Anne Genetet
EPR · France
“Cette mesure n’est pas contre la technologie, mais pour l’attention, pour la concentration, pour les échanges entre les élèves, pour des salles de classe où l’on regarde son professeur plutôt que son écran, où l’on débat plutôt que de scroller, où l’on apprend à penser plutôt qu’à buller.”
“Je veux dire aussi ma gratitude à tous les collègues qui, au-delà de leurs sensibilités politiques, ont accepté de regarder les faits, qu’il s’agisse des études scientifiques ou des témoignages douloureux des familles que nous avons entendues, de la souffrance de trop nombreux enfants, des drames qu’ils ont subis.”
“Cette motion de rejet préalable est totalement incompréhensible. Voilà des mois que nous travaillons et que nous auditionnons. Nous avons entendu les témoignages des scientifiques, la détresse des parents, la souffrance des jeunes confrontés à ces réseaux sociaux et les difficultés de nos enseignants face à ce constat.”
“Ce texte constitue une avancée majeure : nous sommes le premier pays européen à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Je forme le vœu que beaucoup d’autres pays européens empruntent à leur tour le chemin que nous traçons ainsi.”
“« Trop tard. » Ces deux mots, je ne veux jamais les entendre prononcer à propos d’un enfant. Trop tard pour apprendre, trop tard pour protéger, trop tard pour agir ; aujourd’hui, nous refusons qu’il soit trop tard. Il y a six mois, dans cet hémicycle, je vous ai parlé de mes petits-enfants.”
“Nous avancerons au fur et à mesure. Nous corrigerons, nous améliorerons le dispositif pour faire en sorte de protéger un maximum de nos jeunes. La proposition de loi nous permettra de les protéger ; au nom de tous ceux qui en bénéficieront, nous pourrons en être fiers.”
The complete record
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“Il vise à remédier à une injustice fiscale : la distinction qui est faite entre les contribuables non-résidents vivant dans l’Union européenne et ceux vivant hors de l’Union européenne s’agissant du paiement de la CSG assise sur les revenus du patrimoine. En effet, les premiers en sont exonérés tandis que les seconds doivent s’en acquitter. Je rappelle que le Conseil d’État avait condamné la France pour une incohérence du même type concernant les revenus du patrimoine, en 2015 ; il s’agissait alors des plus-values immobilières. Il apparaît que depuis de nombreuses années, le gouvernement ne souhaite pas répondre à cette demande ; l’affaire ne semble donc devoir se régler, hélas, que devant les tribunaux.”
“En outre, la vie fait que, parfois, hélas, nos enseignants doivent accompagner des enfants qui traversent une période douloureuse au moment de la perte d’un proche. Enfin, comme cela a été dit à plusieurs reprises, le texte porte sur les soins palliatifs. Avec cette mesure, nous nous éloignons beaucoup du sujet. Que l’on puisse aborder, en cours de sciences de la vie et de la Terre, dans le cadre de l’éducation à la santé, les notions de douleur ou de dignité, pourquoi pas ? Toutefois, comme cela a été dit également, je fais entièrement confiance aux enseignants qui sauront parfaitement évoquer ces questions. Voilà pourquoi cet article me semble inutile.”
“Je veux tout d’abord exprimer ma surprise face à la rédaction de l’article. Il y est en effet question du « cycle de la vie et de la mort ». Or je ne vois pas bien à quoi correspond le cycle de la mort – à moins que cette notion ait pour certains une connotation religieuse –, car la mort est une fin. Par ailleurs, cette demande est pleinement satisfaite par le code de l’éducation. Dans le cadre des différents enseignements que reçoivent nos enfants à l’école – qu’il s’agisse de la littérature, de la poésie, des cours de sciences de la vie et de la Terre ou de l’observation de la nature –, la question de la mort est déjà abordée. Ils connaissent donc cette notion, ils sont confrontés à la mort, ils sont informés.”
“(Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Gabriel Attal, président de notre groupe, l’a rappelé avec clarté : « Nous devons revenir à un principe de bon sens : quand on ne respecte pas la France, on ne profite pas de la France. » (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.) C’est pourquoi nous soutenons la décision du gouvernement de suspendre l’accord de 2007. Monsieur le premier ministre, vous avez annoncé, par l’intermédiaire, je crois, de M. Retailleau, « une riposte graduée » vis-à-vis de l’Algérie. Concrètement, à quelles mesures fortes le gouvernement est-il prêt en vue de rétablir une relation équilibrée, un cadre qui respecte les intérêts de chacune des parties, au profit des Français comme des Algériens ? Pour coopérer, il faut être deux : le temps est venu d’agir !”
“Jean-Louis Thiériot et Laurent Wauquiez applaudissent) , la France accorde aux Algériens des avantages spécifiques en matière de séjour, d’emploi, de prestations sociales ; en vertu de celui de 2007, les détenteurs d’un passeport diplomatique algérien peuvent entrer sans contrôle sur notre territoire et y circuler librement. Pendant ce temps, Alger refuse obstinément de récupérer ses ressortissants ayant fait l’objet d’une OQTF, même s’ils représentent une menace pour notre sécurité nationale. Cette semaine encore, l’expulsion de France de soixante individus s’est heurtée à une fin de non-recevoir des autorités algériennes. Une telle situation est inacceptable !”
“Monsieur le premier ministre, la relation entre la France et l’Algérie, profondément ancrée dans l’histoire, a été tissée par des liens humains, culturels, économiques ; comme tout partenariat, elle doit reposer sur un principe d’équilibre et de respect mutuel. Force est de constater que les autorités algériennes remettent en cause cette exigence, remettent en question notre capacité à avancer ensemble. La détention arbitraire de l’écrivain Boualem Sansal, défenseur de la liberté d’expression, incarcéré depuis plus de quatre mois en violation des engagements internationaux de l’Algérie, constitue l’exemple même de cette dérive. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et HOR, ainsi que sur quelques bancs du groupe RN.) Un déséquilibre bien plus large a gagné notre relation. En vertu de l’accord de 1968 (MM.”
“L’éducation nationale, qui est déjà forte de plus de 134 000 AESH, pourrait ainsi leur proposer l’évolution de carrière à laquelle ces personnels peuvent prétendre, grâce à l’expérience acquise.”
“C’est pourquoi nous pourrions réfléchir à des pistes d’amélioration, afin de leur permettre de compléter leur activité au sein des établissements scolaires, de diversifier leurs compétences ou encore de développer leur formation initiale et continue. Ainsi, les AESH pourraient compléter leur formation en assumant également des fonctions d’assistant d’éducation – il me semble que cela a été évoqué partiellement –, ou en accompagnant la réussite scolaire pour des missions plus ponctuelles. Par ailleurs, en matière d’avancement de carrière, ne pourrait-on pas valoriser davantage leurs acquis de l’expérience, afin de leur permettre d’accéder à des concours pour devenir enseignant ou conseiller principal d’éducation ou postuler à certains métiers du soin – je pense aux métiers d’aide-soignant ou d’auxiliaire de puériculture ?”
“Je vous remercie, madame la ministre, d’avoir rappelé tout ce qui a déjà été réalisé en matière d’accompagnement des élèves en situation de handicap. J’ai d’ailleurs une pensée pour toutes les familles qui ambitionnent d’amener leurs enfants au plus haut niveau, ainsi que pour les enfants qui sont porteurs d’un handicap invisible – c’est parfois difficile à vivre et l’on ne s’en rend pas toujours compte. Vous venez de rappeler les moyens qui ont été déployés et je souhaite insister sur la revalorisation de ces métiers difficiles mais tellement importants pour nos jeunes et l’avenir de notre pays. Ma question porte sur l’attractivité du métier d’AESH. Nous savons qu’il est difficile de trouver des personnels, pour les différentes raisons qui ont été évoquées au cours de ce débat.”
“Pas à n’importe quel prix, pas par une capitulation !”
“Soyez assurés que mon collègue Bruno Retailleau et moi-même mettrons tout en œuvre pour garantir la sécurité de nos établissements, y compris sur le chemin de l’école. Vous pouvez compter sur la détermination du premier ministre Michel Barnier et de son gouvernement, notamment sur la mienne, pour maintenir dans nos salles de classe l’ordre indispensable à tout apprentissage et à tout enseignement sereins. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Vous l’avez dit et j’en suis d’accord : assurer le bon niveau de l’école passe par le rétablissement de l’ordre dans les classes. Personne ne peut accepter que l’on menace nos enseignants. Ceux qui croient que les règles ne s’appliquent pas à eux doivent savoir que, plus que jamais, leurs actes ne resteront pas impunis. Ma responsabilité est de combler les éventuelles lacunes qui subsistent. C’est tout l’objet du plan de soutien à la restauration de l’autorité statutaire de l’enseignant, à laquelle je tiens. Si le Parlement nous en donne les moyens, nous déploierons 150 conseillers principaux d’éducation et 600 assistants d’éducation. Nous sécuriserons également 1 000 établissements supplémentaires.”
“Des correspondants sécurité école de la police et de la gendarmerie sont présents dans chaque lycée, dans chaque collège, dans chaque école. Ils sont susceptibles d’intervenir et mèneront les enquêtes requises.”
“Vous avez raison : quand des violences menacent et frappent l’école, c’est toute la société qui s’en trouve secouée. Depuis trois ans, le nombre des incidents graves dans nos établissements scolaires a doublé. Cette hausse doit nous inquiéter mais elle témoigne aussi de l’importance qu’a prise la culture du signalement. C’est une bonne chose car nous ne voulons rien laisser passer. C’est la consigne que, ce matin encore, je donnais aux recteurs d’académie, en leur rappelant les mesures qu’il convient de prendre lorsque nos enseignants sont menacés. Chaque fois que de tels faits se produiront, les enseignants concernés se verront systématiquement octroyer la protection fonctionnelle. Dans les cas les plus graves, il sera procédé à un signalement auprès du procureur de la République.”
“Le rôle de l’école, aux côtés des parents, est d’apporter des réponses aux questions des enfants. C’est fondamental car, voyez-vous, je ne me résigne pas à laisser la pornographie éduquer nos enfants. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR. – Mme Justine Gruet applaudit également.) Je rappelle en outre que trois enfants par classe sont victimes de violences sexuelles. Nous devons aussi lutter contre cela. (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. – Plusieurs députés des groupes EPR et Dem et quelques députés du groupe SOC applaudissent cette dernière.)”
“Ce programme est progressif et adapté. (M. Boris Vallaud applaudit.) Je l’ai lu, relu et revu. Il sera présenté au Conseil supérieur de l’éducation le 12 décembre. Je vais vous dire sur quoi il porte, car manifestement vous ne savez pas ce qu’il contient exactement. Pour les tout-petits, il s’agit de parler des émotions et de la manière de les gérer. Chez les plus grands, on parlera de respect et de consentement, de l’égalité entre les femmes et les hommes. On s’efforcera de répondre aux questions auxquelles les enfants n’ont pas toujours de réponse. Actuellement, où les cherchent-ils ? L’Arcom a établi que, chaque mois en France, 2,3 millions de mineurs consultent des sites pornographiques pour trouver à leurs questions des réponses qu’ils ne trouvent pas ailleurs.”
“Ensuite, je l’ai dit et je le redis : il n’y a pas de théorie du genre, donc il n’y en a pas dans ce programme.”
“Vous m’interrogez plus précisément sur le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et, pour le second degré, à la sexualité. Ce programme n’a pas été publié ; je ne sais pas sur quoi vous vous appuyez pour en parler.”
“Au moment où certains d’entre vous s’apprêtent à choisir de priver notre pays du budget dont il a besoin, je veux rappeler que c’est priver l’école des moyens qui lui sont nécessaires. (Mêmes mouvements.)”
“J’y viendrai. Sur ces bancs, je pense que nous sommes tous d’accord pour renforcer les savoirs fondamentaux. Pour tout cela, l’école a besoin de moyens. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et LFI-NFP.)”
“Merci pour votre question qui me permet de parler de l’école, à un moment où elle a plus que jamais besoin qu’on la soutienne. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je rappelle que l’école est là où nous forgeons des consciences libres.”
“Avec mon collègue Gil Avérous, ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, nous y sommes aussi attachés que vous.”
“C’est le sens du dialogue que j’entretiens avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, avec les représentants des autres collectivités locales et avec le monde associatif.”
“Vous m’interrogez sur le fonds de soutien au développement des activités périscolaires. La plateforme de financement sera ouverte dans quelques jours. Ce fonds accompagne 1 300 communes, contre 20 000 à l’origine – elles sont donc beaucoup moins nombreuses aujourd’hui – et 600 000 élèves. Vous avez raison, entre 36 et 40 millions d’euros lui sont alloués. Mais la loi est très claire et personne n’est pris par surprise : ce fonds avait une durée de vie limitée. Il devait même s’éteindre à la rentrée 2024. Si nous avons pu le maintenir, tel n’était pas le projet initial. Nous devons continuer à travailler ensemble afin que tous nos jeunes bénéficient d’activités sportives, culturelles ou associatives de qualité, partout en France.”
“Je profite de votre question pour saluer les partenaires de l’école. Bien entendu, cette dernière fonctionne beaucoup mieux quand elle entretient de bonnes relations avec les collectivités locales, avec le monde associatif et celui de l’éducation populaire. À l’occasion du Congrès des maires et des présidents d’intercommunalités de France, j’en ai débattu avec eux et j’ai rappelé l’importance pour l’école et les mairies d’avancer ensemble et en confiance. (Exclamations sur quelques bancs du groupe SOC.) Un protocole visant à fédérer les acteurs sera signé dans les toutes prochaines semaines avec le président de l’AMF, David Lisnard, rappelant l’enjeu de la continuité éducative. Il s’agit de rendre les accueils périscolaires et de loisirs accessibles au plus grand nombre.”
“En outre, l’agenda social de mon ministère sera rouvert, afin de discuter plus largement de l’ensemble des conditions d’exercice du métier. Comme vous, je souhaite que l’école soit ce lieu où l’on puisse briser les inégalités de destin. Encore une fois, la réussite ne doit pas être le privilège de quelques-uns. Notre école doit donner à tous l’occasion de réussir. (Mme Danielle Brulebois applaudit.)”
“J’ai cependant vu les amendements que vous et vos collègues du groupe Dem avez déposés, qui montrent combien vous auriez contribué à ce débat, à l’instar d’autres groupes. Vous m’interrogez sur l’attractivité du métier de professeur. L’améliorer constitue un véritable défi. Pour le relever, nous avons commencé par augmenter le salaire des professeurs. Nous devons à présent travailler sur les milieux de carrière mais également sur les difficiles conditions d’exercice de ce métier. Je lancerai un chantier relatif au respect dont nos professeurs doivent faire l’objet et à leur autorité. Je souhaite que la nation tout entière les respecte. Nous avons à cet égard bien du travail à accomplir.”
“J’aurais voulu débattre de ce budget dans l’hémicycle mais j’ai compris que ce serait impossible. (Exclamations sur les bancs des groupes EcoS et GDR.)”
“Je suis convaincue qu’une école forte rendra la France tout entière bien plus forte encore. Mon seul objectif est d’élever le niveau. J’ai annoncé un ensemble de mesures ambitieuses, destinées à accompagner chacun de nos élèves sur la voie d’un succès qui – je veux le redire en toute clarté – ne peut être l’apanage de quelques-uns. Le budget de notre école s’élève à 63 milliards d’euros, soit 834 millions de plus que l’année dernière – voilà déjà une première victoire.”
“Je ne suis pas d’accord avec les propos que vous avez évoqués, dans lesquels je ne me reconnais pas. J’arpente le terrain depuis quelque temps et je n’ai rencontré que des professeurs très engagés, très passionnés, qui ne ménagent ni leur temps ni leur peine pour soutenir nos élèves et les accompagner sur le chemin de la réussite.”
“…que je les soutiendrai toujours, en particulier à l’heure où – vous l’avez évoqué – les déclinistes et complotistes de salon, de comptoir et de médias les contestent en permanence et de façon inacceptable. J’attends de la société tout entière qu’elle les soutienne également. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et DR.)”
“Par ailleurs, au lycée, une épreuve anticipée de mathématiques permettra en effet à tous nos élèves de disposer d’un tronc commun, solide, dans cette matière. Oui, je suis favorable à un collège unique, à une éducation qui bénéficie d’un cadre et à des programmes clairs – ce que vous ne trouverez pas dans bien des pays déclinistes et complotistes. (Exclamations continues sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Voilà pourquoi je ne me reconnais pas dans vos propos. Je veux dire à nos professeurs, qui ont une attitude admirable,…”
“Les mesures que j’ai présentées hier, comme celles qu’a prises l’an dernier mon prédécesseur Gabriel Attal, sont fidèles à la vision défendue depuis 2017 par le président de la République. Par exemple, comment pouvez-vous renoncer à un accompagnement sur mesure, personnalisé, individualisé ? Pourquoi vous opposer à un brevet qui donne envie à nos élèves de réussir, leur permet de se projeter et donne à tous la possibilité de réussir plutôt que d’en laisser quelques-uns, de façon inacceptable, sur le bord de la route – car telle est bien la situation que vous avez laissée en 2017 ?”
“Elle ne répond pas aux besoins de tous nos élèves, la réussite est au contraire réservée à quelques-uns. C’est inacceptable.”
“Ce que j’observe depuis plusieurs années, c’est que notre école ne tient plus sa promesse républicaine.”
“Je préfère rendre hommage à tous ces professeurs que j’ai rencontrés sur le terrain, dont, c’est vrai, la charge de travail est importante, mais qui sont très engagés et déterminés, au service de la réussite de nos élèves.”
“La bosse des maths n’existe pas ! Tout le monde est capable d’atteindre un niveau commun en maths en fin de première. Enfin, je travaillerai pour assurer aux élèves un climat scolaire serein et apaisé grâce au renforcement des effectifs, notamment en vie scolaire. Quand la République répond présente, l’école est capable de renverser toutes les fatalités ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, Dem et LIOT. – M. Vincent Jeanbrun applaudit également.)”
“Il s’agit d’un plan de reconquête. Puisque nous sommes capables d’emmener toute une génération vers une épreuve commune anticipée de français en classe de première, pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même en mathématiques ? Rien ne s’y oppose.”
“Je me suis engagée pour l’école afin de relancer l’ascenseur scolaire. Quelles sont les mesures phares de ce plan ? En premier lieu, continuer le soutien sur mesure de tous les collégiens, des élèves de primaire et de maternelle ; puis, réformer le brevet afin de le transformer en un diplôme qui donne aux élèves l’envie de réussir et de se projeter. Il deviendra obligatoire pour l’entrée en seconde des élèves aujourd’hui en classe de cinquième, les premiers qui auront bénéficié des groupes de besoin mis en place par mon prédécesseur Gabriel Attal l’an dernier.”
“Certains élèves stagnent au collège. C’est inacceptable ! La réussite ne doit pas être un privilège. J’ai voulu cet acte II du choc des savoirs afin qu’aucun élève ne reste au bord du chemin.”
“Est-ce à dire que l’école se porte bien partout ? Non, vous avez rappelé les points sur lesquels nous avons encore des marges importantes de progression.”
“Vous l’avez dit, notre école se trouve à un tournant. Douze millions d’élèves attendent : soit il y aura un sursaut, soit nous irons vers le déclin. Je suis certaine que tous ici vous partagez ma conviction : en cas de succès de l’école, c’est toute la République qui triomphe. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, Dem et LIOT.) Nous avons besoin de la réussite de l’école. Face aux déclinistes, aux complotistes, aux séparatistes, l’école n’est jamais le problème mais toujours la solution.”
“…ainsi qu’avec mes collègues Paul Christophe et Charlotte Parmentier-Lecocq. Nous y tenons et voulons absolument inclure tous nos enfants. Le vingtième anniversaire de la grande loi du 11 février 2005 sur l’inclusion approche. Soyez assurés du soutien de l’État à l’accueil d’un maximum d’élèves dans d’excellentes conditions et à l’amélioration du métier d’AESH. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et DR.)”
“Leur temps de travail ne peut toutefois excéder le temps scolaire, soit 24 heures par semaine. C’est pourquoi certains AESH se sont vu proposer de travailler avec les collectivités locales dans le cadre des activités périscolaires. J’ai entendu vos propositions d’ouverture à d’autres situations. Elles sont très intéressantes et je les étudierai avec attention. Je signale également que la loi Vial permet d’envisager la prise en compte du temps du déjeuner lorsque les enfants ont besoin qu’on les accompagne pendant ce moment. C’est ce qui est fait. Il faut à la fois soutenir les accompagnants et les élèves. L’élaboration d’un plan métier pour les AESH est en cours dans le cadre du comité interministériel du handicap. Je mènerai ce travail sous l’autorité du Premier ministre, avec Alexandre Portier, ministre délégué auprès de moi,…”
“La promesse de l’école inclusive est simple, claire et très ambitieuse : accueillir tous nos enfants, y compris les enfants extraordinaires que vous avez évoqués. Je tiens à souligner que, depuis 2017, le budget consacré à l’école inclusive a plus que doublé, excédant 4 milliards d’euros. Pour l’année 2025, nous nous engageons à lui consacrer la même somme. Les écoles accueillent un peu plus de 500 000 élèves en situation de handicap dont deux tiers sont pris en charge par des AESH. Dans le Loiret, un tel accompagnement concerne environ 1 500 enfants sur un total de 2 500. Le métier d’AESH est le deuxième de l’éducation nationale : plus de 140 000 personnes l’exercent. Beaucoup a été fait, vous l’avez souligné : possibilité de transformer leurs postes en CDI et augmentation de plus de 13 % de leur rémunération.”
“C’est aussi ce budget qui a permis de verser une prime de fidélisation à 26 000 agents, dont 22 000 professeurs qui enseignent en Seine-Saint-Denis, pour un gain d’un peu plus de 6 000 euros par an. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes SOC et GDR.) Enfin, c’est ce budget qui a permis d’augmenter les infirmières scolaires et les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) de 200 euros net par mois. J’attends beaucoup, comme vous, du débat parlementaire. J’espère que vous-même, à la tête de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, vous aurez le souci d’apporter une contribution à l’élaboration de ce budget qui sera, je n’en doute pas, utile et non dogmatique. En tant que ministre de l’éducation nationale, ma boussole, mon objectif, mon obsession même, sera toujours d’élever le niveau.”
“Le budget de l’éducation nationale a permis, depuis 2017, d’allouer près de 3 000 postes d’enseignants dans l’académie de Créteil, notamment pour dédoubler les petites classes dans les territoires que vous connaissez bien, en Seine-Saint-Denis.”
“Le nombre d’élèves par classe n’a jamais été aussi bas, avec un peu moins de 22 élèves par classe en moyenne dans l’école publique. (Vives protestations sur les bancs des groupes SOC et GDR.)”
“Quand je suis arrivée à la tête de ce ministère, son budget était de 62,1 milliards d’euros ; il s’élèvera à 63 milliards d’euros en 2025 ; l’école a donc pu obtenir un peu plus de 800 millions d’euros supplémentaires. Saluons cette victoire. Nous pourrons faire beaucoup avec cela, malgré les inquiétudes que vous exprimez. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et DR.) L’école reste donc une priorité du Gouvernement. D’autres chiffres sont implacables ; il faut les avoir en tête et les prendre en compte. À la rentrée scolaire 2024, il y a eu 80 000 élèves de moins ; en septembre 2025, il y en aura 100 000 de moins. (« C’est faux ! » sur les bancs des groupes SOC et GDR.)”
“Je suis d’accord avec vous : l’école est un investissement ; il n’y a aucun doute là-dessus. J’ai l’honneur d’être à la tête d’un ministère qui compte plus de 1,2 million de personnels, dont je salue le dévouement et l’engagement – vous en faites partie. Cependant, le moment n’est pas à la polémique, mais à considérer les faits, qui sont très clairs. Depuis 2017, l’école a bénéficié de 14 milliards d’euros supplémentaires dans son budget, des moyens jamais alloués jusqu’à présent.”