Rody Tolassy
Member of the European Parliament · PfE · FR
“En Guadeloupe, l'accès à l'école dépend de l'accès à l'eau potable ou des problèmes de transport et de mobilité. Macron voit l'Europe grande et forte, mais est incapable d'offrir l'égalité des chances aux ultramarins. Une véritable honte. Garantir l'éducation partout sur nos territoires est une urgence que seul le RN assumera en 2027.”
“Monsieur le Président, il y a un territoire où le réseau d'assainissement est défaillant, où 80 % des canalisations ont plus de 40 ans. La structure compétente ne connaît même pas précisément son propre réseau et l'entretien est, lui, insignifiant.”
“L'Europe ne peut pas fermer les yeux sur ce scandale outre-mer. Quel est l'état d'avancement des procédures d'infraction contre la France pour non-respect de la directive ERU en outre-mer? J'exige, sur l'assainissement – car il y a urgence –, un plan massif financé par l'Union pour la santé des Guadeloupéens et des écosystèmes.”
“Madame la Présidente, je m'adresse à vous avec indignation face au massacre des communautés chrétiennes au Moyen-Orient et au Nigeria. Mais en préambule, il faut nommer les coupables: le terrorisme, le fondamentalisme et l'idéologie islamiste. Je veux dénoncer avec force la duplicité de l'Union et de la Commission.”
“Monsieur le Président, mes chers collègues, n’importons pas une alimentation que nous ne voulons pas. Nous ne pouvons pas, d’un côté, interdire à nos agriculteurs d’utiliser certaines substances, imposer des normes toujours plus strictes et, de l’autre, ouvrir grand nos frontières à des produits qui bafouent ces mêmes exigences.”
“Madame la Présidente, j’ai entendu ici plusieurs intervenants découvrir une maladie, découvrir le moustique. Pour autant, je suis témoin, moi-même: il y a vingt-cinq ans, j’ai eu la dengue; il y a dix ans, j’ai eu le chikungunya, et je suis citoyen européen.”
The complete record
Every one of 26 lines we hold for Rody Tolassy, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account.
“En Guadeloupe, l'accès à l'école dépend de l'accès à l'eau potable ou des problèmes de transport et de mobilité. Macron voit l'Europe grande et forte, mais est incapable d'offrir l'égalité des chances aux ultramarins. Une véritable honte. Garantir l'éducation partout sur nos territoires est une urgence que seul le RN assumera en 2027. 3-0363-0000”
“L'Europe ne peut pas fermer les yeux sur ce scandale outre-mer. Quel est l'état d'avancement des procédures d'infraction contre la France pour non-respect de la directive ERU en outre-mer? J'exige, sur l'assainissement – car il y a urgence –, un plan massif financé par l'Union pour la santé des Guadeloupéens et des écosystèmes. 1-0235-0000 Le Président. – Ce point de l'ordre du jour est clos.”
“Monsieur le Président, il y a un territoire où le réseau d'assainissement est défaillant, où 80 % des canalisations ont plus de 40 ans. La structure compétente ne connaît même pas précisément son propre réseau et l'entretien est, lui, insignifiant. Sur les 18 grandes stations d'épuration, plus de la moitié sont non conformes aux normes européennes. Sur 33 petites stations, aucune ne l'est et la moitié de celles-ci sont à l'arrêt. Résultat: des rejets directs dans les rivières, les mangroves et la mer. Pourtant, ce territoire ne se situe pas dans le tiers monde, mais bien en France, en Europe et, plus précisément, en Guadeloupe. C'est une bombe à retardement sous nos yeux et les moyens sont honteux. Le plan d'investissement pour l'assainissement a été divisé par cinq, passant de 180 millions à 34 millions.”
“Madame la Présidente, je m'adresse à vous avec indignation face au massacre des communautés chrétiennes au Moyen-Orient et au Nigeria. Mais en préambule, il faut nommer les coupables: le terrorisme, le fondamentalisme et l'idéologie islamiste. Je veux dénoncer avec force la duplicité de l'Union et de la Commission. À l'extrême gauche, le fondamentalisme trouve des relais. Ils sont notamment pour la contrainte du voile islamique porté par des fillettes de six ans.”
“Monsieur le Président, mes chers collègues, n’importons pas une alimentation que nous ne voulons pas. Nous ne pouvons pas, d’un côté, interdire à nos agriculteurs d’utiliser certaines substances, imposer des normes toujours plus strictes et, de l’autre, ouvrir grand nos frontières à des produits qui bafouent ces mêmes exigences. L’accord AECG conclu avec le Canada est l’exemple parfait de cette hypocrisie. Il permet d’importer des lentilles traitées au diquat, un pesticide interdit dans toute l’Europe; et demain, avec le Mercosur, ce sera le tour du sucre brésilien, traité au Fipronil, également interdit en Europe. Et la liste est longue! Où est la cohérence? Où est la justice quand, en plus de supprimer les droits de douane, vous augmentez les limites maximales résiduelles afin de faciliter leur entrée?”
“Car, dans nos territoires, il faut de la croissance, il faut des infrastructures. Ce n’est pas cela qui réglera le problème. 4-0198-0000”
“Madame la Présidente, j’ai entendu ici plusieurs intervenants découvrir une maladie, découvrir le moustique. Pour autant, je suis témoin, moi-même: il y a vingt-cinq ans, j’ai eu la dengue; il y a dix ans, j’ai eu le chikungunya, et je suis citoyen européen. Il a fallu un malheur pour que, enfin, on parle un peu de cette maladie, de cette problématique, qui touche depuis un certain temps près de quatre millions de nos concitoyens ultramarins de l’Union européenne. Dans ce Parlement, on les oublie; on n’en parle pas, et il faut un malheur pour en parler. Nous pouvons donc nous en réjouir. J’ai cru entendre, chez certains, à l’extrême gauche ou à gauche, la décroissance. Moi, je prône une chose: la décroissance de la bêtise et la croissance du bon sens et de l’intelligence.”
“Haïti a besoin d’aide pour retrouver la paix, de conserver ses forces vives et d’une véritable politique de co-développement où chaque Haïtien trouvera sa place dans son pays. 3-0521-0000”
“Madame la Présidente, historiquement, Haïti se trouve dans cette situation. Actuellement, les gangs pillent la société, la vie, l’économie et tuent un pays tout entier. Mais il existe d’autres responsables de la situation catastrophique de ce pays, et cela ne date pas d’aujourd’hui. À la suite du déclin économique des années 50 aux années 80, dû à la corruption et à la répression par les dictateurs Duvalier, père et fils, certains, à gauche, ont cru bon de répondre à la détresse de ce pays en offrant comme unique solution l’immigration. De la même façon qu’ils le font avec des pays d’Afrique, ils ont ainsi favorisé une immigration qui, tout comme les gangs, pille la société et l’économie. Vous avez pillé les hommes, les forces vives, tout ce qui fait Haïti et ses habitants. Vous avez largement contribué à la déstabilisation de ce pays.”
“Car là où la femme est humiliée, c'est toute l'humanité qui s'effondre, et là où se relève la femme, c'est la civilisation qui renaît. Chez nous, en outre-mer, la femme est sacrée, elle est la vie. Elle est le pilier de la famille, du foyer et la voie du changement. Puissent les femmes afghanes se défaire du joug taliban et retrouver cette place centrale dans la société. (L'orateur accepte une question carton bleu) 2-0452-0000 Raquel García Hermida-Van Der Walle (Renew), blue-card question. – My question is as follows. I think that you gave a very, very good description of the horrible situation in which the women of Afghanistan are at this moment.”
“Monsieur le Président, chers collègues, ce qui se joue aujourd'hui en Afghanistan dépasse le drame humanitaire. C'est un crime contre l'humanité. Des femmes, des mères, des filles – plus de la moitié des victimes – sont condamnées à mourir deux fois: sous les décombres, puis sous le poids des lois iniques imposées par un régime islamiste qui nie jusqu'à leur droit d'exister. Elles ne peuvent ni étudier, ni travailler, ni même demander de l'aide pour survivre sans eau, sans soins, sans dignité, tandis que leurs bourreaux, au nom d'une idéologie, interdisent à un homme de leur tendre la main. Ce n'est pas la culture qu'il faut respecter, c'est la vie. Ce n'est pas la tradition qu'il faut protéger, c'est l'humanité. Comme le disait Simone Veil, l'Europe doit soutenir ces femmes et leur rendre leur voix, leur savoir, leur liberté.”
“Il est temps que Bruxelles cesse de traiter ces régions comme des marges et qu’elle propose des mesures audacieuses, taillées sur mesure, pour leur développement et pour leur dignité. Il a fallu l’initiative citoyenne et l’engagement des députés du groupe des Patriotes pour faire valoir ce droit: l’adaptation. Je demande ainsi, entre autres, à la Commission l’amplification du dispositif Archipel.eu pour soutenir une politique régionale ambitieuse en faveur de la culture et de la création. L’Europe doit être celle de toutes ses régions, pas seulement des capitales. 4-0108-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, la Commission européenne a une nouvelle fois démontré son incapacité à répondre aux besoins spécifiques des régions ultrapériphériques. Malgré les promesses de cohésion et d’égalité, les territoires d’outre-mer restent les oubliés de l’Europe. Les règles européennes, rigides et uniformes, ignorent nos réalités géographiques, économiques et culturelles. Où sont les adaptations concrètes des fonds structurels pour compenser leur éloignement? Où est le soutien spécifique pour préserver leur identité unique face à la mondialisation? La Commission se contente de belles paroles, mais les chiffres parlent: chômage endémique, dépendance économique et sous-financement chronique.”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, ce qui s'est passé en Colombie n'est pas seulement une attaque contre Miguel Uribe, c'est une atteinte brutale au sein de la démocratie. Une balle tirée contre la paix, une tentative d'assassiner l'espoir. Et ne nous y trompons pas, cette violence n'a pas de frontière. Elle rôde déjà chez nous, en silence, parfois avec la complicité et l'aveuglement volontaire. Rappelez-vous, en 2022, Marine Le Pen, candidate à la présidence, a été violemment agressée. Pas de tollé, pas d'indignation médiatique. Rien. Le silence assourdissant des bien-pensants. Mais ces attaques, qu'elles soient ici ou ailleurs, sont les symptômes d'un même poison. Le terrorisme politique, celui qui vise à faire taire, à faire peur, à soumettre.”
“Quand elle dit «océan», il est temps qu'elle finance un véritable plan de valorisation des sargasses pour que cette prolifération cesse d'être un désagrément subi et devienne une ressource maîtrisée, gérée directement en mer. Sinon, ce pacte ne sera qu'un parchemin vide, emporté par les mêmes courants qui, déjà, ont charrié le poison jusqu'à nos rivages. 1-0215-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, il y a quelques jours, à Nice, se tenait la conférence des Nations unies sur l'océan. Mme von der Leyen a présenté le pacte européen pour l'océan. Fort bien. Mais pendant que l'on pactise ici, nos enfants, aux Antilles, continuent de respirer les émanations toxiques des sargasses. Depuis quatorze ans, l'Europe regarde ces algues échouer sur nos côtes, sans réaction. Pourtant, la science est claire: ce fléau n'est pas qu'une conséquence du changement climatique, il est aussi le résultat de déséquilibres structurels. Pendant ce temps, nous vivons chaque saison dans l'urgence, dans le silence et dans l'oubli. Alors non, ce pacte ne pourra pas être un texte d'avenir s'il ne regarde pas vers ses avant-postes océaniques, les régions ultrapériphériques. Il est temps que l'Europe parle aussi antillais.”
“Il démontre qu'avec une volonté politique affirmée, un accompagnement humain de proximité et des leviers financiers adaptés, nous pouvons transformer la donne. Mobilité durable, ingénierie locale, infrastructures rénovées, tourisme repensé: ce modèle a inspiré une politique de cohésion véritablement solidaire, en particulier à destination des outre-mer. Dans nos territoires, la ruralité représente des spécificités. Contrairement à d'autres régions, la population y reste nombreuse, la campagne ne se dépeuple pas. Elle a donc besoin non pas de reconquête, mais de plus de connectivité, de services publics et d'investissements ciblés.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, aujourd'hui, nous examinons un rapport crucial: le renforcement des zones rurales grâce à la politique de cohésion. Ces territoires, qui couvrent 91 % du territoire de l'Union européenne, abritent plus de la moitié de notre population. En France, 11 millions de nos concitoyens vivent en milieu rural, y compris dans les régions ultrapériphériques, trop souvent oubliées dans cette dynamique européenne. Pourtant, ces territoires sont des trésors, des trésors de savoir-faire, de résilience, de lien social, mais aussi parfois des terres abandonnées, toujours des terres de lutte. Je veux ici rappeler l'exemple du programme «Avenir montagnes».”
“Ma question est simple: sommes-nous Français? Sommes-nous Européens? Je demande donc que l'urgence hydrique dans les RUP soit enfin reconnue et traitée comme une priorité absolue. 2-0433-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, derrière les effets d'annonce, c'est un rideau de fumée qui masque l'inaction, les contradictions et la totale déconnexion des réalités vécues par les ultramarins, dont l'accès à l'eau reste un droit bafoué. Pendant que certains font de grands discours, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Mayotte fracassée par un cyclone, des familles ouvrent le robinet et rien ne coule. Pas une goutte, juste du silence et du mépris. Le droit à l'eau, proclamé droit humain par l'ONU en 2010, devient ici un mirage. Dans le même temps, les charlatans de la France insoumise et les socialistes votent contre les amendements en faveur des Outre-mer. Ils préfèrent voter des aides sur les réseaux d'eau à Gaza, main dans la main avec le gouvernement Macron qui se défausse de toute responsabilité.”
“Mieux encore, arrêtez de faire les poches de nos compatriotes. Ainsi, je vous demande la suppression du dispositif d'échange de quotas d'émission dans les RUP sur la base de l'article 349 du traité FUE. 1-0220-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, voici le vrai visage du pacte vert quand il affecte les Outre-mer: un cataclysme économique déguisé en vertu écologique. Costa Croisières quitte la Guadeloupe, non pas parce que notre territoire est moins attractif ou compétent, mais parce que Bruxelles impose aux régions ultrapériphériques (RUP) une transition énergétique restrictive et destructrice. Résultat: 15 000 à 20 000 passagers en moins, des dockers au chômage, des transporteurs en détresse, un port affaibli, et ce n'est que le début. L'augmentation du prix des billets d'avion frappait déjà nos familles, maintenant ce sont nos entreprises ainsi que notre tourisme qui sont touchés. Ce n'est plus une alerte, c'est un signal d'alarme. Je vous pose donc une question simple: que compte faire la Commission pour compenser concrètement ces pertes?”
“Si nous avons réussi à mettre en place un POSEI pour l'agriculture, garant de la résilience de nos filières, il est désormais impératif d'aller plus loin avec un POSEI pour les transports. Ce programme permettrait de renforcer la connexion avec l'Europe continentale, mais aussi d'assurer une véritable intégration au sein du bassin régional, dans le cadre d'une politique de voisinage ambitieuse. Ce programme ne doit pas seulement répondre aux défis d'aujourd'hui, mais aussi anticiper ceux de demain. 3-0369-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Europe traverse une période de stagnation économique et de menaces sécuritaires croissante. Dans ce contexte, les infrastructures de transport transeuropéennes ne sont pas simplement un levier de compétitivité, elles sont aussi un impératif stratégique pour la résilience de nos territoires. Un investissement dans ces infrastructures est nécessaire, mais il doit être corrélé avec un soutien fort pour garantir la continuité territoriale, notamment dans nos régions. Pour ces régions, l'insularité, le relief difficile et la dépendance aux fluctuations des coûts de l'énergie rendent la mobilité précaire et coûteuse.”
“Exigeons des résultats immédiats de la mission multinationale et agissons. Une mission de codéveloppement immédiate est indispensable pour stabiliser Haïti et lui offrir un avenir. L'heure est à l'action, pas au constat. 1-0212-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, Haïti sombre dans le chaos absolu. Cinq mille morts en un an, des corps mutilés, brûlés, des massacres ciblés, un État en ruine, livré aux gangs, qui contrôlent 80 % de Port-au-Prince. Et pourtant, des milliards d'euros ont été investis pendant des décennies de coopération. Pour quel résultat? Éducation en lambeaux, insécurité alimentaire, dignité humaine piétinée. L'échec total. Ce chaos déborde. Une bombe migratoire menace nos territoires et tout le bassin caribéen. La pression devient insoutenable. L'Union européenne peut-elle cautionner, continuer de se cacher derrière des discours creux et des programmes inefficaces? Où sont les résultats? Quelles actions concrètes allons-nous prendre pour garantir la sécurité et la survie du peuple haïtien? Nous devons rompre avec cette logique d'échec.”