Benoit Cassart
Member of the European Parliament · Renew · BE
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Europe doit sortir de ses contradictions. Alors que nous demandons à nos agriculteurs de produire de manière plus durable, nous laissons s'éteindre à petit feu le secteur de l'élevage, principal fournisseur d'engrais naturels.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, ce paquet de simplification de la PAC va dans le bon sens, avec des avancées concrètes. Merci et bravo. Mais ne nous voilons pas la face: l’agriculture a besoin de décisions politiques plus fortes pour rendre espoir aux jeunes agriculteurs.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'Union européenne s'est agenouillée face à Donald Trump, c'est incontestable, mais il ne sert à rien de pleurer sur le lait renversé. Demandons-nous plutôt pourquoi. Et, surtout, retenons la leçon.”
“Monsieur le Président, chers collègues, pour le conflit entre Airbus et Boeing, c'étaient déjà les vins et les fromages européens qui avaient payé l'addition. L'Union européenne taxe les voitures électriques chinoises, Pékin riposte en ciblant le porc, le cognac et les produits laitiers européens.”
“Madame la Présidente, monsieur le Commissaire, chers collègues, investir dans l’armée, oui! Mais l’agriculture est notre première ligne de défense. Aucun soldat ne peut se battre le ventre vide. La Commission doit maintenir un budget agricole solide et éviter le piège de la renationalisation de la politique agricole commune.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche fait vaciller le multilatéralisme, bouscule les règles du commerce mondial et déstabilise les chaînes d'approvisionnement. Les droits de douane sont devenus des armes économiques.”
The complete record
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“Monsieur le Commissaire, il y a urgence. Ce plan d'action sur les engrais doit être chiffré pour être à la hauteur des défis agricoles, énergétiques et géopolitiques auxquels nous faisons face. 2-0281-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Europe doit sortir de ses contradictions. Alors que nous demandons à nos agriculteurs de produire de manière plus durable, nous laissons s'éteindre à petit feu le secteur de l'élevage, principal fournisseur d'engrais naturels. Alors que l'Europe ouvre ses portes à des produits low-cost qui poussent nos prix agricoles vers le bas, nous taxons les engrais via le CBAM, ce qui fait grimper les coûts de production de nos agriculteurs. Ces incohérences deviennent insupportables et nécessitent des choix politiques courageux. D'autre part, la directive «Nitrates» a plus de 25 ans. Elle doit être modernisée pour intégrer les innovations agricoles, à commencer par le digestat, issu de la biométhanisation, qui constitue une alternative efficace et durable aux engrais chimiques.”
“Les agriculteurs qui seront à Bruxelles ce jeudi méritent d’être entendus. Défendons nos valeurs et notre autonomie alimentaire! 1-0161-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, ce paquet de simplification de la PAC va dans le bon sens, avec des avancées concrètes. Merci et bravo. Mais ne nous voilons pas la face: l’agriculture a besoin de décisions politiques plus fortes pour rendre espoir aux jeunes agriculteurs. En effet, la future PAC, avec un budget amputé de 20 %, fragilise un secteur déjà sous pression. Dans le même temps, l’Union européenne s’apprête à signer le Mercosur, autorisant l’importation de produits à bas coûts qui tireront le prix de nos denrées agricoles vers le bas. C’est de cohérence que nous avons besoin. Un revenu rémunérateur pour les agriculteurs passera soit par un budget de la PAC renforcé, soit par une protection de nos normes aux frontières. Le reste, c’est du pipeau. Simplifier, oui; affaiblir, non.”
“Je ne cesserai de le répéter, l'Europe doit défendre son agriculture comme un secteur stratégique à part entière, au même titre que son industrie. 3-0332-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, pour le conflit entre Airbus et Boeing, c'étaient déjà les vins et les fromages européens qui avaient payé l'addition. L'Union européenne taxe les voitures électriques chinoises, Pékin riposte en ciblant le porc, le cognac et les produits laitiers européens. Pour limiter les dégâts des droits de douane américains sur nos voitures, l'Union européenne accepte d'ouvrir son marché au porc américain, produit avec des additifs interdits chez nous. Pour ouvrir le marché du Mercosur, certains sont prêts à sacrifier les filières viande de l'Union européenne. On marche sur la tête! Stop! L'agriculture européenne doit cesser d'être la variable d'ajustement de toutes les querelles commerciales.”
“Continuer à signer des accords de libre-échange déséquilibrés sur le dos de notre agriculture est une faute politique grave et irréversible. 3-0302-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'Union européenne s'est agenouillée face à Donald Trump, c'est incontestable, mais il ne sert à rien de pleurer sur le lait renversé. Demandons-nous plutôt pourquoi. Et, surtout, retenons la leçon. Comment négocier d'égal à égal avec Washington ou Pékin quand nous avons besoin d'eux pour protéger nos frontières, chauffer nos foyers ou faire tourner nos usines? Alors que nos dépendances stratégiques nous transforment en oiseau pour le chat, vous continuez en signant l'accord avec le Mercosur sans clause miroir, menaçant ainsi notre souveraineté alimentaire. Or, la nourriture est une arme géopolitique. L'Ukraine nous l'a montré, Gaza nous le rappelle tous les jours cruellement.”
“La réciprocité de nos normes dans les accords de libre-échange est non négociable. Revenons à la préférence communautaire des pères de l’Europe, afin de soutenir une agriculture performante! 4-0051-0000”
“Madame la Présidente, monsieur le Commissaire, chers collègues, investir dans l’armée, oui! Mais l’agriculture est notre première ligne de défense. Aucun soldat ne peut se battre le ventre vide. La Commission doit maintenir un budget agricole solide et éviter le piège de la renationalisation de la politique agricole commune. Il est essentiel que cette politique demeure commune afin d’éviter un affaiblissement du marché intérieur et de notre compétitivité. Si nous voulons motiver nos jeunes à reprendre nos fermes, il est impératif de viser un prix plus rémunérateur grâce à une meilleure cohérence entre nos politiques agricoles et nos politiques commerciales. Nos standards européens sont les plus élevés au monde. Protégeons-les et évitons une concurrence déloyale, comme le dumping environnemental.”
“Il doit retrouver du sens, basé sur la théorie des avantages comparatifs. Il doit redevenir un outil de stabilité qui tire l'humanité vers le haut ainsi qu'un levier de souveraineté. 2-0048-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche fait vaciller le multilatéralisme, bouscule les règles du commerce mondial et déstabilise les chaînes d'approvisionnement. Les droits de douane sont devenus des armes économiques. La mondialisation, souvent source indéniable de richesse, est en pleine mutation. La richesse ne ruisselle plus forcément jusqu'aux plus faibles. Le dumping environnemental devient un atout de compétitivité majeur et certains dirigeants politiques ne sont plus fiables. Face à cette dérive, nous devons repenser nos accords commerciaux pour les rendre plus équilibrés, en protégeant nos intérêts vitaux et nos valeurs, et en assurant notre autonomie stratégique. Le commerce international ne se réduit pas à des quotas, à des volumes et à des prix.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la vision pour l'agriculture marque un tournant décisif pour notre agriculture. Enfin, nous mettons les agriculteurs au cœur de la transition. C'est un changement de paradigme essentiel pour garantir une agriculture durable, compétitive et résiliente. Merci. Permettez-moi cependant d'insister sur un point crucial, l'élevage. Nos éleveurs font face à des défis majeurs, et trop de jeunes renoncent à reprendre les exploitations. Or, sans eux, notre souveraineté alimentaire est en péril. Monsieur le Commissaire, serait-il envisageable de mettre en place un groupe de haut niveau sur l'élevage, comme c'est le cas pour le vin? Nous devons trouver des solutions d'urgence. Notre bétail disparaît chaque jour un peu plus de nos prairies. 4-0074-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, à plusieurs reprises, nous avons tiré la sonnette d'alarme sur l'impact de l'accord avec le Mercosur à propos de la déforestation, de la perte de biodiversité et du risque sanitaire. Regardons maintenant l'impact de cet accord sur notre autonomie stratégique. Le rapport Draghi a souligné l'efficacité de la Chine et des États-Unis par rapport à l'Europe. Pourtant, ces deux puissances ont toutes les deux décidé de protéger leurs marchés et leurs agriculteurs pour favoriser leur autonomie alimentaire. Pour rappel, la population mondiale a augmenté de 82 millions de bouches à nourrir en 2024. Être en mesure de produire son alimentation est un pilier fondamental de l'autonomie stratégique. Or, seulement 6 % des agriculteurs ont moins de 35 ans dans l'Union européenne.”
“Face à cette nouvelle situation, l’Europe doit impérativement réagir: – premièrement, elle doit préserver la santé économique de ses exploitations agricoles et de ses entreprises pour assurer son autonomie stratégique; – deuxièmement, elle doit investir dans les nouvelles technologies pour rendre notre agriculture encore plus durable, car l’agriculture fait partie des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique; – surtout, l’Europe doit cesser d’être naïve et avoir le courage de protéger son agriculture et son industrie… (Le Président interrompt l'orateur) 1-0162-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le réchauffement climatique est plus rapide et plus intense qu’on ne le croyait: par exemple, alors qu’on croyait la fièvre catarrhale derrière nous, beaucoup de veaux naissent aujourd’hui sans cerveau et aveugles, ce qui provoque des pertes économiques extrêmement lourdes pour les éleveurs européens. C’est une conséquence très concrète du réchauffement climatique. D’autre part, en ce jour particulier, l’Europe doit s’inquiéter de la mise en place du programme de l’administration Trump, qui quitte l’accord de Paris et relance les énergies fossiles – une administration Trump qui veut protéger son agriculture et son industrie par des droits de douane importants.”