Caroline Parmentier
RN · France
“L’article 4 répond à une réalité de terrain : la pénurie d’assistants familiaux fragilise la prise en charge de nombreux enfants. La facilitation et l’élargissement du recrutement grâce à l’assouplissement des conditions d’accueil, au cumul d’activités ou à la délégation de l’instruction des agréments vont dans le bon sens.”
“Cette exigence de stabilité doit être une priorité absolue dans les décrets d’application. Ensuite, le texte crée un agrément spécifique à l’accueil relais qui, précise-t-il explicitement, n’est pas subordonné à la formation initiale normalement requise.”
“Toutefois, je veux appeler l’attention du ministre et du gouvernement sur un point essentiel : la protection de l’enfance exige des moyens réels. Votre projet de loi se heurtera à ce mur. Gérald Darmanin a affirmé, comme le président Macron, que l’épouvantable fiasco de l’affaire Lyhanna n’était pas le résultat d’un manque de moyens.”
“Le Rassemblement national votera en faveur de l’article 3, car il consacre une évidence de bon sens et une position de sagesse : lorsqu’un enfant doit être confié, tout doit être mis en œuvre pour qu’il le soit d’abord – seulement si c’est possible – à l’un de ses parents, à défaut, à un membre de sa famille, à défaut encore, à un tiers d…”
“Le Rassemblement national votera l’article 1 er parce qu’il répond à une évidence que trop de gouvernements ont longtemps refusé de regarder en face : un enfant ne peut pas – ne doit pas – vivre dans l’angoisse ou dans l’instabilité permanente.”
“Il tend à renforcer le contrôle des motifs avancés pour transférer un enfant confié à l’ASE dans un autre département lors d’un changement urgent de lieu d’accueil.”
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“Mais tu es qui toi ? Qui crois-tu représenter ?”
“L’État doit aider et soutenir les couples qui hésitent à avoir un enfant. Au Rassemblement national, nous voulons, nous, tout simplement, que ces familles aient le choix. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous voulons, nous, que les Français puissent avoir une confiance suffisante dans leur pays et dans la puissance publique pour décider de fonder une famille. L’hiver démographique dans lequel sont entrés les États latins a de quoi inquiéter : l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, en raison de l’affaissement de leur natalité, verront leur population diminuer au cours des prochaines décennies. La France ne doit pas suivre ce chemin. À quand un projet de loi pour relancer la natalité française ? J’ai déposé une proposition de résolution, cosignée par de nombreux parlementaires, visant à faire de la natalité une grande cause nationale. Le sujet est plus que jamais d’actualité. À quand la création d’un ministère consacré à cette question ? À quand une politique familiale volontaire et ambitieuse ?”
“Durant les quinquennats Hollande et Macron, la famille n’a jamais autant souffert ; elle est devenue tout sauf une priorité. La décision de réduire la prime à la naissance et celle de mettre fin à l’universalité des allocations familiales ont été des fautes lourdes. Les débats sur les retraites et les injustices faites aux femmes ont de nouveau montré, s’il en était besoin, que la natalité n’est pour ce gouvernement qu’une variable d’ajustement. La seule solution que préconise Emmanuel Macron est de faire reposer notre natalité sur l’immigration de peuplement. C’est un choix politique auquel nous nous opposons. Nous devons nous donner les moyens de promouvoir une véritable politique de natalité en France. C’est une vision à long terme, un choix de société et de civilisation pour les décennies à venir.”
“Vous l’avez tous rappelé, l’indicateur conjoncturel de fécondité, qui s’établit à 1,62 enfant par femme – le taux plus faible depuis 1919 – s’éloigne année après année du seuil nécessaire au renouvellement des générations, alors que le désir d’enfant est estimé à 2,39 par femme. Or, selon l’étude réalisée par l’institut Kantar pour l’Unaf, cet écart s’accroît. Ainsi, 67 % des personnes ayant eu un enfant en voudraient ou en auraient voulu au moins un de plus. Ce chiffre devrait inciter les pouvoirs publics et la société à se demander ce qu’ils peuvent faire pour ces familles. Si, par le passé, Emmanuel Macron a déclaré vouloir relancer la dynamique de la natalité, en pratique, madame la ministre, il a fait l’inverse.”
“La natalité française s’est effondrée, au point que la croissance démographique dépend désormais du seul solde migratoire. Cela s’explique bien entendu par la réalité sociale de notre pays, dans lequel des inquiétudes légitimes s’expriment au sujet du pouvoir d’achat, de l’insuffisance des revenus ou des difficultés à se loger. Des familles ne savent pas comment pourvoir aux besoins de leurs enfants, alors même qu’elles souhaiteraient parfois en avoir davantage. La natalité française s’est également effondrée sous l’effet des coups de rabot, des mesures fiscales défavorables et des politiques qui pénalisent les familles. La situation est devenue périlleuse pour notre pays.”
“Aucun auteur de science-fiction n’aurait imaginé ce qui nous attend : un monde dans lequel l’excès de décès par rapport aux naissances devient la norme, ce qui a pour conséquence le non-renouvellement des populations. Ajoutez à cette pénurie de bébés une explosion du nombre des personnes âgées – voire très âgées, pour celles qui ont plus de 80 ans – et vous aurez compris que nos modes de vie et nos structures familiales, ainsi que nos finances publiques, connaissent un véritable bouleversement. Jamais la France n’avait connu un tel coup de frein démographique. Le recul de la natalité est systémique : le nombre de naissances ne cesse de chuter depuis trente et un mois consécutifs, jusqu’à atteindre son plus bas niveau depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En quinze ans, on dénombre 170 000 naissances de moins.”
“Il s’agit de comploter… (Sourires.) Plutôt de compléter la proposition de résolution par un alinéa prévoyant une analyse comparative des algorithmes et des dispositifs de protection des mineurs déployés par TikTok et par sa version chinoise, Douyin. Les différences notables entre ces deux plateformes, pourtant issues d’une même entreprise, soulèvent des interrogations sur les choix technologiques et éthiques opérés en fonction des contextes géographiques. En Chine, Douyin applique des mesures strictes pour les mineurs et une priorisation des contenus éducatifs et culturels. À l’inverse, TikTok, dans sa version occidentale, expose les jeunes utilisateurs à des contenus potentiellement nuisibles et favorise une utilisation prolongée.”
“Vous lui serez favorable, madame la rapporteure, j’en suis sûre ! L’utilisation croissante de TikTok par des mineurs soulève des inquiétudes quant à leur exposition à des contenus inappropriés et à des interactions potentiellement dangereuses. Bien que TikTok ait mis en place des outils de contrôle parental, notamment le mode « connexion famille », leur efficacité est fréquemment mise en cause et en échec. La possibilité de contournement par les adolescents et l’inefficacité partielle des filtres de contenu ne sont plus à démontrer. La commission d’enquête devrait évaluer rigoureusement ces outils et leurs défaillances, et explorer des pistes d’amélioration.”
“À un âge où les enfants et les adolescents se construisent et se comparent, ce type de contenu peut être particulièrement pernicieux et destructeur. Il me paraît important que la commission d’enquête examine en profondeur les mécanismes par lesquels TikTok recommande et diffuse ces contenus, et ce afin de proposer des mesures concrètes pour protéger la santé mentale de ses jeunes utilisateurs. (M. Yoann Gillet applaudit.)”
“Cet amendement vise à orienter spécifiquement les travaux de la commission d’enquête sur TikTok vers l’étude des mécanismes de recommandation de contenus susceptibles d’exacerber les troubles alimentaires chez les jeunes utilisateurs. Ce réseau, fort de plus de 15 millions d’utilisateurs actifs en France, a un impact significatif sur la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes en particulier sur les habitudes et les troubles du comportement alimentaire. Ainsi, une exposition de moins de dix minutes à des contenus pro-anorexiques sur TikTok suffit à provoquer une insatisfaction corporelle chez les jeunes femmes. On sait qu’il y a des groupes sur la plateforme, qualifiés de communautés « pro-ana », ou pro-anorexie, partageant des conseils dangereux, parfois mortels, et qui encouragent des habitudes alimentaires délétères.”
“Nous proposons d’étudier et de quantifier les dispositifs de captation de l’attention utilisés par TikTok ainsi que leurs effets psychologiques, notamment en termes de pensées et de comportements liés à l’automutilation. L’algorithme de TikTok, conçu pour maximiser le temps passé sur la plateforme, expose particulièrement certains jeunes à des contenus nuisibles qui génèrent une spirale émotionnelle négative susceptible d’aggraver leur vulnérabilité psychologique. Alors que 70 % des utilisateurs de TikTok en France ont moins de 24 ans et qu’une majorité d’entre eux sont des jeunes adolescents, je pense qu’il est essentiel d’analyser ces mécanismes et leurs impacts afin de mieux protéger les mineurs de ces contenus menant à l’automutilation et de formuler des recommandations adaptées pour contrer ces risques spécifiques.”
“Je rappelle que la commission d’enquête sur les ingérences étrangères, menée par notre collègue Jean-Philippe Tanguy, avait déjà identifié et dénoncé le danger TikTok. Le Rassemblement national soutient donc la proposition de résolution et la création de cette commission d’enquête nécessaire afin que nous puissions nous concentrer sur les effets de TikTok sur la santé de nos enfants et de nos adolescents. Ce réseau ne fait pas seulement le bruit d’une bombe à retardement. Il en est une. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“La bulle de filtre alimente le culte de l’image, les diktats de beauté, le harcèlement, la dépression, les troubles de l’alimentation, l’automutilation, les pensées suicidaires. Comparativement à des profils standards, certains utilisateurs manifestent un intérêt pour les questions de santé mentale… et se voient du coup proposer dans leur fil d’actualité douze fois plus de vidéos traitant du suicide, et toutes les cinq ou six minutes, des vidéos traitant d’amaigrissement, d’automutilation ou de suicide. Le groupe RN a déposé plusieurs amendements qui proposent d’orienter les travaux de cette commission vers des vidéos qui promeuvent, outre les incitations au suicide, l’automutilation et les troubles du comportement alimentaire.”
“En novembre 2024, sept familles du collectif Algos Victima ont déposé plainte contre TikTok devant la justice française pour « provocation au suicide » et « propagande ou publicité des moyens de se donner la mort ». C’est une première en France. Sur les sept adolescentes victimes, deux ont mis fin à leurs jours : Charlize et Marie étaient alors âgées de 15 ans. Dans son documentaire sur l’emprise numérique, la réalisatrice Élisa Jadot, qui s’était inscrite avec un profil fictif, celui de Lily, 13 ans, dénonce les tutos vidéos qui lui indiquaient comment se pendre dans sa chambre. En quatre minutes et quarante-trois secondes, elle a été confrontée aux premières vidéos lui montrant des techniques de scarification avec la lame de son taille-crayon et faisant l’apologie du suicide.”
“Cette captation de l’attention qui tourne à l’addiction s’accompagne d’une mise en avant et d’un enfermement des utilisateurs dans des contenus dangereux, éventuellement hypersexualisés. Les effets psychologiques de cette plateforme sur les jeunes constituent une menace de santé publique, d’autant qu’un enfant ou un jeune adolescent n’a pas les capacités cognitives pour faire le tri dans le flot d’informations qu’il reçoit ainsi et qui peut gravement l’affecter. Il est plus vulnérable à l’intimidation, à la pression de ses semblables, ainsi qu’aux contenus négatifs. Et les innombrables consultations desdits contenus démontrent que la réglementation ou l’autoréglementation a échoué.”
“Vous l’avez tous dit : TikTok est un réseau social à part à cause des ravages qu’il occasionne chez les jeunes et même chez les très jeunes, qu’il prend pour cible ! Rappelons que 45 % des 11-12 ans utilisent TikTok alors que son accès est en principe interdit aux moins de 13 ans. Les 4-18 ans y passent en moyenne deux heures par jour ! Dotée d’un algorithme de recommandation extrêmement performant qui identifie le sujet et ses centres d’intérêt, l’application parvient en effet à maintenir des heures durant ses utilisateurs devant leur écran en les alimentant de façon systématique et ciblée comme si elle lisait dans leurs pensées, y compris en les envoyant dans un terrier de contenus nuisibles et dangereux.”
“Je vous repose ma question : s’il y a une dotation, qu’englobera-t-elle ? Et pour combien de temps ? Il ne peut s’agir que d’un accord pérenne et garanti. Au nom du territoire, je vous le demande.”
“La suppression du service de contrôle aérien aurait des conséquences désastreuses : coûts prohibitifs pour la communauté de communes, risques sur la sécurité et menace directe sur la compétitivité de l’école de pilotage. Le maintien de notre tour de contrôle est donc un enjeu crucial, sur le plan économique comme sur le plan social. Je vous le demande instamment : le gouvernement va-t-il maintenir la tour de contrôle aérien de l’aéroport de Merville-Lestrem ? Si vous aviez le projet de proposer une prise en charge des Aerodrome Flight Information Service s (Afis) par une dotation spécifique, qu’est-ce que cette dotation engloberait, et pour quelle durée ? Il faut bien évidemment un accord pérenne et garanti.”
“Avec plus de 30 000 mouvements annuels, cet aéroport constitue une alternative aux aéroports belges pour l’aviation d’affaires et pour certains déplacements officiels. L’ancien premier ministre Gabriel Attal a d’ailleurs utilisé cet aéroport lorsqu’il est venu dans le Pas-de-Calais le 8 février 2024. Ce qui est bon pour lui ne le serait-il donc pas pour les autres ? L’aéroport de Merville-Lestrem accueille en outre de nouvelles activités innovantes, comme la voltige aérienne et les formations de drones. Il joue un rôle stratégique pour la région, notamment pour la formation de jeunes pilotes chaque année. Thomas Pesquet, notre astronaute, a passé une qualification aéronautique dans cet aérodrome en 2022.”
“Ma question s’adresse au ministre chargé des transports et concerne la menace de fermeture de la tour de contrôle de l’aéroport de Merville-Lestrem, dans ma circonscription du Pas-de-Calais. Cette décision, prise sans concertation, menace gravement le développement économique et l’attractivité de notre territoire. Depuis 2021, la communauté de communes Flandre Lys et son président, Jacques Hurlus, qui est aussi maire de Lestrem, ont investi massivement dans la modernisation de cet aéroport : rénovation d’infrastructures ; création de logements étudiants ; développement d’écoles spécialisées ; réhabilitation du parc de loisirs Eolys. Ces efforts ont permis de réduire considérablement les non-conformités.”
“Puisque vous n’avez plus de circonscription, je vous invite à m’accompagner dans le quartier des cheminots de Béthune et dans celui du Mont-Liébaut : vous répondrez cela vous-même à leurs habitants. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Dans ma circonscription du Pas-de-Calais, celle de Béthune et des trente et une communes des alentours, les habitants ne me parlent pas de vous, monsieur le premier ministre, mais de leurs préoccupations quotidiennes : ne pas arriver à vivre de leur salaire, mettre de l’essence dans leur voiture, se chauffer, remplir le chariot de courses, racheter une paire de baskets à leurs enfants le dix du mois. Je me fais la messagère de leurs questions : comment vont-ils faire pour arriver à la fin du mois de janvier ? Comment feront-ils le mois suivant et celui d’après ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“En janvier et février 2025, les hausses de prix vont toucher de plein fouet les classes moyennes et populaires : augmentation des tarifs des mutuelles – 6 % en 2025 après une hausse de 8 % en 2024, de sorte que de plus en plus de Français renoncent à se soigner –, augmentation du prix du gaz, des tarifs de la poste, des péages ; s’y ajoutent le coût prohibitif du logement, la baisse du livret A décidée contre la France qui fait des sacrifices et des efforts pour épargner, la paralysie des salaires frappant la France qui travaille alors que l’épisode inflationniste a occasionné des difficultés économiques durables pour les Français.”
“Vous avez parlé de tout sauf de la principale priorité des Français : le pouvoir d’achat, grand absent de votre déclaration. Nous avons eu un vague espoir lorsque vous avez évoqué les gilets jaunes – la plus grande révolte de la France du travail depuis un siècle – mais vous n’avez rien dit pour cette majorité de Français qui placent le pouvoir d’achat en tête de ses inquiétudes.”
“Monsieur le premier ministre, mardi dernier, lors de votre discours de politique générale, vous avez parlé de tout et surtout de rien.”
“Pourquoi ne l’avez-vous pas vu plus tôt ?”
“Il aurait fallu s’en préoccuper plus tôt : le sujet est sur la table depuis sept ans !”
“Compte tenu de la gabegie financière et des dépenses aberrantes que sept ans de Macronie ont suscitées, le Rassemblement national estime qu’il y a d’autres secteurs prioritaires, pour faire des économies et du rabais, que le remboursement des fauteuils roulants. C’est le prix de la dignité des personnes handicapées, et c’est une mesure de justice sociale. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Une conséquence de plus, affirmez-vous, de l’irresponsabilité des extrêmes. De tels propos sont particulièrement indignes !”
“S’y ajoute l’indignité de votre déclaration, madame la ministre. Si le Rassemblement national et le NFP, avez-vous dit, votent une motion de censure, les personnes en situation de handicap devront attendre avant de voir leur fauteuil remboursé.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Je veux souligner que la proposition de loi de Sébastien Peytavie avait été cosignée par l’actuel ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, Paul Christophe, lorsqu’il était député, avant qu’il n’entre au gouvernement et décide finalement de ne plus rembourser que certains fauteuils. (« Quelle honte ! » sur les bancs du groupe RN.)”
“C’est un enjeu d’autonomie vital que chacun comprend et imagine : avoir besoin d’un fauteuil roulant, cela n’arrive pas qu’aux autres ! Après un accident de la route ou un accident cérébral, la vie de chacun peut basculer en un instant. Le Rassemblement national soutiendra donc la proposition de loi de notre collègue Sébastien Peytavie, dont je salue le courage et la persévérance. Son projet est une réponse à l’attente de longue date des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Rappelons enfin qu’après des mois de discussions, le gouvernement avait envisagé de dégainer un décret pour fixer comme bon lui semble les conditions de remboursement des fauteuils roulants. Nous ne lui faisons aucune confiance et ses futures propositions feront l’objet d’une extrême vigilance de notre part.”
“Vous l’avez dit : la sécurité sociale prend en charge environ 500 euros sur le coût d’un fauteuil roulant manuel, alors que la facture peut très vite monter à plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un fauteuil électrique, en fonction du handicap. Comme en témoignent auprès de moi plusieurs habitants de ma circonscription du Pas-de-Calais, le reste à charge est souvent insurmontable ; il fait parfois l’objet de cagnottes de solidarité qui, si elles sont bienvenues, ne constituent évidemment pas une solution. Rappelons qu’en France, la moitié des personnes handicapées vivent avec moins de 1 500 euros par mois ! Rappelons aussi qu’un fauteuil roulant n’est pas un luxe et qu’il a un intérêt médical pour chaque cas, selon sa gravité.”
“…une de plus et pas la moins honteuse d’entre elles, compte tenu des hommes, des femmes et des enfants à qui elle était adressée : c’était lors de la Conférence nationale du handicap, en 2023. La même promesse avait été formulée ici même par Gabriel Attal lors de sa déclaration de politique générale, dans l’enthousiasme des Jeux paralympiques de Paris qui étaient alors à venir. Il a fallu votre proposition de loi, monsieur le rapporteur, et que l’Assemblée nationale s’en empare, pour que le sujet soit remis à l’ordre du jour. Il est un enjeu crucial pour 1 million de personnes en France.”
“C’était un engagement d’Emmanuel Macron : « Dès 2024, les fauteuils roulants seront remboursés intégralement ». Une promesse non tenue par le président de la République,…”
“Cette mesquinerie consistant à refuser d’associer à votre proposition le premier groupe d’opposition de l’Assemblée nationale, alors même que nous avions déposé une proposition de résolution similaire, relève de la basse politique (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) et n’est pas à la hauteur du sujet qui nous occupe – vous n’êtes pas à la hauteur de ce que les victimes attendent de notre parlement. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous avons été soigneusement écartés de la cosignature de votre proposition, alors que nous avons auditionné Judith Godrèche ensemble dans le cadre de la délégation aux droits des enfants et que les députés de notre groupe ont participé aux travaux de la précédente commission d’enquête.”
“La protection des enfants qui évoluent dans le milieu artistique ne peut pas – ne doit pas – échapper à la loi. Les députés du groupe Rassemblement national sont favorables à la création de cette commission d’enquête ; j’avais moi-même déposé une proposition de résolution semblable sous la précédente législature. Monsieur le rapporteur Balanant, cette nouvelle législature – et plus encore le sujet de cette commission d’enquête – aurait dû nous permettre d’œuvrer pour l’intérêt général, collectivement et sans sectarisme.”
“Le cinéma français devra-t-il déboulonner ses films culte, ses monuments, ses psys fétiches ? Lors de son audition, Judith Godrèche nous a clairement alertés sur les risques toujours courus par les mineurs au sein de l’industrie du cinéma – à la fois dans le cadre des castings, mais aussi sur les plateaux lors des tournages. Selon elle, aucune protection, aucun garde-fou ne protège les enfants ou les mineurs qui se présentent pour un rôle, et qui peuvent devenir les jouets d’un véritable système de prédation. Devant notre délégation, elle a évoqué des abus physiques et psychiques : lorsque l’on demande à une future actrice ou à un acteur en herbe de raconter sa vie sexuelle, de livrer son intimité à un jury d’observateurs, c’est déjà un abus caractérisé.”
“Ce sont les mêmes qui pétitionnaient dans les années 1970 en une de Libération pour défendre des pédophiles poursuivis par la justice ou dans Le Monde , en 1977, pour défendre les relations sexuelles entre adultes et enfants. C’est un extrait du documentaire très complaisant réalisé sur Benoît Jacquot par Gérard Miller – depuis mis en cause par des dizaines de femmes pour violences sexuelles – qui a décidé Mme Godrèche à prendre la parole. Il y détaillait par le menu les relations intimes entretenues avec trois actrices alors mineures : elle-même, Virginie Ledoyen et Isild Le Besco.”
“Le 14 mars, la délégation aux droits des enfants, dont je suis vice-présidente, auditionnait l’actrice Judith Godrèche, qui a porté plainte contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon pour viols sur mineure – elle avait 14 ans au moment des faits ; eux respectivement 40 et 45 ans. Judith Godrèche a été directement victime de la familia grande du cinéma – et bien au-delà du cinéma – qui s’est protégée et continue de se protéger. Avec les réalisateurs qu’elle a dénoncés, elle a probablement vécu la pire époque, celle issue du libertarisme post-soixante-huitard, celle qui ne souffrait aucune barrière ni interdit, très bien décrite dans le livre de Camille Kouchner La Familia grande .”