Eric Liégeon
DR · France
“Elle est grave pour nos forêts, qui subissent en ce moment des incendies dévastateurs, malgré les efforts remarquables de nos pompiers. Elle est grave pour les élus locaux, qui, partout sur le territoire, doivent adapter leurs communes à des épisodes climatiques de plus en plus intenses. Oui, la France doit se préparer davantage.”
“Quel est le résultat ? Nous produisons moins ici et nous importons davantage. Nous imposons toujours plus de normes à nos agriculteurs tout en remplissant nos rayons de produits qui ne respectent ni nos normes environnementales ni nos exigences sanitaires. Quel est le bilan écologique de cette logique ? Il est catastrophique.”
“…le nucléaire. Vous avez demandé et obtenu la fermeture de centrales. En agissant ainsi, vous avez combattu une énergie pilotable, décarbonée et souveraine ; une énergie qui nous permet précisément de sortir des hydrocarbures, d’électrifier nos transports, notre industrie et nos logements, de produire sans dépendre du gaz russe ou du pétr…”
“La France doit se préparer au changement climatique, adapter ses infrastructures, protéger ses citoyens les plus fragiles, investir dans son énergie, renforcer sa sécurité civile et produire davantage chez elle. Mais elle ne le fera ni dans le désordre ni dans l’instabilité.”
“Votre contradiction ne s’arrête pas là. Quelle est la première cause d’émission de CO 2 dans notre pays ? En 2024, la moitié de notre empreinte carbone provenait des seules importations. Parmi ces importations, celles venues d’Asie émettent autant de gaz à effet de serre que les émissions directes de tous les ménages français.”
“Voilà ce que nous appelons le patriotisme environnemental : produire chez nous plutôt que dépendre d’importations polluantes ; relocaliser plutôt qu’importer ; réindustrialiser plutôt que décroître.”
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“L’innovation plutôt que la décroissance ; la souveraineté plutôt que la dépendance ; la responsabilité politique plutôt que les postures politiciennes. Pour toutes ces raisons, le groupe Droite républicaine ne votera pas cette motion de censure. (« Ah ! » sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) La France a besoin d’un État qui protège les Français et réponde à la crise.”
“La France doit se préparer au changement climatique, adapter ses infrastructures, protéger ses citoyens les plus fragiles, investir dans son énergie, renforcer sa sécurité civile et produire davantage chez elle. Mais elle ne le fera ni dans le désordre ni dans l’instabilité. Elle ne le fera pas avec des postures, avec des motions de censure à répétition. Elle le fera avec des choix clairs : le nucléaire, la réindustrialisation, le soutien à notre agriculture.”
“Voilà ce qui nous sépare, chers collègues écologistes ! Vous proposez une écologie qui affaiblit la France. Nous défendons une politique environnementale qui s’appuie sur les forces de notre pays.”
“Voilà ce que nous appelons le patriotisme environnemental : produire chez nous plutôt que dépendre d’importations polluantes ; relocaliser plutôt qu’importer ; réindustrialiser plutôt que décroître. La véritable écologie ne consiste pas à opposer l’environnement à l’économie, ni à choisir entre l’industrie et le climat, ou entre l’agriculture et la biodiversité ; elle consiste à nous permettre de continuer à produire en France.”
“Quel est le résultat ? Nous produisons moins ici et nous importons davantage. Nous imposons toujours plus de normes à nos agriculteurs tout en remplissant nos rayons de produits qui ne respectent ni nos normes environnementales ni nos exigences sanitaires. Quel est le bilan écologique de cette logique ? Il est catastrophique. La France possède l’une des agricultures les plus exigeantes du monde. Avec son industrie nucléaire, elle dispose d’un atout sans équivalent pour décarboner son économie. Son industrie est alimentée par l’une des électricités les plus décarbonées au monde. Produire en France, c’est moins d’émissions liées au transport, moins d’énergies fossiles consommées ailleurs, moins de dépendance ; c’est plus de souveraineté.”
“…de bloquer tous les grands projets d’infrastructures, d’ajouter toujours davantage de procédures, d’interdictions, de contraintes administratives à ceux qui créent de la richesse dans notre pays.”
“Or que faites-vous ? Vous proposez de multiplier les contraintes sur ceux qui produisent dans notre pays, de compliquer la vie de nos agriculteurs, d’empêcher la construction de nouveaux sites industriels,…”
“Votre contradiction ne s’arrête pas là. Quelle est la première cause d’émission de CO 2 dans notre pays ? En 2024, la moitié de notre empreinte carbone provenait des seules importations. Parmi ces importations, celles venues d’Asie émettent autant de gaz à effet de serre que les émissions directes de tous les ménages français. Cela signifie que la première mesure à prendre pour préserver le climat est de favoriser la production en France.”
“Un réacteur nucléaire sera toujours plus utile au climat qu’une motion de censure.”
“…le nucléaire. Vous avez demandé et obtenu la fermeture de centrales. En agissant ainsi, vous avez combattu une énergie pilotable, décarbonée et souveraine ; une énergie qui nous permet précisément de sortir des hydrocarbures, d’électrifier nos transports, notre industrie et nos logements, de produire sans dépendre du gaz russe ou du pétrole du Moyen-Orient. Combien de temps perdu ? Combien d’années perdues dans des débats idéologiques, alors que le reste du monde poursuit sa course à l’énergie ? La vérité est simple : la transition écologique passera par plus d’électricité et d’industrie électrique, plus de production décarbonée, donc plus de nucléaire.”
“Très bien. Pourtant, dans le même temps, vous avez passé des décennies à combattre l’un des plus grands atouts de la France pour décarboner son économie :…”
“En effet, mes chers collègues écologistes, il existe chez vous une contradiction majeure. Depuis des années, vous expliquez que la lutte contre le réchauffement climatique est la priorité absolue.”
“Et puisqu’il est question d’écologie et d’environnement, parlons-en sérieusement.”
“Est-ce qu’un gouvernement renversé rafraîchira une salle de classe, protégera mieux notre agriculture et donnera davantage de moyens à nos pompiers pour lutter contre les incendies de forêts ? Évidemment, non. Les Français attendent des solutions, non une nouvelle crise politique.”
“Nous voilà revenus aux pires heures de la IV e République. L’intérêt du pays s’efface devant les manœuvres des partis. Mes chers collègues, la France n’a pas besoin d’une crise politique supplémentaire. Alors même que d’autres épisodes de chaleur arrivent, notre pays a précisément besoin d’un État au rendez-vous pour protéger les Français.”
“Dix-huit motions de censure en deux ans !”
“Depuis juillet 2024, c’est la dix-huitième motion de censure déposée dans cet hémicycle.”
“Elle est grave pour nos forêts, qui subissent en ce moment des incendies dévastateurs, malgré les efforts remarquables de nos pompiers. Elle est grave pour les élus locaux, qui, partout sur le territoire, doivent adapter leurs communes à des épisodes climatiques de plus en plus intenses. Oui, la France doit se préparer davantage. Nous devons adapter nos écoles, nos hôpitaux et nos Ehpad. Nous devons renforcer nos moyens de sécurité civile, mieux protéger nos forêts et mieux gérer la ressource en eau. Nous devons faire de l’adaptation au changement climatique une priorité. Précisément parce que le sujet est grave, il mérite mieux qu’une posture politique (« Ah ! » sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) ou qu’une motion de censure.”
“Elle est grave pour nos agriculteurs, qui voient leur bétail et leurs cultures souffrir.”
“Elle est grave pour les enfants dans nos écoles, pour les soignants et les patients dans nos hôpitaux.”
“Je l’affirme avec force : la canicule est un sujet grave. Elle est grave pour les personnes âgées, en particulier les plus isolées.”
“La gauche écologiste demande aujourd’hui de renverser le gouvernement au motif de son inaction face à la canicule. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Alors que nous débattons à nouveau du recul de l’âge de départ à la retraite, il serait opportun de laisser celles et ceux qui veulent continuer de travailler la possibilité de le faire.”
“Le durcissement des conditions de cumul privera aussi les entreprises de l’accès à une main-d’œuvre expérimentée, sans compter les effets contre-productifs que pourrait entraîner la réforme. Je pense au travail dissimulé, auquel certains seniors pourraient être tentés de recourir pour contourner les nouvelles règles plus restrictives. Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, entendez-vous mettre en place des mesures d’ajustement, notamment un relèvement du plafond annuel de revenus d’activité pour le porter à un niveau plus adapté ? Il est paradoxal d’entraver des retraités souhaitant poursuivre une activité alors même que dans certains territoires, de nombreuses entreprises peinent à recruter et risquent de voir des emplois rester vacants.”
“Avant 64 ans, le cumul deviendra quasi impossible ; entre 64 et 67 ans, un cumul partiel sera autorisé, mais avec un écrêtement sévère à hauteur de 50 % au-delà d’un plafond de 7 000 euros brut annuel ; et, étonnamment, à partir de 67 ans, le cumul intégral sera possible sans plafond ni réduction. Certes, vous aviez mis en avant la nécessaire limitation des effets d’aubaine créés par la version initiale du cumul emploi-retraite pour justifier cette réforme. Néanmoins, force est de constater qu’elle s’annonce pénalisante. Le plafonnement annuel des revenus d’activité à 7 000 euros, soit environ 400 euros net par mois, envisagé à partir de 64 ans apparaît particulièrement restrictif et affectera durement les retraités touchant des petites pensions.”
“Le cumul emploi-retraite, c’est aussi une contribution au dynamisme de nos territoires, surtout en zone rurale, où de nombreux secteurs, comme les services à la personne, le commerce, les transports, la restauration ou le secteur associatif, sont confrontés à des difficultés de recrutement, notamment sur des temps partiels. Ces secteurs comptent sur l’engagement de retraités actifs qui apportent leurs compétences et leur expérience pour permettre la continuité de l’activité. Or la réforme qui entrera en vigueur au 1 er janvier prochain suscite de vives inquiétudes, à la fois chez les futurs retraités et chez les acteurs économiques. Les nouvelles règles, exclusivement fondées sur l’âge et qui concerneront environ 710 000 retraités actifs, seront beaucoup plus restrictives.”
“Monsieur le ministre du travail et des solidarités, je souhaite vous interroger sur les conséquences de la réforme à venir du cumul emploi-retraite pour les retraités modestes et l’économie des territoires ruraux. Le cumul emploi-retraite, c’est un complément de revenus souvent indispensable pour les retraités à faible pension, qui doivent faire face à un coût de la vie, de l’énergie, de la santé ou du logement en constante hausse. C’est particulièrement vrai dans ma circonscription du Haut-Doubs, où se loger et se soigner devient de plus en plus difficile.”
“Je pense notamment au maintien de la majoration des allocations familiales pour les enfants de plus de 14 ans, que nous avons soutenu lors du dernier débat budgétaire, et au retour à l’universalité des allocations familiales. Le réarmement démographique ne se décrète pas : il a besoin de signaux forts et d’actes tangibles. Le nouveau congé de naissance ne suffira pas et il faut voir plus grand. Au-delà des slogans, quelles mesures concrètes le gouvernement entend-il prendre pour redonner confiance aux familles, soutenir les parents et faire de la politique familiale une priorité nationale ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“Les parents doivent jongler entre leurs responsabilités au travail et l’éducation des enfants, ce qui provoque stress et fatigue. Les familles monoparentales sont encore plus exposées. Ces difficultés sont évidemment à mettre en parallèle avec la natalité dans le pays, en forte baisse malgré un désir d’enfant qui demeure. Il existe un lien évident entre confiance des familles et vitalité démographique. Pour relancer les projets familiaux, il faut d’abord garantir aux parents qu’ils seront accompagnés et soutenus. C’est pourquoi le groupe de la Droite républicaine défend régulièrement des mesures en faveur des familles.”
“Une société qui ne prend plus soin de ses familles compromet son avenir. Or les résultats du dernier baromètre de l’Union nationale des associations familiales sont particulièrement préoccupants, puisque 50 % des familles jugent insuffisant le soutien de l’État durant les années qui suivent la naissance d’un enfant. C’est 10 points de plus qu’en 2024. L’augmentation du coût de la vie – notamment de l’énergie – et le reste à charge des modes de garde pèsent sur le pouvoir d’achat de nombreux ménages, obligés de faire des choix difficiles pour équilibrer leur budget. Dans certaines régions, comme chez moi, dans le Haut-Doubs, les prix élevés de l’immobilier et le manque de logements compliquent l’installation ou le maintien des familles. À cela s’ajoutent les difficultés de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.”
“Les périmètres de captage d’eau potable, notamment les périmètres rapprochés, imposent aux agriculteurs des contraintes durables. En outre, ces obligations ont des incidences directes et pérennes sur leur activité économique. Le régime actuel d’indemnisation n’est pas adapté : il repose sur un versement unique, alors même que les contraintes imposées sont pérennes. Le présent amendement vise, dans le cadre d’un rapport remis au Parlement, à évaluer les modalités actuelles d’indemnisation, afin d’étudier la possibilité d’une indemnisation mieux dimensionnée, au bénéfice de l’exploitant en place.”
“Cet amendement de ma collègue Alix Fruchon précise que les intrusions sanctionnées par le code pénal concernent aussi bien les bâtiments agricoles que les terres agricoles.”
“De nombreux éleveurs sont victimes d’intrusions dans leurs bâtiments d’élevage. Ces intrusions sont souvent le fait de militants se revendiquant d’associations antispécistes, qui cherchent à jeter l’opprobre sur toute une profession. Pour les exploitants agricoles et leurs familles, qui vivent souvent à proximité directe des bâtiments, ces intrusions sont profondément traumatisantes. Pour protéger les éleveurs, et non les individus coupables d’intrusions, le présent amendement tend à modifier l’article 226-4 du code pénal, afin d’assimiler les bâtiments d’élevage à un domicile.”
“Ces affirmations infondées ont alimenté la contestation et la méfiance parmi les éleveurs et le grand public. La gestion de la DNC a ainsi montré la nécessité absolue de renforcer les moyens de l’État pour mieux anticiper et prévenir d’éventuelles prochaines épizooties. L’article 15 est indispensable : il permettra au gouvernement de se doter de nouveaux outils pour faire face aux crises sanitaires dont la récurrence augmente, notamment dans le domaine animal. En habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour mettre en œuvre rapidement les décisions des Assises du sanitaire animal, nous pourrons répondre avec réactivité et anticipation aux différentes crises à venir. Nous soutiendrons cet article.”
“Il est à souligner que la très grande majorité des éleveurs et des organisations professionnelles ont adhéré à cette stratégie de gestion de crise, contrairement à ce que certains ont pu affirmer. Force est de constater qu’à ce jour, la méthode a fonctionné. Aucun nouveau cas n’a été détecté depuis début janvier. Les affirmations de certains experts autoproclamés, diffusant de fausses informations, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les médias, ont contribué à nourrir la désinformation et à remettre en cause les avis des scientifiques.”
“La récente crise de la dermatose nodulaire contagieuse, combinée à d’autres dangers sanitaires pour nos élevages, rappelle l’importance de doter notre pays d’une capacité de réactivité et d’anticipation en la matière. La DNC, méconnue jusqu’alors en France, a été détectée pour la première fois le 29 juin 2025 dans un élevage bovin en Savoie, puis d’autres départements, dont le mien, ont été touchés. Cette crise, qui a ébranlé le monde agricole, a néanmoins pu être maîtrisée grâce à la mobilisation forte et rapide des services de l’État, des vétérinaires et des groupements de défense sanitaire, qui ont déployé sur le terrain le protocole arrêté. Je veux les remercier pour leur sens des responsabilités et leur professionnalisme.”
“La capacité des Safer à concilier et à départager des projets en concurrence en fonction des besoins des territoires repose en grande partie sur la qualité des débats et la recherche de solutions concertées et travaillées en comité technique départemental. Un grand nombre d’acteurs des territoires, notamment les collectivités, siègent dans ces comités techniques ou dans les conseils d’administration des Safer, où ces dernières sont largement représentées. Il est également à souligner que l’ensemble des rétrocessions des Safer font l’objet d’une validation par les commissaires du gouvernement représentant les ministres en charge de l’agriculture et des finances. Modifier le mode de rétrocession des affaires introduirait un niveau de complexité supplémentaire, ce qui n’est pas l’objectif de cette loi d’urgence.”
“Les Safer accomplissent un travail essentiel au service des territoires, du monde agricole et de la préservation du foncier. Une fois adoptés, les articles 12 et 13 empêcheront le contournement des Safer par des montages juridiques. Ils renforceront leur capacité à intervenir sur les ventes en démembrement de propriété, afin d’éviter le mitage des terres agricoles constaté dans certains territoires, préjudiciable au potentiel productif comme au renouvellement des générations. Ces deux articles sont nécessaires pour préserver le foncier agricole et, in fine , notre production et notre souveraineté alimentaires. Nous les soutiendrons.”
“Pour les jeunes agriculteurs, elles facilitent l’accès au foncier en redistribuant les terres de manière plus équitable et participent ainsi au renouvellement des générations, indispensable à notre souveraineté alimentaire. Contrairement à certaines idées reçues, les Safer agissent en toute transparence dans leurs décisions de préemption, d’appel à candidatures et d’attribution des biens. Le comité technique départemental – composé des organisations et syndicats agricoles, des collectivités territoriales, des associations environnementales et des services de l’État – examine les candidatures et rend un avis. Le conseil d’administration de la Safer prend ensuite la décision finale, validée par les commissaires du gouvernement – difficile de faire plus transparent.”
“Gérer notre souveraineté agricole, c’est aussi savoir gérer et préserver notre foncier. C’est pourquoi il est essentiel que ce projet de loi se penche sur les Safer, qui jouent un rôle clé dans la gestion des terres agricoles en France – au point que cet outil nous est envié par plusieurs de nos voisins européens. Elles contribuent à éviter la spéculation foncière afin d’empêcher l’accaparement des terres par les plus riches, à maintenir des exploitations viables, à éviter l’artificialisation excessive des sols, à limiter la concentration abusive des exploitations et à préserver l’accès des agriculteurs au foncier. Elles permettent ainsi de maintenir une activité agricole viable sur l’ensemble des territoires.”
“En montagne, les méthodes de production sont souvent plus traditionnelles qu’ailleurs. On y pratique l’élevage extensif avec une alimentation naturelle des animaux et le savoir-faire est transmis de génération en génération. À condition de présenter des qualités spécifiques et de répondre à des exigences environnementales particulières, les produits de montagne doivent donc pouvoir être comptabilisés au titre des objectifs fixés par la loi Egalim du 30 octobre 2018 pour les repas servis en restauration collective. Le présent amendement ouvre cette possibilité pour les produits dont les qualités sont attestées, conformément à la directive européenne « transition verte » 2024/825, qui décrit les conditions à remplir.”
“En effet, ces derniers, malgré leurs atouts, sont un peu plus chers que les autres produits listés et ne seront donc plus achetés. Afin d’éviter cela, il est proposé d’introduire un seuil au moins égal à 40 % de produits sous Siqo en restauration collective.”
“Les signes d’identification de qualité et d’origine – bio, IGP, AOC, Label rouge – sont des labels français et européens qui garantissent au consommateur la qualité des produits alimentaires et agricoles. Ils garantissent une qualité contrôlée, une origine géographique précise, un savoir-faire traditionnel et un mode de production particulier. Ces produits sous Siqo obéissent à des cahiers des charges stricts portant sur la qualité nutritionnelle, le respect de l’environnement et de la biodiversité, et le bien-être animal. C’est par exemple le cas des filières Comté ou Morbier dans le Doubs. L’extension de la liste des produits relevant de l’objectif fixé par la loi Egalim – 50 % de produits de qualité et durables – va entraîner la disparition pure et simple des produits sous Siqo des approvisionnements de la restauration collective.”
“C’est pourquoi le présent amendement vise à sanctuariser un pourcentage minimal d’achats dédié aux Siqo.”
“Les produits sous signe officiel d’identification de la qualité et de l’origine obéissent à des cahiers des charges exigeants, assurent un ancrage territorial fort, créent de la valeur et des emplois non délocalisables dans nos territoires ruraux, tout en participant à la préservation de l’environnement et du bien-être animal. L’objectif fixé dans la loi – permettre aux usagers de la restauration collective publique d’accéder à une alimentation durable et de qualité – reposait explicitement sur la montée en gamme des approvisionnements grâce aux produits sous Siqo. L’élargissement excessif des critères d’éligibilité permettant à certains produits d’être comptabilisés dans cet objectif, sans qu’ils présentent de garanties réelles, tend toutefois à faire concurrence aux produits sous Siqo.”
“Cet amendement a été déposé par l’ensemble des membres du groupe Droite républicaine. Lorsqu’elles identifient des lots non conformes, les autorités compétentes en matière de lutte contre la concurrence déloyale à l’importation ne peuvent que les détruire ou les refuser. L’amendement tend à instituer des sanctions financières, afin de compléter les moyens d’action de l’administration en matière de contrôle sanitaire, vétérinaire ou phytosanitaire. Il s’agit de renforcer la crédibilité des contrôles, de garantir des conditions de concurrence équitables et de mieux protéger les consommateurs.”
“Conclusion : il est impossible de protéger les troupeaux de bovins. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“Mme Meunier a évoqué une étude en matière de protection des élevages bovins, conduite dans le Haut-Doubs, qu’elle nous présentait comme une réussite. Cela tombe bien : je suis éleveur et j’exerce à 10 kilomètres de l’endroit où a été menée cette étude. Je peux vous garantir qu’elle s’est soldée par un fiasco total ! Ces mesures sont compliquées à prendre : ma propre exploitation, par exemple, compte une vingtaine de parcs d’élevage. De surcroît, les éleveurs à qui l’on avait vendu un collier antiloup sont aussi ceux qui ont subi le plus d’attaques ! (« Ah ! » sur les bancs du groupe DR.)”
“Il est essentiel que la nation accompagne financièrement les exploitations agricoles qui subissent ces contraintes économiques. Tel est l’objet de ce sous-amendement.”
“Les agriculteurs sont confrontés à un véritable problème. Les périmètres de protection des captages d’eau potable, notamment les périmètres de protection rapprochée, leur imposent des contraintes durables pour leurs pratiques agricoles – interdiction d’épandage d’effluents, limitation de l’utilisation d’intrants, interdiction de labour, entre autres. Ces obligations ont des conséquences directes et pérennes sur leur activité économique. Or le régime d’indemnisation des agriculteurs concernés repose sur un versement unique. Une telle compensation est inadaptée à la réalité économique des exploitations. De plus, il en résulte une iniquité, notamment en cas de changement d’exploitant : l’agriculteur qui reprend l’exploitation continue à subir les mêmes restrictions, sans pouvoir bénéficier d’une compensation.”