Guillaume Florquin
RN · France
“Elle repose sur un pacte qui oblige la nation envers ses anciens, mais suppose aussi un lien réel de ces derniers avec la nation. Ce texte est utile et doit être adopté. Mes chers collègues, ce débat est révélateur : il montre qui défend vraiment les retraités modestes.”
“Elle envoie un message net à nos aînés : demander l’Aspa ne fait plus peser une menace sur les familles. Il n’est pas acceptable que le non-recours concerne aujourd’hui 300 000 personnes. Supprimer la récupération sur succession revient à lever un frein. Notre soutien n’est pas un chèque en blanc.”
“Dans nos communes populaires, dans nos villages, dans nos territoires ouvriers et ruraux, nous connaissons tous ces histoires, celles de Français qui n’ont jamais demandé grand-chose, qui ont travaillé dur, qui ont cotisé, qui ont parfois connu l’usine, les horaires décalés, les fins de mois difficiles, et qui ne comprennent pas que la so…”
“Acceptons-nous qu’une veuve, un ancien ouvrier, une ancienne employée, un petit agriculteur, un retraité modeste ayant travaillé toute sa vie, se demande au soir de son existence : si je sollicite l’aide à laquelle j’ai droit, l’État viendra-t-il la récupérer sur la maison que je voulais transmettre ?”
“Certains retraités pauvres ne demandent pas l’Aspa. Ce n’est pas qu’ils n’en ont pas besoin, ou qu’ils en ignorent l’existence. Ils savent, ou croient, que l’aide versée aujourd’hui pourra être récupérée demain sur leur succession.”
“Le texte que nous examinons part d’une situation très simple, presque ordinaire : celle d’un retraité modeste qui hésite à demander une aide pourtant nécessaire.”
The complete record
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“Notre proposition d’abrogation de la réforme Macron vise à restaurer un système de retraite plus juste en annulant les réformes récentes portant sur l’âge de départ et le nombre d’annuités. Concrètement, elle propose de rétablir l’âge de départ à 62 ans et d’alléger les critères de cotisation pour garantir aux travailleurs ayant eu des carrières longues et hachées de pouvoir partir plus tôt.”
“Ils n’ont eu aucune autre idée que celle de prolonger toujours plus le temps de travail, comme si c’était la solution à tous les maux. Ils ont prétendu que ce recul de l’âge de départ redresserait le pays mais regardons les faits : leur bilan est médiocre. Ils ont semé la division, précipité des millions de Français dans la rue – et pour cause, puisque seulement 7 % des actifs étaient favorables à l’augmentation de l’âge légal de départ la retraite.”
“Aujourd’hui, nous avons une chance unique (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) de réparer les dégâts d’une réforme des retraites imposée par un ancien gouvernement déconnecté, qui s’est obstiné à reculer l’âge de la retraite comme si c’était la seule solution. Cette proposition de loi, portée par le groupe de Marine Le Pen, représente une mesure d’urgence afin de rétablir rapidement une justice sociale. Nous devons une retraite digne aux Français qui travaillent et surtout aux plus fragiles. Soyons clairs, cette proposition de loi représente la seule solution viable à court terme pour sortir de l’impasse dans laquelle le gouvernement précédent nous a plongés.”
“Une loi grand âge, des budgets pluriannuels et une révision complète de nos politiques d’autonomie sont essentiels pour assurer une société où chacun, quel que soit son état de santé, peut vivre dans la dignité. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Ces femmes et ces hommes – ils sont entre 8 et 11 millions – qui permettent à leurs proches de vivre dignement chez eux doivent recevoir un soutien à la hauteur de leur contribution et une définition unifiée de leur statut juridique. Le plan minimal adopté par le Gouvernement, qui institue un congé de trois mois maximum sur un an, n’est pas suffisant. Il ne tient pas compte des revenus du ménage concerné et, surtout, la durée de l’indemnisation ne couvre pas la durée du congé. Le PLFSS pour 2025, malgré quelques avancées, ne répond ni aux attentes ni aux besoins fondamentaux de l’autonomie en France. Face aux défis du vieillissement et de l’inclusion des personnes handicapées, notre pays ne peut se contenter de mesures insuffisantes.”
“La France doit garantir à chacun une prise en charge sur son territoire, avec des structures adaptées aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap. Ensuite, la barrière d’âge de 60 ans pénalise les personnes handicapées vieillissantes. Ce seuil les oblige en effet à quitter le régime de la prestation de compensation du handicap (PCH) pour l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), une aide inadaptée aux besoins spécifiques liés au handicap. Il est donc indispensable de revoir cette limite d’âge et d’assurer une prise en charge continue, sans rupture, tout au long de la vie. Enfin, les proches aidants, sur qui repose en grande partie le maintien à domicile, sont insuffisamment soutenus.”
“La promesse du remboursement intégral des fauteuils roulants avant la fin de l’année 2024, faite par le Président de la République, n’a toujours pas été tenue, et les négociations, stoppées par la dissolution de l’Assemblée nationale, sont au point mort. Le plan « 50 000 nouvelles solutions », censé apporter des réponses concrètes aux besoins des personnes en situation de handicap, demeure flou et manque de détails opérationnels. De plus, faute de structures adaptées en France, plus de 8 000 Français, adultes et enfants, en situation de handicap, continuent d’être accueillis dans des établissements en Belgique. Cette situation est intolérable pour les familles dont les proches sont ainsi contraints à l’éloignement.”
“Les services d’aide et de soins à domicile, qui jouent un rôle essentiel dans le maintien à domicile, sont également en crise. Malgré l’affichage politique, le virage domiciliaire n’a pas été réellement engagé, et la réforme, dont l’entrée en vigueur a été reportée à plusieurs reprises, reste à ce jour inaboutie. Un soutien accru est indispensable afin de garantir leur viabilité et leur efficacité. Les infirmiers libéraux, qui sont souvent le seul recours dans les déserts médicaux, méritent une attention particulière. Ils sont indispensables au maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées, mais leurs rémunérations et les actes autorisés sans prescription médicale ne sont pas adaptés à la réalité du terrain.”
“L’aide sociale à l’hébergement (ASH), quant à elle, est insuffisante et ne couvre pas les frais réels d’un Ehpad. Le PLFSS pour 2025 ne propose qu’une seule mesure en faveur de la branche autonomie, à l’article 21, qui se limite à des ajustements de la réforme du financement des Ehpad. Même si cette réforme pourrait alléger, à terme, la charge des départements et améliorer la situation financière de certains établissements, elle ne répond pas aux besoins réels et urgents du secteur. Par ailleurs, la crise du recrutement dans les métiers du médico-social s’accentue en l’absence de revalorisations suffisantes, malgré le Ségur de la santé, qui, comme l’a reconnu le ministre du budget en commission, n’a pas été financé.”
“En ce qui concerne le tarif de ces établissements, les pensions de retraite, notamment les plus modestes, ne permettent pas de couvrir le reste à charge, qui représente souvent un fardeau insupportable pour de nombreux résidents et leurs familles.”
“À cela s’ajoutent les personnes handicapées vieillissantes, pour lesquelles des adaptations spécifiques sont nécessaires. Le temps est donc venu d’investir et d’engager des solutions ambitieuses, car la situation actuelle est critique. Certes, le PLFSS pour l’année 2025 prévoit une hausse de 2,4 milliards des crédits alloués à la branche autonomie, soit un total de 42,4 milliards. Cependant, nous savons tous que ce n’est pas suffisant. Les établissements médico-sociaux, en particulier les Ehpad, font face à de graves difficultés financières. En 2022, près de 60 % d’entre eux étaient en déficit, chiffre qui pourrait atteindre 80 % en 2024.”
“Alors que nous abordons l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, une question fondamentale se pose : sommes-nous prêts à relever le défi de l’autonomie dans notre pays ? En tant que rapporteur pour cette branche, je me tiens devant vous avec la conviction que des actions fortes et décisives sont plus nécessaires que jamais, alors que notre pays traverse le début de la transition démographique du papy-boom. La France compte environ 2,6 millions de personnes âgées dépendantes, un nombre qui devrait s’élever à 3 millions en 2030, puis à 3,5 millions en 2040. Par ailleurs, plus de 1 million d’entre elles seront confrontées à une dépendance lourde, nécessitant une prise en charge en établissement.”
“C’est un choix de bon sens en faveur de l’emploi, de nos entreprises et de l’avenir de notre industrie agroalimentaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“C’est un amendement essentiel pour les agriculteurs, notamment ceux des Hauts-de-France où sont implantés de nombreux producteurs de pommes de terre. Il vise à rétablir l’équité fiscale entre les fabricants de chips français et ceux installés dans d’autres pays de l’Union européenne, notamment en Belgique. Le haut-commissaire au plan, François Bayrou, l’a d’ailleurs souligné dans son rapport sur la reconquête de l’appareil productif : une telle incohérence fiscale affaiblit la compétitivité des entreprises françaises. L’amendement tend donc à étendre le tarif réduit de l’accise sur les gaz naturels aux fabricants de chips implantés en France, qui sont les seuls exclus du dispositif. Ce faisant, nous favoriserions la relocalisation de la production et renforcerions notre souveraineté alimentaire.”