Laure Lavalette
RN · France
“Les chiffres illustrent l’ampleur du phénomène : 67 % des élèves de primaire fréquentent déjà les réseaux sociaux ; chez leurs aînés, l’absence de compte ouvert sur l’un de ces réseaux est devenue l’exception puisqu’elle ne concerne que 7 % des collégiens et 4 % des lycéens – dont mes enfants, hélas, ne font pas partie !”
“Pendant que nous débattions, les plateformes captaient l’attention d’enfants toujours plus jeunes. Pendant que les pouvoirs publics tardaient à intervenir, des habitudes et des dépendances s’installaient durablement.”
“Comment garantir la liberté d’opinion et d’expression et assurer à nos concitoyens que ces moyens ne seront pas utilisés à des fins de surveillance ? Ces questions sont légitimes. Y répondre impose malheureusement que nous débattions des modalités techniques d’application du texte, dont ce dernier ne dit rien.”
“Le groupe Rassemblement national accorde une grande importance à la liberté d’expression et à la liberté d’opinion sur les réseaux sociaux, principes cardinaux de notre démocratie.”
“Nous soutenons aussi l’interdiction des téléphones portables dans les lycées – proposition d’ailleurs formulée il y a plusieurs mois par Marine Le Pen et Jordan Bardella.”
“Dans la capitale, les prédateurs ont transformé les rues en brasiers, lancé un véhicule sur des passants, attaqué un commissariat et des forces de l’ordre auxquelles je tiens à rendre, au nom de mon groupe, un hommage appuyé pour leur dévouement et leur résilience.”
The complete record
Every one of 54 lines we hold for Laure Lavalette, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 1 of 2.
“Nous soutenons aussi l’interdiction des téléphones portables dans les lycées – proposition d’ailleurs formulée il y a plusieurs mois par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Si votre texte, madame la ministre, traite du pourquoi, il ne dit rien du comment, et représente dans son état actuel une atteinte potentielle aux libertés publiques, auxquelles nous sommes farouchement attachés. Dans la mesure où il n’est pas équilibré, nous vous invitons, madame la ministre, à le retirer de l’ordre du jour et à revoir votre copie, sans quoi nous refuserons de le voter et nous nous abstiendrons. (Sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Comment garantir la liberté d’opinion et d’expression et assurer à nos concitoyens que ces moyens ne seront pas utilisés à des fins de surveillance ? Ces questions sont légitimes. Y répondre impose malheureusement que nous débattions des modalités techniques d’application du texte, dont ce dernier ne dit rien. J’entends également ceux qui remarquent que le texte ne prévoit aucune implication des parents, pourtant premiers responsables et éducateurs. Notre devoir de législateur est de protéger les mineurs et le devoir des parents est de contrôler l’usage que font leurs enfants des réseaux sociaux. Nous partageons l’objectif d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de 15 ans.”
“Pendant que nous débattions, les plateformes captaient l’attention d’enfants toujours plus jeunes. Pendant que les pouvoirs publics tardaient à intervenir, des habitudes et des dépendances s’installaient durablement. Bien que sur tous les bancs, on s’accorde – je l’espère – sur cet impératif, une inquiétude demeure à l’issue de la commission mixte paritaire. En effet, les modalités d’application de l’interdiction qu’il est question d’instaurer, notamment la vérification de l’âge, imposent à tous les utilisateurs de se soumettre à une vérification d’identité. Comment garantir la protection des données personnelles et le bon traitement des enjeux de sécurité nationale et individuelle qu’impose cet état de fait ?”
“Les chiffres illustrent l’ampleur du phénomène : 67 % des élèves de primaire fréquentent déjà les réseaux sociaux ; chez leurs aînés, l’absence de compte ouvert sur l’un de ces réseaux est devenue l’exception puisqu’elle ne concerne que 7 % des collégiens et 4 % des lycéens – dont mes enfants, hélas, ne font pas partie ! Cette dynamique n’est pas nouvelle. Les questions que l’on pose aujourd’hui auraient dû être soulevées il y a cinq, voire dix ans. Les parents, les éducateurs et les responsables politiques que nous sommes se doivent de réagir. En politique, ce qu’il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux, disait Tocqueville. Pendant que nous hésitions, les algorithmes se perfectionnaient.”
“Le groupe Rassemblement national accorde une grande importance à la liberté d’expression et à la liberté d’opinion sur les réseaux sociaux, principes cardinaux de notre démocratie. La défense de ces libertés doit s’articuler avec la protection de notre jeunesse, que la fréquentation d’internet, et surtout celle des réseaux sociaux, expose à de multiples dangers. Cyberharcèlement et manipulation, contenus violents ou pornographiques, troubles du sommeil et perte de concentration, dégradation de l’estime de soi et de la santé mentale : les effets des réseaux sociaux sur les plus jeunes, désormais largement documentés, sont ravageurs.”
“Monsieur le ministre de l’intérieur, nous sommes ravis d’être d’accord sur le constat, mais laissez-nous gérer ! Je peux vous assurer que nous ne nous contenterons pas de dire que tout est globalement sous contrôle mais, avec nous, les Français seront en sécurité. Vivement 2027 ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Un semblant d’indignation nous est parvenu de l’Élysée, dans l’indifférence d’un pays qui sait qu’il n’est plus protégé, qu’il n’est plus présidé. Dans dix mois, les Français répondront pour vous à la question de civilisation qui se pose à tous : le choix du sursaut ou la certitude du chaos. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Annulations de crédits et taxe émeute – il n’y a que le RN pour s’opposer à ces humiliations. Quel est ce pays où une fête est menacée, où la moindre rue devient la scène d’une mauvaise rencontre, où la joie et l’enthousiasme sont confisqués ? Quel est ce pays où la paix et la liberté sont sacrifiées sur l’autel de la lâcheté pénale et politique ? Quel est ce pays où l’école et des parents démissionnaires n’inculquent plus le respect et la pudeur, la courtoisie et la douceur ? L’heure est à la fermeté, monsieur le premier ministre. Nous attendons que les interpellés soient enfermés et condamnés à rembourser l’intégralité de leurs méfaits, sans quoi nous vivrons les mêmes scènes dans les prochains jours, à l’occasion de la Coupe du monde.”
“« Tu casses, tu répares » s’égosillait Gabriel Attal mais, dans la vraie vie, les émeutiers cassent et les Français casquent.”
“Dans la capitale, les prédateurs ont transformé les rues en brasiers, lancé un véhicule sur des passants, attaqué un commissariat et des forces de l’ordre auxquelles je tiens à rendre, au nom de mon groupe, un hommage appuyé pour leur dévouement et leur résilience. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR ainsi que sur quelques bancs du groupe DR – M. Sylvain Maillard applaudit également.) Les mêmes scènes dans soixante et onze villes, de Rennes à Angers, de Grenoble à Bordeaux, et même jusque dans les quartiers paisibles de Toulon. Ces images, monsieur le premier ministre, cumulent déjà des centaines de millions de vues dans un monde qui sait, ce qui est encore pourtant un tabou pour vous mais qui ne l’est plus pour les investisseurs étrangers, que la France n’est plus un pays sûr.”
“Alors que les supporters du PSG se réjouissaient de leur deuxième étoile, des milliers d’agresseurs ont déferlé dans les rues de France pour brutaliser, saccager et tout brûler sur leur passage.”
“Sous-ministre, ancienne ministre… décidément !”
“Ma question était simple : les Français vont-ils payer plus ? J’aurais aimé que vous y répondiez, mais, une fois de plus, vous vous soustrayez à vos responsabilités. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Votre ministre du budget a expliqué que cette mesure avait été prise à la demande des maires. Le président de l’AMF, M. Lisnard, nie toute responsabilité. Qui devons-nous croire, monsieur le premier ministre ? J’associe donc l’ensemble de mes collègues, notamment ceux des départements les plus touchés, tels que l’Aude, la Dordogne, le Tarn-et-Garonne, le Pas-de-Calais et les Pyrénées-Orientales. Nous vous demandons solennellement d’annuler cette hausse inacceptable pour ces milliers de propriétaires, et pour les locataires, dont le loyer s’en trouvera mécaniquement augmenté. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Car voici la dernière trouvaille de votre concours Lépine fiscal : la hausse de la taxe foncière. Non contents de racketter les travailleurs, les chômeurs et les malades, vous lancez la chasse aux propriétaires : 7,4 millions de personnes sont dans le viseur. Cette taxe a déjà augmenté deux fois plus vite que l’inflation en dix ans. Chez moi, à Toulon, c’est plus de 41 % de hausse entre 2014 et 2024.”
“Et vous parlez de cynisme. Mais le cynisme, c’est d’organiser le blocage du pays puis de le reprocher à ceux qui le subissent. Le cynisme, c’est d’invoquer le gaullisme tout en refusant le retour aux urnes lorsque aucune légitimité n’émane du Parlement, de l’élection et du peuple. Le cynisme, c’est de créer une coalition de LR à LFI, avec pour seul objectif d’empêcher Jordan Bardella d’arriver à Matignon. Le cynisme enfin, c’est de ne pas assumer ses responsabilités quand les décisions qui sont prises affectent directement le quotidien des Français.”
“Monsieur le premier ministre, au lendemain de la première lecture des textes budgétaires, vous avez feint de redécouvrir l’impasse dans laquelle votre nomination a plongé le pays. Depuis le début des débats, votre ministre du budget n’a répondu à aucune des propositions d’économies déposées par notre groupe et que les Français attendent. Pire encore, lorsque le RN fait voter la suppression d’un impôt de production, vous faites revoter l’Assemblée. (Exclamations sur les bancs du groupe DR.) C’est simple : à chaque fois qu’il y a une baignoire ou une bouteille d’eau à taxer, vous êtes au rendez-vous.”
“La majorité des Français sont avec nous. Il faudra sans doute attendre 2027, mais sachez que nous serons présents pour nous défendre ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous voulez accueillir et répartir ; nous voulons secourir et reconduire.”
“Vous ne nous trouverez pas du côté de ceux qui approuvent les dispositions encourageant la clandestinité. C’est pourquoi nous soutenons ces amendements. Il y a une dichotomie entre vos discours et les souhaits des Français, qui, dans leur grande majorité, n’en peuvent plus de cette politique du chaos migratoire dans laquelle les huit années de mandat d’Emmanuel Macron nous ont plongés. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Même les électeurs de gauche – dans une proportion d’un sur deux – pensent que notre politique migratoire est problématique.”
“« L’humanisme n’est pas le bon sentiment. Si je choisissais cette voie, elle ferait basculer le pays. » Ces mots ne sont pas les nôtres, mais ceux prononcés dans un éclair de lucidité par Emmanuel Macron, en 2018, au sujet de l’Aquarius, bateau qui a finalement accosté en Espagne.”
“Nous souhaitons notamment instaurer une part fiscale pleine dès le deuxième enfant. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Nous devons mettre les moyens sur la table. Avoir un grand nombre d’enfants est le signe de la vitalité d’un pays. Si certains d’entre vous veulent remplacer par l’immigration les enfants que nous ne faisons pas, ma famille politique n’a pas baissé les bras. Nous soutiendrons tout ce qui va dans le sens d’une politique familiale forte. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Vives exclamations sur les bancs des groupes SOC et EcoS.)”
“« Il n’est de richesse que d’hommes » soutenait Jean Bodin. La situation de la France est plus que préoccupante : pour la première fois, nous enregistrons plus de décès que de naissances. Je rejoins mon collègue Patrier-Leitus sur un constat que nous devons tous faire, de manière transpartisane : nous ne pouvons pas nous satisfaire dans cet hémicycle du décalage entre le nombre d’enfants accueillis et le nombre d’enfants voulus. C’est à nous, parlementaires, collectivement, de mettre les familles en situation d’accueillir sereinement leurs enfants. Ce nouveau congé va évidemment dans le bon sens. C’est la raison pour laquelle nous y sommes favorables. Nous irons plus loin, dès 2027, si les Français nous font confiance, pour mener une politique familiale forte. Vous connaissez ces mesures, nous les avons déjà évoquées ici.”
“Il faut soutenir l’amendement de notre collègue Besse car de nombreuses familles réclament des soins palliatifs à domicile. Il suffit de considérer le nombre d’associations comme Être-là, Voisins & soins, qui œuvrent pour le bien-être des patients en fin de vie. Je regrette d’ailleurs que notre collègue François Hollande ne soit pas là, parce que le lauréat de sa fondation, l’année dernière, était précisément l’association Voisins & soins, qui propose des soins palliatifs à domicile. Aussi, je regrette, madame la ministre, que vous ne soyez pas favorable à cet amendement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Quelle sera, monsieur le premier ministre, la légitimité du président élu lors des prochaines élections lorsque Marine Le Pen sera relaxée en appel ? (M. Mathieu Lefèvre s’exclame.) Que restera-t-il, alors, de la démocratie ? (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent pour applaudir.)”
“Ne voyez-vous pas ce que cela signifie ? Ne voyez-vous pas ce qui se passe ? Ce n’est plus de la justice, c’est de la politique. Vous qui désespérez et vous qui croyez nous abattre, ne soyez certains que d’une chose : cette attaque est un moteur supplémentaire dans notre combat pour la France et les Français.”
“Entre deux déclarations d’amour à l’ancienne candidate d’extrême gauche Eva Joly, madame de Perthuis va jusqu’à expliquer que le seul fait d’exercer le droit fondamental de se défendre est un motif de condamnation à l’exécution provisoire de la sentence. Elle ajoute que la candidature de Marine Le Pen devant les Français, à elle seule, constituerait un trouble à l’ordre public – oubliant peut-être qu’elle doit rendre sa décision au nom du peuple. (M. Inaki Echaniz s’exclame.) L’État de droit est bafoué, les recours effectifs sont anéantis et la liberté des électeurs, pourtant rappelée la semaine dernière par le Conseil constitutionnel, est annihilée. Mes chers collègues, êtes-vous devenus déraisonnables ?”
“Cela vaut pour tout le monde – sauf pour Marine Le Pen, condamnée à quatre ans de prison dont deux ans ferme, quand un ancien magistrat qui prostituait sa fille de 13 ans s’en était tiré avec trois ans de prison assortis d’un sursis ! Est-ce là la justice ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – M. François Cormier-Bouligeon s’exclame.) Pas d’enrichissement personnel, pas de corruption, une récidive impossible – Marine Le Pen n’étant ni présidente de parti ni députée européenne : Marine Le Pen n’est aujourd’hui condamnée que parce qu’elle est Marine Le Pen !”
“Vous ne pouvez pas ne pas savoir, monsieur le ministre de la justice, que nous avons condamné, fermement et immédiatement, les menaces que les juges ont reçues : je vous remercierais de ne pas faire croire le contraire. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Hier, une décision politico-judiciaire, traduisant une volonté ouvertement revendiquée par la juge en charge du dossier, a interdit à la favorite de l’élection présidentielle de se présenter au suffrage des Français. (Mme Cyrielle Chatelain s’exclame.) Dans une démocratie normale, interjeter appel – ce qui a été fait ce midi même – annule la décision de première instance et fait retrouver au justiciable, à tout justiciable, la présomption d’innocence.”
“Une LFI s’est désistée pour vous faire élire !”
“Je rappelle que Marine Le Pen a obtenu plus de 40 % des voix à Mayotte !”
“Le 7 juillet, un pouvoir déclinant a suscité une profonde désespérance. Tâchons au moins de rendre les prochains mois utiles à la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous connaissez nos positions et nos lignes rouges. Vous nous trouverez ouverts au compromis, hermétiques au chantage, vigies inépuisables de l’intérêt général.”
“Nous vous proposons d’organiser d’ici au 31 décembre l’examen et le vote d’une loi d’urgence agricole, et d’arrêter cette folie qu’est le traité avec le Mercosur en gelant notre contribution financière à l’Union européenne. S’agissant de l’urgence démocratique, nous savons que vous partagez notre engagement en faveur d’un mode de scrutin proportionnel, alliant juste représentativité et stabilité institutionnelle. Il faut aussi évoquer l’urgence, toujours prégnante, du pouvoir d’achat et d’une fiscalité plus juste, l’urgence hospitalière et en matière d’accès aux soins partout sur notre territoire, et, enfin, l’urgence sécuritaire et migratoire qui s’aggrave de jour en jour, malgré les postures et les grands mots. Face à cet « Himalaya » de défis, pouvez-vous décliner vos priorités devant la représentation nationale ?”
“Aussi espérons-nous sincèrement que votre action soit salutaire face aux urgences qui s’amoncellent – c’est fondamentalement dans l’intérêt d’un peuple qui ne vous a pas choisi. L’urgence est d’abord agricole : les agriculteurs ont été abandonnés par un gouvernement Attal qui n’a pas fait la moitié de ce qu’il avait promis.”
“Le groupe Rassemblement national et sa présidente Marine Le Pen s’associe au deuil national décrété par le président Macron à la suite du drame épouvantable que vit le département de Mayotte. Compatriotes mahorais, Français au milieu des malheurs du monde, recevez notre sollicitude et toute notre affection. Le 7 juillet, par un jeu de désistement indigne d’une démocratie mature, le président de la République a empêché une alternance pourtant largement réclamée par les Français. Alors qu’il prétendait redonner au pays le choix de son avenir, Emmanuel Macron l’a privé d’une majorité claire, au prix de l’instabilité et du chaos. Lui et son premier ministre d’alors resteront seuls responsables devant l’histoire.”
“Merci de nous laisser libres ! (Mêmes mouvements.)”
“La vérité, c’est que vous méprisez les retraités ! La vérité, c’est que vous méprisez les ouvriers ! La vérité, c’est que vous méprisez les familles ! Les Français ne s’y sont pas trompés et, comme Mme la ministre que je paraphraserai volontiers, je me souviens moi aussi des élections européennes et législatives, lors desquelles les Français ont placé le RN très en tête dans les sondages.”
“Évidemment, il revient à l’État de donner aux familles les moyens économiques d’avoir le nombre d’enfants dont elles ont envie. Figurez-vous d’ailleurs qu’à long terme, une politique nataliste est plus efficace qu’une politique encourageant l’immigration.”
“Les femmes françaises ont 1,7 enfant en moyenne, alors qu’elles désirent en avoir 2,5 : laissez-les donc libre d’avoir le nombre d’enfants dont elles ont envie ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Il n’est évidemment pas question de forcer qui que ce soit et personne à part vous ne peut l’imaginer.”
“M. Sitzenstuhl, vous venez de répondre à M. Bayrou, qui nous invitait à choisir entre la natalité et l’immigration. Alors que c’est à cette dernière que vont vos faveurs, nous, nous n’avons pas baissé les bras et pensons encore que la natalité a toute sa place dans nos politiques. D’ailleurs, il fut un temps où même la gauche la défendait, ainsi que la famille.”
“…et les acrobates, c’est vous ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et plusieurs bancs du groupe UDR.)”
“Mme la ministre évoque la productivité, à juste titre : la plupart des emplois créés à l’issue de la crise du covid sont des emplois à faible valeur ajoutée. C’est tout ce que la Macronie a pu produire. (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.)”
“Je voudrais d’abord que nous ayons une petite minute de reconnaissance, sinon de silence, pour Noé Gauchard du Nouveau Front populaire : en position de se maintenir au deuxième tour des élections législatives de juin dernier, il a préféré se retirer et faire élire Mme Borne, grande prêtresse de la réforme des retraites. Merci Noé Gauchard ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Les Français ne vous disent pas merci. Le document demandé par Mme Loir est évidemment nécessaire. L’absence de Mme Rousseau me permettra également de parler de natalité sans qu’on me parle de mon utérus. La productivité et la natalité constituaient, en effet, les grandes oubliées de la réforme des retraites.”
“Par pitié, revenez à la raison ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…et vous pourrez me raconter tout ce que vous voulez. Vous agissez, madame la ministre, comme si le dispositif d’exonération de cotisations sociales patronales était un cadeau. Or il ne l’est pas. Il est un outil de maintien de l’emploi, notamment pour les populations les plus faiblement qualifiées, surexposées au risque de chômage. Rogner sur les marges des entreprises, surtout sur les plus petites d’entre elles, serait un acte mortifère. Passer du « quoi qu’il en coûte », dont vous êtes si fiers, à un « on reprend un peu de votre oxygène », à un moment où les entreprises essaient de sortir la tête de l’eau, avouez que c’est un peu rude ! Croire que le redressement des finances publiques passera par la détérioration des TPE-PME et la destruction de l’emploi, c’est un peu comme tenter d’éteindre un incendie avec de l’essence.”
“Monsieur Lefèvre, si vous voulez, nous pouvons aller à la buvette : nous prendrons un pot,…”
“Plus de 63 000 défaillances d’entreprises enregistrées sur douze mois ; 395 entreprises de plus de 50 salariés victimes d’une cessation de paiements depuis le début de l’année – bien plus que durant toute l’année 2019 ; plus de 30 000 entrepreneurs sans activité entre janvier et juin dernier : cela ne vous suffit donc pas ? Voilà qu’il vous faut maintenant ajouter une charge supplémentaire de plus de 5 milliards sur le dos des entreprises !”
“Madame la ministre, je ne comprends pas cet acharnement contre les très petites, petites et moyennes entreprises – TPE et PME. Sous prétexte de rationaliser les allégements de cotisations patronales, vous risquez de porter un coup fatal à ces entreprises. Cette réforme, vous le savez, menace directement l’emploi, car chaque augmentation de charge pèse sur les trésoreries déjà fragiles et très précaires de nos petites entreprises. Elle intervient en outre dans un contexte déjà bien lourd.”
“…et qui a permis l’élection d’Emmanuel Macron. Monsieur Vigier, pour gagner en compétitivité, il faudrait baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises – CVAE – et les impôts de production, que vous avez laissés augmenter par votre absence la semaine dernière – et on parle là de 10 milliards !”