Emmanuel Taché
RN · France
“Des avancées certaines sont à relever : une garantie « projets stratégiques » de 75 millions d’euros, l’annulation de plus de 40 millions de dettes publiques ainsi que du passif fiscal et social, la réintégration dans le système européen des quotas carbone, représentant 9 millions par an, la hausse de 20 % du tarif de rachat de l’électric…”
“Fibre Excellence, dernier producteur français de pâte à papier marchande, est l’un des maillons de notre souveraineté industrielle. Ce groupe, détenu par des capitaux étrangers, exploite les usines de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, et de Tarascon, dans ma circonscription des Bouches-du-Rhône.”
“Qu’en est-il du sérieux de l’offre de reprise faite par un magnat de la presse ? Comment peut-on croire que les collectivités territoriales puissent participer au financement d’un tel outil de production ? En somme, quel est concrètement l’avenir de Fibre Excellence à l’aube de la décision de justice du 27 juillet prochain ?”
“C’est toute la filière forêt-bois française qui chancelle : 10 000 emplois directs et indirects dépendent de cet outil industriel, valorisant chaque année 2,5 millions de tonnes de bois issus de nos forêts. La fermeture de ces sites provoquerait une onde de choc économique et sociale d’une ampleur inédite.”
“Le constat est implacable : le prix du bois de trituration a bondi de 50 % depuis 2021, les fonds financiers se vident et la direction redoute désormais la cessation de paiement – si rien n’est fait de votre part, elle sera effective le 15 février pour le site de Tarascon et le 15 mars pour celui de Saint-Gaudens.”
“La société Fibre Excellence, pilier de la filière papetière nationale, s’éteint lentement mais sûrement. Si cet outil stratégique, modernisé à hauteur de plus de 100 millions d’euros, affichait encore hier des résultats solides, il est aujourd’hui, faute d’un soutien déterminé, au bord de l’abîme.”
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“Qu’en est-il du sérieux de l’offre de reprise faite par un magnat de la presse ? Comment peut-on croire que les collectivités territoriales puissent participer au financement d’un tel outil de production ? En somme, quel est concrètement l’avenir de Fibre Excellence à l’aube de la décision de justice du 27 juillet prochain ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Rassemblement national.)”
“Des avancées certaines sont à relever : une garantie « projets stratégiques » de 75 millions d’euros, l’annulation de plus de 40 millions de dettes publiques ainsi que du passif fiscal et social, la réintégration dans le système européen des quotas carbone, représentant 9 millions par an, la hausse de 20 % du tarif de rachat de l’électricité par biomasse, la mobilisation des préfets de région et de l’Office national des forêts qui s’est engagé à accroître de plus de 40 % l’approvisionnement en bois d’ici 2027. Je crains que ces sites ne soient les victimes de manipulations de décideurs politiques régionaux, tantôt marchands de rêve, tantôt aux abonnés absents. Quelles sont les garanties de ces annonces locales ? Sommes-nous face à un exercice cynique de communication sur fond de crise industrielle et sociale ?”
“Fibre Excellence, dernier producteur français de pâte à papier marchande, est l’un des maillons de notre souveraineté industrielle. Ce groupe, détenu par des capitaux étrangers, exploite les usines de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, et de Tarascon, dans ma circonscription des Bouches-du-Rhône. Or 670 emplois directs et 10 000 emplois indirects sont menacés depuis son placement en redressement judiciaire le 27 avril. J’ai réagi sans attendre et je vous ai saisis à plusieurs reprises de ce dossier que je suis depuis novembre 2025.”
“C’est toute la filière forêt-bois française qui chancelle : 10 000 emplois directs et indirects dépendent de cet outil industriel, valorisant chaque année 2,5 millions de tonnes de bois issus de nos forêts. La fermeture de ces sites provoquerait une onde de choc économique et sociale d’une ampleur inédite. Au-delà des mantras invoqués face à la désindustrialisation, ma question est simple : jusqu’à quand laisserez-vous EDF imposer des tarifs qui étranglent notre filière papetière ? Réviserez-vous les contrats de rachat d’électricité pour les aligner sur la réalité économique ? Prendrez-vous des mesures précises, datées et chiffrées ? Enfin, le Parlement votera-t-il la programmation pluriannuelle de l’énergie ?”
“Le constat est implacable : le prix du bois de trituration a bondi de 50 % depuis 2021, les fonds financiers se vident et la direction redoute désormais la cessation de paiement – si rien n’est fait de votre part, elle sera effective le 15 février pour le site de Tarascon et le 15 mars pour celui de Saint-Gaudens. Le scandale est patent : EDF rachète à perte l’électricité verte produite par les turbines à biomasse entre 105 et 120 euros le mégawattheure, quand la centrale de Gardanne la revend à 250 euros. Cette distorsion condamne l’entreprise à l’asphyxie. Plus Fibre Excellence produit pour contribuer à vos objectifs verts, plus elle perd d’argent.”
“La société Fibre Excellence, pilier de la filière papetière nationale, s’éteint lentement mais sûrement. Si cet outil stratégique, modernisé à hauteur de plus de 100 millions d’euros, affichait encore hier des résultats solides, il est aujourd’hui, faute d’un soutien déterminé, au bord de l’abîme. Contre cette agonie, les salariés et la direction se battent avec une énergie que l’indifférence publique rend d’autant plus honorable. Après les salariés du site de Saint-Gaudens, ce sont ceux de Tarascon, dans ma circonscription, qui se mobilisent pour exiger un sursaut.”
“Je tiens à le dire solennellement dans cet hémicycle, en tant que porte-parole d’un peuple qui attend depuis des années, et de manadiers qui, conscients de leur responsabilité, passent leur temps à modifier leur charte – une nouvelle version est en cours d’élaboration – et certaines réglementations pour paraître exemplaires aux yeux des assureurs. Il n’est pas normal qu’il existe en France une obligation de s’assurer et que, dans le même temps, les assureurs ne jouent pas le jeu, pour nos traditions.”
“Monsieur le ministre, je vous le dis à titre personnel et, plus généralement, aux autorités qui nous gouvernent : si nous ne modifions pas les articles problématiques du code civil, à terme, nous disparaîtrons, nos traditions disparaîtront. Nous ne pourrons continuer à organiser de tels événements dont la responsabilité pèse très lourdement sur les clubs taurins et les collectivités. La leçon que je tire des assises des manadiers que nous avons organisées samedi dernier est la suivante : le peuple de Camargue et d’au-delà crie au secours – je n’exagère pas. Il est contraint de se tourner vers des compagnies espagnoles et de se débrouiller avec des courtiers en assurance. Si ces articles du code civil ne changent pas à l’issue d’un processus législatif, nous serons condamnés.”
“Ma question est simple : au-delà d’un soutien d’autorité, pouvons-nous envisager une convergence des volontés, avec l’inscription au calendrier législatif de la modification du régime de responsabilité des manifestations impliquant des animaux, prévoyant une dérogation aux articles 1242 et 1243 du code civil, en lien avec le ministère de l’économie, celui des sports et celui de l’agriculture, afin que nous abordions l’avenir de nos traditions durablement et sereinement, puisqu’une solution réglementaire n’est visiblement pas d’actualité ?”
“Si nous ne faisons rien, ce sont des centaines de fêtes populaires qui, à court terme, disparaîtront purement et simplement, entraînant dans leur chute un écosystème unique au monde, celui de la Camargue, une agriculture et des élevages à nuls autres pareils et la fin de l’ encierro , de la bandido et de l’ abrivado . Ces manifestations contribuent au dynamisme économique de nos territoires ruraux et semi-ruraux, à la préservation de nos traditions, de nos paysages et d’une agriculture singulière.”
“Elle tend à supprimer le régime de responsabilité exclusive qui pèse aujourd’hui sur les organisateurs de manifestations taurines, qu’il s’agisse des manadiers, des associations et des collectivités. En contrepartie, elle prévoit d’instaurer un régime de responsabilité partagée, entre organisateurs et participants, comme cela se pratique dans de nombreux domaines. Les gouvernements successifs sont depuis longtemps au fait de cette situation. Je tiens d’ailleurs à saluer les préfectures des Bouches-du-Rhône et du Gard, qui n’ont pas ménagé leur soutien lors de la dernière saison.”
“Face au refus d’assurance, manadiers, clubs taurins et collectivités sont contraints de se tourner vers des courtiers ou vers des compagnies espagnoles. Je rappelle ici que nos exploitations sont consubstantielles de l’identité camarguaise. Cette crise n’est pas nouvelle et différentes propositions de loi, issues de divers bancs, sont régulièrement déposées par les députés et sénateurs soucieux de la survie de ces manifestations. En octobre 2023, j’avais déposé une proposition de loi visant à protéger les organisateurs de fêtes traditionnelles. En juin dernier, avec nos collègues Nicolas Meizonnet et Charles Alloncle, j’ai déposé une proposition de loi visant à modifier le régime de responsabilité en matière de fêtes traditionnelles camarguaises.”
“Monsieur le ministre de la ruralité, le monde taurin traverse une crise inédite, qui met en péril sa survie même et celle d’un pan entier de l’identité du territoire de ma circonscription, et bien au-delà. Au lendemain de l’organisation des premières assises des manadiers, qui ont réuni des centaines de Camarguais, des élus nationaux et locaux, des responsables associatifs et agricoles, je me fais le porte-parole d’un peuple qui exprime une doléance existentielle. Après le désistement quasiment systématique de compagnies d’assurances dont une majorité refuse désormais d’assurer les manadiers, l’arrivée de la dermatose nodulaire contagieuse a imposé un coup d’arrêt total à la saison 2025. Je tiens à saluer l’exemplarité des éleveurs, qui ont décidé de poursuivre le confinement des cheptels au-delà des dates imposées par les autorités.”
“Il vise à obliger les sociétés ayant bénéficié du crédit d’impôt recherche et qui délocalisent leur production à rembourser le montant octroyé lors des trois précédents exercices fiscaux. Les entreprises concernées perdraient également le droit de demander ce crédit d’impôt pour les trois prochains exercices. Seraient concernées les « sociétés qui délocalisent ou transfèrent volontairement à l’étranger une partie ou la totalité de leur activité, impliquant une fermeture ou une forte réduction de l’activité de sites en France, et une diminution du nombre d’emplois de l’entreprise en France ». (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Cela aurait dû être réglé alors que vous étiez premier ministre, monsieur Valls !”
“Ils frappent leur femme, comme Quatennens !”
“Nous n’avons pas de leçons à recevoir des communistes !”
“La parité est un objectif que nous partageons et un principe qui nous est cher, puisque le Rassemblement national souhaite qu’une femme soit élue à l’Élysée. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Par ailleurs, la ruralité n’a pas attendu qu’on vienne faire pression sur ses élus pour trouver un équilibre. C’est le cas dans ma circonscription, à Saint-Pierre-de-Mézoargues, une commune de moins de 200 habitants. La réalité, c’est que, d’une part, sous prétexte de parité, vous souhaitez uniformiser nos territoires, donc les listes qui se présentent aux élections locales ; d’autre part, vous souhaitez supprimer notre ruralité pour que les communes fusionnent (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN) et ainsi parachever votre projet de territoire. Assumez-le, ce sera plus simple que de faire du féminisme de pancarte !”
“Si je me réjouis du maintien du groupe de sécurité de proximité à propos duquel j’ai interpellé le ministre de l’intérieur à Tarascon, je demande une fois encore quelles mesures le gouvernement envisage de prendre pour garantir la sécurité des biens et des personnes dans ma circonscription des Bouches-du-Rhône. Cette doléance provient d’un territoire ancré et de citoyens pris au dépourvu, désireux, comme nous tous, que la promesse républicaine soit effective.”
“Ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté les autorités en me rendant à la préfecture de police des zones concernées le 15 avril et le 7 septembre. J’ai également demandé une accélération des opérations de police, notamment à Arles, à Tarascon, à Istres et à Miramas, et des opérations Place nette XXL ; j’attends encore la réponse du ministère de l’intérieur. Personne ne peut se résoudre à ce que les fusillades, les violences, les trafics et leurs cohortes mortifères se multiplient en raison de ce qui serait « l’importation naturelle du phénomène marseillais ». Je lance donc une énième alerte.”
“Chez moi, à Miramas, le comble de l’horreur a été atteint le 18 janvier, quand un incendie criminel sur fond de règlement de comptes et de narcotrafic a causé la mort d’une mère de 41 ans et de son enfant de 5 ans. Je ne peux pas non plus passer sous silence la récente prise d’otage à la maison centrale d’Arles. Je tiens à remercier les agents pénitentiaires. Récemment, à Arles et aux Saintes-Maries-de-la-Mer, des femmes ont été agressées gratuitement en pleine rue ; l’une d’entre elles est handicapée à vie. Comment faire l’impasse sur les multiples trafics déjà dénoncés à Tarascon, Arles, Miramas ou Istres, sur les cambriolages qui augmentent à Saint-Martin-de-Crau et sur le saccage, la semaine dernière, de trois écoles à Arles ?”
“L’explosion de la délinquance, voire de l’ensauvagement de notre société, est une réalité nationale qui trouve dramatiquement écho dans nos territoires. Les chiffres de 2024 sont malheureusement têtus : 288 000 personnes ont été mises en cause pour usage de stupéfiants, soit 10 % de plus qu’en 2023, et 51 700 individus pour trafic de stupéfiants, soit une hausse de 6 %. On dénombre aussi 193 000 victimes de violences intrafamiliales, un chiffre en constante augmentation depuis dix ans. Cette hausse de la délinquance est encore plus perceptible dans les Bouches-du-Rhône, où les chiffres font état d’une hausse de 9 % de l’usage des stupéfiants, de 27 % du trafic de stupéfiants, de 4 % des agressions avec coups et blessures et de 39 % des vols d’accessoires de voiture.”
“Une seule puff peut contenir autant de nicotine que plusieurs paquets de cigarettes. Cela accroît le risque d’addiction, un phénomène dont nous connaissons les dangers. Le groupe Rassemblement national votera en faveur de la proposition de loi, qui s’inscrit dans une volonté de protéger la jeunesse et de lutter contre une production irresponsable de déchets particulièrement polluants. Nous regrettons toutefois que l’Union européenne – ainsi que cela a été souligné – ait pu constituer un frein à l’amplitude de la mesure de santé publique que représente l’interdiction des puffs. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Je serai bref car de nombreux collègues ont déjà rappelé le consensus que la proposition de loi a suscité, que ce soit en commission des affaires sociales, au cours des réunions des deux commissions mixtes paritaires ou en séance à l’Assemblée et au Sénat. Nous examinons un texte portant sur un enjeu sanitaire et environnemental majeur : l’interdiction des cigarettes électroniques jetables, appelées puffs. Si, comme je le présume, il est adopté, la France deviendra le second État européen, après la Belgique, à interdire la commercialisation de ces dispositifs sur son territoire. Cette mesure est indispensable car 15 % des adolescents de 13 à 16 ans ont déjà testé les puffs, qui offrent leur premier contact avec la nicotine à près de la moitié de leurs jeunes utilisateurs. Le danger est donc réel.”
“Puissent les mots du postambule de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges traverser les murs de ce noble hémicycle et parvenir jusqu’à Ispahan et Téhéran : « Le puissant empire de la nature n’est plus environné des préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. » Enfin, je veux avoir une pensée et demander la libération immédiate de nos trois compatriotes retenus par l’arbitraire des mollahs. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Mme Nicole Dubré-Chirat, M. Freddy Sertin et Mme Caroline Yadan applaudissent également.)”
“Sous couvert de pudeur, des jeunes filles, des adolescentes et des femmes sont convaincues ou obligées de se voiler et de dissimuler tout ou partie de leur corps, pour assurer leur sécurité ou complaire à des schémas et à des mœurs qui ne sont pas les nôtres, sur fond d’un manifeste obscurantiste qui n’a pas sa place dans nos rues ni dans l’espace public et pour satisfaire à des hommes, jeunes ou non, qui nient l’égalité entre les hommes et les femmes et l’altérité même, se voulant détenteurs d’un droit de cuissage ou de soumission, ou se prétendant charges d’âme. Cela n’est pas tolérable et constitue la négation des lois de la République.”
“Le groupe Rassemblement national soutient et votera cette proposition de résolution, qui vise à garantir l’accès aux droits fondamentaux des femmes iraniennes et à inscrire le corps des gardiens de la révolution islamique et ses forces subsidiaires sur la liste des organisations terroristes en France et au sein de l’Union européenne. Je veux aussi attirer l’attention de chacun d’entre nous : soyons attentifs et conscients de ce qui se passe chez nous en France.”
“Au-delà des mots, de la violence des exactions et de la négation de la souveraineté et de l’altérité féminines, je veux penser à l’héroïsme de Masha Jina Amini, d’Elnaz Rekabi, de Niloofar Hamedi, d’Elaheh Mohammadi, de Nazila Maroufian et de Parastoo Ahmadi et des millions de femmes iraniennes, armées de leur seul courage, qui ont ôté leur voile et dénudé leurs épaules, opposant ainsi aux mollahs, qui haïssent la manifestation de ce pouvoir intangiblement humain, ce manifeste corporel comme la seule arme dont la négation et l’expression les rendent vivantes, égales et puissantes.”
“Ce soir, l’Assemblée nationale est réunie pour condamner l’oppression et la terreur imposées aux femmes iraniennes et pour réaffirmer leur liberté absolue. Nous sommes réunis pour redire notre farouche et entier attachement à la liberté, à toutes les libertés qui doivent garantir l’expression de chacun, son indéfectible capacité à disposer de lui-même et de son intégrité morale et physique.”
“» C’est ainsi qu’avec la pudeur et la dignité de celles que l’on a brisées ou que l’on cherche à briser, de celles que l’on pourchasse, que Nila, auteure anonyme, achève son ouvrage Dans les rues de Téhéran . Ce soir, nous sommes tous convoqués, non pour nous indigner : l’heure n’est plus à la découverte des exactions menées contre les femmes, les petites filles et les enfants d’Iran. L’heure n’est plus à imaginer que les mollahs, un jour, se comportent en hommes. Ainsi, depuis 1979, l’Iran a tourné le dos à une culture millénaire, infligeant une volte-face violente à Darius, Roxane et aux chahbanous d’antan, pratiquant la terreur, l’arbitraire, la répression dans le sang, l’intimidation, la menace, le chantage, l’empoisonnement, le rapt, le procès sans avocat ni avoué, la flagellation, l’enfermement, le viol, et enfin la mise à mort.”
“« Trois mots scandés comme un manifeste ou comme un râle au moment du dernier souffle : femme, vie, liberté. Je suis témoin à part entière, présente sur la scène du crime. Toute ma vie, j’ai fait partie d’une scène de crime ; moi, dont le témoignage ne valait que la moitié de celui d’un homme. Si je sors de chez moi en plein jour, c’est parce que je veux tout voir, même le sang. Dehors, en plein jour, je peux être témoin entier de cette période. Au moins, "témoigner" est un mot plus vivant que "vivre". Témoigner en tant que martyr, c’est être acteur de notre destin. Voici les mots que je veux transmettre aux générations futures après avoir marché dans le sang. Que je veux offrir à ceux qui, dans le tourbillon de notre histoire, nous chercheront, s’ils nous cherchent.”
“En vérité, vous êtes dans une posture. Vous ne connaissez absolument rien à nos terroirs et vous voulez nous priver de compétitivité, voire d’excellence, par rapport à nos voisins européens. Je vous attends en Camargue pour mesurer le taux d’arsenic – qui, je le répète, est présent naturellement dans tous les sols de France. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Votre amendement est très clair, alors pourquoi jouez-vous sur les mots pour faire passer vos sornettes ? Je ne comprends pas la posture du NFP. Monsieur le député de Marseille, vous me parlez d’un territoire que je connais par cœur. L’arsenic est présent dans tous les sols de France, de Navarre et de nos DOM-TOM.”
“Entendez la vérité : aucune machine agricole ne peut passer sur les terrains submergés de la Camargue ou de la plaine de la Crau. Vous êtes simplement confrontés à un principe de réalité. Vous nous demandez de nous plier à des avis d’agences d’État, quand je vous demande de prendre une décision en tant que politiques, pour nos agriculteurs. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…vous apprendriez que nos terres sont souvent submergées et que seuls les drones nous permettraient de détecter les maladies et de les traiter homéopathiquement.”
“Je souhaiterais cependant vous parler de l’extinction de notre agriculture, car c’est la cause qui doit primer. En tant que politiques, nous devons délibérer et légiférer pour renforcer la compétitivité de notre agriculture. Nous ne pouvons pas aller contre le sens de l’histoire. Je vous ai parlé de la Camargue : si vous sortiez de vos territoires urbains,…”
“La volonté de promouvoir, voire d’étendre les essais me semble tout à fait normale. Monsieur Davi, étant député de Camargue, je suis extrêmement sensible à la cause animale, en particulier à celle des insectes. (Exclamations et rires sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Quant aux leçons concernant le climatoscepticisme, sachez que je dois chaque hiver payer les factures de ma mère qui vit dans un HLM pourri, dans une circonscription socialiste de l’Essonne, sans que cela ne gêne qui que ce soit ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – M. Antoine Léaument s’exclame.)”
“Cette mesure augmenterait l’offre de logements sans laisser pour autant les locataires sans protection, car je vous rappelle que de nombreuses collectivités locales et communes, comme Tarascon ou Istres – il est toujours bon de revenir à la réalité du terrain –, requièrent un permis de louer. Madame la ministre, l’objectif de l’interdiction de location n’est pas de réduire la facture énergétique des ménages ; si c’était le but, vos prédécesseurs ou vous-même vous seriez saisis de notre proposition de baisser à 5,5 % la TVA sur l’énergie. La priorité est de permettre aux Français de se loger. Nous vous invitons donc tous à joindre vos voix à celles du Rassemblement national pour permettre à nos concitoyens d’accéder à un logement.”
“Nous avons l’habitude de dire que les Français nous regardent ; eh bien, ce soir, ce sont 4 millions de Français mal logés qui nous regardent. La problématique des demandes de logement est la première à laquelle nous sommes confrontés en circonscription, dans nos permanences. Elle est particulièrement saillante chez moi, à Arles, Istres ou Tarascon. Pourtant, hier, en commission, vous avez voté une hausse de crédits pour transformer en résidences sociales des foyers de travailleurs pour migrants et sans-papiers, mobilisant ainsi des millions d’euros. Les Français apprécieront ! Nous vous proposons de réduire les contraintes pour permettre la location de logements au plus grand nombre, sans que cela coûte un euro à la collectivité.”