Eric Sargiacomo
Member of the European Parliament · S&D · FR
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, quel avenir pour la politique commune de la pêche si nous oublions le marché? Décarbonation, renouvellement des générations, adaptation au changement climatique: toutes ces ambitions resteront des promesses si nos pêcheurs sont victimes d’une concurrence déloyale.”
“Madame la Présidente, cher Commissaire, votre plan d'action sur les engrais répond en partie aux difficultés de nos agriculteurs. Toutefois, que de temps perdu depuis le 28 février dernier, début de la guerre sur le détroit d'Ormuz.”
“Le plan d'action contient d'autres propositions pertinentes, comme la diplomatie commerciale et le recours à l’agroécologie, aux légumineuses et au digestat.”
“Monsieur le Président, cher Commissaire, chers collègues, chère rapporteure, la mer Baltique se meurt. Nous la regardons. Elle est petite, cette mer Baltique. Mais cela nous importe à tous.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le rapport que nous votons aujourd'hui est un message sans équivoque aux éleveurs et aux éleveuses d'Europe: nous continuons d'avoir besoin de vous.”
“C'est pour cela que nous avons besoin de défendre nos éleveurs contre la concurrence déloyale des accords de libre-échange. L'élevage ne doit pas être une monnaie d'échange.”
The complete record
Every one of 19 lines we hold for Eric Sargiacomo, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account.
“Pour une filière jeune, innovante et durable, soyons enfin cohérents. Protéger notre marché, c’est aussi protéger notre avenir. 4-0102-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, quel avenir pour la politique commune de la pêche si nous oublions le marché? Décarbonation, renouvellement des générations, adaptation au changement climatique: toutes ces ambitions resteront des promesses si nos pêcheurs sont victimes d’une concurrence déloyale. Aujourd’hui, des produits importés qui ne respectent ni nos normes environnementales, ni nos exigences sociales, parfois même issus de la pêche illégale, concurrencent ceux de nos professionnels. La concurrence régulée, oui; le dumping, non! Les solutions sont connues: renforcer les contrôles aux frontières, imposer le respect de nos normes minimales pour accéder au marché européen, mieux informer les consommateurs et promouvoir nos produits. L’Europe ne peut pas être exigeante avec ses pêcheurs et indulgente avec leurs concurrents.”
“Le plan d'action contient d'autres propositions pertinentes, comme la diplomatie commerciale et le recours à l’agroécologie, aux légumineuses et au digestat. Pour autant, il passe à côté d'un point essentiel: comment nos agriculteurs pourront-ils supporter l'effet des quotas carbone sur le long terme si on les laisse exposés à une concurrence déloyale? C'est pour cela que nous devons augmenter aussi le niveau des prix d'intervention de la PAC. 2-0261-0000”
“Madame la Présidente, cher Commissaire, votre plan d'action sur les engrais répond en partie aux difficultés de nos agriculteurs. Toutefois, que de temps perdu depuis le 28 février dernier, début de la guerre sur le détroit d'Ormuz. Face à des prix des céréales en berne, ils avaient besoin d'un signal fort pour compenser l'augmentation des prix des engrais et des carburants. J'ai écouté avec attention votre discours. Je n'ai entendu aucun chiffre. Aimer les agriculteurs, c'est bien. Les preuves d'amour, c'est mieux. Au-delà du court terme, nous devons également augmenter nos capacités de production et de stockage stratégique. La taxe carbone aux frontières doit nous y aider, mais nous devons étudier d'ores et déjà sa suspension pour une année, le temps d'être dans une meilleure position.”
“Posons-nous enfin les bonnes questions: à quand une approche globale? À quand la remise en cause d’un modèle industriel et financier? Agissons avec détermination maintenant pour une Baltique vivante. Osons! 1-0151-0000”
“Monsieur le Président, cher Commissaire, chers collègues, chère rapporteure, la mer Baltique se meurt. Nous la regardons. Elle est petite, cette mer Baltique. Mais cela nous importe à tous. Non seulement le changement climatique s’y révèle plus intense, plus rapide, entraînant l’eutrophisation de l’eau déjà dégradée par les pollutions terrestres des bassins versants. Mais en plus, elle se vide de ses richesses sous l’effet de notre impuissance à réguler les activités humaines, dont la pêche. Il faut avouer qu’un voisin peu conciliant ne nous aide pas beaucoup. Mais soyons honnêtes, le plan pluriannuel n’a pas atteint ses objectifs. Alors que la petite pêche représente plus de 90 % des navires et plus de 60 % des emplois en Baltique, elle ne capture que 7 % des débarquements en poids et 22 % en valeur.”
“C'est pour cela que nous avons besoin de défendre nos éleveurs contre la concurrence déloyale des accords de libre-échange. L'élevage ne doit pas être une monnaie d'échange. C'est pour cela que nous avons besoin de mobiliser le Fonds de compétitivité pour développer la production de vaccins et la production d'additifs sur le sol européen. Il n'y aura pas d'Europe forte sans une agriculture souveraine, ni d'agriculture sans élevage fort. 4-0021-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le rapport que nous votons aujourd'hui est un message sans équivoque aux éleveurs et aux éleveuses d'Europe: nous continuons d'avoir besoin de vous. L'histoire de l'humanité est intimement liée à l'élevage et il a structuré notre rapport à la nature et l'organisation de nos sociétés. L'élevage et sa complémentarité avec les cultures est à la base de l'agronomie; c'est la base du cycle de la vie. Certes, la viande doit tenir une place raisonnable dans notre alimentation, mais nous ne pouvons certainement pas nous passer de nombreux services environnementaux que nous rend l'élevage, en particulier l'élevage extensif, qui façonne nos territoires. Bref, notre alimentation ne sera pas durable si elle n'est pas en mesure de s'appuyer sur des élevages durables.”
“Mais, Monsieur le Commissaire, il nous faut urgemment sortir des postures et parler ouvertement de la régulation des marchés. Tous les pays de cette planète protègent leur agriculture contre le dumping et la concurrence déloyale qui règnent sur les marchés internationaux. Il est temps de changer de paradigme en Europe. Non, les marchés ne s’autorégulent pas. 1-0177-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous voici donc arrivés au bout de ce paquet de simplification de la PAC. Face aux mouvements d’agriculteurs professionnels qui repartent en France et en Europe, il ne viendra à personne l’idée de crier victoire avec l’adoption de ce paquet. Pour les agriculteurs, le problème est toujours le même: ils ont besoin de sécurité économique, ils ont besoin de revenus stabilisés et décents. Ce sont des solutions structurelles qu’il nous faut trouver. Ce n’est certainement pas en opérant un recul sur l’ambition environnementale que nous y arriverons. Ce paquet de simplification se finit par un moindre mal – je voudrais remercier notre collègue André Rodrigues pour son travail à ce propos –, et le pire en matière de dérégulation a été évité – et c’est heureux.”
“Le cas du maquereau en mer du Nord en est une illustration inquiétante. Dans ce contexte, l'avenir du secteur de la pêche repose sur notre capacité collective à inventer un cadre stable, équitable et respectueux des écosystèmes pour protéger à la fois les ressources marines et les communautés côtières, en Europe comme au Royaume-Uni. Sinon, à quoi bon un accord jusqu'en 2038? 3-0322-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, depuis le Brexit, l'accès aux eaux britanniques et aux stocks partagés est devenu une source de tension permanente pour nos pêcheurs. Il est temps d'apporter enfin de la visibilité et de la stabilité aux communautés littorales en France, en Irlande, aux Pays-Bas et ailleurs. Après la réduction des quotas dans les zones britanniques, déjà vécue comme un coup dur, voilà que la gestion de l'espace maritime est à son tour utilisée pour contourner, voire remettre en cause l'esprit et la lettre de l'accord commercial de 2020. Je le rappelle, cet accord repose sur un équilibre clair: l'accès au marché européen en échange notamment d'un accès aux ressources halieutiques. Le non-respect de cet équilibre affaiblit la confiance et menace directement les ressources elles-mêmes.”
“Mais qu'en restera-t-il si, dans le prochain cadre financier pluriannuel, il n'y a plus d'enveloppe réservée à cet effet pour les fruits et légumes, pour la viticulture et pour les autres filières? L'Europe ne peut pas venir les mains vides. Les agriculteurs ne peuvent pas dépendre de la seule volonté des États. Monsieur le Commissaire, c'est une épée de Damoclès au-dessus de ce que la PAC a fait de mieux pour développer les coopérations entre agriculteurs et renforcer l'amont face à l'aval. Il nous faut trouver les solutions pour répondre à ces inquiétudes légitimes, pour que le travail qui a été fait par Céline Imart, par notre camarade André Rodrigues et par ce Parlement soit respecté. 2-0308-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, ne nous trompons pas de combat. Dans leur grande majorité, les agriculteurs comme nos concitoyens ne veulent pas d'une simplification qui rime avec dérégulation. Ce que ne supportent pas les agriculteurs, c'est qu'on leur fixe des objectifs élevés sans leur donner les moyens suffisants pour y parvenir, et on peut les comprendre. Il faut donc passer de la contrainte à l'incitation; c'est impératif. Pour cela, il faut un budget à la hauteur et il faut aussi des protections contre les prix trop bas et la concurrence déloyale. Le rapport de Céline Imart va dans ce sens en renforçant notamment les organisations de producteurs.”
“Monsieur le Président, Madame la Commissaire, nos forêts brûlent et nous regardons ailleurs. Mes pensées vont aux familles qui ont perdu un proche, aux habitants des régions touchées par les graves incendies de cet été. Espagne, Portugal, Grèce, France, c'est tout notre continent qui brûle, plus d'un million d'hectares. Dans cette assemblée, nous avons une responsabilité, c'est celle de faire advenir un système européen de suivi des forêts pour mieux anticiper les différents périls que le changement climatique leur fait courir. La Commission européenne a fait une proposition ambitieuse en la matière afin de développer des coopérations entre les États membres et l'Union européenne. Mais, aujourd'hui, j'entends sur les bancs de la droite, Messieurs les PPE, et de l'extrême droite des voix qui s'opposent à ce projet.”
“Je pense en particulier aux stocks stratégiques et à la révision des prix d'intervention. L'Europe s'est créée sur une double promesse: celle de la paix et de la prospérité. Ne pas assurer la sécurité alimentaire, c'est trahir cette promesse. Monsieur le Commissaire, donnons-nous les moyens de cette vision, afin qu'elle ne soit pas un mirage, une simple illusion de plus. 4-0055-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la vision pour l'agriculture et l'alimentation est un panorama très complet des enjeux que nous devons affronter pour assurer la sécurité alimentaire des Européens. Pour cela, il faut refermer la parenthèse libérale ouverte en 1992. Sans régulation, pas de sécurité alimentaire ni de souveraineté. Notre monde change vite et nous devons y adapter notre politique. Nous devons répondre au moins à deux défis majeurs qui tiennent les deux bouts de la chaîne: assurer un revenu à nos agriculteurs et lutter contre la précarité alimentaire, qui touche 20 % des Européens et qui n'a fait qu'augmenter sous la pression de l'inflation alimentaire. Pour cela, il nous faut retrouver des instruments pour la régulation et la stabilisation des prix.”
“Cette exigence doit entraîner l'obligation de conformité des produits que nous importons, au-delà des contrôles douaniers aléatoires ou de limites maximales de résidus de pesticides, dont nous connaissons tous les failles. Ces produits doivent faire l'objet d'un véritable certificat de conformité délivré de façon indépendante, selon un cahier des charges établi par l'Union européenne. En l'absence d'une telle garantie, l'Europe engagera sa responsabilité pour mise en danger de la vie d'autrui, ici et là-bas. La confiance n'exclut pas le contrôle. Pour l'instant, les conditions de la confiance ne sont pas là, même pour un milliard hypothétique. 4-0081-0000 PRESIDE: ESTEBAN GONZÁLEZ PONS Vicepresidente 4-0082-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, beaucoup de choses ont été dites. Je vais me concentrer sur les conditions de la réciprocité et, question centrale, d'un juste échange, tant pour un aspect de concurrence déloyale que sur le plan de la santé publique, de la sauvegarde environnementale ou encore des droits sociaux. En matière de sécurité sanitaire, si nous interdisons des produits sanitaires en Europe parce qu'ils sont CMR – cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques – avérés par la science, alors il est de notre devoir de faire de cette interdiction une obligation absolue. Car la garantie de la santé est d'ordre public, ici et là-bas. Elle doit s'imposer à tout décideur, à tout traité, à tout accord.”