Hubert Brigand
DR · France
“Je dresse ce constat à la lumière de la situation de ma circonscription, où la liquidation d’une usine en 2025 a conduit au licenciement d’environ 120 salariés dans une commune de presque 5 000 habitants. Cette année, c’est le site de Compreforme qui a fermé ; il employait une cinquantaine de salariés.”
“Ma question s’adresse au ministre de l’industrie. Le 1 er juin, à l’occasion du sommet Choose France, le président de la République a déclaré que cette édition permettrait d’attirer à elle seule près de 100 milliards d’euros d’investissements étrangers et de créer environ 15 000 emplois.”
“Le gouvernement continue de délaisser la ruralité. On nous laisse nous débrouiller avec nos emplois temporaires et précaires. Comment comptez-vous mettre un terme à cette hémorragie ? Nous perdons des habitants ! On parle partout de la pénurie de logements, mais nous en avons de libres.”
“Ma question concerne la construction d’un établissement pénitentiaire dans le pays châtillonnais. C’est un dossier qui a été ouvert il y a déjà plusieurs décennies ; il a connu des hauts et des bas, mais a reçu au début de l’année 2025 des retours positifs. Pourquoi vouloir créer cet établissement pénitentiaire ?”
“En outre, j’ai une expérience dans le domaine pour avoir créé un centre éducatif fermé (CEF) dans le pays châtillonnais il y a une quinzaine d’années. Je souhaite faire le point sur l’avancement de ce dossier et connaître les prisons auxquelles le ministère de la justice entend donner le jour.”
“Merci, madame la ministre, pour ces informations qui me rassurent : nous allons dans le bon sens. J’attends donc des nouvelles. Je suis naturellement prêt à participer à tout rendez-vous et à toute réunion qui permettrait de faire avancer ce dossier dans les mois à venir.”
The complete record
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“Que faire à présent pour arrêter d’entasser les entreprises dans les métropoles, ce qui coûte de l’argent, alors que nous disposons de bâtiments vides et que rien n’est cher en milieu rural ?”
“Le gouvernement continue de délaisser la ruralité. On nous laisse nous débrouiller avec nos emplois temporaires et précaires. Comment comptez-vous mettre un terme à cette hémorragie ? Nous perdons des habitants ! On parle partout de la pénurie de logements, mais nous en avons de libres. Quels dispositifs permettraient d’inverser cette tendance au dépeuplement en faisant en sorte que les territoires ruraux continuent de vivre ? Quelles stratégies de réindustrialisation le gouvernement envisage-t-il pour venir au secours du monde rural ? Nous manquons d’emplois. Que comptez-vous faire pour enfin arrêter l’hémorragie industrielle qui submerge aujourd’hui nos campagnes ? Le gouvernement en est seul responsable.”
“Je dresse ce constat à la lumière de la situation de ma circonscription, où la liquidation d’une usine en 2025 a conduit au licenciement d’environ 120 salariés dans une commune de presque 5 000 habitants. Cette année, c’est le site de Compreforme qui a fermé ; il employait une cinquantaine de salariés. On continue de construire pour très cher en région parisienne alors qu’en province, nous disposons de grands bâtiments vides qui ne demandent qu’à être occupés. Ce phénomène n’est pas isolé, c’est une réalité à l’échelle nationale. Les plans sociaux des groupes Auchan et Michelin menacent à eux seuls presque 4 000 emplois. Au sommet de Versailles, on nous a promis 15 000 emplois, probablement à La Défense, aux Champs-Élysées, en région parisienne, à Dunkerque ou à Fos-sur-Mer, mais pas en milieu rural, malheureusement.”
“Ma question s’adresse au ministre de l’industrie. Le 1 er juin, à l’occasion du sommet Choose France, le président de la République a déclaré que cette édition permettrait d’attirer à elle seule près de 100 milliards d’euros d’investissements étrangers et de créer environ 15 000 emplois. Ce sont de belles promesses, de beaux engagements, des chiffres prometteurs, mais pour les territoires ruraux que je représente ici – ma circonscription est exclusivement rurale –, c’est toujours la même désillusion. La France redouble certes d’efforts pour attirer des investisseurs étrangers, mais ce sont ces mêmes investisseurs qui choisissent la région parisienne ou les métropoles, où tout est plus cher, au détriment d’investissements en milieu rural.”
“Merci, madame la ministre, pour ces informations qui me rassurent : nous allons dans le bon sens. J’attends donc des nouvelles. Je suis naturellement prêt à participer à tout rendez-vous et à toute réunion qui permettrait de faire avancer ce dossier dans les mois à venir.”
“En outre, j’ai une expérience dans le domaine pour avoir créé un centre éducatif fermé (CEF) dans le pays châtillonnais il y a une quinzaine d’années. Je souhaite faire le point sur l’avancement de ce dossier et connaître les prisons auxquelles le ministère de la justice entend donner le jour. Avançons-nous sur l’établissement que j’évoque ? J’ai l’impression que oui mais j’aimerais avoir davantage d’éléments d’information.”
“Ma question concerne la construction d’un établissement pénitentiaire dans le pays châtillonnais. C’est un dossier qui a été ouvert il y a déjà plusieurs décennies ; il a connu des hauts et des bas, mais a reçu au début de l’année 2025 des retours positifs. Pourquoi vouloir créer cet établissement pénitentiaire ? Dans ma circonscription très rurale, la fermeture d’entreprises a causé des pertes d’emplois importantes : un établissement pénitentiaire pourrait y remédier, en particulier dans le pays châtillonnais. Comme le ministère me l’a demandé, j’ai trouvé des terrains adaptés à une telle construction auprès d’agriculteurs qui ont joué le jeu, terrains dont la conformité a pu être constatée par les responsables du ministère. Nous avons donc avancé sur ce point.”
“Ce n’est pas à moi que vous allez donner des leçons sur le monde rural. Nous ne vivons pas dans le même monde : vous dans les ministères ; moi dans des communes de quarante habitants !”
“Le président de l’Association des maires ruraux, devenu ministre délégué à l’antiruralité, s’est peut-être mis en retrait mais il a cautionné cette action, et je pense qu’il aurait dû démissionner. Quoi qu’il en soit, le maintien de son siège me semble plutôt compromis. Dans tout ça, que devient la démocratie quand, dans la plupart des communes, il n’y aura qu’une seule liste et qu’il ne sera plus possible de la modifier et d’y rayer un nom ? Plus le choix, comme en dictature ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Eh oui, c’est comme ça et c’est désespérant ! On va compter les suffrages exprimés et c’est là que les problèmes vont commencer : comment fera-t-on s’il y a trois femmes adjointes ?”
“Je ne suis pas vraiment satisfait de cette réponse et je suis un peu déçu, monsieur le premier ministre. D’habitude, vous répondez toujours. Aujourd’hui, le monde rural vous parlait et je suis un peu vexé que vous l’ayez méprisé à ce point ! (« Oh ! » sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.)”
“J’en termine : si vous voulez faire des économies, je pense qu’il y a une quinzaine de ministères en trop ! Les économies résultant de leur suppression permettraient de conserver nos écoles en milieu rural, de sauver nos lycées en milieu rural et de créer des postes dans les hôpitaux. Monsieur le premier ministre, quelle est votre position sur ces mesures de bon sens, issues du monde rural ? (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et UDR.)”
“…m’est restée en travers de la gorge, et il en va de même du monde rural ! (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“La loi que vous avez voulu faire passer en douce, sans avouer son objectif final,…”
“(Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Voilà le message à faire passer ! On a besoin d’emplois. M. Darmanin le sait. Depuis des années, je réclame l’installation dans mon territoire d’un établissement pénitentiaire. J’aimerais que M. Darmanin soit plus efficace que ses prédécesseurs, qu’il arrête de me mener en bateau, qu’il me reçoive et que je lui présente notre vrai dossier. Je ne parle pas d’une cabane faite de préfabriqués ou de planches, mais d’une vraie prison ! (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Enfin, monsieur le premier ministre, la ruralité ce n’est pas Mme Gatel, c’est moi, Hubert Brigand ! (Sourires sur les bancs du groupe DR.) Ma circonscription compte 332 communes de moins de 1 000 habitants. Qui dit mieux ? 135 kilomètres du nord au sud !”
“Ma question s’adresse à M. le premier ministre. Vous choisirez le ministre qui pourra me répondre ! Des économies, oui, bien sûr, mais pas sur le dos des retraités ni en augmentant les impôts ! J’ai l’impression que M. Lombard découvre qu’il faut faire 40 à 50 milliards d’économies, mais il y a longtemps que les Français le savent ! Serrons donc les boulons et arrêtons la gabegie et les dépenses inutiles ! (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Monsieur le premier ministre, vous direz aussi à M. Ferracci que de nombreuses entreprises veulent s’installer en France : à Dunkerque, peut-être, où il faudra construire des bâtiments, en région parisienne, à Fos-sur-Mer. Dans ma circonscription, on licencie à tour de bras et il s’y trouve des bâtiments opérationnels vides, qui peuvent accueillir tout de suite des entreprises.”