocratique, une application sans vote des députés européens et des parlements nationaux? Nous avons alerté sur le Mercosur. Les faits nous donnent raison. Vous êtes responsables et coupables. Il faut arrêter cette fuite en avant. 1-0330-0000”
“Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs de la Commission européenne, vous avez signé un nouvel accord de libre-échange avec l'Australie dans l'opacité et la précipitation, au mépris des alertes des agriculteurs. Vos négociations avec l'Australie prévoient l'entrée de plus de 30 000 tonnes de bœuf et autant de tonnes d'agneau en moyenne. Une fois de plus, l'agriculture sert de variable d'ajustement. Votre scénario, nous le connaissons déjà, c'est le même que le Mercosur: promesses de contrôles, discours rassurants, mais, dans les faits, une réalité bien différente. Avec le Mercosur, les faits sont accablants, la traçabilité est défaillante. Des contrôles révèlent que des animaux traités à l'œstradiol 17β, hormone interdite en Europe, ont été déclarés éligibles à l'exportation.”
“Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs de la Commission européenne, vous empilez les accords de libre-échange comme on empile les dossiers. Il n'y en a pas un, ni deux, mais près de 40. Et à chaque fois, ce sont les mêmes qui trinquent: les agriculteurs français. Après le Canada, le Mercosur, les États-Unis et l'Inde, vous nous entraînez dans un accord de libre-échange avec l'Australie, un pays où l'on trouve des élevages industriels géants, où les hormones de croissance sont utilisées, où les normes sanitaires et de traçabilité sont moins exigeantes, où les conditions de transport sont totalement contraires au bien-être animal. En France, nous n'avons pas les mêmes pratiques. De la naissance à l'abattage, nos éleveurs sont vertueux. Avec le Mercosur, l'Union européenne a déjà accepté l'entrée de 100 000 tonnes de viande bovine.”
“De toute façon, le mieux c'est de le faire dans nos pays, c'est ce qui est plus facile pour pouvoir agir sur l'environnement aussi. On peut comme ça éviter les vagues de pénuries et de mauvaises conditions à l'autre bout du monde. De toute façon, il vaut mieux le faire chez nous qu'à l'autre bout du monde. C'est beaucoup plus intéressant au niveau de l'écologie. 1-0122-0000”
“Je crois que vous avez conscience que l’impact de l’environnement sur la santé humaine est très important, et que c’est aussi parce que nos conditions de vie et notre environnement sont dégradés que les gens ont des maladies qui nécessitent des médicaments. Et votre groupe propose de remettre en cause les législations environnementales pour faciliter la production des médicaments par des amendements qui sont déposés en plénière! Comment expliquez-vous cette contradiction fondamentale? 1-0121-0000 Valérie Deloge (PfE), réponse carton bleu. – En fin de compte, pour nous, l'écologie, c'est très important, vraiment comme vous, il n'y a aucun souci là-dessus. On n'a pas de choix à faire par rapport à l'écologie ou à la préférence de la fabrication de médicaments.”
“Your party leader, Marine Le Pen, supported enshrining abortion as a fundamental right. So, I do expect you to vote tomorrow for the amendments which try to achieve this at European level. Could you confirm that you will do so? 1-0119-0000 Valérie Deloge (PfE), réponse carton bleu. – Déjà en France, déjà dans la Constitution, elle a été évidemment installée et en fin de compte, nous dans nos lois en France, il n'y avait même pas besoin de la mettre dans la Constitution, c'était une évidence. De toute façon, il n'y avait aucun problème là-dessus. Nous ne changeons pas d'avis. La femme a droit à la contraception et à l'avortement comme elle le souhaite et on n'a jamais changé là-dessus. 1-0120-0000 Christophe Clergeau (S&D), question «carton bleu». – Madame, bonjour.”
“Dans les outre-mer aussi les ruptures surviennent plus vite et durent plus longtemps. Les territoires ultramarins doivent être pleinement intégrés dans cette nouvelle stratégie. Garantir l’accès aux médicaments est une nécessité pour nos concitoyens. C’est une condition de notre souveraineté sanitaire et industrielle. (L'oratrice accepte plusieurs questions carton bleu) 1-0118-0000 Raquel García Hermida-Van Der Walle (Renew), blue-card question. – I was shocked to hear that, in trilogues, essential medication for women was simply dismissed as non‑essential – I am talking about abortion medication – and this while women in Europe still die today because of lack of access to safe abortion. Now, we could be solving this on a European level, and groups such as yours still refuse.”
“Cette crise révèle un problème plus large: une dépendance vaccinale, un manque d’anticipation, un manque de dialogue et de respect pour nos agriculteurs, qui n’en peuvent plus de subir une énième injustice. Protéger la santé animale, oui, mais sans sacrifier les éleveurs ni leur outil de travail: c’est cela que l’Union européenne doit entendre aujourd’hui. 1-0208-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, la dermatose nodulaire contagieuse – la DNC – n’est pas seulement une crise sanitaire, c’est une crise de méthode. En France, des troupeaux vaccinés sains ont été abattus, et nous devons prendre à présent du recul sur ces méthodes brutales d’abattage systématique. Sur le terrain, les éleveurs voient surtout les décisions rigides, déconnectées et brutales. On ne peut pas expliquer aux agriculteurs qu’ils doivent vacciner, puis leur dire ensuite que la vaccination ne protège pas contre l’abattage. On ne peut pas leur demander de la confiance quand les règles changent au pire moment.”
“La Commission européenne porte une responsabilité directe dans l’asphyxie bureaucratique que subissent nos agriculteurs. Elle qui a multiplié les règles, les conditionnalités et les sanctions découvre aujourd’hui les dégâts par elle-même provoqués. Non, les agriculteurs n’ont pas besoin d’une Commission qui les surveille, mais d’une Commission qui les laisse travailler. 1-0174-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, ce texte de simplification de la PAC confirme enfin ce que nous dénonçons depuis longtemps: l’accumulation de normes, de contrôles, et l’éloignement progressif des réalités du terrain – au détriment des agriculteurs français. L’introduction d’un contrôle unique annuel par exploitation va dans le bon sens. C’est une mesure simple, concrète, attendue depuis longtemps, qui peut contribuer à rétablir un minimum de confiance entre les agriculteurs et l’administration. Pour autant, évidemment, cette avancée reste limitée. La simplification ne peut pas se résumer à des ajustements techniques tardifs. Elle doit s’inscrire dans un changement de cap, à long terme, fondé sur le pragmatisme et le respect des réalités nationales.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, on parle d'industrie, mais nous parlons aussi de notre agriculture qui paye aussi aujourd'hui le prix des décisions européennes. En taxant les véhicules électriques chinois sans négociation, Bruxelles a déclenché une riposte immédiate contre nos exportations de cognac et de porc français. Résultat: une chute brutale des ventes et, avec elle, la menace très concrète de la perte de milliers d'emplois dans nos territoires ruraux. Malgré les négociations menées par Mme von der Leyen, aucune exemption, aucune protection spécifique, aucun filet de sécurité pour nos producteurs. Alors je pose une question simple: comment la Commission peut-elle prétendre défendre l'intérêt de notre agriculture si elle laisse nos filières d'excellence servir de monnaie d'échange dans une guerre commerciale?”
“Madame la Présidente, la crise que traverse la filière du cognac est la conséquence directe de la politique commerciale de l'Union européenne. En taxant les véhicules électriques chinois, la Commission a provoqué une riposte de la Chine contre le cognac, qui a entraîné une chute brutale des ventes. La filière, que j'ai rencontrée, réclame une compensation pour le dommage qu'elle subit. Mais Bruxelles n'assume pas et affirme n'avoir jamais reçu de demande formelle. Je le dis donc clairement, cette demande existe et je la soutiens totalement. Une autre responsabilité incombe à Mme von der Leyen. Ses négociations avec les États-Unis n'ont permis d'obtenir aucune exemption de droits de douane. À quoi sert la Commission si elle est incapable de protéger nos filières d'exportation?”
“L’Europe peut survivre à l’absence de technocrates, elle ne survivra pas à l’absence d’agriculteurs. Et je suis ici pour m’assurer que vous ne l’oublierez pas. 1-0373-0000”
“Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs de la Commission, depuis juillet je suis au milieu des agriculteurs dans les manifestations, à Bruxelles et à Strasbourg. Tous m’ont confié le même message: «Dites-leur que l’on ne veut plus de leurs décisions qui nous tuent.» Aujourd’hui, je vous le transmets mot pour mot. Les agriculteurs ne veulent pas de votre nouvelle PAC, ils ne veulent pas de l’entrée de l’Ukraine dans l’Union et ne veulent pas non plus du traité avec le Mercosur. Allez-vous enfin les entendre? Vous êtes en train de sacrifier notre agriculture. Non, la souveraineté alimentaire de nos nations n’est pas une ligne de comptabilité! Votre budget n’est ni stratégique ni juste: il est brutal. La Commission doit revoir sa copie budgétaire. Pas un rafistolage, mais une refonte totale qui protège ceux qui nous nourrissent.”
“Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les extrémistes verts, je viens de Bourgogne-Franche-Comté. Dans ma région, on élève le poulet de Bresse, le bœuf charolais et on affine le Comté. Chez moi, un steak ou une saucisse c'est un produit d'origine animale. Un steak végétal, ça n'existe pas. C'est une invention de communicants hors sol qui veulent donner un vernis naturel à des produits ultratransformés. Ceux qui prétendent défendre la planète ne connaissent pas la terre. Ils méprisent les éleveurs et promeuvent des produits industriels à base de soja importé, de colorants et d'additifs. Est-ce que vous pensez que c'est ça l'écologie? L'être humain est un omnivore. Il s'est développé grâce à une alimentation issue de viande, d'œuf ou de lait. Remplacer cela par des protéines ou des colorants artificiels, c'est renier notre nature.”
“Monsieur le Président, mes chers collègues, sous couvert de protection de l'environnement, Bruxelles construit une nouvelle usine à gaz technocratique: plateforme commune de données chimiques, réattribution de compétences entre agences et j'en passe. Tout cela relève d'une même idéologie punitive: transformer chaque substance en suspect et chaque exploitation en coupable. En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire vient d'interdire 17 fongicides à base de cuivre qui sont essentiels à la viticulture bio, ce bio que vous avez tant mis en avant et qui maintenant ne répond plus à vos critères et à vos délires. Ce que la Commission veut étendre à travers ces trois textes, c'est encore une fois une logique de fédéralisme complexe, qui alourdit tout, mais qui ne protège personne.”
“La véritable transition juste, c'est celle qui soutient nos agriculteurs et nos territoires ruraux, sans idéologie, en soutenant l'innovation de terrain, la souveraineté alimentaire et la baisse des normes, pas celle qui conditionne nos fonds à des dérives inquiétantes, toujours plus inquiétantes. 2-0348-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, le rapport qui nous est présenté ici illustre une dérive inquiétante, toujours plus inquiétante. Cette dérive, c'est celle du pacte vert, qui occupe de plus en plus l'espace mental et politique des centristes du Parlement. La politique de cohésion, dont la raison de vivre est de soutenir l'économie de nos territoires, est désormais transformée en instrument politique du pacte vert de la Commission européenne. Le Fonds pour une transition juste devient conditionné à des critères idéologiques, et la vision de ce rapport n'est rien de plus que la transformation de nos régions en bureaucratie bruxelloise centralisée.”
“Mesdames et Messieurs de la Commission, quand vous affaiblissez la PAC, vous menacez notre souveraineté alimentaire, nos campagnes et l'avenir de notre sécurité alimentaire. 1-0223-0000”
“Monsieur le Président, la politique agricole commune (PAC) a été créée pour garantir à l'Europe sa souveraineté alimentaire et assurer aux agriculteurs un revenu digne. Elle a permis l'autosuffisance de nos nations et le développement de nos campagnes. C'est notre bouclier alimentaire. La Commission européenne trahit cet héritage. En noyant l'agriculture dans un fonds global mêlant cohésion, pêche et même défense, elle vide la PAC de sa substance. L'agriculture n'est plus une priorité stratégique. Demain, avec l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne, ce sera pire. Nos agriculteurs devront affronter une concurrence insoutenable. La PAC ne doit pas disparaître. Elle doit rester une politique forte, autonome, fidèle à sa mission: nourrir les populations, protéger les agriculteurs et soutenir les jeunes qui s'installent.”
“Pis encore: ne pas augmenter substantiellement ce budget tout en finançant les concurrents directs de nos agriculteurs, comme l’illustre cette enveloppe de 15 millions d’euros allouée la semaine dernière aux vignobles d’Afrique du Sud, c’est piétiner l’esprit même de la PAC. Les Français le savent bien: un budget révèle une politique. Vous leur révélez donc que votre politique agricole n’est pas celle du sursaut, mais bien celle du surplace. 4-0050-0000”
“Madame la Présidente, monsieur le Commissaire, la PAC est un ADN, la PAC est un esprit. Son ADN, c’est celui des premières nations européennes, qui ont bâti un espace de paix pour leurs peuples. Son esprit, c’est l’esprit PAC. Depuis 1962, cet esprit accompagne nos agriculteurs au rythme de leur développement avec une mission principale: leur garantir un niveau de vie équitable et nourrir notre population, afin de ne pas dépendre de pays tiers. La Commission européenne fait aujourd’hui le choix de ne pas augmenter substantiellement le budget de la PAC. Ce choix, c’est bafouer l’esprit de la PAC.”
“Je le dis avec force: je suis contre l'accord avec le Mercosur. Nous devons reconquérir nos productions, redonner un avenir à nos jeunes, simplifier les règles. Ce qu'il faut, c'est de la cohérence et du respect pour ceux qui nous nourrissent. Je défends sans faille et avec détermination nos éleveurs, piliers de notre souveraineté alimentaire. 1-0242-0000”
“Monsieur le Président, alors que la France importe plus de 30 % de la viande qu'elle consomme, Macron et von der Leyen veulent ouvrir grand les portes de l'Europe à des produits d'Amérique du Sud qui ne respectent pas nos normes. L'accord avec le Mercosur est une absurdité économique, écologique et stratégique. Macron joue un double jeu: il prétend défendre notre agriculture tout en se disant prêt à signer l'accord à condition de quelques clauses de sauvegarde. Des miettes. La réalité est implacable: la production de viande française s'effondre et les troupeaux ont diminué de 10 % en dix ans. Pendant ce temps, la Commission européenne de von der Leyen continue son forcing sans écouter les peuples ni respecter les équilibres agricoles. Le président brésilien l'a dit, la voix de la France ne compte plus.”
“Vous prétendez aujourd'hui vouloir nous aider. Comment pouvons-nous soutenir les agriculteurs et les services de proximité, car ce sont eux qui font vivre ces zones? Cessez de nous imposer votre idéologie verte qui nous prive de nos moyens de transport. Redevenez lucides et apprenez à nous respecter. 1-0185-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Union européenne est vraiment une girouette qui change d'avis tout le temps. D'un côté, il est question d'intégrer la PAC, principal fonds en faveur des campagnes, dans le budget global de l'Union européenne, ce qui le fera diminuer. De l'autre, nous discutons aujourd'hui de l'utilisation des fonds de cohésion, déjà très sollicités, en faveur des zones rurales. Avec des signaux aussi contradictoires, comment avoir confiance? Depuis des années, les politiques européennes se concentrent sur les métropoles et les zones urbaines, laissant nos campagnes se vider et nos exploitations disparaître. Ce n'est finalement qu'au moment où les citadins redécouvrent les campagnes, au détour du télétravail, qu'on s'intéresse à nouveau à ces zones.”
“Pendant qu'on contrôle à la seconde ou au degré près les pauses et les températures, personne ne dit rien des animaux importés du bout du monde, élevés sans règles, grâce à votre sacro-saint libre échange. L'hypocrisie a ses limites. Oui, il faut sanctionner les abus et pénaliser ceux qui maltraitent les animaux, mais, je vous le dis, il n'est pas question de sacrifier nos filières et de fragiliser nos agriculteurs et nos transporteurs français. (Le Président retire la parole à l'oratrice) 1-0364-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, je suis éleveuse de moutons en Saône-et-Loire. Comme beaucoup de professionnels de terrain, je connais la réalité du transport des animaux, qui exige de la rigueur et de la responsabilité. En tant que membre de l'intergroupe «bien-être animal» au Parlement européen, bien sûr, j'aime mes animaux, je les soigne, je les nourris. Je travaille avec des transporteurs compétents, respectueux de nos animaux. Ce que prépare l'Union européenne avec sa réforme du transport animal, c'est encore une avalanche de normes totalement déconnectées, un texte dicté par des idéologues qui ne connaissent rien à nos métiers, mais prétendent nous apprendre comment les exercer. Des idées magiques, imaginées dans les bureaux de Bruxelles, loin, très loin de la réalité du terrain.”
“Nos villages ne doivent plus être des déserts, mais des lieux d'avenir où il est possible de travailler et de fonder une famille. L'Europe sociale doit être celle qui protège et qui donne espoir dans nos campagnes. Je voudrais conclure en apportant mon soutien à Marine Le Pen, victime cette semaine d'une condamnation purement politique. Les peuples européens méritent une voix qui les défende. Vous ne nous ferez pas taire. 3-0188-0000”
“Monsieur le Président, certains de nos compatriotes sont les oubliés de l'Europe sociale. Je pense notamment à ceux qui nous font vivre, dans nos campagnes, c'est-à-dire particulièrement aux jeunes: les jeunes générations ne veulent plus reprendre les exploitations familiales faute de perspectives. Comment les blâmer quand on voit les charges écrasantes, la bureaucratie infernale et les revenus qui ne permettent même plus de vivre décemment? L'Europe doit cesser d'encourager ce modèle destructeur. Nous devons garantir une rémunération juste aux jeunes agriculteurs et simplifier l'accès aux aides pour favoriser l'installation. Nous devons revaloriser le rôle des jeunes femmes, qui est essentiel. Il faut revitaliser nos territoires en développant les infrastructures, les services publics, le numérique afin de réduire l'exode rural.”
“Nos agriculteurs, étouffés par des normes économiques absurdes, et nos entreprises, soumises à la concurrence déloyale, sont aujourd’hui en mode survie. Un véritable kit de survie, c’est une économie forte, une industrie compétitive et des frontières protégées. Je voulais aussi apporter tout mon soutien à Marine Le Pen, honteusement condamnée pour des raisons politiques. C’est un jour triste pour la démocratie, mais ce n’est qu’une question de temps avant que nous n'arrivions au pouvoir pour donner aux peuples européens la voix qu’ils méritent. 1-0272-0000”
“Madame la Présidente, face aux défis économiques et géopolitiques qui menacent notre continent, la Commission européenne a trouvé une réponse déconcertante: un kit de survie pour tenir soixante-douze heures en cas de crise. Plutôt que de mettre fin au pacte vert, qui étrangle nos agriculteurs, Bruxelles préfère entretenir un climat de peur. Au lieu de renforcer notre économie et notre souveraineté, elle infantilise les citoyens avec des recommandations dignes d’un scénario hollywoodien. La guerre n’est pas un jeu. Jordan Bardella l’a rappelé: nous voulons une Europe de la paix, de la sécurité et de la souveraineté. Pourtant Bruxelles s’acharne à affaiblir nos nations pour imposer son fédéralisme.”
“Quant à votre réponse au besoin d'attirer les jeunes et les femmes, elle se résume à la mise en place de plans, de plateformes et d'observatoires, bref, à une usine à gaz. Ce n'est pas avec des documents de trente pages que l'on remplit les assiettes. Quand allez-vous sortir des promesses creuses et proposer du concret? Monsieur le Commissaire, l'avenir de l'agriculture dans les prochaines années me paraît bien sombre. 4-0031-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, une fois de plus, la Commission européenne présente une vision d'avenir pour l'agriculture qui ne répond pas aux attentes des agriculteurs européens. Les agriculteurs veulent vivre de leur travail, grâce à un revenu décent; mais l'essentiel de vos propositions se concentrent sur les aides et la diversification des activités, sans leur offrir la moindre garantie. Les agriculteurs veulent moins de bureaucratie; vous préférez multiplier les normes environnementales et les obligations administratives. Les agriculteurs veulent un secteur fort et souverain; on constate que vous restez soumis au dogme du libre-échange et de la mondialisation, pourtant néfaste à notre agriculture.”
“Il est urgent de le refuser et de défendre une agriculture juste, durable et locale. Sachez qu'un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Je pense que, en signant cet accord, les commissaires, Mme von der Leyen et les députés qui le signeront seront le dernier clou qui fermeront leur cercueil. (L'oratrice refuse des questions carton bleu de Marie-Pierre Vedrenne et Manon Aubry.) 4-0039-0000”
“Madame la Présidente, ce traité de libre-échange entre l'Union européenne et l'Amérique du Sud est en réalité une menace pour notre agriculture, notre environnement et notre souveraineté économique. Cet accord met en concurrence directe nos agriculteurs avec des productions dont les normes environnementales et sanitaires sont bien moins strictes. Vous sacrifiez nos filières européennes, déjà en crise, pour vendre vos voitures allemandes. Le Mercosur favorise un modèle économique basé sur l'exportation intensive et la destruction des écosystèmes. Il affaiblit notre souveraineté en inondant nos marchés de produits à bas coûts, il détruit les filières locales et fragilise nos producteurs au profit des multinationales. L'accord avec le Mercosur n'est pas un progrès, c'est une régression économique et environnementale.”
“Ces métiers du soin, pourtant critiques, restent mal considérés, sous-payés et avec des horaires intenables. Il est temps que cela change; cependant, la réponse ne doit pas venir de notre Europe déconnectée, qui n'a même pas la compétence en matière de santé, mais bien de nos nations. Vous pourrez compter sur nous pour remédier enfin à cette situation. 2-0223-0000”
“Monsieur le Président, avec le vieillissement de la population et une société en attente de soins de qualité, le secteur de la santé devrait être une priorité. Pourtant, en France, on estime qu'il manque environ 22 000 professionnels en milieu hospitalier, tous métiers confondus. Dans le secteur libéral, les cabinets ferment à tour de bras et 30 % de la population vit aujourd'hui dans un désert médical. Quant au secteur du soin à la personne, ce sont près de 25 000 postes encore vacants que l'on peine à pourvoir. Il y a quelques années, en pleine crise de la COVID, ces métiers étaient pourtant essentiels. On promettait d'ailleurs au personnel médical revalorisation, soutien et hausse de salaire. Cinq ans après, que reste-t-il de vos belles promesses? Rien.”
“Pendant que ces groupes dictent la politique agricole, les vrais acteurs de terrain sont méprisés, ignorés. L'Europe n'a pas à être gouvernée par des lobbies qui ne produisent rien, mais qui veulent tout contrôler. Les amis de Mme Von Der Leyen, qui n'ont jamais semé un grain de blé, ni produit un litre de lait, n'ont pas à nous imposer leur utopie. Ce scandale rappelle d'autres affaires, comme le Qatargate ou les financements troubles d'associations islamistes proches des Frères musulmans. Stop, Bruxelles doit rendre des comptes! Le Parquet européen ainsi que les autorités antifraude doivent faire toute la lumière sur ces affaires. Nous ne lâcherons rien. 1-0222-0000”
“Monsieur le Président, un nouveau scandale éclabousse les institutions européennes. La Commission européenne a financé des ONG dites environnementales pour faire pression en faveur du pacte vert. Ce green deal, symbole de l'écologie punitive, veut imposer plus de normes, restreindre les agriculteurs et les entreprises et interdire les moteurs thermiques en 2035. Des millions d'euros d'argent public ont été utilisés via le programme LIFE et distribués à des lobbies. Objectif: influencer les décisions du Parlement européen et les députés, manipuler les débats et durcir la législation verte. Le commissaire à l'agriculture, M. Hansen, incarne cette dérive. Chargé de préparer une vision sur l'agriculture et l'alimentation, il consulte Greenpeace, WWF, BirdLife. Mais où sont les agriculteurs? Qui écoute ceux qui nous nourrissent?”