Pierre-Henri Carbonnel
UDDPLR · France
“Monsieur le premier ministre, après les scandales du périscolaire, l’affaire Lyhanna a bouleversé la nation entière. Au-delà de l’émotion, cette tragédie soulève une question fondamentale : comment notre État a-t-il pu échouer à protéger une enfant alors que plusieurs alertes ont précédé le passage à l’acte ?”
“Les prédateurs sexuels qui s’attaquent à des enfants ne sont pas des criminels comme les autres : ils doivent être mis hors d’état de nuire. Pouvez-vous nous indiquer quelles responsabilités ont été identifiées, quelles sanctions seront prises et quelles réformes vous entendez engager pour qu’aucune famille n’ait à revivre un tel drame ?”
“Allez-vous soutenir notre proposition de suppression des aménagements de peine et la fin de la confusion des peines pour les auteurs de crimes et délits sur mineurs ? Dans un État de droit, un citoyen ne doit pas avoir à craindre les autres citoyens, estimait Montesquieu. Quand allez-vous le rétablir ?”
“Le parquet d’Auch a consacré quatre-vingt-dix heures à auditionner les agriculteurs après les manifestations dans le Gers, mais il n’a pas trouvé trois heures pour entendre un prédateur sexuel multirécidiviste durant la même période ! Nous n’avons pas le même sens des priorités et de l’urgence...”
“Je prends la parole avec la conviction profonde qu’en France, l’agriculture n’est définitivement pas un secteur comme un autre. Si l’agriculture française venait à disparaître, ce ne serait pas seulement une crise économique, ce serait l’effacement silencieux d’une part de la France elle-même.”
“Ce projet de loi est à l’image du macronisme : beaucoup de communication, quelques ajustements techniques, mais aucune remise en cause réelle du système, qui détruit progressivement notre agriculture. Il y a dans cette fin de règne technocratique quelque chose de profondément honteux.”
The complete record
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“Le groupe UDR reconnaît la réalité du changement climatique et soutient l’adaptation de nos économies à la transition énergétique. Nous débattons d’une proposition de résolution européenne qui, sous couvert d’ambition climatique, demeure à nos yeux trop idéologique. Il ne faut pas confondre ambition et idéologie, objectifs et injonctions, transition et décroissance. Notre pays est l’un des rares au monde à avoir développé une technologie bas-carbone capable de concilier décarbonation massive de la production d’électricité, souveraineté énergétique et prospérité économique : c’est le nucléaire. Grâce au nucléaire, la France affiche déjà l’un des mix électriques les plus décarbonés de la planète.”
“On n’oppose pas ! Vous avez fermé des centrales !”
“Madame la ministre, vous soutenez que la crise est bien gérée. Je l’espère, mais sachez que cette crise est l’expression du mal-être bien plus profond d’une profession qui nous nourrit depuis des siècles. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Plus que la DNC, c’est le traitement réservé à ceux qui nous nourrissent qui choque les Français. Quand mettrez-vous en place une stratégie claire de lutte contre la DNC pour nos éleveurs ? Il y a plus d’un mois, je vous interpellais déjà sur l’indisponibilité des doses de vaccins et sur les conséquences de l’absence d’une stratégie claire. Quand indemniserez-vous enfin les agriculteurs à la hauteur de leur détresse et de votre brutalité ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Enfin, il est des hasards de calendrier parlants. Pendant que notre filière d’élevage meurt, l’Union européenne s’apprête à signer, dans quelques jours, le traité avec le Mercosur. Seule la mobilisation des agriculteurs semble contrarier cela ; et vous, vous la réprimez ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes EPR et LFI-NFP.) S’il vous plaît, écoutez-moi.”
“Pour la première fois depuis 1978, la balance commerciale agricole du pays est négative. Voilà un demi-siècle de souveraineté alimentaire sacrifié par la destruction de notre filière de production d’engrais et par l’explosion de leur coût, par le détricotage de la loi Duplomb, par la réduction de plus de 25 % des crédits de la PAC, et j’en passe. C’est un véritable agricide. Je suis d’ailleurs amusé d’entendre la partie gauche de cet hémicycle exprimer son prétendu soutien à nos agriculteurs, alors que chaque jour, par ses votes, elle tue un peu plus notre métier. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“On aimerait voir les mêmes moyens déployés contre la DZ Mafia. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Voilà la France d’Emmanuel Macron : forte avec les faibles, faible avec les forts, incapable d’assurer notre souveraineté tant alimentaire que sécuritaire.”
“En ce moment, je pense aux éleveurs de bovins des Bordes-sur-Arize, de Touille et d’ailleurs. Je suis moi-même éleveur de bovins et j’ai connu un abattage total dans la ferme de mes parents en l’an 2000. C’est le travail d’une vie qui part en fumée ; je sais ce que c’est. Où étiez-vous, madame la ministre ? Au lieu d’aller voir les agriculteurs, vous leur avez envoyé les blindés et les hélicoptères.”
“Laissez-la parler ! C’est honteux, ce que vous faites !”
“En définitive, cette proposition de loi constitue un progrès utile pour la protection des mineurs. Elle permet de corriger des lacunes anciennes, d’améliorer l’accompagnement des enfants dans les procédures qui les concernent et de garantir une représentation adaptée à chacun d’eux. Elle contribue à sécuriser leur place dans la procédure, à renforcer leurs droits et à harmoniser notre législation autour de principes partagés par les professionnels du secteur. C’est pourquoi le groupe UDR votera en faveur de ce texte. Nous resterons toutefois attentifs à la mise en œuvre opérationnelle de la réforme et aux moyens que le gouvernement devra y consacrer. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Répondre à cette exigence opérationnelle permettra d’assurer que le droit nouveau reconnu par la loi n’existe pas seulement dans les textes, mais devienne une garantie concrète pour chaque enfant. Enfin, un troisième enjeu porte sur la cohérence de l’accompagnement de l’enfant. La loi permet au juge de désigner, en plus de l’avocat, un administrateur ad hoc . Cette possibilité peut renforcer la protection, mais elle doit être mise en œuvre avec discernement. L’enfant, en particulier lorsqu’il est très jeune, ne doit pas être confronté à une pluralité d’interlocuteurs. La coordination entre ces deux figures de représentation devra donc être clarifiée, et suivie avec attention, pour que cette mesure ne soit pas contre-productive. L’objectif est bien de renforcer la protection de l’enfant, et non de complexifier davantage son parcours.”
“Sans un financement dédié et pérenne, l’ambition de ce texte pourrait perdre de sa portée. Assurer ces moyens permettra de rendre la protection réellement effective et de donner à nos juridictions la capacité de répondre aux besoins des enfants dans les délais nécessaires. Le deuxième enjeu concerne la faisabilité opérationnelle. Le délai de huit jours prévu pour la désignation d’un avocat traduit une volonté de réactivité que nous partageons, mais qui pourra constituer un véritable défi dans certains territoires. En effet, cette exigence suppose une organisation agile des barreaux, des greffes et de l’ensemble de la chaîne judiciaire. Il est donc essentiel que le gouvernement accompagne cette mesure d’un effort logistique et humain à la hauteur.”
“Leur expérience de terrain montre combien un accompagnement lisible et stable est nécessaire pour donner du sens à la démarche judiciaire. Cette réforme vient précisément répondre à cette réalité : elle permet de sécuriser la place de l’enfant dans la procédure, de l’aider à comprendre ce qui se joue et d’éviter qu’il ne traverse seul un processus dont les enjeux sont souvent lourds et complexes. Pour autant, plusieurs enjeux méritent plus particulièrement d’être soulignés pour que soit garantie la réussite de cette réforme. Le premier touche aux moyens. L’aide juridictionnelle de plein droit constitue une avancée importante mais elle implique un investissement budgétaire conséquent, alors même que notre justice fonctionne déjà dans un contexte de sous-dotation chronique.”
“Il faut le souligner : la qualité de la loi est souvent la première condition de l’effectivité du droit. En renforçant la sécurité juridique du dispositif, cette réforme vise très concrètement à améliorer l’accès réel des enfants à une représentation adaptée et à éviter des ruptures d’égalité ou des pratiques divergentes selon les juridictions. Sur le fond, l’objectif poursuivi est juste. Garantir à chaque enfant l’accès à un avocat, c’est reconnaître son autonomie croissante et sa capacité à être entendu dans des décisions qui engagent son avenir. Dans ma circonscription du Tarn-et-Garonne, les professionnels de la protection de l’enfance, notamment l’association Sauvegarde de l’enfance Haute-Occitanie, rappellent combien les parcours éducatifs et judiciaires peuvent être difficiles à appréhender pour un mineur.”
“Aucun enfant ne devrait affronter seul une décision qui engage son avenir. La proposition de loi qui nous est soumise vise à corriger l’inégalité qui persiste entre la procédure civile et la procédure pénale en garantissant enfin à chaque mineur bénéficiant d’une mesure d’assistance éducative l’accès effectif à un avocat. Cette harmonisation avec le régime pénal est cohérente et attendue ; elle répond au besoin d’un cadre plus lisible pour les mineurs faisant l’objet d’une décision de justice. Le texte initial comportait des fragilités, mais le travail mené en commission a permis de corriger ces imprécisions en recentrant l’essentiel de la réforme sur l’article 375-1 du code civil. Ce travail collectif a donné naissance à un texte plus solide, plus clair et juridiquement opérationnel.”
“Nous voterons donc la proposition de résolution, mais les agriculteurs savent qui les infantilise, qui les utilise, et surtout ils savent qui les défend. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Nous voterons bien sûr pour la proposition de résolution. Vous, députés LFI, vous étiez opposés en janvier 2025 à un amendement par lequel le groupe RN proposait le même dispositif – la rédaction ne différait que de quelques virgules. Les agriculteurs ne sont pas dupes : ils savent que vous ne les défendez pas. En revanche, c’est vous qui avez fait élire Emmanuel Macron par deux fois, lui qui plante une fois de plus un poignard dans le dos de ma profession. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Manuel Bompard mime quelqu’un qui pleure.) C’est vous qui cherchez chaque jour dans cet hémicycle, avec vos alliés de gauche, à provoquer l’inflation de normes environnementales qui entravent la vie des agriculteurs au quotidien.”
“Pourquoi ceux qui vous applaudissent n’ont-ils pas voté le budget ?”
“Au cas où vous ne le sauriez pas, les prix des agriculteurs français sont indexés sur les prix européens internationaux. Vous êtes capables de leur imposer des normes spécifiquement françaises, mais vous êtes incapables de les défendre contre l’Europe. Aujourd’hui, il s’agit de notre capacité à leur donner un bouclier et à faire passer un message à l’Europe, qui méprise nos agriculteurs, comme en atteste l’accord avec le Mercosur. Nous voterons pour ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Chers collègues, vous parlez la bouche pleine. L’agriculture française est la plus vertueuse au monde. Vous interdisez l’acétamipride alors que l’Union européenne multiplie par six le seuil des résidus dans les produits importés traités avec l’acétamipride. Au nom de votre idéologie de la bien-pensance, vous allez tuer une filière et des métiers. Ce ne sera pas la première fois. Vous avez déjà sévi contre le textile et la métallurgie, mais vous n’y parviendrez pas avec l’agriculture. Vous vivez en Utopie ! Ce n’est pas avec trois pieds de tomates, sous serre, sans eau, cultivées en biodynamie, que notre agriculture pourra nourrir 68 millions de Français. Les agriculteurs veulent des mesures pour rivaliser à armes égales avec leurs concurrents sur les marchés.”
“Nous parlons tous de relocaliser, de consommer responsable, de renforcer notre souveraineté alimentaire. Commençons par là ! Ce texte n’est ni partisan ni idéologique. Il répond à une demande sociale, à une exigence démocratique, celle du consommateur citoyen. Le groupe UDR votera avec conviction en faveur de la proposition de loi, parce que nous croyons à une agriculture fière et reconnue, parce que nous croyons à la transparence comme condition de la confiance, parce que nous croyons que chaque Français doit pouvoir choisir, en connaissance de cause, les produits qu’il met dans son assiette. Je m’exprime en tant que député agriculteur, éleveur au cœur du Tarn-et-Garonne. C’est donc un paysan qui vous demande de voter pour ce texte qui dépasse tous les clivages politiques. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Pour nos territoires ruraux, l’adoption de ce texte serait un signal fort : elle signifierait que l’État ne se contente plus de discours sur le « manger local », qu’il se donne le moyen de rendre visible et traçable ce qui est produit de cette manière. Cette proposition de loi est simple : elle ne crée pas de nouvelles normes technocratiques, elle rend simplement obligatoire ce que les consommateurs réclament déjà et que beaucoup de producteurs appliquent volontairement. Au demeurant, les outils techniques existent : la traçabilité est déjà assurée tout au long des chaînes de production. Il s’agit désormais de rendre cette information accessible et lisible pour tous, dans les rayons et sur les emballages. Soutenir ce texte, c’est faire preuve de cohérence.”
“Notre droit national peut et doit pousser Bruxelles à harmoniser les règles dans le bon sens, celui de la transparence et de la souveraineté alimentaire. Derrière cette proposition de loi, il y a la réalité très concrète de nos agriculteurs, de nos éleveurs, de nos transformateurs, de nos PME agroalimentaires. L’étiquetage de l’origine permet de mieux valoriser les productions locales – les produits laitiers de nos montagnes, les fruits de nos vergers, la viande issue de nos élevages familiaux. Il permet aussi de redonner du sens au travail agricole : on fait reconnaître, grâce à l’étiquette, le savoir-faire, la qualité et l’attachement au territoire.”
“L’étiquetage de l’origine des produits est aussi un moyen concret de rétablir une concurrence loyale. Ce n’est pas du protectionnisme, c’est de la transparence. Le texte s’inscrit en outre dans une continuité. Depuis l’expérimentation lancée en 2017 sur l’origine du lait et de la viande présents dans les produits transformés, la demande citoyenne n’a cessé de croître en la matière. L’Union européenne elle-même progresse, bien que trop lentement. La France doit donc continuer à agir en éclaireur, comme nous le faisons avec ce texte.”
“Je suis agriculteur et je suis enraciné. Contrairement à vous, je sais de quoi je parle ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Quand nous savons ce que nous consommons, nous pouvons choisir en conscience de soutenir nos producteurs plutôt que des importations à bas coût qui ne respectent ni nos règles ni nos valeurs. La crise agricole du début de l’année a rappelé à quel point nos agriculteurs se sentaient trahis : on leur demande d’être exemplaires tout en laissant sur nos étals des produits qui ne le sont pas. Vous invoquez le droit français quand ça vous arrange, surtout s’il s’agit d’en rajouter une couche au détriment des agriculteurs français. En revanche, quand ça vous dérange, vous vous cachez derrière le droit européen !”
“La confiance du consommateur est l’un des biens les plus précieux de l’économie alimentaire. La transparence est ce qui permet de valoriser les filières françaises et européennes, lesquelles respectent des normes environnementales, sociales et sanitaires parmi les plus exigeantes au monde. Cette proposition de loi du Rassemblement national, défendue par notre collègue Hélène Laporte, que je salue, ne prévoit pas seulement des mesures d’étiquetage et de santé publique ; c’est un outil de souveraineté.”
“Ce texte était attendu depuis longtemps. La présente proposition de loi, de bon sens, vise la transparence : il s’agit de rendre systématique l’information du consommateur sur l’origine des denrées alimentaires. Dans un pays comme le nôtre, où l’agriculture est non seulement un pilier économique, mais participe aussi de notre identité, la possibilité de connaître l’origine des produits présents dans notre assiette devrait être non pas l’exception, mais la règle. Les Français veulent savoir ce qu’ils mangent, d’où viennent leur viande, leur lait, leurs fruits et légumes. Ils ne comprennent plus que certains produits transformés, parfois fabriqués ici à partir d’ingrédients venus du bout du monde, puissent être vendus sans aucune information claire sur leur origine.”
“Sur quel article est fondé le rappel au règlement ?”
“J’ai le droit de répondre, sur la base de l’article 100, aux arguments des défenseurs des amendements.”
“Sur la base de l’article 100, j’aimerais répondre à Mme Lejeune. Je pense qu’elle vit en Utopie parce que dans mon pays, les fermes qui sont classées…”
“Montez une entreprise, si c’est si facile !”
“J’apprécie votre franchise : vous avouez faire les poches des retraités. C’est misérable, mais au moins, vous avez l’honnêteté de l’avouer. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Monsieur le ministre, comptez-vous, oui ou non, indexer les retraites et sortir de l’injustice ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Monsieur le ministre du travail, votre gouvernement a annoncé la non-indexation des retraites sur l’inflation. Vous voulez faire les poches de nos retraités. C’est une honte ! Ils ont travaillé dur toute leur vie. Arrêtez de punir les plus fragiles ! Aujourd’hui, 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté et 42 % d’entre eux envisagent de réduire leurs dépenses alimentaires, un tiers ayant déjà renoncé à un soin. Les retraites agricoles sont misérables – 700 euros en moyenne. Ancien membre du parti LR, je vois les députés de ce groupe soutenir un gouvernement qui taxe les retraités. Chers collègues, réveillez-vous et censurez le gouvernement ! (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes UDR et RN.) Vous comptez sur vos bancs des agriculteurs, j’en suis un moi aussi. Alors, du courage !”
“Permettez-moi, en ce jour si particulier pour elle, d’avoir une pensée pour ma prédécesseure et amie Brigitte Barèges. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.) Elle a siégé onze ans sur ces bancs et a eu le courage de l’union des droites. Elle est pour moi un modèle. Merci Brigitte !”