Mathilde Androuët
Member of the European Parliament · PfE · FR
“Madame la Présidente, six jours de canicule en juin en France, 2 025 morts. Et pendant que certains discutent encore, d’autres agissent. À Madrid, le métro est climatisé. À Barcelone, des refuges climatiques sont accessibles en quelques minutes à pied. En Grèce, les employeurs doivent prévoir des espaces rafraîchis pour leurs salariés.”
“Vous prétendez éviter l'exportation de la pollution en interdisant la vente de véhicules d'occasion qui ne répondent plus aux critères du texte, vous créez en réalité une machine à retirer du marché des véhicules encore viables, pénalisant conducteurs, garagistes et revendeurs.”
“L'asphyxie, voilà ce à quoi vous condamnez notre industrie par l'accumulation sans limites de contraintes et de règles. Chaque mesure de ce texte, passeport numérique, objectif de contenu recyclé, responsabilité élargie du producteur, traçabilité exhaustive, est pensée isolément.”
“Monsieur le Président, on constate que l'individualisme détruit nos liens sociaux en Europe. Pourtant, il existe toute une catégorie de la population qui œuvre dans l'ombre pour que son entourage se porte mieux. Ce sont ces près de 100 millions d'aidants, qui sont évidemment, le plus souvent, des aidantes.”
“Alors même que le texte reconnaît, je cite, «l'importance et la valeur sociale des contributions aux soins intergénérationnels», nulle mesure n'est envisagée pour favoriser la démographie et pour répondre à la forte demande. Assurer une société du soin est une nécessité, une évidence.”
“Surtout, on leur répond qu'elles ont besoin d'une budgétisation sensible au genre, c'est-à-dire donner des budgets strictement équivalents entre hommes et femmes, pour tous les budgets européens, sans considération pour l'objectif, sans nécessairement tenir compte de la taille des exploitations ou du type d'activité menée.”
The complete record
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“En l'occurrence, tous les chiffres parlent d'eux-mêmes et montrent – pas uniquement en Suède d'ailleurs, mais partout en Europe – que, oui, cette violence est largement importée, ne vous en déplaise. Je sais. 1-0121-0000”
“Do you think that it is OK that your colleagues in the Sweden Democrats, for example, do nothing to ensure that the criminal gangs cannot take our taxpayers' money through running welfare businesses? The privatisation business has gone too far in Sweden without them doing anything. 1-0120-0000 Mathilde Androuët (PfE), réponse carton bleu. – Je suis quelque peu désarçonnée par votre réponse politique qui consiste donc à investir dans les écoles, ce qui est une réalité éducative, mais qui n'enraiera aucunement la violence importée. Parce que je pense qu'on parle d'un des pays où le niveau d'investissement et de soins apportés à la croissance des enfants est important – c'est le cas, je pense, en Suède.”
“Appliquons un contrôle strict des frontières nationales comme européennes, ayons une double frontière, et amorçons la fin du laxisme généralisé, la tolérance zéro face à la délinquance. Ne laissons plus les mafias s'emparer des institutions, de vies humaines. Agissons avant qu'il ne soit trop tard. (L'oratrice accepte une question carton bleu) 1-0119-0000 Evin Incir (S&D), blue-card question. – Colleagues, let's see if you could do this brain exercise: put migration and migrants aside instead of constantly blaming everything on migration and migrants. Do you think that it is correct that your friends in the Sweden Democrats, for example, do nothing in order to put the money where it should be: in the schools and the preventive works?”
“En vingt ans, la population étrangère est passée de 2 % à 15 %. Un bouleversement qui a favorisé la montée de bandes ethniques comme Foxtrot, Asir ou le réseau syrien, gangrenant jusqu'aux tribunaux et étendant leur menace jusqu'au Danemark, la Norvège ou la Finlande. Une situation comparable à bien d'autres pays européens, dont la France avec sa DZ mafia, où la loi du crime remplace la loi du droit et de la justice. Face à cette menace, la Suède amorce enfin un tournant avec l'expulsion de criminels étrangers, la déchéance de nationalité pour les délinquants binationaux ou encore le durcissement de l'asile. L'Europe doit prendre exemple de ce réveil politique post-traumatique.”
“Madame la Présidente, la Suède, autrefois l'un des pays les plus sûrs d'Europe, est aujourd'hui ravagée par la violence des gangs issus de l'immigration. En 2023, la Suède a recensé 363 fusillades liées à des règlements de comptes, causant 53 morts. Le taux d'homicides par arme à feu y atteint quatre tués par million d'habitants, contre 1,6 en moyenne en Europe. Aucun autre pays du continent européen n'a connu une hausse aussi vertigineuse. De la violence criminelle, fusillades, attentats à l'explosif, corruption, fraude sociale et proxénétisme, toute la panoplie du crime est assurée avec des exécutants recrutés parfois dès l'âge de douze ans. Les autorités suédoises l'admettent elles-mêmes: cette explosion criminelle est le fruit de décennies d'aveuglement migratoire et de communautarisme majoritairement islamiste.”
“Oui, l'avenir de notre souveraineté ne s'écrira pas dans l'attentisme; l'Europe doit être forte, visionnaire et audacieuse. 4-0094-0000”
“Face à cela, l'Europe ne peut rester figée dans une culture de la surréglementation. Certes, il est essentiel de garantir un cadre sûr, transparent et respectueux de nos valeurs. Mais réglementer sans agir, c'est accepter de subir. Nous devons changer de paradigme. Investissons dans les technologies numériques comme la chaîne de blocs, soutenons les entreprises innovantes et encourageons l'émergence de solutions européennes compétitives. Il en va de notre souveraineté économique et monétaire. Nous ne pouvons pas laisser des acteurs extérieurs imposer leurs règles, dicter leurs normes et nous asservir à des technologies qu'ils contrôlent seuls. Soyons ambitieux, bâtissons une Europe qui ose, qui innove et qui s'affirme comme un leader mondial.”
“Madame la Présidente, l'essor des cryptomonnaies est un défi majeur pour nos États et pour l'Union européenne. Ces systèmes alternatifs, échappant souvent au contrôle des banques centrales, ne doivent pas compromettre un principe fondamental: la souveraineté monétaire des nations. La monnaie est un attribut régalien indispensable pour garantir la stabilité économique et protéger nos concitoyens. Pourtant, pendant que l'Europe s'interroge, d'autres pays avancent à grands pas. Les États-Unis, par exemple, ne se contentent pas d'encadrer ces nouvelles technologies; ils les soutiennent, les développent et les utilisent comme un levier d'influence stratégique à l'échelle mondiale. De leur côté, la Chine et d'autres puissances investissent massivement pour asseoir leur domination numérique.”
“Bref, appuyez-vous sur ceux qui connaissent le mieux leur environnement, à savoir les paysans, plutôt que sur les financiers des pétromonarchies pour régler nos problèmes d'eau et de désertification en Europe. À problème local, solution nationale. 4-0026-0000”
“Aussi, sur le problème majeur de la désertification et de l'assèchement des sols, ayons une vision et des solutions locales. La gestion de l'eau est une question sensible et différente d'un pays à l'autre et, parfois, d'une région à l'autre dans un seul et même pays. L'an passé, dans le nord de la France, les cultures ont souffert de trop de pluies, soit l'inverse exact des Pyrénées orientales, en manque d'eau permanent. Si vous vous refusez au traitement local pour n'opérer qu'à l'échelle européenne, prenons des problèmes communs. En Bulgarie comme en Guadeloupe, 60 % de l'eau est perdue tant les infrastructures sont vétustes et fuyardes. De même, encouragez le reboisement, le replantage des haies pour favoriser la captation de l'eau par les sols.”
“Monsieur le Président, à l'issue de la COP16 consacrée à la désertification qui a eu lieu à Riyad, 12 milliards ont été sécurisés d'ici 2030 pour améliorer les terres, dont dix proviennent de la Banque islamique de développement. Dans un rassemblement international, les pétromonarchies sont donc venues au secours des déserts de sable, déserts où parfois on construit, en dépit de tout souci environnemental et économique, des pistes de ski. Voilà, une fois de plus, la démonstration qu'aux problèmes environnementaux, qui sont des problèmes localisés, on ne peut avoir de réponse globalisée. Les COP sont des rassemblements de déblocage ou de création de fonds financiers, aucunement des lieux de réflexion et d'apport de solutions environnementales.”
“La bétonisation de nos environnements quotidiens est en Europe l’une des causes majeures de l’affolement du thermomètre en ville. Montreuil et Bagnolet, villes tenues par l’extrême gauche et les écologistes, ont défriché un îlot sylvestre entier, en arguant «Un arbre arraché, un arbre replanté», et en oubliant que le pouvoir de captation du carbone est bien plus important quand l’arbre est en pleine maturité. Sortons les questions environnementales des griffes des idéologues. La technique et la connaissance approfondies sont les seules clés de la réussite pour ce défi collectif, qu’il s’agisse de nos environnements urbain ou rural. 1-0129-0000”
“Monsieur le Président, à ce jour, les solutions dites «environnementales», essentiellement portées par la gauche, plus prophète que scientifique, n’ont eu pour seules options que la décroissance ou l’écoblanchiment, solutions désastreuses pour faire baisser les températures. Leur échec sur la question de l’énergie, avec leur posture maladivement antinucléaire, qui oblige à recourir à l’éolien – et donc au gaz et au charbon –, aurait dû nous servir de leçon. Leurs louanges au photovoltaïque, qui demande par exemple d’arracher plus de 50 hectares de forêt sur le plateau de Balerne, dans le Jura, sont aussi une folie – qui fut heureusement arrêtée par le préfet. Vous voulez faire baisser les températures? Cessez de défricher, cessez de bétonner.”