Jean-Michel Jacques
EPR · France
“Ils devront être poursuivis dans les prochaines années en augmentant encore le budget de nos armées, ce qui impliquera d’accroître notre investissement dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, le spatial, le cyber, et d’accélérer l’acquisition de certaines capacités supplémentaires – frégates, Rafale, drones, missiles, artill…”
“Face à la guerre en Ukraine ou encore aux positions diplomatiques américaines, pour nous, Européens, l’heure est plus que jamais à l’unité. Cette nouvelle ère géostratégique doit sonner le réveil de l’Europe.”
“Nous devons, en troisième lieu, résolument appliquer une préférence européenne dans l’achat de nos équipements militaires. Cela permettra de générer des retombées économiques dans nos territoires européens. Enfin, la construction de l’Europe de la défense passe par le renforcement de son autonomie stratégique européenne.”
“L’ère qui s’ouvre à nous impose d’agir avec force et dans l’unité. Alors, n’ayons pas peur ! N’oublions pas que l’Europe, ce sont 450 millions d’habitants, 17 000 milliards d’euros de PIB, 400 milliards d’euros de dépenses militaires en 2024.”
“Face à ces constats, comment faire pour construire une véritable Europe de la défense ? D’abord, en nous réarmant davantage. La paix comme notre sécurité ont un prix, et chacun doit y prendre sa part. Je rappelle que nous, Français, n’avons pas attendu pour agir.”
“Les armées européennes peuvent être opérationnelles, je vous l’assure, tout simplement parce que la plupart d’entre elles sont déjà dans l’Otan et ont acquis des méthodes communes de travail et de communication. On peut très bien former une alliance européenne efficace sur le plan opérationnel et capable de mener une action militaire.”
The complete record
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“L’ère qui s’ouvre à nous impose d’agir avec force et dans l’unité. Alors, n’ayons pas peur ! N’oublions pas que l’Europe, ce sont 450 millions d’habitants, 17 000 milliards d’euros de PIB, 400 milliards d’euros de dépenses militaires en 2024. L’Europe, c’est une base industrielle et technologique de défense puissante, qui représente 1,4 million d’emplois directs et indirects. Soyons conscients de notre force. Agissons dans l’unité européenne pour l’intérêt supérieur de la nation. Continuons de jouer un rôle moteur dans la construction d’une Europe puissante, solidaire et unie. Et que vive l’Europe ! Vive la République ! Vive la France !”
“Nous devons, en troisième lieu, résolument appliquer une préférence européenne dans l’achat de nos équipements militaires. Cela permettra de générer des retombées économiques dans nos territoires européens. Enfin, la construction de l’Europe de la défense passe par le renforcement de son autonomie stratégique européenne. Nous devons être en mesure d’agir et d’avoir les capacités de nous défendre nous-mêmes pour assurer notre sécurité. Cela implique, notamment, d’agir de façon plus coordonnée entre Européens, sur les plans industriel et opérationnel. Cette Europe de la défense est bien entendu complémentaire de l’Otan. Mes chers collègues, nous sommes à un moment crucial de notre histoire. La classe politique française et européenne doit prendre ses responsabilités de façon claire.”
“Ils devront être poursuivis dans les prochaines années en augmentant encore le budget de nos armées, ce qui impliquera d’accroître notre investissement dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, le spatial, le cyber, et d’accélérer l’acquisition de certaines capacités supplémentaires – frégates, Rafale, drones, missiles, artillerie –, sans oublier le renforcement des moyens de guerre électronique. Ensuite, cette volonté d’indépendance européenne implique de nous libérer de nos dépendances en matière d’équipements militaires. En France comme en Europe, nous devons accélérer notre réindustrialisation, qui est souvent duale, c’est-à-dire civile et militaire. Nous devons également mieux sécuriser nos chaînes d’approvisionnement afin de favoriser la montée en puissance de notre base industrielle et technologique de défense (BITD).”
“Face à ces constats, comment faire pour construire une véritable Europe de la défense ? D’abord, en nous réarmant davantage. La paix comme notre sécurité ont un prix, et chacun doit y prendre sa part. Je rappelle que nous, Français, n’avons pas attendu pour agir. Dès 2017, nous avons amplifié la hausse du budget de notre défense, qui aura doublé en l’espace de dix ans. Ces efforts nous ont permis de transformer notre outil militaire, pour disposer aujourd’hui de la première armée d’Europe.”
“Face à la guerre en Ukraine ou encore aux positions diplomatiques américaines, pour nous, Européens, l’heure est plus que jamais à l’unité. Cette nouvelle ère géostratégique doit sonner le réveil de l’Europe. Dans un monde de plus en plus brutal, force est de constater que la France et l’Europe se retrouvent parmi les derniers remparts du droit international. Plus que jamais, l’Europe de la défense doit devenir une réalité pour rendre l’Europe puissante et indépendante. Pourquoi ? Parce que les bouleversements géostratégiques en cours déstabilisent profondément nos démocraties et mettent à mal notre sécurité et notre prospérité ; parce que, face à la multiplication des menaces qui pèsent sur la sécurité du continent, les Européens ne doivent pas rester spectateurs, mais doivent agir pour rester maîtres de leur destin !”
“Les armées européennes peuvent être opérationnelles, je vous l’assure, tout simplement parce que la plupart d’entre elles sont déjà dans l’Otan et ont acquis des méthodes communes de travail et de communication. On peut très bien former une alliance européenne efficace sur le plan opérationnel et capable de mener une action militaire. La preuve en est qu’hier, les chefs d’état-major de différentes armées européennes se sont réunis. Je ne pense pas qu’ils s’en seraient donné la peine si notre collègue disait vrai. Je crois au contraire qu’il se trompe : l’Europe est forte et peut se battre si elle le souhaite. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.)”
“Permettez-moi de souligner les propos contradictoires tenus par les Insoumis et les communistes, en particulier par M. Lecoq. Vous reprochez à l’Europe de ne pas être une puissance face aux États-Unis et à la Russie, mais quand elle veut lancer un plan de réarmement de 800 milliards d’euros, vous craignez qu’elle ne s’engage dans une course au surarmement. Ce n’est pas pour agresser un pays qu’elle le fait mais pour faire valoir ses droits, s’émanciper et devenir elle-même une puissance. Vous rappelez les valeurs européennes, à raison, mais l’Europe a besoin de dissuader la Russie de mener d’autres agressions.”
“On a doublé le budget de la défense nationale en dix ans !”
“Par exemple, dans le Morbihan, ce sont plus de 6 600 militaires et civils du ministère des armées et plus de 6 400 salariés de l’industrie de défense qui en subiront l’impact direct. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR et sur les bancs du groupe DR.) Pourriez-vous nous expliquer quels renoncements sont à craindre pour notre défense du fait d’une éventuelle censure ? (Vives exclamations sur les bancs des groupes RN et LFI-NFP.)”
“À cause des calculs politiciens de certains, adieu aux efforts de modernisation de notre dissuasion ! Adieu aux commandes d’équipements pour nos forces armées !”
“Cette hausse est pourtant nécessaire dans une période d’instabilité majeure ! Quel manque de responsabilité face au retour de la guerre en Europe, à la multiplication des menaces hybrides, à la fragmentation de l’ordre international ! La France doit pouvoir compter sur son armée, une armée solide, réactive et cohérente ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem.)”
“Monsieur le ministre des armées et des anciens combattants, en déposant des motions de censure, les députés de la gauche et de l’extrême droite de cet hémicycle ont abandonné nos armées et nos forces de sécurité ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et DR ainsi que sur quelques bancs du groupe Dem. – Rires et exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.) Ainsi, pour la défense, la censure – donc, en l’état, l’absence de budget pour 2025 – se traduira par le renoncement à la hausse prévue des investissements pour un montant de 3,3 milliards d’euros ! (Exclamations sur les bancs des groupes RN et LFI-NFP.)”
“Il est indispensable que le groupe ne se désengage pas trop vite : il doit continuer à soutenir la Fonderie de Bretagne jusqu’en 2028.”
“Je tiens à vous remercier, madame la ministre, ainsi que le ministre Ferracci, pour votre engagement auprès de la Fonderie, dont je ne doute pas. Cependant, il faut bien comprendre que le redressement de l’entreprise et le déploiement d’un nouveau plan de charge la concernant sont déjà amorcés. Ce que nous demandons, c’est simplement que Renault l’accompagne plus longtemps, afin de faire aboutir cette évolution. Il ne faut pas oublier que Renault aussi a besoin d’aide : un fonds de soutien de 250 millions d’euros va être déployé pour la transition. C’est une bonne chose que la nation lui concède des aides, parce que nous devons maintenir notre filière automobile et l’accompagner dans la transition en cours, mais cela rend Renault redevable vis-à-vis d’elle.”
“Ainsi, madame la ministre, ne serait-il pas préférable de conditionner les aides publiques apportées à la filière automobile, dont Renault, à l’application d’une politique de protection commerciale et industrielle bénéfique à l’emploi, à nos territoires et à notre souveraineté ?”
“Une fois de plus, Renault a besoin de l’État pour assurer sa pérennité ; or notre tissu industriel a lui-même besoin de Renault pour perdurer. Face à cette situation d’interdépendance, j’estime que l’État doit garder pour boussole la protection des intérêts de la nation, parmi lesquels figure la souveraineté industrielle. Il est complètement incompréhensible – voire révoltant – que Renault soit prêt à financer un plan de sauvegarde de l’emploi alors qu’en toute logique, le groupe devrait plutôt soutenir la transformation de la Fonderie de Bretagne, qui est sur de très bons rails.”
“Depuis 2022, à la suite du désengagement du groupe Renault, la Fonderie de Bretagne a relevé trois défis majeurs : elle s’est modernisée, a diversifié son plan de charge et a réduit son empreinte énergétique. J’ai d’ailleurs une pensée particulière pour les représentants de ses salariés, qui se réunissent aujourd’hui en comité social et économique (CSE) extraordinaire ; grâce à leur engagement aux côtés de la direction, à l’aide de l’État et à la mobilisation des élus locaux, ils ont permis à la Fonderie de continuer à produire pour des secteurs stratégiques tels que l’énergie, le ferroviaire et la défense. Malgré ces réussites, l’avenir du site reste incertain et dépend toujours du bon vouloir de Renault. C’est dans ce contexte que se tiendra prochainement un comité stratégique de la filière automobile.”
“Aujourd’hui, il est question de préserver 900 emplois directs et indirects, dont dépendent des centaines de familles, et de défendre le territoire et l’économie locale, ainsi que de notre capacité à renforcer notre souveraineté nationale. Nos emplois sont précieux : c’est pour cela que nous ne voulons pas augmenter le coût du travail, qui baisse notre compétitivité et contraint l’augmentation des salaires. Comment s’assurer que Renault continue à prendre ses responsabilités vis-à-vis de la Fonderie de Bretagne ? (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem.)”
“Le groupe Renault ne doit pas oublier ce qu’il doit à notre nation : à chaque fois qu’il a été en difficulté, sa pérennité a été assurée grâce à l’argent public. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem. – M. Aurélien Rousseau applaudit également.)”
“Hier, les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan se sont rassemblés avec gravité et dignité car ils craignent pour leur avenir. Depuis 2022, suite au désengagement du groupe Renault, les salariés et la direction du site ont relevé avec brio deux défis majeurs : la modernisation de l’outil industriel et la diversification de son plan de charge. Grâce à l’aide de l’État et à la mobilisation des élus locaux, la Fonderie s’est ouverte à des productions stratégiques au-delà de l’automobile, telles que le ferroviaire, l’énergie, le mobilier urbain et la défense. Pourtant, l’avenir du site dépend encore du bon vouloir de Renault, qui doit lui garantir un volume de commandes suffisant jusqu’en 2028 et une aide financière légitime.”