Pierre Pimpie
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Madame la Présidente, chers collègues, je ne réfute pas les effets de la fragmentation du marché au sein de l’UE sur la compétitivité des entreprises. Mais l’UE ne doit pas se saisir de toute faille, de tout prétexte pour faire avancer son agenda et défier le principe de souveraineté fiscale et sociale des États.”
“Madame la Présidente, chers collègues, les emplois de qualité ne se décrètent pas, mais résultent de l'investissement et de la prévisibilité. Cela repose sur la constance et la sagesse des normes environnementales et des règles sociales et fiscales.”
“Madame la Présidente, chers collègues, le Fonds de garantie des dépôts doit protéger nos concitoyens. Ce n'est pas un filet de sécurité pour les banques en difficulté. Ce glissement n'est pas sain. Il brouille la finalité du système et restreint la responsabilité des établissements bancaires.”
“Madame la Présidente, chers collègues, j'escompte que vos échecs présents vous inciteront à faire votre examen de conscience. L'UE est la région qui a la croissance la plus faible du monde. Vous importez massivement des biens que vous exemptez des règles fiscales, sociales et environnementales que vous assénez à nos entreprises.”
“Monsieur le Président, chers collègues, la résilience, la souveraineté et l'inclusivité, ces mots sont brandis sans arrêt tels des totems. Mais aussi, il existe un instrument qui incarne ces trois vertus, c'est bien le cash. Le cash, c'est d'abord la résilience.”
“Madame la Présidente, chers collègues, c'est la BEI qui prêterait des fonds pour de grands projets d'investissement, mais c'est l'UE qui assumerait les risques jusqu'à 29 milliards d'euros.”
The complete record
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“Nous ne voulons pas que l’UE fournisse de fausses solutions aux problèmes qu’elle a créés. L’UE incarne cet aphorisme selon lequel «l’enfer est pavé de bonnes intentions». Or, nous voulons que l’Europe se libère. 4-0139-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, je ne réfute pas les effets de la fragmentation du marché au sein de l’UE sur la compétitivité des entreprises. Mais l’UE ne doit pas se saisir de toute faille, de tout prétexte pour faire avancer son agenda et défier le principe de souveraineté fiscale et sociale des États. C’est l’UE qui sape la compétitivité des entreprises par ses politiques énergétiques. C’est elle qui déstabilise les régimes sociaux par ses injonctions migratoires. C’est elle qui fabrique l’essentiel des normes qui sclérosent l’activité. C’est donc elle qui doit consentir à l’effort de simplification, sans que cela revienne à bafouer les États. Via le 28e régime, ce qui est présenté comme facultatif pourrait devenir le cheval de Troie d’une Europe fiscale et sociale à marche forcée.”
“Madame la Présidente, chers collègues, les emplois de qualité ne se décrètent pas, mais résultent de l'investissement et de la prévisibilité. Cela repose sur la constance et la sagesse des normes environnementales et des règles sociales et fiscales. Cela suppose aussi de mettre les choix énergétiques à l'abri des dogmes verts et des velléités géopolitiques des apprentis sorciers de l'UE. Les entreprises doivent redevenir libres, tandis qu'il revient aux États de se réapproprier leurs compétences régaliennes fondées sur l'ordre et la sécurité. En faisant l'erreur stratégique de sacrifier le nucléaire, l'UE a sapé toute chance de compétitivité. Plutôt que de nous imposer l'uniformité des règles, l'UE ferait mieux de respecter nos libertés. 3-0054-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, le Fonds de garantie des dépôts doit protéger nos concitoyens. Ce n'est pas un filet de sécurité pour les banques en difficulté. Ce glissement n'est pas sain. Il brouille la finalité du système et restreint la responsabilité des établissements bancaires. Les épargnants ne doivent pas, même de façon indirecte, supporter le coût des choix de gestion qu'ils n'ont ni faits ni validés. La protection des dépôts doit rester une ligne claire, lisible et crédible. Nous devons protéger les épargnants, maintenir une logique de prudence et refuser que les mécanismes de secours deviennent des instruments de gestion convenus. Nous ne voulons pas de cette dérive vers une mutualisation toujours plus large des risques. 1-0241-0000 Catch-the-eye procedure 1-0242-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, j'escompte que vos échecs présents vous inciteront à faire votre examen de conscience. L'UE est la région qui a la croissance la plus faible du monde. Vous importez massivement des biens que vous exemptez des règles fiscales, sociales et environnementales que vous assénez à nos entreprises. Vous investissez à fonds perdus dans des énergies intermittentes qui ne s'avèrent pas rentables. Vous renoncez aux mines de terres rares comme aux énergies fossiles. Vous préférez les moulins à vent au nucléaire. Vous accueillez toute la misère du monde sans le moindre souci de nos identités. L'UE saborde l'Europe et s'étonne du mépris des États-Unis qui s'apprêtent à rajouter 10 % de droits de douane. Que fera la présidence chypriote face à ce gâchis? Probablement rien.”
“Monsieur le Président, chers collègues, la résilience, la souveraineté et l'inclusivité, ces mots sont brandis sans arrêt tels des totems. Mais aussi, il existe un instrument qui incarne ces trois vertus, c'est bien le cash. Le cash, c'est d'abord la résilience. C'est le seul moyen de paiement qui fonctionne toujours, sans réseau, sans électricité, sans intermédiaire. C'est ensuite la souveraineté. Le cash, comme monnaie de banque centrale, ne dépend ni d'un prestataire privé, ni d'une infrastructure numérique vulnérable ou basée à l'étranger. Enfin, le cash est inclusif pour les personnes âgées, les plus précaires et ceux dont les comptes bancaires ont été suspendus pour des raisons obscures. Défendre le cash, ce n'est pas refuser le progrès, c'est défendre la liberté. 3-0553-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, c'est la BEI qui prêterait des fonds pour de grands projets d'investissement, mais c'est l'UE qui assumerait les risques jusqu'à 29 milliards d'euros. Moi, je dis que c'est aux financeurs, qu'il s'agisse de la BEI ou des investisseurs privés, de jauger les risques et de prendre leurs responsabilités. Nous n'avons pas la main sur les projets financés, sur les cahiers des charges, sur les lobbies qui ciblent des investissements verts ou sociaux non rentables, mais nous devrions régler la facture des erreurs commises et de vos lubies idéologiques? Dire que l'UE garantirait, c'est concéder que c'est en réalité le contribuable français qui paierait. Je dis stop! La France est ruinée. «Read my lips, no more taxes.» 2-0531-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, certes, la fragmentation fiscale pèse sur la compétitivité, ce qui requiert de réduire les coûts de conformité et de clarifier les règles. Mais la bonne réponse n'est pas l'uniformisation forcée ni l'extension sans bornes des compétences fiscales de l'Union. La fiscalité demeure une prérogative des États. Nous soutenons une coordination souple fondée sur le respect de la diversité des régimes. La simplification et la digitalisation doivent rester proportionnées et viables. S'il faut lutter contre les abus d'optimisation, nous devons laisser aux États la latitude suffisante pour ajuster taux et bases selon leur réalité propre. Je souligne que le rapport de mon collègue prend en compte nos lignes rouges sur les risques liés au vingt-huitième régime. Nous restons vigilants. 3-0417-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, nous voterons contre ce rapport, car il pousse vers l'union de l'épargne et de l'investissement, qui nous ôterait toute part de souveraineté financière et fiscale. Il prône des investissements massifs sans que nous ayons la main sur le ciblage des projets et des incitations fiscales. Il plaide en faveur d'emprunts européens, de sorte que nous assumerions les risques des autres. Il réclame de nouvelles ressources propres et donc de nouveaux impôts. C'est un projet fédéraliste. Pour rétablir l'investissement et la confiance, je vous conjure plutôt de mettre en berne la pression fiscale et de privilégier les énergies efficientes telles que le nucléaire. 1-0075-0000”
“Ce ne sont pas les États-Unis qui défendront nos industries et notre souveraineté: c’est à nous seuls de le faire. Nous devons nous battre! 3-0299-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, les échanges entre les États-Unis et l’Union européenne sont essentiels, mais ils doivent fonctionner sur la base de la réciprocité. Les États-Unis défendent leur marché et leurs entreprises. Chez eux, les contraintes sociales, fiscales et environnementales sont faibles et les coûts de l’énergie plus avantageux. Chez nous, c’est tout le contraire: les normes les plus strictes et les coûts les plus néfastes s’appliquent à nos entreprises seules. Nous sombrons sous le fardeau de nos propres règles. Les États-Unis ne sont pas responsables de nos maux. C’est nous qui chérissons la lubie du pacte vert. C’est nous qui préférons la folie fiscale. Avec le nucléaire, nous serions les rois, mais avec l’éolien, non rentable, nous brassons du vent.”
“Monsieur le Président, chers collègues, la BEI est l’une des rares institutions de l’Union qui reste préservée de l’idéologie de la Commission. Les secteurs de la défense, de l’IA et du nucléaire requièrent des investissements massifs. La BEI ne doit pas rater sa cible. Que viennent faire le logement et les énergies intermittentes non rentables dans les projets de la BEI? Celle-ci n’a pas à sortir du champ de compétence de l’Union et doit se focaliser sur les énergies compétitives. Je souhaite que le critère d’investissement fasse prévaloir la rentabilité sur l’idéologie. La priorité doit être le financement de nos infrastructures énergétiques et de nos industries. Il faut que la BEI serve des objectifs de souveraineté. Je ne veux pas qu’elle soit le vecteur de l’Union des dettes. 1-0080-0000”
“Le cynisme consiste à rendre les États faibles et dépendants, dans l'incapacité de contrôler leur dette, de façon à ce qu'ils ne puissent plus sortir de l'orbite de l'Union. Les peuples que l'Union aveugle… (La Présidente retire la parole à l’orateur) 2-0235-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, la facilité pour la reprise et la résilience représente plusieurs centaines de milliards d'euros. Je rappelle qu'il s'agissait de surmonter la crise sanitaire. Cette facilité, censée rester provisoire, nourrit des critiques sur son efficacité, sa transparence et son contrôle. La Cour des comptes et l'OLAF ont relevé des manquements. J'observe cependant que certains voudraient maintenir cette facilité sans le moindre retour démocratique sur la dette contractée ou sur le bilan réel des projets financés. La manœuvre est toujours la même: profiter des crises pour transférer des compétences à l'Union européenne, puis rendre ces transferts irréversibles. Qui va prendre en charge la dette de l'Union? Sont-ce des États faillis comme la France?”
“Faites tourner les usines avec le nucléaire, plus rentable que toute autre source. Vos dogmes nous tuent. Ce n’est pas cette Union qui fera revenir les investisseurs, mais bien la liberté. 1-0100-0000”
“J’appelle la Commission à plus d’humilité face au chaos dont elle porte la responsabilité, tel un pompier pyromane. 3-0233-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, la simplification, la compétitivité, la défense, l’immigration: je vois là de nombreux objectifs incantatoires que la Commission brandit, sans autre cap que l’obsolescence programmée de l’Europe. Qui paiera les 800 milliards d’euros de la défense, dont nous n’avons pas le premier centime, pour surréagir à une guerre dont l’issue nous est, hélas, déjà connue? Comment comptez-vous simplifier le système normatif, dont la complexité se trouve dans les gènes mêmes de cette Union européenne que vous avez voulu couper de ses racines comme de son âme? Comment croyez-vous rendre à l’Europe sa compétitivité après l’avoir affublée du fardeau du pacte vert? Je n’ose parler de votre folie migratoire et de ses conséquences sur notre identité et notre sécurité.”
“L'argent gratuit est devenu très cher et la crise financière s'annonce plausible, sinon probable, dans les prochains mois. J'augure que le drogué suppliera son dealer de lui fournir une injection redoublée. Quel cynisme de la part de l'Europe de Francfort, qui appelle à la rigueur budgétaire après avoir prôné la relance à toute berzingue! Comme tout dealer responsable de l'addiction de ses clients, la BCE devra rendre des comptes. 1-0062-0000”
“Monsieur le Président, chers collègues, je vous le dis, le mal est fait. La BCE a déversé sur les marchés des milliers de milliards d'euros. C'était le fameux assouplissement quantitatif. Tel un dealer, elle a pendant des années donné le goût de l'argent gratuit, de la facilité, de l'absence d'efforts, pour mieux ferrer ses clients. Des pays comme la France sont devenus drogués, dans l'incapacité de se passer du roulement de la dette. Ils ont renoncé à leur souveraineté financière en contrepartie de doses d'argent de plus en plus létales. Désormais, la BCE cesse d'acheter les dettes souveraines sur le marché secondaire. Le sevrage risque de s'avérer critique. Le piège se referme. Les États sont devenus dépendants de la BCE.”