Christophe Bay
Member of the European Parliament · PfE · FR
“The only sustainable and effective way forward is a whole-of-government, whole-of-society and whole-of-cycle approach to protecting our democracies firmly rooted in our values.”
“Monsieur le Président, la Commission européenne aime donner des leçons de démocratie au monde entier. À chaque élection, les mêmes mots reviennent: désinformation, ingérences, protection de la démocratie.”
“We will continue defending freedom of speech, but legitimate engagement must not be confused with coordinated manipulative behaviour, bypassing the free will and expression of voters. Nor should we mistake algorithmic application for free debate.”
“For free and fair elections are not only about procedure, they are about trust – trust that every vote counts, trust that every vote is cast freely, and trust that every vote is free from manipulation or interference. This trust depends on the integrity of our information space, and today that integrity is under attack.”
“Monsieur le Président, l'accord signé par Mme von der Leyen nous demande d'entériner une nouvelle série de concessions commerciales au profit des États-Unis.”
“D'ailleurs, ce n'est pas tant l'administration Trump qu'il faut blâmer, mais plutôt le manque de combativité de la Commission von der Leyen. On nous explique qu'il faut accepter ces concessions pour préserver la relation transatlantique. Mais préserver une relation ne signifie pas capituler. Coopérer ne signifie pas s'aligner. 2-0024-0000”
The complete record
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“The only sustainable and effective way forward is a whole-of-government, whole-of-society and whole-of-cycle approach to protecting our democracies firmly rooted in our values. It is in this context that last November, the Commission adopted the European Democracy Shield, and it is also in this spirit that we engage actively with this Parliament's Special Committee on the European Democracy Shield. We want to collectively preserve a democratic space where people can freely express their views, confront opinions, access a variety of information sources and freely vote – all this without interference. We remain committed to supporting Member States in ensuring that elections remain in the hands of our citizens, and we should all respect the decisions of our citizens when they express them. 3-0279-0000”
“We will continue defending freedom of speech, but legitimate engagement must not be confused with coordinated manipulative behaviour, bypassing the free will and expression of voters. Nor should we mistake algorithmic application for free debate. Democracies, watchdogs, free media and civil society organisations face increasing economic, political and, sometimes, legal pressure. Foreign interference threats to the integrity of electoral processes are particularly worrying. Hostile actors can also rely on illegal financing of political campaigns, threats and attacks against journalists or politicians, or cyberattacks to disrupt elections. These are existential threats that go to the very core of democratic societies.”
“For free and fair elections are not only about procedure, they are about trust – trust that every vote counts, trust that every vote is cast freely, and trust that every vote is free from manipulation or interference. This trust depends on the integrity of our information space, and today that integrity is under attack. The digital environment in which we all operate in offers many opportunities for people to express their views, access information and interact with one another. Yet this same space has seen an increasing presence of online manipulation techniques such as fake accounts, bots and artificial amplification of content. These are only facilitated and amplified by the development of AI.”
“Monsieur le Président, la Commission européenne aime donner des leçons de démocratie au monde entier. À chaque élection, les mêmes mots reviennent: désinformation, ingérences, protection de la démocratie. Derrière ces formules apparaît une tentation dangereuse: surveiller les opinions, faire pression sur les plateformes et orienter ce qui peut être dit, partagé ou contesté. Ces derniers mois, nous avons vu la Commission intervenir sur plusieurs terrains: lignes directrices électorales adressées aux grandes plateformes avant les européennes de juin 2024; procédure ouverte contre TikTok après les élections roumaines; lettre publique de Thierry Breton à Elon Musk; financement et soutien à des réseaux d'experts et fact checkers qui interviennent directement dans le débat public.”
“D'ailleurs, ce n'est pas tant l'administration Trump qu'il faut blâmer, mais plutôt le manque de combativité de la Commission von der Leyen. On nous explique qu'il faut accepter ces concessions pour préserver la relation transatlantique. Mais préserver une relation ne signifie pas capituler. Coopérer ne signifie pas s'aligner. 2-0024-0000”
“Monsieur le Président, l'accord signé par Mme von der Leyen nous demande d'entériner une nouvelle série de concessions commerciales au profit des États-Unis. La suppression des droits de douane sur les marchandises américaines, face à des droits de douane de 15 % pour les produits européens, cela conduit immanquablement à désavantager le marché européen, sans garantie sérieuse de réciprocité et sans filet de protection. Tout cela intervient pourtant dans un contexte parfaitement connu. Les États-Unis ont continué d'utiliser l'arme tarifaire comme un instrument de pression politique et économique. Et face à cela, que fait la Commission? Elle s'empresse de mettre en œuvre des engagements qui affaiblissent notre position, nos recettes douanières et potentiellement plusieurs de nos secteurs productifs.”
“Rappelons qu'à ce jour pas moins de dix pays sont candidats à l'adhésion, dont, rappelons-le, la Turquie, dont la sympathie pour les Frères musulmans est hélas connue. Alors que les écarts de niveau de salaire sont déjà criants à 27, le dumping social a donc de beaux jours devant lui. Alors que l'appréciation des conditions de l'état de droit fait déjà débat, que dire des pays candidats dont le niveau de corruption est alarmant? Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, dont la compétence et la sagesse dépassent les clivages politiques, a déclaré pas plus tard qu'hier que l'adhésion de l'Ukraine signifierait la fin de l'Union européenne. Les européistes n'ont définitivement pas compris que seule compte la volonté des peuples souverains. Pour les Patriotes et le Rassemblement national, l'élargissement c'est non, non et non!”
“Monsieur le Président, s'il faut reconnaître une qualité à Renew, à l'origine de cette initiative malheureuse, c'est la persévérance. Mais hélas, l'erreur est humaine, persévérer est diabolique. La nouvelle proposition de stratégie d'élargissement de l'Union européenne poursuit toujours le même but: l'effacement de l'initiative nationale, en remplaçant dans le processus d'admission des pays candidats le vote à l'unanimité par le vote à la majorité qualifiée. La fin du pouvoir de veto de chaque État membre est tout simplement la fin de toute souveraineté en matière de politique étrangère et de toute possibilité pour un pays de faire valoir ses intérêts propres en matière économique, sociale ou simplement démocratique.”
“Madame la Présidente, avec les socialistes, le pire est toujours sûr. Le gouvernement de Pedro Sanchez vient de décider de régulariser 500 000 clandestins, soit l'équivalent des villes de Toulouse ou de Duisbourg en Allemagne. Penser que cette malheureuse initiative ne sera pas sans conséquences pour les autres pays, à commencer par la France, relève de la fiction ou plus exactement de la mauvaise foi. Grâce à Schengen, ces migrants pourront circuler librement en Europe. À quoi bon vouloir durcir les conditions d'entrée en Europe si un gouvernement, en l'occurrence le gouvernement espagnol, décide de s'affranchir de ces mêmes règles? Cette régularisation massive envoie un signal désastreux et conforte l'idée que l'entrée illégale en Europe finit toujours par être récompensée.”
“Pas d’amélioration du pouvoir d’achat sans contrôle des frontières, pas de lutte contre le terrorisme sans contrôle des frontières, pas de lutte contre l’islamisme sans contrôle des frontières, pas de lutte contre les narcotrafics sans contrôle des frontières. Notre ligne: traiter les demandes d’asile hors d’Europe, mettre fin à tous les mécanismes qui entretiennent «l’appel d’air», expulser systématiquement les clandestins et les étrangers délinquants. Enfin, nous devons conditionner les visas, les accords et les financements avec les pays tiers: qu’ils coopèrent en matière de réadmission. Plus que jamais, les États doivent reprendre le contrôle de leurs frontières. 3-0257-0000”
“Monsieur le Président, la Commission a mis à son ordre du jour de février la question de la stratégie européenne en matière d’asile et de migration. Dans l’Union européenne, l’immense majorité des décisions de retour ne sont pas exécutées: seulement un retour sur cinq selon la Commission elle-même, et bien moins en France. Les résultats? Impunité des filières, pression sur nos services publics, insécurité. Pourquoi en sommes-nous là? Parce que, sur ce sujet comme pour d’autres, la Commission n’a jamais été la solution: elle est le problème. Pendant des années, elle a empilé des textes et restreint les compétences des États. Au Rassemblement national, nous disons une chose: le contrôle de l’immigration est le défi fondamental pour nos générations actuelles et futures.”
“Ainsi, le fameux DSA-il prévoit un encadrement des réseaux sociaux, mais également un mécanisme de réaction aux crises, qui va permettre à la Commission d’exiger des plateformes qu’elles suppriment des contenus, qu’elles favorisent d’autres, qu’elles modifient leur algorithme. Or, qu’est-ce qu’une situation de crise? Qui déterminera que cette situation existe? C’est Bruxelles, sans doute, à l’écoute d’ONG complaisantes et militantes et de fact-checkers triés sur le volet. Alors que l’Europe est le berceau de la démocratie, elle se prépare à devenir l’un des plus redoutables systèmes de musellement des peuples. Les Patriotes et le Rassemblement national s’y opposeront. 4-0057-0000”
“Monsieur le Président, le bouclier démocratique européen pour la démocratie, présenté comme le rempart contre les ingérences étrangères et la désinformation, ne doit pas faire illusion. Le bouclier démocratique est à la démocratie ce que la chaise électrique est à la chaise. Quand Bruxelles ne gagne pas par les urnes, l’Union européenne met en œuvre des procédures iniques pour faire taire les peuples. Les Européens découvriront vite qu’il s’agit de réduire au silence les voix dissidentes, d’organiser une surveillance généralisée et d’étouffer purement et simplement la liberté d’expression. Comme à son habitude, en prétextant une hypothétique protection – contre qui? contre quoi? –, la Commission européenne met en place une véritable dictature numérique.”
“Madame la Présidente, aujourd'hui, notre dépendance à la Chine n'est plus une question technique, c'est une question de survie économique. Sans terres rares, pas de voitures électriques, pas de puces, pas de défense moderne. Or, Pékin contrôle la quasi-totalité de la chaîne de valeur et vient de montrer qu'elle peut fermer le robinet quand elle veut. Déjà en 2008, Bruxelles reconnaissait sa dépendance à ces matières critiques, mais on a préféré les incantations sur le commerce ouvert. Face à une véritable stratégie de puissance, l'instrument anti-coercition, notre fameuse arme atomique, dort dans un tiroir pendant que la Chine teste nos lignes rouges. Mme von der Leyen parle de sécurité économique, mais reste tétanisée quand il faut riposter. Monsieur le Vice-président, il faut passer des vœux pieux et des gesticulations aux actes.”
“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, depuis le discours de Mme von der Leyen du 18 juillet 2024 voulant rendre Europol un service opérationnel, nous nous dirigeons clairement vers une police fédérale. Or, la sécurité intérieure relève avant tout de nos forces de sécurité nationales. Bien entendu, nous sommes favorables à une coopération interétatique. Elle est nécessaire à travers Europol ou au niveau mondial avec Interpol. Nécessaire en matière d'échanges d'informations, de formations communes, cette coopération doit rester interétatique, fondée sur la volonté des États et non sur des injonctions bureaucratiques. Ce que nous refusons, c'est la tentation d'une Europe de la police, centralisée, où la Commission prétendrait dicter à nos forces de sécurité comment agir.”
“La flottille pour Gaza, orchestrée par des islamo-gauchistes, n'était rien d'autre qu'une mise en scène grotesque, guidée par l'idéologie et non par un réel souci de justice ou de paix. Loin d'apaiser les tensions, cette provocation n'a servi qu'à masquer les véritables responsables du drame: le Hamas, qui asphyxie toute perspective de paix durable. Emmanuel Macron, qui a été prompt à s'émouvoir du sort de ces tristes personnages, reste muet face à la situation dramatique que vit Boualem Sansal. Cette indifférence révèle un mépris et une trahison des valeurs de la France. Emmanuel Macron s'incline devant cette extrême gauche par un confort idéologique et aussi, il faut reconnaître, par peur de la rue. Boualem Sansal dérange, parce que son discours se heurte aux bien-pensants. Il est temps que la France exige sa libération. 3-0166-0000”
“Chaque pays doit rester maître de ses priorités en matière de sécurité et de gestion de crise. Nous sommes plusieurs dans cet hémicycle à avoir, dans nos vies professionnelles, géré des crises. Je peux vous assurer, d’une part, que les coopérations d’État à État fonctionnent très bien, et, d’autre part, contrairement à ce que vient de dire le précédent intervenant, que nous avons, en France, un modèle de sécurité civile à préserver, notamment nos services publics et nos sapeurs-pompiers volontaires. 2-0330-0000”
“Madame la présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, l’Union européenne se présente une nouvelle fois comme le rempart contre les crises. La stratégie de l’Union vise une meilleure préparation, ambitionne de renforcer l’anticipation et d’améliorer la résilience de nos services. Si je puis me permettre, Madame la Commissaire, ce n’est pas avec des vidéos quelque peu ridicules que nous protégerons efficacement les peuples d’Europe. La stratégie prévoit la mise en place d’un dispositif d’alerte et de réponse rapide. Tant mieux. Mais, une fois de plus, constatons que cette stratégie vise à aliéner la souveraineté des États. Il est impératif que toute action de préparation – et je me permets de vous donner un conseil – prenne en compte nos diversités.”
“Il n'a pas hésité à imposer des taxes sur l'acier et l'aluminium contre le Canada, le Mexique et hélas même l'Europe, prouvant que l'Amérique défend avant tout ses intérêts. Et nous, l'Europe, fidèle à son rôle d'élève modèle pétri de bons sentiments, continue d'ouvrir ses portes en espérant la réciprocité qui n'arrivera jamais. Trump pose un défi à l'Union européenne. Je ne suis pas sûr, à l'heure actuelle, que nous soyons intellectuellement en mesure de le relever. Regardons la réalité en face. À l'heure où les tarifs douaniers redeviennent un instrument de protection économique, nous devons cesser de croire au mythe du libre-échange heureux. Nous avons des modèles économiques différents, des industries spécifiques et des besoins qui exigent de la souplesse. Refusons cette soumission au multilatéralisme destructeur.”
“Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous sommes aujourd'hui à un tournant décisif pour l'avenir commercial de l'Europe. L'Union européenne, fidèle à ses dogmes, continue de prôner un multilatéralisme aveugle qui nous affaiblit de jour en jour. Prenons l'exemple du libre-échange à travers le Mercosur. Pour la France, c'est une catastrophe annoncée. Nos agriculteurs, déjà étranglés par des normes toujours plus absurdes, devront affronter une concurrence déloyale de produits brésiliens ou argentins cultivés sans les mêmes exigences sanitaires ou environnementales. Dans le même temps, que font les grandes puissances? Donald Trump l'a bien compris. Les tarifs douaniers sont un levier de puissance.”
“Est-ce la Chine, l’Amérique de Trump, les narcotrafiquants internationaux ou les organisations terroristes islamistes? Ou bien s’agit-il d’un moyen détourné pour imposer un programme bruxellois poussant à davantage d’ingérence dans les affaires nationales? Au Rassemblement national, nous avons une autre vision. La défense est une question qui touche au cœur de la souveraineté d’une nation. Il est impératif que chaque État membre conserve la maîtrise de ses forces armées, de ses alliances stratégiques et de ses choix budgétaires. Si nous devons coopérer en Europe, c’est à travers des accords d’État à État. 3-0140-0000”