Dieynaba Diop
SOC · France
“Les organisations syndicales, que je salue, nous alertent également sur les conséquences indirectes, notamment pour les sous-traitants et pour l’ensemble de l’écosystème industriel local. Le groupe Stellantis met en avant un marché européen en baisse de 20 % depuis 2019 et évoque une surcapacité industrielle.”
“Mais comment afficher un tel objectif lorsque le dernier site d’Île-de-France cessera bientôt d’assembler des véhicules ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.) Réindustrialiser le pays nécessite des choix clairs et cohérents : protéger nos sites de production, soutenir l’investissement dans nos territoires et défe…”
“J’associe mes collègues Aurélien Rousseau et Benjamin Lucas-Lundy à cette question. Le 16 avril dernier, la direction du groupe Stellantis a annoncé la fin de la production de véhicules sur le site de Poissy d’ici à 2028. Aujourd’hui, ce site compte environ 1 925 salariés.”
“Dans la droite ligne de l’amendement de M. Coulomme, nous voulions insister sur la gestion du stress en situation tendue. Chacun sait que les forces de l’ordre, lorsqu’elles se trouvent confrontées à une situation stressante, peuvent ne pas être capables de la gérer.”
“Nous soutiendrons l’amendement n o 3. Permettez-moi de rappeler, comme l’a fait M. Pribetich, que nous sommes des législateurs. Vous dites qu’il faut prendre des dispositions utiles ; pourtant, chers collègues Les Républicains, vous savez que votre proposition de résolution européenne est irrecevable.”
“Sur le fondement de l’article 100, pour la bonne tenue de nos débats. Le président Wauquiez s’offusque quelque peu, semble-t-il, de nos prises de parole. Depuis le début de cette niche, nos rappels au règlement ont dû occuper environ six minutes.”
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“C’est vous qui parlez de fraude ? Rendez l’argent !”
“Vous oubliez qu’on a fait le front républicain !”
“Ça s’appelle un débat de valeurs, monsieur Darmanin !”
“On ne fait pas la loi sur des préjugés, mais sur les valeurs de la République une et indivisible. Nous serons là pour nous dresser devant vous ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et EcoS, ainsi que sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et GDR.)”
“C’est ce que vous ne faites pas depuis sept ans, et c’est ce que vous devriez corriger. La restriction du droit du sol déjà en vigueur à Mayotte n’a absolument rien réglé, mais n’a fait qu’aggraver la situation parce qu’elle a créé des migrants clandestins supplémentaires. La loi du 10 septembre 2018 n’a fait l’objet d’aucune évaluation. C’est pourquoi nous nous dresserons contre cette proposition de loi ignominieuse. (Exclamations sur les bancs du groupe DR.)”
“(Mêmes mouvements.) Vous ne pouvez pas faire une république à géométrie variable : ce que subissent les Mahorais, c’est d’abord la faim et l’absence d’accès à l’eau potable – une honte dans notre république ! Ce n’est pas parce qu’ils sont à 10 000 kilomètres que les Mahorais ne devraient pas être protégés par les missions régaliennes de l’État.”
“Monsieur le ministre, la République est une et indivisible. Lorsque vous restreignez le droit du sol à Mayotte, c’est toute la République que vous mettez en danger. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes SOC et EcoS.) Je vous mets en garde : vous ne devriez pas jouer aux apprentis sorciers avec les principes fondamentaux de notre république – Liberté, Égalité, Fraternité – qui fondent ce que nous sommes. (Mêmes mouvements.) Sans le droit du sol, aucun député dans cet hémicycle ne s’appellerait M. Ciotti ou M. Jacobelli, aucune députée ne s’appellerait Mme Moutchou ou Dieynaba Diop (Mêmes mouvements) : nous sommes toutes et tous des enfants de la République ! Nous, nous avons des principes, que nous avons rappelés, et nous sommes là pour nous opposer à ce que vous faites.”
“Et elle ne passera pas par le bon respect de la Constitution !”
“Vous parlez tellement vite qu’on ne comprend rien à ce que vous dites ! Vous n’assumez pas vos propos !”
“Merci pour votre clarté ! Au moins, c’est limpide !”
“Le droit du sol est l’un des principes de la République !”
“L’objectif est que les ascenseurs fonctionnent !”
“Dans une vie antérieure, vous avez dû être ascensoriste !”
“J’aurais aimé des réponses précises à mes questions précises, mais le budget sera l’occasion de passer des promesses aux actes. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)”
“À quelle échéance repoussez-vous l’objectif que nous nous sommes fixé de consacrer 0,7 % du revenu national brut à l’aide publique au développement ? Comment préserver cet instrument crucial au service de la solidarité internationale et de notre influence dans le monde ? Car l’aide au développement n’est pas seulement au service de la solidarité envers les pays les plus vulnérables : c’est aussi un instrument de paix. (Les députés du groupe SOC se lèvent pour applaudir. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)”
“La France, non seulement contrevient ainsi aux engagements qu’elle a pris dans la loi de programmation de 2021, mais effectue de plus un grave retour en arrière. Avec un tel budget, elle renonce à relever pleinement les défis mondiaux que sont la pauvreté, les inégalités, le changement climatique ou encore les crises humanitaires. L’aide publique au développement est un levier essentiel de notre politique étrangère, elle reflète nos valeurs et nos responsabilités de grande puissance diplomatique, notamment envers les victimes des conflits oubliés. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Je pourrais ne citer que le Soudan, mais je pense aussi au Yémen, à la Somalie, à la Birmanie ou encore à la République démocratique du Congo. Quelles sont les ambitions du gouvernement dans le domaine de la solidarité internationale ?”
“En 2021, monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, parlementaires et gouvernement ont pris un engagement collectif : consacrer, en 2025, 0,7 % de la richesse nationale à la solidarité internationale. Le projet de loi de finances pour 2025, présenté par le gouvernement Barnier, amputait pourtant déjà les crédits de la mission Aide publique au développement de 2 milliards d’euros par rapport à 2024. Ce week-end, un amendement du gouvernement, modifié seulement quelques heures avant qu’il ne soit mis aux voix, a amputé cette mission de 780 millions de plus. Entre la loi de finances pour 2024 et le projet de loi de finances pour 2025, les crédits de cette mission ont donc été diminués d’un peu plus d’un tiers pour ne plus représenter que moins de 0,45 % de notre revenu national.”
“Nous ne parlons pas de charité, mais de solidarité nationale !”
“Arrêtez de réduire les heures d’enseignement chaque année !”
“Nous avons travaillé, nous ; nous avons siégé !”
“Pour vous, il est manifestement trop tard ! Vous avez définitivement quitté la gauche !”
“Soit exactement ce que vous n’avez pas fait !”
“C’est parce que vous n’avez pas siégé que vous n’avez pas entendu nos propositions !”
“Le pays a surtout besoin d’un gouvernement de gauche !”
“Il paraît pourtant qu’on a un Mozart de la finance à l’Élysée !”
“Tandis que vous, vous envoyez des billets doux à Marine Le Pen !”
“Où étiez-vous pendant le débat budgétaire ?”
“C’est vous qui l’avez entraîné dans un trou noir !”
“Vous l’avez détricoté ! Vous avez supprimé les critères de pénibilité !”
“On n’a pas voté, vous avez utilisé le 49.3 !”
“Vous êtes sûr, monsieur le rapporteur général ?”
“C’était contre vous et nous recommencerons autant que nécessaire !”
“C’est pour cela que vous êtes au tribunal ?”
“Cessez ces invectives, soyez respectueux !”
“Vous nous donnez des leçons de sincérité, mais vous aviez promis de ne pas participer au Gouvernement !”
“Et vous ne parlez pas de la pénibilité du travail !”
“On en parle, des 50 milliards de cadeaux fiscaux ?”
“Faites plutôt la leçon à Bruno Le Maire !”
“La faute à qui ? À vous, on est bien d’accord !”
“Oui, parce qu’il ne l’a pas écrit tout seul !”
“Par cet amendement de mon collègue M. Potier, nous proposons d’appliquer le taux réduit de TVA de 5,5 % sur tous les produits issus du commerce équitable. Nous cherchons à convaincre nos concitoyens à prendre des habitudes plus vertueuses ; cette mesure serait un bon début. Rappelons que le commerce équitable permet de réduire de près de 50 % les coûts cachés liés à la sous-rémunération des producteurs agricoles et des travailleurs du secteur alimentaire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)”
“C’est plus facile de vérifier chez vous que chez nous !”
“C’est bien le problème : les gens n’ont pas les moyens d’acheter un véhicule électrique neuf ou hybride !”
“En effet, vous abaissez toujours davantage la participation de l’État à l’achat de véhicules plus ou moins propres ; je dis « plus ou moins », car chez nous, malheureusement, les véhicules électriques ne seront jamais vraiment propres. La Martinique ne saurait tirer fierté de son électricité majoritairement carbonée et issue des énergies fossiles. Nous nous opposerons donc à l’article 8, car cette mesure n’est pas au bénéfice de nos populations. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et LFI-NFP.)”
“En l’occurrence, je veux vous rappeler que la plupart de nos pays des océans, dits d’outre-mer, n’ont accès qu’aux énergies carbonées, en l’occurrence fossiles. Je veux vous rappeler que les véhicules hybrides ou électriques coûtent 30 % plus cher dans nos pays. Je veux enfin vous rappeler que chez moi, en Martinique, plus de 50 % de la population vit avec moins de 1 500 euros. Ce que vous prévoyez, c’est de faire les poches aux malheureux et d’éviter à l’État – comme à la CMA-CGM, d’ailleurs – de participer à l’effort de transition, à la transformation des modes de transport et au renouvellement des véhicules dans nos territoires.”
“Des 50 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches !”
“Avec vous, c’est : « Touche pas à nos milliardaires » !”
“Ce sont les Mozart de la finance qui parlent !”
“Il faudrait créer une taxe sur l’arrogance ! Elle rapporterait des milliards !”
“Il semble que vous n’ayez pas la bonne fiche, monsieur Cazeneuve ! Dites « trente-trois » !”