Aymeric Caron
LFI-NFP · France
“Il est proposé d’encourager la réduction de la consommation de viande dans les écoles. C’est une nécessité absolue, pour de multiples raisons, notamment pour lutter contre le réchauffement climatique.”
“Il a pour but d’interdire de servir, en restauration collective, des produits agricoles importés, issus de filières qui contribuent à la déforestation. La déforestation est évidemment une catastrophe écologique majeure.”
“Non, cet amendement n’est pas plus large et ne vise pas à interdire les élevages. Pas du tout ! S’il est vrai que le gouvernement a officiellement mis en place un plan pour limiter les effets de l’importation des produits qui créent de la déforestation, il n’a malheureusement pas d’effet.”
“Vous venez de rappeler qu’il y a une loi mais il se trouve qu’elle n’est pas suivie d’effets. Vu ce qu’on subit ces jours-ci, cette canicule, qui n’est qu’une préfiguration de ce qu’on va vivre dans les… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur.)”
“Rappelons aussi l’efficacité des protéines végétales par rapport aux protéines animales : il faut en moyenne sept calories végétales pour produire une calorie animale. Je propose donc tout simplement que trois repas par semaine dans les écoles soient végétariens.”
“» sur plusieurs bancs du groupe RN.) Je me suis contenté de citer les arguments des scientifiques qui disent, que cela vous plaise ou non, que nous et nos enfants devrons réduire notre consommation de viande pour lutter contre le réchauffement climatique et nourrir toute notre population dans un cadre de souveraineté alimentaire.”
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“Rappelons aussi l’efficacité des protéines végétales par rapport aux protéines animales : il faut en moyenne sept calories végétales pour produire une calorie animale. Je propose donc tout simplement que trois repas par semaine dans les écoles soient végétariens.”
“Je peux également vous rappeler les chiffres : selon la FAO, l’agriculture est responsable de 12 % des émissions totales de gaz à effet de serre. Et parmi ces 12 %, 60 % sont issues de l’élevage, qui produit énormément de méthane.”
“Il est proposé d’encourager la réduction de la consommation de viande dans les écoles. C’est une nécessité absolue, pour de multiples raisons, notamment pour lutter contre le réchauffement climatique. J’ai abordé cette question il y a quelques jours déjà, et pour mieux vous convaincre aujourd’hui, j’ai apporté la liste des scientifiques qui défendent cette position : le Giec – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat –, l’OMS – Organisation mondiale de la santé –, le Haut Conseil pour le climat, l’Inrae – Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement –, le Circ – Centre international de recherche sur le cancer –, la FAO – Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture –, l’IPBES – Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques –, l’Iddri, l’Ademe – Agence de la transition écologique –, et j’en passe.”
“Vous faites dire à mon amendement quelque chose qu’il ne dit pas !”
“Vous venez de rappeler qu’il y a une loi mais il se trouve qu’elle n’est pas suivie d’effets. Vu ce qu’on subit ces jours-ci, cette canicule, qui n’est qu’une préfiguration de ce qu’on va vivre dans les… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur.)”
“Vous, collègues, vous écoutez, mais, au banc, personne n’écoute. C’est quand même insupportable !”
“Non, cet amendement n’est pas plus large et ne vise pas à interdire les élevages. Pas du tout ! S’il est vrai que le gouvernement a officiellement mis en place un plan pour limiter les effets de l’importation des produits qui créent de la déforestation, il n’a malheureusement pas d’effet. Je suis étonné que, chaque fois qu’on propose un amendement pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, on se fasse renvoyer dans les cordes, avec un certain mépris d’ailleurs, puisqu’on n’a même pas la possibilité de vraiment en débattre. Vous voyez là, par exemple, je suis en train de parler, et personne n’écoute. (MM. Marc Fesneau et Jean-René Cazeneuve s’exclament.)”
“On a vraiment le temps de défendre ses arguments !”
“On détruit des forêts, entre autres, pour libérer de l’espace pour le bétail, et, en particulier, pour l’élevage bovin mais, si on convertit des forêts en terres cultivées, c’est, notamment, pour produire du soja, qui va nourrir notre bétail, ici, en France…”
“Il a pour but d’interdire de servir, en restauration collective, des produits agricoles importés, issus de filières qui contribuent à la déforestation. La déforestation est évidemment une catastrophe écologique majeure. Sur les trente dernières années, 10 % de la surface des forêts dans le monde ont disparu, soit environ 420 millions d’hectares. C’est d’autant plus grave que les forêts, et tout particulièrement les forêts tropicales – qui sont les plus menacées –, abritent 75 % de la biodiversité terrestre et qu’elles jouent un rôle de puits de carbone, rôle essentiel – vous le savez – pour lutter contre le réchauffement climatique, dont nous éprouvons très directement les effets, ces jours-ci, en France, avec cette nouvelle canicule.”
“Si dès qu’on aborde la question du bien-être animal et de la réduction indispensable de la consommation de viande, on est dans l’invective et dans la moquerie, on n’en sortira jamais. Cela donne une image lamentable de cette assemblée ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR, DR et UDR.)”
“Je vous propose de réfléchir à la suppression des élevages industriels pour revenir à des élevages raisonnables. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR et Dem.) Avec les chiffres que j’ai évoqués, la marge de manœuvre est de 20 % à 25 % d’animaux, par rapport à la masse actuelle, qui pourraient être élevés dans des conditions correctes. On les laisserait sortir et ils seraient traités de manière un peu plus humaine.”
“» sur plusieurs bancs du groupe RN.) Je me suis contenté de citer les arguments des scientifiques qui disent, que cela vous plaise ou non, que nous et nos enfants devrons réduire notre consommation de viande pour lutter contre le réchauffement climatique et nourrir toute notre population dans un cadre de souveraineté alimentaire. Sans cela, on n’y arrivera jamais ! (M. Maxime Laisney applaudit.) Vous avancez l’argument du plaisir de manger de la viande. Vous avez ce plaisir, je ne l’ai pas. C’est une opinion personnelle. Il ne s’agit pas de s’attaquer à une profession. Énormément d’éleveurs sont très malheureux dans leur métier parce qu’ils vivent dans des conditions lamentables. (M. Maxime Laisney applaudit.) Je rappelle que 80 % des animaux sont produits de manière industrielle.”
“Collègues, franchement, je suis navré ! Je comprends parfaitement que vous ne soyez pas d’accord avec mes idées. Je n’ai pas la prétention qu’elles soient majoritaires – mais pourrions-nous, à tout le moins, avoir un débat raisonnable ? Ce que j’ai entendu, ce sont des caricatures ridicules. On se moque de nous, mais je n’ai jamais dit que l’élevage de deux poulets était industriel ! Je pointe des élevages de 200 000 poulets. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Je ne mange pas de viande, mais je ne vous demande pas d’en faire autant. (« Ah !”
“Elle a étudié les scénarios pour arriver à la neutralité carbone en 2050. Dans le plus ambitieux, elle prévoit une réduction de 70 % de la consommation de viande, notamment de porc et de volaille, et elle préconise une diminution notable de l’élevage avec une réduction de 85 % des cheptels bovins. Je demande simplement qu’on écoute l’Ademe avant qu’elle ne soit dissoute. Si cela ne vous convient pas, mon amendement de repli n o 642 est très raisonnable. Il ne contient aucun objectif chiffré et laisse une grande liberté. Il s’agit simplement d’inscrire dans la loi l’intention de réduire progressivement le nombre d’animaux d’élevage produits sur le territoire. Cela me semble le moins qu’on puisse faire.”
“Madame la ministre, je sais que vous n’aimez pas beaucoup l’Ademe – il paraît même que vous voulez la démanteler. (Mme la ministre fait un signe de dénégation.) Mais pour l’instant, elle existe.”
“Qu’ils sont agités, en face… Ce n’est pas bien, le RN, de bordéliser comme ça ! (Mêmes mouvements.)”
“Non ! Ce sont les scientifiques qui le disent. Vous faites du négationnisme scientifique ! (Mêmes mouvements.) Ce sont les agences qui le disent. Même la Cour des comptes le dit ! La Cour des comptes, ce n’est pas LFI ! L’Agence de la transition écologique, l’Ademe… (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Si nous voulons lutter efficacement contre le réchauffement climatique, il faut – que vous le vouliez ou non – réduire le nombre d’animaux qui sont élevés sur notre territoire ; il faut réduire notre consommation de viande. (Vives exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR, DR, Dem et UDR.) Et ce n’est pas un fantasme d’Aymeric Caron !”
“Collègues, si vous ne souhaitez pas réduire notre production de viande pour le bien des animaux, peut-être accepterez-vous d’envisager cette perspective pour le bien de nos enfants et de nos petits-enfants, à savoir pour lutter contre le réchauffement climatique ? Par cet amendement, je propose en effet que les projets d’avenir agricole contribuent à la réduction de 85 % du nombre d’animaux d’élevage produits sur le territoire à l’horizon 2050 et au développement des cultures de protéines végétales destinées à l’alimentation humaine, et cela afin d’atteindre les objectifs climatiques de la France. Eh oui ! C’est comme ça !”
“C’est ça, le modèle que vous essayez de nous proposer, et c’est exactement le modèle que nous refusons ! Et refuser de voir que végétaliser notre alimentation est une nécessité relève d’une cécité politique gravissime ! (Exclamations sur divers bancs.)”
“Voilà un refus sacrément argumenté ! J’en reviens à l’élevage industriel. Il tient au nombre d’animaux concentrés dans un même endroit, mais pas uniquement. Il est aussi caractérisé par les conditions de vie de ces animaux, prisonniers d’espaces dont ils ne peuvent absolument pas sortir. En France, 99 % des lapins sont élevés en cage, 95 % des cochons dans des bâtiments sans accès à l’extérieur, sur du béton, sans paille, comme 84 % des poulets de chair et 49 % des poules pondeuses. L’exemple des poules est particulièrement intéressant car j’ai compris que, avec ce texte de loi, l’idée est notamment de faciliter l’installation de poulaillers géants, avec des capacités encore plus grandes. Combien d’animaux : 100 000, 150 000, 200 000 ?”
“Si on ne peut même plus aborder les sujets intéressants…”
“Je n’ai pas terminé, monsieur le président.”
“Vous nous disiez tout à l’heure, madame la ministre, que l’élevage industriel n’existait pas en France, que vous aviez des chiffres qui le démontraient. Eh bien, j’ai des chiffres qui disent exactement l’inverse ! Encore faut-il nous mettre d’accord sur ce qu’est un élevage industriel. Certes, la question du nombre d’animaux entre en ligne de compte, mais pas seulement…”
“Pour vous, sans doute ! (Sourires.) Ces avancées nous permettent en effet de bien mieux connaître les animaux qu’on ne les connaissait il y a quarante, cinquante ou cent ans. On sait désormais que les animaux qui sont élevés pour être mangés sont des êtres sensibles, qui ont des besoins, peuvent éprouver de la souffrance, du plaisir, et bien d’autres sentiments. De cela, il faut aussi tenir compte et arrêter de les traiter comme des objets.”
“…si nous voulons lutter contre le changement climatique, puisque la production de viande est fortement émettrice de gaz à effet de serre – j’y reviendrai tout à l’heure dans un autre amendement – et si nous voulons lutter contre la pollution des sols, puisque de nombreux élevages sont très polluants, notamment en Bretagne. J’ajoute, mais je sais que cela vous intéresse assez peu et j’en ai pris l’habitude depuis plusieurs années que j’essaie d’aborder ces sujets dans l’hémicycle, qu’il serait bon de tenir compte des avancées scientifiques, en neurologie par exemple, en neurosciences,…”
“Eh si, messieurs, il va falloir le faire ! Je sais bien que, de votre côté, on est un peu conservateur, mais il va quand même falloir réfléchir à l’intérêt général, notamment si nous voulons être autonomes en matière d’alimentation,…”
“Il va bien falloir qu’à un moment donné ce pays fasse sa révolution alimentaire et s’oriente vers une végétalisation de l’alimentation.”
“Il vise à donner la priorité, au sein des projets d’avenir agricole, aux productions végétales, qui sont d’un intérêt stratégique majeur, pour des raisons écologiques et des raisons de souveraineté alimentaire.”
“Ce n’est pas le bon ministre, la question n’a rien à voir avec son portefeuille !”
“L’éthologie est la science qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel. Dans un texte concernant l’alimentation, il me semble essentiel d’expliquer qui sont ces animaux que nous mangeons – ces cochons, ces poulets, ces vaches – et d’expliquer leurs comportements réels, leur sensibilité, leur intelligence, leur proximité avec l’être humain. C’est important pour savoir si nous avons vraiment envie de les manger. Il est également fondamental d’expliquer dans quelles conditions ils sont élevés puisque 80 % des animaux consommés en France proviennent d’un système industriel où ils ne peuvent pas bouger, sont mal nourris et tués très jeunes. Il me semble que tous ces éléments doivent être portés à la connaissance de quiconque veut vraiment se renseigner sur notre système alimentaire. (M. Gabriel Amard applaudit.)”
“Ce n’est pas une question de vidéo, cher collègue. J’ai encore l’illusion que nous pouvons débattre dans cet hémicycle, échanger des arguments – voire éveiller vos consciences sur des éléments qui vous auraient échappé. (M. Jean-René Cazeneuve et M. Daniel Labaronne s’exclament.) Je me fais des illusions ? Bon… L’amendement n o 21 vise à inscrire le mot « éthologie » dans le texte. Savez-vous ce que c’est ?”
“Manger de la viande – trop de viande – est donc mauvais pour la santé. Comment expliquer aux enfants et aux adolescents ce qui est bon pour eux si l’on ne leur donne pas ces informations ? Ce texte doit en tenir compte.”
“Dans la même logique que celle que j’ai commencé à développer, je souhaite que cette proposition de loi mentionne la nécessité de végétaliser l’alimentation, car il sera bien question de santé dans les recommandations. Je rappelle que, dans un rapport de novembre 2021, l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, estimait qu’en 2020, 2,4 millions de décès dans le monde et environ 240 millions d’euros de dépenses de santé étaient imputables à la consommation excessive de viande rouge et transformée. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) indiquait déjà qu’une forte consommation de viande rouge et de viande transformée – charcuterie, salaisons, conserves et autres produits à base de viande – était associée à un risque accru de cancer colorectal.”
“C’est ça, éduquer des enfants à l’alimentation ! (M. Gabriel Amard applaudit.) Évidemment, enfin ! Avec ces amendements, je propose simplement que cet enseignement ne se résume pas aux beaux conseils d’Interbev – l’association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes – sur ce qu’il convient de manger ou non, mais qu’il implique par exemple des associations de défense des animaux. Il ne faut pas que ce soient uniquement les lobbys de la chasse et de la pêche qui interviennent dans les écoles. ( M. Gabriel Amard applaudit. – Exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR et Dem.)”
“…pour savoir s’ils ont encore envie de les manger une fois qu’ils connaissent leurs conditions réelles d’élevage et d’abattage. Il s’agit tout simplement d’un droit à l’information. (Exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR et Dem.)”
“Il faut également le leur expliquer, de même qu’il faut leur expliquer dans quelles conditions ces animaux sont élevés,…”
“Comment se fait-il qu’on n’en parle pas dans ce texte ? Les trois amendements visent donc à remplacer les mots « professionnels du secteur de l’alimentation intéressés », afin qu’ils n’interviennent pas dans les écoles pour faire leur pub, par « associations spécialistes de nutrition, de santé et de bien-être animal » – évidemment. En effet, il faut que les enfants sachent exactement de quoi l’on parle. S’il faut leur apprendre à identifier tel ou tel légume – il y a quelques années, une étude a montré que près de 90 % des enfants ne savaient pas ce qu’était une betterave –, beaucoup ne savent pas non plus à quoi correspond la tranche de jambon, le nugget ou le steak haché qu’ils mangent. Ils ne font aucun lien avec l’animal concerné par ce bout de viande.”
“Une loi pour éduquer les enfants au goût et à l’alimentation : c’est formidable, mais pour leur apprendre quoi ? Le défaut de ce texte est qu’à aucun moment il ne mentionne la nécessité de diminuer notre consommation de viande. (« Ah ! » sur les bancs des groupes RN, EPR et Dem.) Enfin, chers collègues, vous devriez être d’accord avec moi ! Vous savez très bien que c’est une nécessité écologique, sanitaire et éthique. Pour ne s’en tenir qu’à l’aspect écologique, qui vous intéresse forcément, tous les scientifiques affirment que, si nous voulons parvenir à la neutralité carbone, nous devons réduire notre consommation de viande. L’un des scénarios de l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, évoque même une diminution de 70 %.”
“La vérité, c’est que vous avez sacrifié le peuple palestinien ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“À vrai dire, je n’attends aucune réponse de votre part, puisque je sais maintenant, par habitude, que vous hésiterez entre insinuer que ce constat est antisémite et nous dire que vous dénoncez bien sûr les actions d’Israël – avec la plus grande fermeté, ça va de soi… (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)”
“La plupart des Gazaouis vivent sous des tentes, dans le froid, et les enfants sont toujours privés de tout, à commencer par l’éducation. L’aide humanitaire est largement insuffisante et cela va empirer puisqu’Israël vient de décider de retirer leur accréditation à trente-sept ONG étrangères. La situation sanitaire et médicale est absolument terrifiante. Près de 20 000 Palestiniens sont en attente d’évacuation pour être soignés en dehors de Gaza. La France, là encore, ne fait strictement rien – ou presque, puisqu’elle n’a accueilli depuis deux ans que vingt-neuf enfants gazaouis blessés ou malades, un chiffre absolument dérisoire ! (Applaudissements et « Quelle honte ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Et en Cisjordanie occupée, évidemment, de nouvelles colonies illégales viennent d’être programmées.”
“Ça vous ennuie qu’on refuse d’oublier les Palestiniens (Mêmes mouvements) parce qu’ils ne comptent pas pour vous, comme vous l’avez démontré sans ambiguïté depuis octobre 2023, avec un cynisme qui a définitivement jeté la honte et le discrédit sur notre diplomatie. Mais rassurez-vous : je ne vais pas être long puisque je suis limité par le temps. (Mêmes mouvements.) Je voulais juste vous alerter quant au fait que le cessez-le-feu à Gaza annoncé il y a trois mois n’existe pas et que le génocide continue. Depuis le 10 octobre dernier, 450 Palestiniens ont été tués à Gaza. Parmi eux, plus de cent enfants, et des centaines d’autres enfants ont été blessés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Par ailleurs, Israël continue à tout raser : 2 500 bâtiments ont été détruits à Gaza ces trois derniers mois.”
“Je vais vous reparler d’un peuple qui indiffère à ce gouvernement et d’ailleurs à la plus grande partie de cet hémicycle, dont on a parfaitement compris que son empathie était à géométrie variable (Plusieurs députés sont en train de quitter l’hémicycle) – votre départ nous en donne la preuve. Je vais vous parler du peuple palestinien. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Oui, je sais : ça vous ennuie ! Vous aimeriez bien qu’Israël puisse tranquillement continuer à génocider, nettoyer ethniquement, assassiner, torturer ou encore emprisonner sans le moindre motif.”
“Ils défendent la corrida et maintenant ils évoquent le bien-être animal !”
“C’est Gaza qu’on détruit ! Elle est là, la destruction ! (Protestations sur les bancs des groupes RN, DR et UDR.)”
“C’est vous qui êtes antisémite ! Allez vous former vous-même !”
“Où est, ici, l’antisémitisme, c’est n’importe quoi !”
“C’est ce que vous dites qui est antisémite !”