Stéphanie Galzy
RN · France
“Madame la ministre, je vous interroge sur un sujet que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises : celui de l’irrigation dans l’ouest de l’Hérault, notamment autour des communes de Magalas, Puimisson, Saint-Geniès-de-Fontedit, ainsi que dans les territoires environnants.”
“Il prévoit un stockage hivernal au barrage des monts d’Orb, avec une mobilisation estivale sans impact sur le débit de l’Orb, les volumes étant compensés. Il ne s’agit donc pas de surexploitation, mais d’une solution maîtrisée, pourtant bloquée par l’administration.”
“Un projet structurant, soutenu par des exploitants et accompagné par les collectivités, est actuellement bloqué par une cartographie qui classe en zone rouge l’ensemble du périmètre allant de Cessenon-sur-Orb jusqu’à la mer, interdisant tout prélèvement d’eau.”
“Je vous remercie, madame la ministre, pour cette réponse et pour votre engagement. Tous les vignerons et viticulteurs qui nous écoutent attendent une réponse rapide et, si vous le souhaitez, nous organiserons une réunion dans l’Hérault pour que les acteurs puissent vous expliquer la situation et, peut-être, vous remercier le moment venu.”
“Il ne s’agit pas d’un amendement de confort mais d’un cri d’alerte, montant de nos territoires agricoles. Partout dans nos campagnes, les exploitants voient les sécheresses qui s’enchaînent, les récoltes fragilisées, les rendements qui baissent ; pendant ce temps, l’État regarde ailleurs.”
“À force de parler de souveraineté agricole comme d’un concept technique, on oublie les visages qui l’incarnent. Quand on évoque l’agriculture, on pense souvent aux champs, mais nos vignes et nos vignerons font tout autant partie de cette histoire commune – ces femmes et ces hommes que l’on met en avant quand il faut faire rayonner la Fran…”
The complete record
Every one of 64 lines we hold for Stéphanie Galzy, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 1 of 2.
“Je vous remercie, madame la ministre, pour cette réponse et pour votre engagement. Tous les vignerons et viticulteurs qui nous écoutent attendent une réponse rapide et, si vous le souhaitez, nous organiserons une réunion dans l’Hérault pour que les acteurs puissent vous expliquer la situation et, peut-être, vous remercier le moment venu.”
“Il prévoit un stockage hivernal au barrage des monts d’Orb, avec une mobilisation estivale sans impact sur le débit de l’Orb, les volumes étant compensés. Il ne s’agit donc pas de surexploitation, mais d’une solution maîtrisée, pourtant bloquée par l’administration. Madame la ministre, au-delà des annonces et des labels, la question est désormais celle de la cohérence de l’action de l’État. Allez-vous donner des instructions claires à vos services pour qu’ils réexaminent cette cartographie, que je vous fournirai à la fin de notre échange, et lèvent les blocages afin de rendre effectif l’accès à l’eau pour nos viticulteurs ? Ou devons-nous constater que, malgré les engagements pris au plus haut niveau de l’État, ce sont encore une fois des décisions technocratiques qui l’emportent sur la réalité du terrain ?”
“Un projet structurant, soutenu par des exploitants et accompagné par les collectivités, est actuellement bloqué par une cartographie qui classe en zone rouge l’ensemble du périmètre allant de Cessenon-sur-Orb jusqu’à la mer, interdisant tout prélèvement d’eau. Cette cartographie, attribuée à la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) et à l’agence de l’eau, pose un double problème : elle est non seulement très contraignante, mais surtout opaque – ses propres auteurs semblent incapables d’en confirmer clairement l’origine et n’en assument pas la responsabilité. Autrement dit, des décisions administratives sont imposées à nos territoires sans que personne ne les assume réellement. Pourtant, le projet repose sur une gestion responsable de la ressource.”
“Madame la ministre, je vous interroge sur un sujet que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises : celui de l’irrigation dans l’ouest de l’Hérault, notamment autour des communes de Magalas, Puimisson, Saint-Geniès-de-Fontedit, ainsi que dans les territoires environnants. Suite à mon premier courrier, en février 2025, puis à votre déplacement dans l’Hérault et dans l’Aude, vous vous étiez engagée à soutenir concrètement nos viticulteurs en leur permettant d’accéder à l’eau, ressource vitale pour leurs exploitations. Lors de votre venue à Toulouse, aux côtés du président de la République, au mois de novembre, la promesse d’un classement en territoire d’exception a été faite à nos agriculteurs. Cette promesse a été tenue, et je m’en félicite. Mais la réalité du terrain contredit frontalement les engagements pris.”
“Voilà où nous en sommes ; des femmes, des hommes qui nourrissent la France sont obligés de se débrouiller seuls afin d’accéder à une ressource aussi essentielle que l’eau. Malgré les multiples relances, les promesses, les grands discours au sujet de l’urgence agricole, les réponses concrètes n’arrivent pas. Cet amendement de responsabilité, puisque vous aimez tant le mot, nous place devant un choix : soit nous donnons enfin aux agriculteurs les moyens de produire, soit nous assisterons les bras croisés à l’effacement progressif de la France agricole ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Il ne s’agit pas d’un amendement de confort mais d’un cri d’alerte, montant de nos territoires agricoles. Partout dans nos campagnes, les exploitants voient les sécheresses qui s’enchaînent, les récoltes fragilisées, les rendements qui baissent ; pendant ce temps, l’État regarde ailleurs. Le stockage de l’eau est devenu une nécessité vitale – pas demain, maintenant. Tout en se battant pour survivre, nos agriculteurs se heurtent aux lenteurs administratives, aux blocages idéologiques, à l’inaction gouvernementale. Dans ma circonscription, viticulteurs et vignerons ont fini par comprendre qu’ils ne devaient pas attendre grand-chose : ils s’organisent, créent des associations, travaillent collectivement à des projets d’irrigation, non pour leur confort, je le répète, mais parce qu’ils refusent de mourir.”
“Le manque à gagner consécutif au sous-usage de ce procédé – la France accuse un retard certain en la matière –, du point de vue de la diminution des prélèvements et du soutien à l’activité agricole, est très important. Le présent amendement vise donc à encourager l’application d’une solution durable face à la multiplication des tensions autour de la ressource en eau, en promouvant l’analyse systématique de l’opportunité de recourir à la réutilisation des eaux usées pour un usage agricole. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Il vise à compléter l’article L. 211-1 du code de l’environnement et à renforcer la prise en compte de la réutilisation des eaux usées traitées dans les politiques de gestion quantitative de l’eau. Cet article du code de l’environnement fixe les objectifs sanitaires, environnementaux, économiques, d’approvisionnement et de protection de la ressource en eau qu’il convient d’atteindre en vue de la gérer de manière équilibrée et durable. Conformément à l’objectif de protection de cette ressource et face à des épisodes de sécheresse de plus en plus courants, il faut privilégier la réutilisation des eaux usées à des fins agricoles.”
“Nos vignerons ont manifesté, ils ont crié leur détresse, ils ont demandé que l’on cesse de les abandonner face aux charges, face à la concurrence déloyale, face aux normes, face au découragement. Tandis que nous parlons de souveraineté agricole, comment oublier ceux qui ont fait rayonner la France dans le monde entier ?”
“Je veux que cette image nous hante collectivement : des ceps que des familles avaient plantés il y a plusieurs générations, des terres travaillées par des mains usées, des rangées entières que l’on détruit dans le silence, presque dans l’indifférence.”
“À force de parler de souveraineté agricole comme d’un concept technique, on oublie les visages qui l’incarnent. Quand on évoque l’agriculture, on pense souvent aux champs, mais nos vignes et nos vignerons font tout autant partie de cette histoire commune – ces femmes et ces hommes que l’on met en avant quand il faut faire rayonner la France mais que l’on oublie trop souvent quand il faut les défendre. Cet amendement peut paraître symbolique, mais les symboles comptent. Mentionner les vignerons dans ce texte, c’est rappeler qu’ils font la fierté de l’agriculture française. Pendant que nous débattons ici, eux arrachent leurs vignes.”
“…mais un garant de la liberté du peuple. Le service national n’a pas vocation à devenir un outil d’orientation idéologique ni un cheval de Troie pour vos projets mortifères qui diluent les responsabilités et qui les affaiblissent. Vous voulez que les jeunes apprennent à penser Europe avant même de penser nation. Eh bien non ! La défense n’est pas un slogan mais la liberté d’un peuple, et cette liberté ne se délègue pas. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Soyons francs. Cher collègue, avec l’amendement n o 711, vous ne cherchez pas à informer les jeunes, vous cherchez à leur faire avaler votre vision européiste de la défense. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.) Vous voulez utiliser le service national pour diffuser une idéologie politique et non pour servir l’intérêt du pays. Parler de sensibilisation à l’Europe de la défense, c’est une manière polie de dire que vous souhaitez habituer la jeunesse à l’idée que la souveraineté militaire pourrait être transférée ailleurs, dans des structures supranationales qui n’ont de comptes à rendre à personne. Vous présentez cela comme une évidence alors que c’est un choix politique lourd, contesté et qui engage directement l’indépendance des nations. La défense n’est pas un terrain de communication,…”
“Quand l’État laisse la peur remplacer l’espoir, ce ne sont pas seulement des familles que l’on abandonne, mais la promesse républicaine. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Aujourd’hui, ils découvrent une vérité brutale : en France, on peut être ruiné à vie pour avoir cru à la parole publique. Monsieur le ministre, ne nous parlez pas de procédure. Ne nous parlez pas de droit commercial. Quand l’État laisse des formations privées capter des fortunes, sans garanties pour les étudiants, puis disparaît quand tout s’effondre, ce n’est plus une défaillance ; c’est une faute politique. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Le gouvernement va-t-il, oui ou non, intervenir pour sauver les parcours de ces jeunes ? Allez-vous assumer la promesse présidentielle envers la jeunesse, ou faut-il désormais dire à toute une génération que s’engager, se former et croire en l’avenir est un risque personnel que l’État ne garantit plus ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Ma question s’adresse au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace. Depuis des années, le président de la République affirme que la jeunesse est au cœur de son action. Mais à l’aéroport Montpellier-Fréjorgues, dans l’Hérault, cette promesse est aujourd’hui réduite à néant. L’école de pilotes Airways Aviation Academy, ex-Esma, a été placée en liquidation judiciaire. Les conséquences sont d’une violence inouïe : une centaine de jeunes d’une vingtaine d’années sont endettés jusqu’à 100 000 euros, sans diplôme, sans licence professionnelle, sans possibilité de travailler. Abandonnés, sans solution, par l’État. Ces jeunes n’ont pas échoué. Ils ont obéi. Ils ont cru au discours du mérite, de l’effort, de la formation. Ils ont cru que la République protégerait ceux qui s’engagent.”
“Tandis que vous ne vous préoccupez que de conserver votre siège, nous nous intéressons aux Français qui n’ont plus rien, qui travaillent, qui paient, qui attendent des actes et non des combines d’appareil. Vous devriez vous demander pourquoi vous êtes devenus dépendants de ceux que vous prétendez combattre et surtout pourquoi vous avez abandonné ceux que vous prétendez défendre. (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“J’ai de la peine pour vous, chers collègues DR, car sans les députés du Rassemblement national, aucun de vos amendements ni aucun de vos textes ne passerait. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Heureusement que nous sommes là. Nous, nous faisons le choix de l’intérêt général des Français, non celui des calculs politiciens, des postures ou de la politique de la chaise vide que vous appliquez trop souvent. Comment supportez-vous le fait de trahir les Français ? Comment vivez-vous le renoncement permanent que manifestent vos actes dans l’hémicycle par rapport à vos discours de campagne ? Chers collègues, il est encore temps de revenir à la raison et de voter demain la motion de censure.”
“Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella (« Ah ! » sur de très nombreux bancs des groupes EPR, LFI-NFP, SOC, DR, EcoS et Dem) , nous défendons le pouvoir d’achat et la France rurale. Pour nous, ce sera non ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Encore un impôt et une facture de plus pour les Français ! Une fois de plus, ce sont les mêmes qui paient : ceux qui vivent dans la France rurale, celle des petites villes, qui n’a ni métro ni RER. Chez nous, la voiture n’est pas un choix : c’est une obligation pour aller travailler, pour se soigner, pour faire ses courses – bref, pour vivre. En relevant le plafond de cette taxe, vous donnez le feu vert aux régions pour matraquer fiscalement les automobilistes. Il s’agit d’une fiscalité punitive aveugle et injuste. À tout moment, le carburant peut flamber de nouveau ; le coût des assurances explose, l’entretien des véhicules devient hors de prix, et vous trouvez encore le moyen d’augmenter le prix de la carte grise ! C’est toujours la même logique : faire payer ceux qui bossent, ceux qui roulent, ceux qui n’ont pas le choix.”
“Avec cet article, vous préparez une nouvelle hausse de la taxe sur les cartes grises.”
“Nous attendons nous aussi le résultat de la Cour des comptes. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Cette obsession égalitariste pousse à préférer couper les têtes qui dépassent, plutôt que de s’élever ensemble.”
“…et n’accepte pas qu’une famille puisse s’en sortir par l’effort et le mérite.”
“L’héritage est le fruit d’une vie de sacrifices. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Mme Eva Sas mime un joueur de violon.) Des familles entières travaillent, économisent, et prennent des risques pour transmettre quelque chose à leurs enfants. Certains, parce qu’elles ont cette ambition, veulent les culpabiliser, les faire passer pour des profiteurs ; c’est indécent. Derrière cette volonté permanente de taxer la transmission, il y a une idéologie qui ne supporte pas l’ascension sociale…”
“…au point de vouloir transformer chaque événement de la vie, et même de la mort, en occasion de ponctionner davantage les Français, et en particulier les entreprises familiales.”
“Il faut mettre les mots sur les choses : l’extrême gauche a développé une obsession maladive pour l’impôt (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) …”
“Je soutiens cet amendement. En effet, s’il est normal que le débroussaillement, qui protège nos vies, nos maisons, nos forêts, soit obligatoire, pour beaucoup de familles modestes, pour les retraités, pour les classes moyennes, il est devenu un fardeau financier. Le dispositif actuel aide ceux qui sont imposables et laisse de côté ceux qui ne le sont pas. Pourtant, eux aussi doivent débroussailler et participent à la sécurité collective. Ce crédit d’impôt restituable vient réparer une injustice en remettant tout le monde sur un pied d’égalité. Il dit à chaque citoyen : oui, ton effort compte, et l’État t’accompagne. Cette mesure protège nos territoires et renforce la solidarité nationale. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“En étendant le bénéfice du crédit d’impôt aux parents d’enfants de moins de 10 ans pour des modes de garde hors domicile, cet amendement permettra de soulager des mères et à des pères qui rentrent le soir épuisés mais fiers parce qu’ils ont tenu bon, parce qu’ils élèvent leurs enfants avec amour et courage. Il est un geste d’humanité dans notre fiscalité. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Je soutiens cet amendement, non pas en tant que commissaire des finances mais en tant que maman solo. J’ai connu les fins de mois où chaque euro compte et ces matins où il faut déposer son enfant à l’école, courir au travail et prier pour que la garderie ferme un peu plus tard parce qu’on ne peut pas être partout à la fois. La loi accorde un crédit d’impôt pour la garde des enfants, mais seulement jusqu’à 6 ans, sauf si l’enfant est gardé à domicile. Qui, parmi les parents seuls ou les familles modestes, peut se permettre une garde à domicile ? C’est la double peine : on travaille, on paie, mais on n’a pas le droit à l’aide.”
“Votre réponse n’est pas satisfaisante. Si l’objectif est de brasser du vent à tout prix, l’éolien est une grande réussite. (M. Serge Muller applaudit.)”
“Un projet de parc éolien de 2 mégawatts nécessite un budget de démantèlement estimé à 100 000 euros, mais certaines études récentes révèlent des coûts réels de l’ordre de 171 000 euros par éolienne. À ce rythme, les coûts pourraient dépasser les prévisions. Face à cette réalité, afin d’éviter la prolifération de projets à faible rendement, des risques environnementaux considérables et un fardeau financier insupportable pour les contribuables, le gouvernement envisage-t-il un moratoire sur tous les nouveaux projets éoliens, particulièrement ceux en phase de démantèlement, jusqu’à ce qu’une évaluation sérieuse et indépendante de leur effet réel soit réalisée ?”
“Les éoliennes se mettant en sécurité dans ce dernier cas, cela réduirait encore la rentabilité de ces installations. Deuxièmement, les conséquences pour la biodiversité sont désastreuses. En avril 2024, deux parcs éoliens situés dans l’Hérault ont été condamnés pour leur responsabilité dans la mort d’espèces protégées, dont l’aigle royal. Leur mort aurait fait scandale si elle avait été causée par un accident de chasse. Si les installations continuent de causer la mort de ces espèces, nous pouvons légitimement nous demander combien d’autres parcs éoliens sont également en train de détruire notre faune, pourtant protégée par la loi. Troisièmement, les coûts de démantèlement sont exponentiels et mal évalués.”
“La transition énergétique ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Si vous présentez l’éolien comme un levier pour atteindre une indépendance énergétique, les réalités sur le terrain soulignent des failles inquiétantes. Premièrement, la fiabilité de l’éolien est de plus en plus incertaine. En 2024, la production d’électricité éolienne a chuté de 8 % par rapport à 2023, malgré une augmentation du nombre d’installations de plus de 11 %. Les chiffres confirment ce paradoxe avec une baisse de 15 % depuis 2020. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) prévoit que cette tendance pourrait se poursuivre avec une diminution mondiale des vents faibles et moyens, mais une augmentation des vents forts.”
“Le groupe Rassemblement national votera évidemment contre cet amendement. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Mais lorsqu’il s’agit de réparer une injustice envers des Français – civils ou militaires – qui ont servi la France et ont été abandonnés par elle, cette recherche d’économie frise l’indécence, d’autant que nous parlons de quelques centaines de personnes. En commission, l’ensemble des groupes s’est accordé sur 1975, par parallélisme avec les dispositions de la loi du 23 février 2022 portant reconnaissance de la nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie. Ce choix garantit cohérence et lisibilité. Par cet amendement, le gouvernement effectue un calcul d’arrière-boutique, prenant ainsi le risque d’attiser les incompréhensions au sein du monde des anciens combattants ; nous ne pouvons nous le permettre et les rapatriés d’Indochine méritent mieux.”
“Nous avons bien compris que ce gouvernement, qui a ruiné notre pays, cherche à réaliser des économies. L’amendement à l’article 3 en atteste.”
“Qui sommes-nous pour négliger ces parcours, ces douleurs, ces convictions, qui se confrontent parfois avec force mais qui méritent toutes d’être entendues ? Nous devons bâtir une loi qui ne tranche pas avec brutalité mais qui apaise ; une loi qui reconnaît la diversité des cheminements personnels et qui, loin de diviser, rassemble autour d’une valeur essentielle : le respect. C’est dans la nuance que se trouve notre grandeur collective. Aujourd’hui, nous avons une responsabilité immense : donner à chacun la possibilité d’être entendu sans jamais imposer un choix qui ne serait pas le sien. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Nous débattons d’un sujet qui touche à l’essence même de notre humanité : la fin de vie. Chacun d’entre nous porte en lui une histoire, un héritage, des expériences qui façonnent sa vision de ce moment ultime. C’est pourquoi, plus que jamais, nous devons écouter, comprendre et respecter les avis qui diffèrent du nôtre. Il y a ceux qui ont vu un être cher souffrir, s’accrocher, implorer une délivrance qu’il ne pouvait obtenir. Pour eux, le droit de choisir sa fin apparaît comme une nécessité, un acte de dignité et de liberté. Il y a aussi ceux qui ont accompagné jour après jour un parent, un ami, un proche dans une lutte, dans un amour indéfectible, dans l’espoir fragile que chaque instant compte encore. Pour eux, la vie, même fragilisée, reste un trésor à préserver jusqu’au bout. Qui sommes-nous alors pour imposer une seule vérité ?”
“Il est urgent de renforcer notre système de soins et d’assurer une couverture médicale équitable sur tout le territoire. L’accès aux soins ne doit pas être un privilège réservé à ceux qui vivent près des grands centres hospitaliers. (Les exclamations s’amplifient.) Avant toute réforme sur la fin de vie, nous devrions nous engager pleinement dans la lutte contre les déserts médicaux, pour que personne ne se retrouve seul face à la maladie par manque de médecins ou de moyens. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Les disparités territoriales en matière de soins palliatifs sont réelles. Avant même de repenser la fin de vie, nous devrions nous assurer que chaque Français peut se soigner dignement et sans obstacles. Les déserts médicaux s’étendent, privant des milliers de citoyens d’un suivi médical adéquat. Un malade ne devrait jamais voir son état s’aggraver faute de médecins ou d’un accès rapide à un soin essentiel. Comment peut-on concevoir un accompagnement serein en fin de vie alors que, dans bien des régions, il est difficile de consulter un généraliste ou un spécialiste ? (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Comment parler de choix éclairé si les patients ne bénéficient pas du soutien médical nécessaire pour envisager leur avenir avec lucidité et confiance ?”
“Les gares et stations sont malheureusement des zones où perdure l’insécurité. Ne pas prendre en compte cette évolution, c’est favoriser les actions délictuelles. L’imagination de ceux qui s’en rendent coupables dépasse de loin la compréhension du problème de l’insécurité par certains élus de gauche, dans les transports comme dans le pays. (M. Thomas Portes s’exclame.) Ils ne sont certes pas les seuls à s’aveugler, puisqu’un ancien garde des sceaux considérait qu’il n’y avait pas d’insécurité, mais simplement un sentiment d’insécurité. L’extension des pouvoirs des agents de la Suge et du GPSR, que vous contestez, n’est que la conséquence logique d’une situation sécuritaire qui nous échappe après tant d’années de laxisme. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Lorsque je vous entends rire, j’ai simplement envie d’appeler les infirmiers de l’Assemblée nationale ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR, et sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Vos théories fumeuses sont l’antichambre de la dictature rouge et verte que vous voulez imposer aux Français avec vos amis de LFI. (Exclamations et rires sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Le terme « genre » est juridiquement imprécis et mal défini. Remplacer « sexe » par « genre » pourrait transformer les débats juridiques en véritables casse-tête. Imaginons des avocats qui tenteraient de définir les nuances de genre lors d’un procès : un festival de philosophie de comptoir ! Encore une fois, c’est plus fort que vous : revoilà les théories fumeuses sur le genre. Combien existe-t-il de genres selon vous ? Personnellement, étant très pragmatique, je ne connais que deux sexes et pas de genre : des femmes et des hommes, bref rien de plus naturel. Cela empêche-t-il les libertés dans nos comportements ? Évidemment non. En revanche, cela évite les dérives néopolpotistes qui suscitent des réactions chez nos compatriotes.”
“En défendant cet amendement, nous affirmons notre engagement pour une agriculture durable et notre volonté de garantir à nos agriculteurs des conditions de concurrence équitables. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et DR.)”
“Il vise à demander au gouvernement une étude approfondie permettant d’évaluer la toxicité réelle de l’acétamipride sur l’environnement et la santé humaine. Cette démarche est cruciale pour nos agriculteurs, qui sont soumis à la concurrence déloyale d’autres producteurs européens, autorisés à utiliser l’acétamipride. Disposer de données précises sur les effets de cet insecticide est essentiel et aidera à prendre des décisions éclairées. Nos agriculteurs sont pénalisés par des réglementations plus strictes que celles qui s’appliquent à leurs homologues européens. Une étude détaillée permettra de déterminer si l’interdiction est justifiée ou si elle doit faire l’objet d’une réévaluation.”
“Nous souhaitons que le gouvernement remette un rapport sur la toxicité réelle du diméthoate et les moyens de le réintroduire, en l’absence de produit de substitution. Bien qu’efficace contre de nombreux ravageurs, cette substance est interdite en France en raison de préoccupations quant à sa toxicité. Il est crucial de disposer de données précises afin d’évaluer les risques de manière exhaustive et de prendre des décisions éclairées. Dans les faits, il n’y a pas de contrôle sur les importations et des cerises turques traitées au diméthoate se retrouvent dans nos hypermarchés. Nos agriculteurs subissent donc une concurrence déloyale avec des pays étrangers, sur le territoire national. À travers cet amendement, nous leur affirmons notre soutien indéfectible et leur garantissons des conditions de concurrence équitables.”
“Pourquoi les distances seraient-elles différentes lorsqu’on emploie des drones plutôt que d’autres méthodes de pulvérisation ? Vous-mêmes n’avez pas la réponse à cette question. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Les distances de sécurité lorsque le produit contient une substance phytopharmaceutique préoccupante sont de 20 mètres, ou de 10 mètres pour l’arboriculture, la viticulture, les bananiers ou le houblon, ou même de 5 mètres pour d’autres cultures, bien évidemment avec des matériels permettant de réduire la dérive jusqu’au niveau autorisé. C’est précisément le cas avec les drones équipés de buses antidérive. Cette méthode constitue une révolution en matière de précision pour l’agriculture ; elle se traduit par l’utilisation de moins de produits et par davantage de sécurité. Votre combat est un combat archaïque.”