Abdelkader Lahmar
LFI-NFP · France
“La réponse est malheureusement très simple : les IME manquent de moyens et ne peuvent pas ouvrir le nombre de places nécessaires pour répondre aux besoins. Une telle réalité n’a cependant rien d’une fatalité : c’est un choix politique.”
“Une troisième se désespère, après d’innombrables démarches et des rendez-vous infructueux avec la métropole de Lyon, la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), l’ARS… Chaque administration reconnaît le caractère intolérable de la situation tant pour l’élève que pour sa famille, mais aucune n’a de solution à…”
“La problématique est toujours la même : les MDPH reconnaissent les handicaps lourds de certains enfants et préconisent leur placement en IME mais, faute de places dans ces structures, les familles voient le dossier de leur enfant placé dans une interminable liste d’attente pendant des années, durant lesquelles ces enfants sont généralemen…”
“Ma question s’adresse à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées. Elle porte sur le manque structurel de moyens des instituts médico-éducatifs (IME), qui conduit à la déscolarisation ou à la scolarisation partielle de nombreux élèves pourtant bénéficiaires de notifications de la maison départe…”
“Le Conseil de réflexion sur l’islam de France (Corif) de Pierre Joxe en 1989, le Conseil représentatif des musulmans de France de Pasqua en 1993, la Fondation de l’islam de France (FIF) de Chevènement en 1997, le Conseil français du culte musulman (CFCM) de Sarkozy en 2003 et à présent le Forum de l’islam de France (Forif) de Retailleau.”
“…d’abord intitulée Union des organisations islamiques en France, puis Union des organisations islamiques de France, elle s’appelle aujourd’hui Musulmans de France et ses représentants se disent complètement indépendants.”
The complete record
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“Chaque enfant est en effet un élève, mais ces petites mesurettes contrastent avec la réalité de la vie de ces enfants constatée sur le terrain : certains sont sans solution de scolarisation. Il faut leur en trouver. Nous comptons sur vous.”
“Ma question est simple : le gouvernement débloquera-t-il des crédits supplémentaires pour que l’ensemble des notifications MDPH prévoyant un placement en IME soient effectivement exécutées dans des délais raisonnables ?”
“La réponse est malheureusement très simple : les IME manquent de moyens et ne peuvent pas ouvrir le nombre de places nécessaires pour répondre aux besoins. Une telle réalité n’a cependant rien d’une fatalité : c’est un choix politique. Avec des lois de financement de la sécurité sociale qui entérinent, année après année, des objectifs nationaux de dépenses d’assurance maladie (Ondam) systématiquement inférieurs à la réalité des besoins de la population, nous nous retrouvons avec un accompagnement défaillant d’enfants en grande souffrance. Le gouvernement aura beau jeu de citer telle ou telle timide augmentation de crédits pour se dédouaner de son immense responsabilité, mais la réalité du terrain est sans appel : les familles continuent d’attendre des places pendant des années parce que les moyens ne sont toujours pas suffisants.”
“Une troisième se désespère, après d’innombrables démarches et des rendez-vous infructueux avec la métropole de Lyon, la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), l’ARS… Chaque administration reconnaît le caractère intolérable de la situation tant pour l’élève que pour sa famille, mais aucune n’a de solution à proposer. Pire encore, certaines demandes de placement en IME finissent par expirer, car le délai d’attente s’est tellement allongé que l’enfant dépasse désormais l’âge maximal pour être admis dans ces structures. C’est tout bonnement scandaleux ! Comment se fait-il que l’État et la sécurité sociale abandonnent à ce point des enfants et leurs familles ?”
“La problématique est toujours la même : les MDPH reconnaissent les handicaps lourds de certains enfants et préconisent leur placement en IME mais, faute de places dans ces structures, les familles voient le dossier de leur enfant placé dans une interminable liste d’attente pendant des années, durant lesquelles ces enfants sont généralement déscolarisés. Dans la 7 e circonscription du Rhône – la mienne –, une famille attend depuis plus de huit ans une place en IME pour son fils ; une autre a attendu neuf ans pour se voir proposer un accueil à temps partiel qui n’est en rien satisfaisant.”
“Ma question s’adresse à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées. Elle porte sur le manque structurel de moyens des instituts médico-éducatifs (IME), qui conduit à la déscolarisation ou à la scolarisation partielle de nombreux élèves pourtant bénéficiaires de notifications de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Des familles épuisées, des parents dignes qui souhaitent simplement le meilleur pour leurs enfants, font remonter chaque jour à leurs élus la cruelle réalité du terrain.”
“Si, demain, vous voulez leur faire subir encore une nuit de Cristal, ce sera sans nous !”
“Les musulmans de ce pays subissent l’islamophobie, ce n’est pas à vous de choisir le mot !”
“…d’abord intitulée Union des organisations islamiques en France, puis Union des organisations islamiques de France, elle s’appelle aujourd’hui Musulmans de France et ses représentants se disent complètement indépendants. Au demeurant, monsieur Odoul, ce n’est pas à vous de choisir quels termes je dois utiliser, moi, lorsque je subis le racisme et l’islamophobie. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP ainsi que sur quelques bancs du groupe SOC.) Hier, lorsque je ne siégeais pas dans cette assemblée et qu’Abdelkader Lahmar subissait un racisme, une islamophobie que je dénonçais, on me répondait que je faisais de la victimisation. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Aujourd’hui, vous me répondez que je fais de la récupération.”
“Replaçons les choses dans leur contexte : cette proposition de résolution fait suite à un rapport consacré à l’entrisme des Frères musulmans. « Frères musulmans : décryptage d’un rapport qui se dégonfle », avait alors titré Mediapart . En effet, il est expliqué dans le rapport qu’aucun document récent ne témoigne d’une volonté des Frères musulmans d’appliquer la charia en France, que la mouvance, par nature difficile à quantifier, compterait 139 lieux de culte – soit 7 % – et entre 400 et 1 000 personnes. Je tiens en outre à rappeler que l’UOIF n’existe plus :…”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR.) Ils ont un seul souci, celui de la fin du mois : ils veulent protéger leurs enfants et leurs familles. Je leur dis ici que la République ne fera jamais le tri parmi ses enfants et que le temps des croisades est révolu. Rappelez-vous de ce jour car l’histoire s’en souviendra. Honte à vous ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs des groupes EcoS et GDR.)”
“Le Conseil de réflexion sur l’islam de France (Corif) de Pierre Joxe en 1989, le Conseil représentatif des musulmans de France de Pasqua en 1993, la Fondation de l’islam de France (FIF) de Chevènement en 1997, le Conseil français du culte musulman (CFCM) de Sarkozy en 2003 et à présent le Forum de l’islam de France (Forif) de Retailleau. Derrière la volonté de structurer l’islam, on veut soumettre une religion à un État. Est-ce là la laïcité ? En tout cas, ce n’est pas la manière dont nous la concevons. Vos obsessions racistes vous font oublier que c’est Sarkozy qui a invité les Frères musulmans à la table de la République (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) pour faire sortir l’islam des caves, comme disait déjà Chevènement. Les musulmans de ce pays vous disent simplement de les laisser tranquilles.”
“Allons-nous continuer l’escalade jusqu’à ce que toute relation entre nos deux pays soit rompue ? Cela n’a aucun sens ! L’histoire entre la France et l’Algérie a été remplie de guerres, de souffrances et de crimes. Il ne tient qu’à nous, chers collègues, d’en écrire une suite remplie de paix, d’amitié et de dialogue entre nos deux peuples. C’est ainsi que moi, fils d’immigré algérien, fier de mes deux nationalités française et algérienne (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR) , j’ai l’honneur de vous dire que nous voterons contre ce texte raciste et haineux. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont les députés se sont levés, et sur les bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)”
“…pas par des coups de menton aux relents coloniaux. Où va nous mener cette absurde confrontation ? Si le régime algérien décide de suspendre nos accords économiques ou la coopération antiterroriste, que faisons-nous ?”
“Est-ce là le souhait du Rassemblement national ? Ça m’étonnerait ! S’il y a des éléments à revoir dans ces accords, c’est par le dialogue et la diplomatie qu’il faut y parvenir,…”
“…et l’Algérie serait alors en droit de saisir la Cour internationale de justice (CIJ). (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Certains juristes affirment même qu’en abrogeant les accords de 1968, on en reviendrait à la libre circulation prévue par les accords d’Évian de 1962.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur plusieurs bancs du groupe SOC ainsi que sur ceux des groupes EcoS et GDR.) Ce texte en est la parfaite illustration, inutile et contre-productive. L’accord de 2013, évoqué dans l’exposé des motifs, est déjà suspendu depuis plusieurs mois. Quant à l’accord de 1968, sa dénonciation unilatérale constituerait une violation du droit international, selon la convention de Vienne de 1969,…”
“L’Algérie est ensuite présentée comme le premier pourvoyeur de migrants. C’est faux ! Depuis deux ans, les Algériens ne sont que la deuxième nationalité la plus représentée dans l’octroi de premiers titres de séjour. (« Ah ! » sur les bancs du groupe RN.) Pire, pour arriver au chiffre de 2,5 millions d’Algériens, le RN propose, sans honte, de compter les descendants français d’immigrés parmi les Algériens présents sur notre sol ! Citer des chiffres c’est bien, savoir les utiliser, c’est mieux ! Bien sûr, quand on connaît votre idéologie, on comprend mieux votre allergie aux chiffres arabes… (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et GDR.”
“Depuis, c’est tout l’extrême centre macroniste qui s’est rallié à cette idée : François Bayrou, Gabriel Attal, Édouard Philippe… trois anciens premiers ministres à la remorque de l’extrême droite – c’est affligeant ! Mais venons-en au cœur de la proposition d’aujourd’hui. L’exposé des motifs est rempli de mensonges, de raccourcis grossiers et de données tronquées mais, venant de vous, nous y sommes habitués. Le RN dénonce un faible taux d’exécution des OQTF, en oubliant de dire que notre pays en prononce bien plus que ses voisins – la comparaison avec le Danemark en est presque risible : ce pays prononce moins de 4 000 obligations de quitter son territoire chaque année, contre 140 000 en France pour la seule année 2024, soit autant que l’Italie, la Grèce et l’Espagne réunies.”
“…qui, pour sceller son allégeance au RN, proposait déjà de dénoncer les accords de 1968 : un soi-disant gaulliste qui reprend les marottes d’un parti fondé par d’anciens membres de l’OAS – Organisation de l’armée secrète –, on aura tout vu !…”
“Depuis des mois, en effet, nous assistons à une surenchère sur la question. En juin dernier, c’était M. Ciotti – il n’est pas là (« Mais si, il est là ! » sur les bancs des groupes UDR et RN) –…”
“Et, comme si ça ne suffisait pas, pour alimenter la haine à l’encontre des immigrés, l’extrême droite surfe sans retenue sur les difficultés diplomatiques avec l’Algérie provoquées par un pouvoir macroniste déliquescent. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Car, il faut le rappeler, si M. Retailleau, ancien ministre de l’intérieur, ne s’était pas pris pour le ministre des affaires étrangères – ou peut-être des colonies –, si M. Retailleau n’avait pas ruiné la crédibilité diplomatique de la France pour son seul petit bénéfice médiatique et politicien, nous n’en serions tout simplement pas là, à débattre pour savoir qui est le champion de l’algérophobie !”
“C’est ce que vous faites tous les jours ! Tous les jours !”
“Voilà un autre travailleur ! (Sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il n’y a que 14 kilomètres entre la sous-préfecture d’Alès et la mosquée où a été assassiné Aboubakar Cissé : vous n’avez même pas daigné parcourir cette distance pour lui rendre hommage ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)”
“Face à cette réalité, votre responsabilité est immense. Combien de morts faudra-t-il encore pour que vous agissiez contre l’islamophobie et les islamophobes, en commençant par renvoyer M. Retailleau ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Quelques députés des groupes SOC, EcoS et GDR applaudissent aussi.)”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Alors, pourquoi ce mépris ? Pourquoi cette différence de traitement ? La République fait-elle un tri entre ses enfants ? Monsieur le premier ministre, l’islamophobie est une réalité quotidienne niée par l’État, parce que les ministres qui sont censés protéger les Français musulmans les attaquent quotidiennement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Olivier Faure et M. Benjamin Lucas-Lundy applaudissent aussi.) À la sidération de cet assassinat s’ajoute l’injustice ressentie par des millions de nos compatriotes : l’injustice d’une République silencieuse, où la simple demande d’une minute de silence en hommage à la victime est décrite comme une instrumentalisation politique ; l’injustice d’un gouvernement qui a mis plus de quarante-huit heures à réagir ; l’injustice d’un ministre de l’intérieur qui préfère maintenir ses meetings, face à l’horreur. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP ainsi que sur quelques bancs des groupes EcoS et GDR. – M. Olivier Faure applaudit aussi.) Soyons clairs : si un tel crime avait été commis dans une église ou une synagogue, votre ministre aurait été sur place dans l’heure et il aurait eu raison de le faire.”
“Vendredi dernier, Aboubakar Cissé a été assassiné en pleine prière dans une mosquée du Gard. Mes premières pensées vont à sa famille, que nous avons reçue ce matin. À 22 ans, il a été victime d’un meurtre islamophobe, dans l’indifférence totale des autorités. Ce meurtre n’est pas un accident. Il est l’aboutissement d’un climat de haine que vous laissez prospérer, jour après jour. Monsieur le premier ministre, l’islamophobie tue en France ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Cette stigmatisation est orchestrée et alimentée quotidiennement par les plus hautes autorités de l’État. Votre ministre de l’intérieur, lorsqu’il crie « À bas le voile », utilise des mots qui poussent au crime. (Nouveaux applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandrine Rousseau, M.”
“J’ai assisté au cycle 1 des concertations du Beauvau à Lyon et j’ai entendu les deux principes que vous avez rappelés, à savoir la complémentarité et la non-interchangeabilité. Or la logique du Beauvau est de confier davantage de missions aux polices municipales, en réponse au désengagement de la police nationale lié à l’austérité budgétaire que votre gouvernement organise. C’est pourquoi je mets l’accent sur le manque de contrôle de l’État sur les polices municipales. À travers le cycle 1, le Beauvau aborde en priorité les prérogatives et l’armement des polices municipales, mais occulte la déontologie et le contrôle – qui relèvent du cycle 4 et seront évoqués ultérieurement –, alors que ces deux aspects sont très importants.”
“Jusqu’à ce que je les dénonce, la préfecture du Rhône n’était même pas au courant de ces amendes, ce qui signifie que la police municipale de Rillieux-la-Pape agit sans aucun contrôle. Cette affaire pose ainsi la question de la régulation des polices municipales dont le développement hors de tout contrôle de l’État favorise l’arbitraire. Qu’envisage le gouvernement afin de mieux encadrer leur action et d’éviter que ce genre d’abus se reproduise à l’avenir ? De plus, ces agissements étant aussi le fait de la BST, qu’attend le ministère de l’intérieur pour mettre fin à ces dérives ?”
“Les jeunes concernés sont, pour certains, collégiens, lycéens ou en formation ; eux aussi aspirent à la tranquillité. Outre le caractère abusif de ces verbalisations, il faut souligner leur inefficacité : les dizaines de milliers d’euros en cause ne sont, bien entendu, jamais payés. Les majorations ne font qu’éloigner un peu plus des institutions ces jeunes dont les dettes deviennent un obstacle presque insurmontable en matière d’accès à l’emploi, au logement, aux services bancaires, au point que l’économie souterraine apparaît à certains comme la seule voie de subsistance envisageable. C’est un échec pour la puissance publique, pour la ville, pour la société.”
“Des dizaines de jeunes de Rillieux-la-Pape, dans le Rhône, sont harcelés, ces dernières années, par la police municipale et par certaines unités de la police nationale, notamment la fameuse brigade spécialisée de terrain (BST), qui les verbalisent plusieurs fois par jour, notamment au moyen de la vidéosurveillance, pour des incivilités mineures et de manière peu justifiée – par exemple, de nombreuses amendes pour tapage nocturne ont été délivrées en plein jour. Ces amendes sont souvent distribuées simultanément, pour des motifs différents, par les mêmes agents : on assiste donc à une forme d’acharnement doublée d’un abus d’autorité. Alors que Rillieux-la-Pape n’est pas touchée par la grande délinquance, ce phénomène a contribué à fragiliser les relations entre police et population.”