Jean-Yves Bony
DR · France
“Je ne reviendrai pas sur le drame que vivent les éleveurs confrontés à des attaques répétées du loup. En tant que rapporteurs de la mission d’information sur le rôle du pastoralisme dans l’aménagement du territoire, les causes de son déclin et les conséquences pour le développement durable des territoires ruraux, Mme Pochon et moi-même no…”
“Ces mesures sont très exigeantes en termes beaucoup d’adaptation et leur imposent des contraintes au quotidien, changeant complètement leurs méthodes de travail et mettant même en péril leur métier et le pastoralisme. Beaucoup d’entre eux sont prêts à jeter l’éponge.”
“Il a été déposé à l’initiative de mon collègue Fabrice Brun. Les décisions des Sage peuvent avoir des effets déterminants sur les capacités de production agricoles.”
“Cet amendement de notre collègue Émilie Bonnivard devrait ravir M. Biteau et ses collègues et vient à point nommé, après l’amendement précédent. L’élevage de montagne, autrement dit le pastoralisme, contribue à la conservation de la biodiversité, à l’entretien et à la vie de nos montagnes.”
“Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale mais c’est avec plaisir, monsieur le ministre, que je vous la pose. Je souhaite attirer votre attention sur un enjeu majeur pour nos territoires ruraux : le maintien et le développement d’une offre de formation professionnelle et supérieure qualifiante, de qualité mais égalem…”
“Il est donc primordial de disposer d’un enseignement de proximité, permettant à chacun de se former sans être pénalisé par sa situation géographique.”
The complete record
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“On apprend même qu’on est amis avec Retailleau…”
“Mais vous votez avec eux, vous êtes alliés !”
“On remet en cause systématiquement le comptage des loups opéré par les éleveurs. Nous devons revoir la méthode de comptage. La Suisse est un très bel exemple, nous devrions nous en inspirer.”
“Ces mesures sont très exigeantes en termes beaucoup d’adaptation et leur imposent des contraintes au quotidien, changeant complètement leurs méthodes de travail et mettant même en péril leur métier et le pastoralisme. Beaucoup d’entre eux sont prêts à jeter l’éponge. Il est évident que depuis 2015, les attaques de loup s’amplifient, reflétant l’augmentation de la population lupine.”
“Je ne reviendrai pas sur le drame que vivent les éleveurs confrontés à des attaques répétées du loup. En tant que rapporteurs de la mission d’information sur le rôle du pastoralisme dans l’aménagement du territoire, les causes de son déclin et les conséquences pour le développement durable des territoires ruraux, Mme Pochon et moi-même nous sommes rendus dans trois massifs : les Alpes, les Pyrénées et le Massif central – nous sommes même allés en Aveyron. Nous avons rencontré de nombreux éleveurs traumatisés, impuissants face aux attaques répétées du loup. Selon eux, les mesures de protection existantes ne sont pas assez efficaces.”
“Il a été déposé à l’initiative de mon collègue Fabrice Brun. Les décisions des Sage peuvent avoir des effets déterminants sur les capacités de production agricoles. Aussi proposons-nous une procédure nouvelle : l’obligation d’une évaluation préalable des impacts socio-économiques agricoles lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des Sage.”
“Cet amendement de notre collègue Émilie Bonnivard devrait ravir M. Biteau et ses collègues et vient à point nommé, après l’amendement précédent. L’élevage de montagne, autrement dit le pastoralisme, contribue à la conservation de la biodiversité, à l’entretien et à la vie de nos montagnes. Il s’agit d’une agriculture extensive, qui utilise très peu d’intrants. Cet amendement porte sur l’abreuvement des animaux qui vivent dans nos montagnes et les font vivre. Je ne doute donc pas qu’il fera l’unanimité.”
“Eh oui ! On ne va tout de même pas les remettre en question !”
“Plus vous parlez de lui, plus vous lui faites de la publicité !”
“Je vous remercie pour cette réponse, qui envoie un signal positif à notre territoire. Permettez-moi de saluer ici le principal et l’équipe éducative du lycée de Mauriac, qui ont permis l’accomplissement de ce projet.”
“Vous l’avez compris, ce projet est un véritable choix d’avenir, un investissement stratégique au service de nos entreprises tant locales que nationales, pleinement aligné sur les objectifs de transition écologique auxquels nous contribuons. Ma question est donc simple : l’État et le gouvernement le soutiendront-ils ?”
“Il est donc primordial de disposer d’un enseignement de proximité, permettant à chacun de se former sans être pénalisé par sa situation géographique. Le lycée polyvalent de Mauriac, situé sur le site Georges-Pompidou, s’inscrit pleinement dans cette mission : spécialisé dans les métiers de l’eau, il propose un BTS – brevet de technicien supérieur – reconnu et recherché bien au-delà des frontières du département. Cet établissement souhaite désormais aller plus loin en ouvrant dès la prochaine rentrée un baccalauréat professionnel dédié aux métiers de l’eau, de la chimie et du papier carton, qui permettrait de répondre aux besoins concrets des secteurs de l’eau et du carton, mais aussi de l’industrie pharmaceutique et de celle du lithium.”
“Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale mais c’est avec plaisir, monsieur le ministre, que je vous la pose. Je souhaite attirer votre attention sur un enjeu majeur pour nos territoires ruraux : le maintien et le développement d’une offre de formation professionnelle et supérieure qualifiante, de qualité mais également accessible à tous les élèves. Ce sujet est particulièrement crucial dans le Cantal, département rural où l’accès à une formation conditionne à la fois l’avenir de nos jeunes et l’attractivité économique de tout un territoire, de tout un bassin de vie. C’est d’autant plus vrai que l’éloignement des centres urbains, le coût des études, le manque de transports rendent l’accès à la formation plus difficile pour nos jeunes, qui souhaitent majoritairement rester là où ils ont grandi.”
“Mme la ministre a été interpellée, c’est normal qu’elle réponde !”
“Contrairement aux puits, les forages sont faits dans les nappes très profondes !”
“Qu’en est-il des agriculteurs qui utilisent un puits ?”
“Comme vous le savez, la réforme de la redevance des agences de l’eau, appliquée depuis le 1 er janvier, a provoqué une forte hausse des coûts supportés par les exploitations agricoles, notamment maraîchères et horticoles. Lorsqu’elles n’ont pas d’autre solution, ces exploitations utilisent de l’eau potable. Ces hausses sont difficilement supportables et provoquent de grandes injustices. L’amendement tend donc à étendre l’exonération de la redevance sur l’eau potable à toutes les exploitations agricoles.”
“Cet amendement de mon collègue Fabrice Brun tend à supprimer les alinéas 32 à 38 de l’article 5. En effet, celui-ci propose une hausse de la fiscalité sur les biocarburants d’origine agricole, notamment sur les biocarburants E-85 et B100, qui seraient touchés par une hausse respective de 380 % et 400 %. Cela enverrait un signal négatif aux agriculteurs et irait à l’encontre de notre politique environnementale.”
“En attendant, on fait quoi ? Le TGV n’est pas près d’arriver dans le Cantal !”
“L’urgence est là ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR.)”
“Merci pour votre réponse. Hier, notre collègue Vincent Descoeur et moi-même avons rencontré les éleveurs et mesuré leur angoisse. Je peux vous dire qu’elle grandit à l’approche de l’hiver car, demain, nous ne pourrons pas stocker ces animaux.”
“Madame la ministre, quand et comment allez-vous lever ces contraintes ? Et qui va indemniser nos éleveurs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Mmes Christine Pirès Beaune et Marie Pochon applaudissent également.)”
“Nos élevages sont déjà fragiles. Alors que la saison bat son plein, les effets économiques de cette mesure risquent d’être désastreux. Les agriculteurs, sur lesquels pèsent déjà lourdement des règles de marché injustes, vont encore payer les conséquences de choix déconnectés des réalités.”
“…et dont les pratiques illégales ont favorisé la propagation du virus. Comment expliquer qu’on interdise d’une part les exportations, tandis que d’autre part on laisse circuler librement les animaux à l’intérieur du pays ? La colère des éleveurs est légitime car cette interdiction frappe aveuglément le Cantal et toute la région alors même que nous ne comptons pour l’heure aucun cas détecté ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR. – Mme Christine Pirès Beaune applaudit également.) Cette décision est précipitée et disproportionnée. Dans les territoires de montagne comme le Cantal, les éleveurs n’ont ni le stock alimentaire approprié ni des bâtiments dimensionnés pour repousser les broutards au-delà des dix mois.”
“Madame la ministre de l’agriculture, les agriculteurs vivent dans l’angoisse permanente des crises qui se succèdent : accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne, surtransposition des règles européennes, aléas climatiques, crises sanitaires à répétition. Si la dermatose nodulaire contagieuse impose la vigilance, c’est bien l’interdiction des exportations de bovins que les éleveurs ne comprennent pas, tout comme beaucoup d’entre nous. Les éleveurs qui ont respecté les consignes sanitaires paient pour ceux qui ne les ont pas respectées…”
“L’approche populationnelle, notamment dans les soins primaires, permet de mieux structurer les interventions des IPA et ainsi de mieux répondre, en particulier dans les territoires sous-dotés, aux besoins des patients. Cette mesure est cohérente avec les propositions de la Drees et de la Cour des comptes, avec la contribution apportée au débat par l’observatoire santé et innovation de l’Institut Sapiens et avec la tribune signée par dix-neuf institutions infirmières. (M. Guillaume Lepers applaudit.)”
“Vous savez ce que c’est, changer de ligne !”
“Malheureusement, ce ne sont pas des aides ponctuelles qui résoudront le problème de fond de nos établissements. Les élus et les familles sont en plein désarroi, sans solution face à une telle situation. Ce n’est pas non plus l’augmentation incessante des prix de journée qui résoudra le problème. Ces hausses deviennent insupportables pour certains résidents, les pensions de retraite étant souvent inférieures, dans le Cantal, à 800 euros par mois. Il y a urgence : la population âgée dépendante augmentera de 46 % d’ici à 2050, et les besoins, donc, ne feront que s’accroître. Quelle réforme le gouvernement entend-il mener pour sécuriser l’avenir des Ehpad et garantir une prise en charge pérenne et digne de nos aînés ?”
“Notre système de santé, nous le savons tous, est très mal en point en raison du manque de soignants, des déserts médicaux et des problèmes de financement. Ma question porte plus particulièrement sur le devenir des Ehpad. Ceux-ci connaissent depuis plusieurs années une succession de crises à la fois conjoncturelles et structurelles : crise sanitaire, crise financière, manque de personnel. Les soignants sont épuisés, moralement et physiquement. Dans le Cantal, la quasi-totalité des Ehpad sont en déficit. D’après le dernier bilan comptable, le déficit cumulé des établissements avoisinait les 4 millions d’euros, malgré la politique volontariste menée par le conseil départemental et les aides de secours accordées par l’agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes.”
“Vous aviez prédit pourtant qu’ils seraient catastrophiques !”
“C’est cela qu’ils appellent le tiers-monde !”
“Vous ne connaissez visiblement pas le sujet !”
“Ce n’est pas la peine de se mettre debout !”
“Et vous, qu’avez-vous fait avant ? Posez la question à M. Hollande !”