Laurent Castillo
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, face aux vagues de chaleur, la climatisation n’est pas un luxe, c’est un enjeu de santé publique. Depuis 2017, près de 40 000 Français sont morts des conséquences de la chaleur. Pourtant, seuls 24 % des logements sont climatisés, contre plus de 50 % en Italie.”
“Madame la Présidente, plus d'un mineur sur dix a une utilisation problématique des réseaux sociaux. Pendant que nous débattons ici, des milliers de jeunes restent parfois plus de dix heures devant leurs écrans, exposés à des contenus faisant l'apologie du suicide, de troubles alimentaires ou de la violence.”
“Face à ce défi, l'Europe doit promouvoir une véritable culture de la responsabilité des plateformes, des États, mais aussi de la famille. Protéger nos enfants, c'est d'abord leur apprendre à être libres. (L'orateur refuse une question carton bleu de Bruno Gonçalves) 3-0108-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, l'Hantavirus nous rappelle que les crises sanitaires ne sont plus des événements exceptionnels, mais des défis durables auxquels les nations – nos nations – doivent se préparer.”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, tous les traitements ne sont pas toujours bénéfiques pour la santé des Européens. Le traitement des micropolluants dans les eaux usées en est aujourd'hui une illustration préoccupante. Oui, il faut agir et nous sommes tous ici d'accord qu'il faut agir.”
“C'est pourquoi j'en appelle à sa suspension, suspension transitoire dans l'attente d'une étude indépendante et d'une véritable prise en compte de l'impact pour les patients européens. À vouloir tout traiter, ne prenons pas le risque de priver les Européens de l'essentiel: se soigner. 1-0264-0000”
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“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, face aux vagues de chaleur, la climatisation n’est pas un luxe, c’est un enjeu de santé publique. Depuis 2017, près de 40 000 Français sont morts des conséquences de la chaleur. Pourtant, seuls 24 % des logements sont climatisés, contre plus de 50 % en Italie. Lorsque les températures s’affolent, il faut pouvoir protéger efficacement les écoles, les hôpitaux et les maisons de retraite. À Nice, nous avons choisi un grand plan d’action, un plan d’action de climatisation de notre ville. S’adapter au changement climatique, ce n’est pas renoncer à le combattre. S’adapter, c’est investir dans le nucléaire pour produire une électricité décarbonée. S’adapter, c’est rendre nos bâtiments vivables été comme hiver. C’est avant tout protéger la vie des plus fragiles.”
“Face à ce défi, l'Europe doit promouvoir une véritable culture de la responsabilité des plateformes, des États, mais aussi de la famille. Protéger nos enfants, c'est d'abord leur apprendre à être libres. (L'orateur refuse une question carton bleu de Bruno Gonçalves) 3-0108-0000”
“Madame la Présidente, plus d'un mineur sur dix a une utilisation problématique des réseaux sociaux. Pendant que nous débattons ici, des milliers de jeunes restent parfois plus de dix heures devant leurs écrans, exposés à des contenus faisant l'apologie du suicide, de troubles alimentaires ou de la violence. Les conséquences sont connues: troubles de l'attention, du sommeil, anxiété, isolement. Oui, les plateformes doivent assumer leur part de responsabilité. Mais nous devrions, et nous commettrions une erreur grave en les désignant comme seuls coupables. La première protection d'un enfant ne se trouve ni à Bruxelles, ni dans un règlement. Elle se trouve dans la famille. Aucune loi ne remplacera la vigilance des parents. Aucune réglementation ne remplacera l'éducation.”
“Sans confiance dans la parole publique et scientifique, aucune politique sanitaire ne peut réussir durablement. Notre devoir est clair: dire la vérité, agir avec transparence et reconstruire la confiance entre les institutions et les citoyens. 4-0109-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, l'Hantavirus nous rappelle que les crises sanitaires ne sont plus des événements exceptionnels, mais des défis durables auxquels les nations – nos nations – doivent se préparer. Je veux saluer l'engagement des soignants, des chercheurs, des autorités sanitaires mobilisées partout en Europe pour protéger nos concitoyens. Mais nous devons aussi tirer les leçons du passé. La crise du COVID-19 a révélé nos vulnérabilités et l'importance de renforcer nos capacités de prévention, de recherche et de coordination. Surtout, nous devons retenir une leçon essentielle: lorsque la transparence disparaît, le doute s'installe. Et lorsque le doute s'installe, le complotisme prospère.”
“C'est pourquoi j'en appelle à sa suspension, suspension transitoire dans l'attente d'une étude indépendante et d'une véritable prise en compte de l'impact pour les patients européens. À vouloir tout traiter, ne prenons pas le risque de priver les Européens de l'essentiel: se soigner. 1-0264-0000”
“Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, tous les traitements ne sont pas toujours bénéfiques pour la santé des Européens. Le traitement des micropolluants dans les eaux usées en est aujourd'hui une illustration préoccupante. Oui, il faut agir et nous sommes tous ici d'accord qu'il faut agir. Cependant, faire peser jusqu'à 100 % du coût sur l'industrie pharmaceutique, notamment sur les génériques, est à mon sens une faute. Peut-on parler de souveraineté sanitaire tout en fragilisant la production de nos médicaments essentiels? Le coût de cette mesure peut atteindre jusqu'à un quart du prix du médicament dans sa production. Les conséquences seront immédiates: pénuries aggravées pour les antibiotiques comme l'amoxicilline, difficulté d'accès aux traitements pour des patients, notamment pour les antidiabétiques oraux.”
“Et oui, avant tout le tabac, l'alcool, l'obésité – il y a probablement d'autres facteurs – et non, je ne suis pas un antivax, si c'est ce que vous vouliez me faire dire. Il y a d'autres facteurs d'environnement qu'il faut prendre en compte. Oui, le tabac, oui, l'alcool, oui, l'obésité, et tout ce qui a été prouvé par la science. Je suis avant tout un scientifique. 1-0156-0000”
“Est-ce que vous reconnaissez que le cancer a des causes environnementales extrêmement importantes? – ce qu'on appelle l'exposome.– Est-ce que vous reconnaissez qu'il est absolument nécessaire d'aller beaucoup plus loin sur les politiques environnementales et écologiques? Est-ce que vous êtes prêts à vous battre contre les lobbies du tabac, – pas vous personnellement, l'ensemble de votre groupe – pour que la législation sur le tabac, la législation contre les vapes et contre les fausses alternatives au tabac, arrive très vite dans cet hémicycle? 1-0155-0000 Laurent Castillo (PfE), réponse carton bleu. – Monsieur Clergeaux, vous avez entendu ma prise de parole. Vous connaissez mes paroles, vous connaissez ma position. Je suis professeur de médecine, je lutte contre le cancer depuis plus de 30 ans.”
“Nous devons bâtir une Europe de la coopération scientifique, une Europe de la recherche, une Europe de partage de données face au cancer. Mais la lutte contre le cancer n'est pas finie. Sur la prévention, sur l'éducation en santé, nous n'en faisons pas assez. Nous avançons trop lentement sur les causes: le tabac, l'alcool et l'obésité infantile. Le combat contre le cancer continue, en France comme au sein de ce Parlement européen. (L'orateur accepte une question carton bleu) 1-0154-0000 Christophe Clergeau (S&D), question «carton bleu». – Merci, Monsieur Castillo. Vous venez d'entendre mon intervention, vous venez d'entendre l'intervention de votre collègue autrichien, du même groupe que vous, s'inquiéter de l'explosion du nombre des cancers et dire ne pas en connaître les causes.”
“Madame la Présidente, en cette Journée mondiale de lutte contre le cancer, la réalité doit être affrontée. En France, par manque de spécialistes, entre le diagnostic et le traitement, douze semaines sont nécessaires, alors que les recommandations préconisent d'agir dans les six semaines. Plus d'un tiers des médicaments autorisés en Europe ne sont pas disponibles en France. Plus d'un tiers des Français atteints de cancer ont déjà rencontré des difficultés pour accéder à un médicament. En Europe, ce sont 2,7 millions de nouveaux cas. Le cancer n'est pas une simple maladie, c'est une urgence sanitaire, c'est une urgence politique. Le plan cancer adopté en 2021 par l'Union européenne a permis, et c'est heureux, de nombreux progrès, notamment pour la vaccination contre le HPV, contre le papillomavirus.”
“Ces progrès concernent notamment la jeunesse, la prise en compte de la santé mentale, la lutte contre la sédentarité ainsi que le renforcement du dépistage, de la prévention et de la recherche. Lutter contre les maladies cardiovasculaires n’est pas une mission impossible: près des trois quarts d’entre elles peuvent être évitées. Alors, agissons donc ensemble avec détermination pour lutter contre la première cause de mortalité en Europe! 2-0395-0000 Catch-the-eye procedure 2-0396-0000”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, les maladies cardiovasculaires représentent un coût de 282 milliards d’euros par an dans l’Union, soit davantage que l’ensemble des dépenses de santé de la France. Mais au-delà des chiffres, ce sont des vies, des familles et des parcours qui sont brisés. L’obésité est l’un des principaux facteurs de risque de ces pathologies. Aujourd’hui, près d’un adulte sur deux est en situation de surcharge pondérale en Europe. Face à ces réalités, nous devons nous fixer des objectifs clairs de contrôle des facteurs de risque. Dans le cadre du plan de lutte contre l’obésité, j’ai obtenu plusieurs avancées – et je remercie ici le commissaire Várhelyi pour son écoute.”
“Monsieur le Président, chers collègues, la santé mentale est l'un des grands défis de notre siècle. Une personne sur six en Europe en souffre, souvent en silence, parfois dans la honte. Mais cette souffrance n'est pas égale, elle suit malheureusement le gradient social. La précarité, la solitude, la perte de sens au travail frappent avant tout les plus modestes. Trop souvent, cette détresse conduit à des addictions – alcool, tabac, écrans, drogues – qui enferment plus qu'elles ne soulagent. La santé mentale n'est pas seulement une question médicale, mais aussi une question de dignité et de justice sociale. L'Union européenne doit agir sans se substituer aux États, mais en formant, en partageant et en soutenant la prévention. Investir dans la santé mentale, c'est protéger nos peuples, leur équilibre, leur avenir et leur souveraineté.”
“Cela suppose de lutter contre l'hypertension, le diabète, le tabac, l'excès d'alcool, de promouvoir une alimentation saine, une activité physique, la stimulation cognitive, le lien social, mais aussi de prendre en charge la perte auditive et la dépression. Enfin, n'oublions pas les aidants, ces conjoints, ces enfants, ces proches qui portent le poids de la maladie. Donnons-leur un statut clair et des droits. Chers collègues, la maladie vole les souvenirs. N'y ajoutons pas l'oubli des politiques. Engageons-nous aujourd'hui, ici et maintenant. 4-0241-0000 Interventions à la demande 4-0242-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, en France, plus de un million de personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer; en Europe, ce sont 9 millions de personnes qui vivent avec cette horrible maladie. Derrière ces chiffres, il y a des vies bouleversées, des familles dévastées, un avenir qui nous inquiète tous. Le vieillissement rapide de nos sociétés rend l'urgence évidente. Si nous n'agissons pas, le fardeau deviendra insoutenable. Notre devoir est double: soutenir la recherche et l'innovation en simplifiant les règles, qui freinent trop souvent les essais et l'accès aux traitements, et agir sur la prévention, car près d'un cas sur deux pourrait être évité.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, tout le monde parle de prévention, mais trop peu la mettent en œuvre. Pourquoi? Parce que ses effets prennent du temps et trop d'élus préfèrent des résultats immédiats. Pourtant, c'est là que tout commence: mieux vivre, désengorger les hôpitaux, réduire les coûts. 1 euro investi en prévention, c'est jusqu'à 6 euros d'économies. Prévenir, c'est voir loin. Si certains États manquent de courage, alors soyons exemplaires à l'échelle européenne. Après le plan cancer, engageons-nous avec la même ambition contre les maladies cardiovasculaires. Lançons un vrai plan européen de lutte contre l'obésité. La santé des Européens n'est pas un slogan, c'est un combat. Et ce combat commence par la prévention. 4-0208-0000 Zgłoszenia z sali 4-0209-0000”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, guérir d’une maladie rare ne suffit pas. Trop souvent, ceux qui ont survécu doivent encore affronter un dernier obstacle: celui du regard des banques, des assureurs et de la société. Je le dis avec émotion: comme chirurgien, j’ai accompagné des enfants atteints de cancers rares. J’ai vu leur courage, leur combat, leur résilience, mais j’ai vu trop souvent que, même une fois guéris, ils restaient prisonniers d’un passé qu’ils n’avaient pas choisi. Le droit à l’oubli n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental. Il est temps que l’Union européenne l’inscrive enfin dans sa législation, pour que ces enfants, devenus adultes, puissent construire leur avenir sans entrave. Guérir ne suffit pas, pour être libre. Être libre, c’est pouvoir oublier. 4-0042-0000”
“Nous devons conditionner la levée des sanctions et le versement des millions d’euros d’aide à la preuve de la non-implication du gouvernement transitoire et à son engagement total à rétablir l’ordre, alors qu’il est aujourd’hui incapable de retenir des chiens de guerre face à des civils. Exigeons des garanties de sécurité pour les minorités de Syrie! Ne reproduisons pas les mêmes erreurs qu’en Iraq et qu’en Libye! 2-0557-0000”
“Madame la Présidente, chers collègues, des hommes, des femmes et des enfants abattus à bout portant parce que chrétiens ou alaouites: la barbarie marque une fois de plus la Syrie de son empreinte. L’Union européenne ne doit pas être naïve. N’oublions pas que le président al-Charaa a combattu dans les rangs de l’État islamique et d’Al-Qaïda. Porter une cravate ne lave pas le sang des innocents. L’Union ne doit pas avoir de difficulté à nommer le mal qu’est le totalitarisme islamique. C’est lui qui a frappé la côte syrienne, c’est lui qui a déversé le sang de nos peuples sur le sol européen, c’est lui l’ennemi.”