Sébastien Chenu
RN · France
“Le moins que l’on puisse dire, monsieur le premier ministre, c’est qu’en matière d’écologie, vous n’avez pas coché les cases. Celle de l’écologie semble même désespérément vide, comme en témoigne l’adoption du fonds Vert, totalement décalé par rapport aux besoins.”
“Voilà l’attelage qui soutient et organise le pouvoir dans notre pays. Vous vous gargarisez de formules toutes faites et creuses. Ainsi, on vous entend toujours dire que vous êtes « en responsabilité ». Tel feu Edgar Morin, vous enfoncez toutes les portes ouvertes. La réalité est que vous n’assumez jamais rien.”
“…vous vous cachez derrière les minutes de silence et les bougies. Vous avez raison : taisez-vous. Plus personne ne vous croit ni n’attend rien de vous. Dans ce naufrage, dans cet immense gâchis, vous avez surnagé, armé de deux bouées, deux flotteurs déjà à demi dégonflés.”
“Hier, un autre ancien premier ministre, fier de son naufrage, s’en vanta à la télévision et devant un parterre d’incapables ayant ruiné la France avec lui tandis qu’encore un autre ex-premier ministre – il y en a eu tellement –, en homme libre, ne débattait, aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, qu’avec des gens qui pensaient comm…”
“…une société qui doit se poser la question du vieillissement et du grand âge, et y apporter des réponses. Un tel débat soulève mille questions et ce n’est évidemment pas une motion de censure qui permettra d’y répondre. Cette fois encore, vous manquez le rendez-vous !”
“…d’un groupe dont tous les dogmes sont en échec. La décroissance, les zones à faibles émissions (ZFE), le nucléaire, les retenues d’eau, enfin la clim : tous les dogmes des écologistes et de l’extrême gauche écologiste s’écroulent, et les yeux s’ouvrent sur les retards considérables qu’ils ont fait prendre au pays.”
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“…et un endettement moindre. L’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) indique même qu’elle s’est renforcée dans un certain nombre de secteurs tels que le bâtiment et la logistique – ce n’est pas nous qui le disons, mais l’IHEDN. Avec votre savoir-faire habituel en économie, non seulement vous avez renforcé l’économie russe, mais vous avez abîmé la nôtre ! Et ce, dans plusieurs domaines : l’énergie, les matières premières, la finance, les investissements directs et, bien évidemment, les exportations.”
“Nous proposons de supprimer les dispositions qui appellent à renforcer les sanctions sur les énergies. En effet, votre logique est celle qui nous a amenés à abîmer l’économie de la France. On se souvient tous de Bruno Le Maire qui annonçait l’effondrement de l’économie russe. Or la Russie a aujourd’hui un taux de croissance deux à trois fois supérieur à celui de la France…”
“Vous n’avez même pas fait 2 % à la dernière présidentielle !”
“C’est de vous, les socialistes, et pas de nous qu’ils ne veulent plus entendre parler !”
“C’est pourquoi je sonne l’alarme. En effet, c’est toujours bien de dire lors des fêtes de la Sainte-Barbe que l’on soutient les pompiers, que l’on veut des VLI ; pourtant, les élus qui siègent au Sdis, quel que soit leur bord politique, vice-président ou conseillers départementaux, n’ont pas fait entendre leur voix sur cette question. En tant que député du Nord, j’appelle donc votre attention sur la situation qu’entraînent ces suppressions de VLI dans le département. Je suis sûr que le ministre de la santé sera sensible à cette interpellation. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“L’article 1 er traite des compétences des médecins de sapeurs-pompiers, qui pourraient être déléguées aux infirmiers de sapeurs-pompiers. J’en profite pour appeler l’attention de la représentation nationale – alors même que je le fais rarement pour des questions qui relèvent du niveau local – sur la situation du département du Nord, où sont supprimés un grand nombre de véhicules légers infirmiers (VLI). Ceux-ci constituent un maillon essentiel dans la chaîne du soin, un élément indispensable dans la réponse graduée du soin apportée aux habitants. Les VLI ne se substituent pas aux Samu, bien entendu, mais leur sont complémentaires, puisqu’ils collaborent. Dans le département du Nord, les pompiers travaillent déjà dans des conditions particulièrement difficiles dans le secteur de Douai et dans celui de Denain.”
“Sur la base de l’article 70, alinéa 6, nous demandons que des mesures disciplinaires soient prises à l’encontre de notre collègue, qui s’est rendue coupable d’injure envers un membre du gouvernement en le qualifiant de pétainiste. Vous n’avez pas répondu à notre demande de saisine du bureau. Je demande donc une suspension de séance de cinq minutes pour vous permettre de préparer votre réponse. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“On reste en famille ! On fait un bond dans le temps !”
“Les propos de Bayrou avaient trait à Mayotte !”
“« Je suis une force qui va […] et jamais ne [s]’arrête. » Tel Hernani de Victor Hugo, avec Marine Le Pen et ses alliés de l’UDR, le Rassemblement national continuera de faire entendre la voix des Français et de plaider pour leur respect. Chers collègues, chers compatriotes, cette force qui va, assurément, elle vient. (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent.)”
“Nous ne vous menaçons de rien, mais nous vous attendons sur des actes. Nous ne vous prendrons pas plus que Michel Barnier en traître. Entendez Boualem Sansal : « Il est plus sain de vivre avec des gens que vous ne connaissez pas qu’avec des gens que vous ne reconnaissez plus. » Nous sommes ces gens que vous ne connaissez pas. Seuls la sécurité, le pouvoir d’achat, l’industrie – de Valdunes à ArcelorMittal, pour n’évoquer que ma circonscription –, la santé des Français et leur quotidien nous intéressent et suscitent notre mobilisation. Nous resterons attentifs et nous refuserons toujours la mutualisation du parc nucléaire français au sein du marché européen de l’électricité. Seule l’action qui sera menée en ce sens retiendra notre doigt ; seul le respect sincère de nos électeurs vous préservera d’une censure.”
“Comment vous censurer aujourd’hui sans penser à nos compatriotes d’outre-mer, à moins de ne pas pouvoir soutenir leur regard demain ? Comment le faire sans penser à nos compatriotes agriculteurs, défendus depuis toujours par Marine Le Pen et sacrifiés sur l’autel du Mercosur ? Nous ne croyons rien de vos discours, nous ne croyons rien de votre logique, nous n’attendons rien de votre politique.”
“Surtout, qu’y a-t-il à censurer ce soir ? Une liste de platitudes, une bordée d’insultes, vos arrangements et vos compromissions ? Vous mériterez d’être sanctionné et nous avons déjà démontré que la censure ne nous faisait pas peur – les Français nous ont soutenus quand nous avons censuré votre prédécesseur. C’est sur vos actes que nous vous attendons.”
“La collaboration du Parti socialiste à votre tour de passe-passe rend l’exercice stérile.”
“Parce que vous n’avez ni l’envie ni le courage de rompre avec les logiques macronistes, parce que votre logique procède de celle de la IV e République, vous abordez cet exercice budgétaire habité par l’idée de ne rien changer. En faire le moins possible, choisir le moins visible, le moins compréhensible… Votre discours mérite-t-il ce soir que nous utilisions le Nouveau Front populaire comme un outil, un instrument, un marchepied, un bon vieil escabeau branlant pour vous censurer ? Assurément pas. Le marchepied que constitue le Nouveau Front populaire est bancal, vacillant, amputé.”
“Parce que le surplace est un recul, parce que vos compromissions mènent à cette paralysie, parce que votre inertie crée le flottement et l’incertitude, vous décevrez.”
“À cet égard, votre discours n’avait rien d’une déclaration de politique générale : il ne faisait que constater le résultat de politiques que vous menez, des chaînes que vous avez posées à notre pays, des tabous que vous avez installés, des coûteux ascenseurs que vous vous renvoyez entre vous, des normes que vous édictez pour décourager nos entrepreneurs, nos soignants, nos agriculteurs, nos forces de l’ordre. Vous n’êtes pas le chef d’une quelconque majorité : elle n’existe pas. Vous êtes le subalterne d’un système qui se délite sous nos yeux, plus proche de la girouette que de Richard Gere. (MM. Julien Odoul et Thierry Tesson applaudissent.)”
“Peu importe où va le cheval, avec qui il va et pour quoi faire, l’important est de se maintenir sur la bête ! Les retraites ? Un bricolage est possible, s’il ne coûte rien. L’immigration ? Un problème qui vous dépasse. L’endettement ? Un objectif aléatoire. Le pouvoir d’achat ? Un non-sujet. La réindustrialisation du pays ? Une lubie du Rassemblement national. L’agriculture ? Une variable d’ajustement. « Exercer le pouvoir, c’est lutter en permanence contre l’impuissance », disait Philippe Seguin ici même.”
“Comme le dit Marine Le Pen, c’est en champion du rodéo que vous abordez votre mission.”
“Sans chiffrage, en réactivant comités et conseils, en inventant des conclaves mêlant l’eau et le feu, en laissant la France s’enfoncer dans la dette – celle que vous avez créée, en soutenant toujours les choix budgétaires de vos prédécesseurs –, vous cherchez à gagner du temps pour vous et pour le président Macron que vous avez contribué à faire élire.”
“Julien Odoul s’esclaffe.) En laissant ostraciser le premier parti de France, vous montez sur la première marche de l’escalier qui mène à la censure – comme Michel Barnier avec les propos de l’éphémère M. Armand. Au-delà des arrangements, ce qui nous interpelle, c’est votre absence totale de cap, de vision, de courage, de solutions pour notre pays. En réalité, votre moteur c’est l’inertie – l’énergie intermittente préférée des écologistes, soit dit en passant. (Sourires sur les bancs du groupe RN.) « La catastrophe, c’est lorsque les choses suivent leur cours », écrivait Walter Benjamin.”
“Qu’a fait M. Rebsamen pour se permettre ce mépris et s’arroger le rôle d’un donneur de leçons, qui fait le tri entre les Français, si ce n’est participer à la ruine du pays, d’abord sous l’étiquette socialiste, ensuite sous l’étiquette macroniste ? Qu’il se rassure : il y a probablement plus de Français qui méprisent son parcours, ses trahisons et son incompétence que de Français qui méprisent le Rassemblement national et ses élus ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Là encore, le premier groupe de l’Assemblée nationale attend des excuses. Vous avez déclaré, mardi, vouloir réconcilier les Français – « un peu comme Mandela », renchérissait le même Rebsamen, dans une piteuse courbette de courtisan qui nous a rappelé la citation de Bernanos : « Les ratés ne vous rateront pas ! » (M.”
“La nouvelle ministre de l’éducation nationale – Mme renoncements, après avoir été Mme 49.3 – qui, en jouant sur les peurs des Français, leur expliquait qu’après la censure, les cartes Vitale ne fonctionneraient plus, a abîmé le débat public. Vous devez aux Français des excuses ! Le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation a pour sa part revendiqué ne pas respecter le Rassemblement national et les 11 millions de Français qui votent pour ses représentants.”
“Si vos silences sur les grandes attentes des Français sont de trop, les prises de parole de vos ministres le sont tout autant.”
“En pervertissant à ce point le système démocratique et nos institutions, en persévérant dans votre négligence des demandes des Français, vous croyez gagner du temps, alors que vous en faites perdre au pays. Vous retournez le sablier qui mesure le temps qui nous sépare de votre départ. Vous pensez réaliser des compromis, alors que vous n’êtes que dans la compromission.”
“L’ascenseur est toujours renvoyé et vous en êtes le groom !”
“C’est un choix de société qui nécessite de rouvrir les chantiers de la natalité, de la réindustrialisation, de la productivité, de l’emploi des jeunes et des seniors ; or aucun de ces chantiers n’est en vue. Encore une fois, le système s’arrange avec lui-même. Quoi de plus normal, puisque du PS aux Républicains, les députés ont tous été élus à la faveur de désistements ou des appels de La France insoumise à voter pour eux ! (Mêmes mouvements.)”
“Comme ce parti, celui de toutes les trahisons, s’achète à pas cher, vous l’avez amadoué, telle une tribu indigène, avec de la verroterie. Pour sortir de leur alliance honteuse avec l’extrême gauche, les socialistes acceptent de croire votre mensonge, celui d’une remise en question de la réforme phare de la Macronie, celui d’une renégociation qui pourrait aboutir sans coût supplémentaire. En avalant ce mensonge, les yeux et la bouche grands ouverts, et en toute conscience, les socialistes vous aident à gagner du temps, d’autant qu’ils en ont eux-mêmes besoin. Tout cela, sur le dos des Français ! Repenser notre système de retraite prendra plus que trois mois, vous le savez bien.”
“En négociant avec un parti ultraminoritaire, le Parti socialiste, qui a toujours trahi la cause des travailleurs, toujours trahi celle des entrepreneurs, toujours trahi les classes populaires, les femmes et les retraités – avec une belle constance, il n’a jamais manqué au rendez-vous de la traîtrise sociale –, vous avez œuvré pour tenir, pour passer entre les gouttes. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Tout cela afin de vous sortir vous-même de l’ornière de la censure. Bref, tout pour vous et rien pour les Français, et l’on sait qu’il faut du temps pour s’occuper de soi.”
“En écoutant ce non-discours de politique générale, on comprenait que votre priorité était moins de trouver les voies et moyens de sortir le pays de l’ornière que de permettre au Parti socialiste de sortir de l’ornière de l’alliance avec La France insoumise.”
“Ce 1 % est un postillon dans votre discours, ou plutôt un crachat au visage des Français qui galèrent. Vous avez réussi à ne rien évoquer des angoisses du quotidien, à contourner l’évocation des grands défis de la santé, de l’éducation, de la souveraineté ; à ne partager aucune vision. On lit ici et là que vous avez passé des jours, des semaines et même des années à préparer ce discours, mais on n’a entendu que des lieux communs, des poncifs et des facilités de langage, pour une seule et bonne raison : vous êtes l’homme d’une petite politique et de petits arrangements.”
“En revanche, vous avez laissé vos ministres parler trop et mal, répandre mensonges et insultes. Vous n’avez consacré que 1 % de votre parole publique au pouvoir d’achat, priorité de la majorité des Français.”
“Quatre-vingt-dix minutes, c’est le temps d’un cycle de sommeil ; c’est aussi le temps qu’a duré votre déclaration de politique générale. (Sourires sur les bancs des groupes RN et UDR.) Comme un cycle de sommeil qui comporte trois phases – légère, profonde et paradoxale –, votre discours commençait par une phase légère, lente, se voulant même drôle – parfois malgré vous –, se poursuivait par une phase profonde, sombre, tutoyant le néant, et s’achevait par une phase paradoxale, contradictoire. Trois phases d’un discours, comme celles d’un mauvais sommeil, dont on se réveille sans qu’il ait rien réparé. (M. Pierre Meurin s’esclaffe.) Depuis votre nomination, vous avez réussi à oublier les sujets prioritaires des Français, en gardant le silence sur le pouvoir d’achat, la sécurité, la santé ou les inégalités.”
“Vous n’avez pas honte de dire un truc pareil ?”
“Des usines, ce sont des emplois à forte valeur ajoutée et des cotisations sociales. C’est un vrai levier de cohésion sociale. Comment ArcelorMittal compte-t-il sauver cet outil industriel ? Quelles perspectives comptez-vous offrir aux ouvriers de notre pays ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous proposons de développer une politique tournée vers des filières ciblées, c’est-à-dire l’inverse de la vôtre, qui est d’ailleurs dénoncée par la Cour des comptes dans son rapport. Nous proposons de retrouver un prix de l’énergie cohérent.”
“…nous proposons pourtant de sauver l’outil industriel français, plutôt que de voir notre pays transformé en friche à ciel ouvert. Nous proposons de réorienter la politique d’apprentissage vers les métiers de l’industrie.”
“Oui, ArcelorMittal a annoncé la fermeture des sites de Reims et de Denain, laissant sur le carreau 134 salariés. Pour notre département du Nord, cette annonce cynique représente une énième désindustrialisation. La réindustrialisation de notre pays est une illusion. Entre avril et août 2024, les annonces de fermeture ont été plus nombreuses que celles d’ouverture. Les politiques menées par les gouvernements successifs ont aggravé la situation. Le coût de l’énergie a explosé, handicapant notre compétitivité. Certains secteurs ont été fragilisés par les politiques européennes. Avec Marine Le Pen (Exclamations sur quelques bancs des groupes EPR, DR et HOR) ,…”
“Delphine, Sébastien et leurs camarades des sites de Reims et de Denain d’ArcelorMittal voudraient travailler encore. Travailler encore, comme dans la belle chanson de Bernard Lavilliers, « forger l’acier rouge avec des mains d’or ». (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Elle a d’abord été instaurée sans vote, à cause de la stratégie de pourrissement du débat de la NUPES qui a ouvert la voie au projet inique du gouvernement. Ensuite, le NFP a refusé de voter l’abrogation proposée par le Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Enfin, aujourd’hui, la minorité gouvernementale des LR et des macronistes fait de l’obstruction parlementaire. J’en déduis que la seule solution pour parvenir à abroger une réforme minoritaire dans le pays et dans l’assemblée est d’élire une majorité Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous arrivons à peu près à la moitié du temps dévolu à cette niche parlementaire visant à abroger une réforme des retraites dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne rencontre pas l’assentiment populaire. Cette réforme a foulé aux pieds la démocratie sociale, puisque les syndicats y étaient hostiles. Elle foule aux pieds la démocratie populaire, puisque les Français ont majoritairement élu des députés qui y sont opposés. Elle foule aux pieds la démocratie parlementaire – on le voit avec cette succession d’amendements de forme plus incongrus les uns que les autres. Bien qu’existe dans cette assemblée une majorité pour abroger la réforme des retraites, il paraît impossible d’y parvenir.”
“Alors calmez-vous ! Arrêtez de donner des leçons et occupez-vous réellement des femmes dans le quotidien ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Or les femmes en souffrent ! Les femmes souffrent ici, mais aussi ailleurs ! Ici, vous faites de grands discours, mais que se passe-t-il à Gaza ? Les femmes sont coincées entre l’occupation et le contrôle social : 50 000 femmes enceintes sont privées d’un accès élémentaire à la santé, et pourtant, vous continuez de leur cracher au visage !”
“Vous faites de grands discours, madame Autain, mais lorsque nos collègues Jean-Philippe Tanguy et Emmanuel Taché de la Pagerie ont déposé une proposition de loi pour prendre en charge l’endométriose, vous avez voté contre ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Les propos de nos collègues d’extrême gauche sont intéressants, mais ils se heurtent à des réalités. À chaque fois que la gauche a été au pouvoir, elle a cherché à détruire les familles et le socle des familles. (« Oh ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) J’ai des exemples très précis en tête, qui nous ramènent à une époque pas si lointaine, où certains d’entre vous siégeaient déjà sur ces bancs. Des économies sur les familles, avec la baisse du plafond du quotient familial ; la modulation des allocations de base pour les jeunes enfants ; le gel des prestations familiales : cela, c’était le quinquennat du président Hollande.”
“Je le répète, vous ne pourrez plus regarder vos électeurs en face ! Mais rassurez-vous, nous vous remplacerons. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 2, madame la présidente. La Rochefoucauld estimait qu’il y a deux choses que l’homme ne peut pas regarder en face : le soleil et la mort. Pour nos collègues de gauche et d’extrême gauche, il y a désormais également leurs électeurs ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Eux qui, pendant des années, ont dressé des listes et fait la publicité du vote de leurs adversaires dans cet hémicycle, sont désormais tellement honteux de ne pas abroger la réforme des retraites qu’ils préfèrent l’insulte ! (Protestations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)”
“Au bout du compte, vous ruinerez et l’autonomie et les entreprises ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“La CSA est exclusivement à la charge des employeurs, publics comme privés, et aussi des particuliers employeurs. Vous proposez à présent, au débotté, de relever le taux de cette contribution. À longueur de soirée, vous répétez vouloir taxer uniquement les super-riches et les superprofits, mais vos amendements démontrent en réalité le réflexe pavlovien qui est le vôtre, consistant à taxer tout le monde, toutes les entreprises, les petites, les grosses, les publiques, les privées, les particuliers, tout le monde y passe ! Sincèrement, ce n’est pas sérieux. Vous révélez votre vrai visage, vous êtes des dingues de taxes ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”