Alexis Jolly
RN · France
“Le logement, le désenclavement, l’investissement touristique, la compétitivité de nos stations, la simplification administrative, l’adaptation au changement climatique : voilà les véritables chantiers qui restent devant nous.”
“Ils n’ont aucune leçon à recevoir de ceux qui voudraient transformer la montagne en un sanctuaire où plus rien ne serait possible. Les défis restent immenses. Le logement est une urgence, le désenclavement une nécessité et le secteur touristique doit continuer à investir et à se réinventer pour rester compétitif face à nos voisins.”
“Toutefois, nous le ferons sans triomphalisme, car il n’est pas à la hauteur des défis auxquels nos massifs sont confrontés. Certes, il améliorera certaines choses, mais il ne dessine pas encore l’ambition que la montagne française mérite.”
“C’est justement pour cette raison qu’elle ne peut plus être corsetée par des règles pensées à Paris, comme si une commune de montagne fonctionnait exactement comme une commune de plaine.”
“La montagne n’est ni un décor de carte postale, ni un parc d’attractions à ciel ouvert : c’est un territoire où l’on vit, où l’on travaille, où l’on entreprend, où l’on élève des enfants. C’est précisément parce qu’elle est vivante qu’elle mérite une politique à la hauteur des enjeux.”
“…chaque logement une artificialisation insupportable et chaque investissement privé devrait faire l’objet d’une suspicion permanente. À force de dire non à tout, on finira surtout par empêcher ceux qui vivent en montagne aujourd’hui d’y vivre encore demain. Nous refusons cette écologie du refus permanent.”
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“Il est central – central pour l’attractivité de nos stations, central pour l’emploi, central pour l’économie des vallées, central pour l’image de la montagne française dans le monde. Refuser de voir cette réalité, ce n’est pas faire de l’écologie, c’est nier la vie sociale et économique de territoires entiers. La montagne française n’est pas un décor mais un espace productif, organisé, structuré, avec des savoir-faire reconnus, transmis et adaptés au fil des années. Ce sont précisément ces savoir-faire que les Jeux olympiques d’hiver 2030 doivent valoriser. Rappelons un point essentiel : ces Jeux ne reposent pas sur une artificialisation massive. La très grande majorité des infrastructures existe déjà – domaines skiables, équipements sportifs, hébergements, accès. Il s’agit avant tout de moderniser, d’adapter et de remettre aux normes.”
“Après une commission mixte paritaire conclusive, nous arrivons au terme de l’examen de ce texte. Depuis le début de ces débats, un discours revient sans cesse : le ski serait dépassé, la montagne devrait renoncer à ce qui fait son cœur économique et les Jeux olympiques d’hiver relèveraient d’un anachronisme. Ces affirmations ne résistent pas aux faits. Les chiffres sont éloquents : selon le volet hiver du baromètre montagne d’Atout France, 82 % des vacanciers en station déclarent vouloir continuer ou accentuer la pratique du ski dans les années à venir. Le ski reste la première motivation des séjours en montagne, pour les Français comme pour une large part des clientèles européennes. Le ski, autrement dit, n’est ni marginal ni résiduel.”
“Elle le sera encore une fois dans cet hémicycle. Cette motion de rejet n’est pas un acte de responsabilité, c’est un aveu d’impuissance politique. Nous voulons décider, nous voulons agir, et nous voulons que les Jeux olympiques de 2030 ne soient pas pris en otage par une minorité idéologique qui dit non à tout. C’est pourquoi le groupe Rassemblement national votera contre cette motion de rejet. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Lorsque la gauche refuse le débat, elle est désavouée par les Français.”
“C’est une écologie de la paralysie. Permettez-moi une remarque très concrète : ces mêmes forces politiques et associatives se sont récemment mobilisées en Haute-Savoie pour appeler à voter contre notre candidat Antoine Valentin, et les électeurs ont répondu très clairement : 60 % des voix, c’est un message net et sans ambiguïté.”
“Cette motion de rejet préalable déposée par la gauche n’est pas une surprise, elle suit une méthode bien connue qui consiste à bloquer le travail parlementaire et à refuser toute décision lorsqu’un texte ne correspond pas à son idéologie. La logique est la même pour les JO de 2030. Quant à nous, notre ligne est constante. Nous voulons des Jeux organisés de manière réaliste, en s’appuyant sur l’existant, en respectant les territoires, et en faisant confiance à ceux qui vivent et qui travaillent de la montagne. Nous défendons l’activité, l’emploi, le sport et le rayonnement de la France. La gauche, elle, aligne les interdictions, les recours et les blocages. Elle s’appuie une fois de plus sur des réseaux associatifs ultrapolitisés qui refusent tout : refus du ski, des aménagements, des événements, du développement.”
“C’est pour cette montagne vivante, pour cette France qui assume ses grands événements et pour ceux qui travaillent, qui innovent et qui transmettent que le groupe Rassemblement national votera ce texte. Madame la ministre, la réussite de ces jeux appellera des soutiens solides, sincères et enracinés sur le terrain. Sur cette base, nous saurons toujours répondre présent. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Ce qui est prévu, ce n’est pas des constructions inutiles, mais c’est la modernisation – des mises aux normes, des équipements plus sobres et plus efficaces énergétiquement. Je m’adresse à ceux qui font tourner la montagne, à ceux qui investissent, qui embauchent, qui prennent des risques. Notre cap est simple : faire de la France la première destination montagne du monde ! Les JO de 2030 doivent servir à atteindre cet objectif ; pas à freiner les projets, mais à vous donner de l’élan. Nous voulons que ces jeux soient des Jeux populaires, fiers et enracinés. Des Jeux qui ressemblent à la France et qui montrent au monde une nation qui n’a pas honte de vivre, de produire, de célébrer le sport et l’excellence !”
“Et nous faisons confiance au père de famille, celui qui chausse les skis avec ses enfants, qui leur apprend les premières glissades et transmet avec elles l’amour de la montagne, le respect de la nature et le goût de l’effort. Voilà tous ceux que l’extrême gauche déteste, toutes ces personnes qui, en montagne, veulent ces jeux et s’y préparent. Elles y voient une fierté, une chance pour leur territoire et pour la France. Contrairement à ce que certains affirment, ces jeux ne partent pas d’une page blanche. Une très grande partie des infrastructures existent déjà : les domaines skiables, les pistes, les remontées mécaniques, mais aussi les équipements hérités des JO d’Albertville, comme le site de Pralognan-la-Vanoise pour le bobsleigh ou les tremplins de saut à ski de Courchevel, déjà en fonctionnement.”
“Nous faisons confiance au chef d’entreprise français, qui investit dans des canons à neige plus économes en eau et en électricité, qui innove, qui s’adapte pendant que d’autres préfèrent interdire plutôt que progresser. Nous faisons confiance au restaurateur, qui se lève à l’aube en pleine saison, qui emploie des saisonniers et qui sait que si l’hiver est raté, c’est toute l’année qui est compromise. Nous faisons confiance au moniteur de ski, qui apprend à un enfant à ne pas avoir peur, qui transmet un savoir-faire français reconnu dans le monde entier. Nous faisons aussi confiance à l’organisateur d’un festival international, qui fait, le temps de quelques jours, d’une station de montagne le centre du monde du sport, de la culture, de la jeunesse et de la musique.”
“Nous faisons confiance au directeur de station, qui prend des risques personnels, qui hypothèque parfois sa maison pour financer une future remontée mécanique, parce qu’il croit encore à son territoire et à la neige.”
“Nous, nous faisons un choix radicalement différent. Nous faisons confiance. Nous faisons confiance aux acteurs de la montagne, pas aux idéologues. Nous faisons confiance aus maires, ceux qui se battent chaque jour pour sauver des commerces, maintenir des écoles ouvertes et éviter que leurs villages deviennent des décors de cartes postales vides.”
“Voilà sa drôle de vision de l’écologie. Une écologie de discours – jamais celle des résultats –, une écologie à géométrie variable – intraitable avec les territoires de montagne, mais étrangement aveugle quand les destructions viennent de son propre camp.”
“Qu’elle regarde les rave parties illégales que l’on tolère ou qu’on laisse faire, pour retrouver ensuite les champs ravagés, les récoltes détruites, les forêts saccagées, avec des tonnes de déchets abandonnés et des communes laissées seules face aux dégâts ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, EcoS et GDR.) Qu’elle regarde aussi les villes qu’elle dirige, devenues trop souvent des bourbiers urbains où l’espace public est livré aux dégradations, aux saccages, à l’insécurité, à la délinquance et à une fiscalité toujours plus lourde pour ceux qui respectent les règles.”
“À les écouter, la montagne idéale serait une montagne sans routes, sans vacanciers, sans familles, sans enfants, sans touristes étrangers. (M. Jean-François Coulomme s’exclame.) Une montagne silencieuse, figée, désertée, transformée en un musée à ciel ouvert. Mais la montagne réelle, chers collègues, ne correspond heureusement pas à cette vision idéologique sous emprise gauchiste. C’est un territoire habité, travaillé, aimé. Et j’entends l’extrême gauche nous accuser de vouloir détruire la nature. Mais avant de donner des leçons, qu’elle regarde ce qu’elle fait, elle, lorsqu’elle a le pouvoir !”
“…contre les hôtels, contre les commerces, contre les festivals, contre les patinoires, contre l’éclairage, contre la fréquentation touristique. Contre la vie, au fond.”
“Ce débat sur les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 aura eu un mérite : il aura mis en lumière deux visions aujourd’hui irréconciliables de la montagne, du sport et de la France. D’un côté, une vision que nous assumons pleinement : celle d’une montagne vivante, active, populaire, d’une montagne qui travaille, qui innove, qui avance et qui continue de faire rayonner notre pays. De l’autre, une vision défendue par l’extrême gauche, une vision punitive, idéologique, hors-sol, qui consiste à être absolument contre tout. Car, soyons clairs, la gauche est contre la voiture, contre le ski, contre les remontées mécaniques,…”
“Nous faisons le choix inverse : celui de la planification, du développement et de l’avenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Avec cet amendement, nous demandons simplement que le rapport prévu à l’article 21 remplisse pleinement son rôle : analyser sérieusement et objectivement le coût, la faisabilité, la durabilité et l’impact à long terme des grands projets structurants pour les Alpes. Pas de slogans, pas de postures idéologiques : des chiffres, des scénarios et des choix assumés. Les JOP de 2030 constituent une occasion historique. Soit ils servent de prétexte à placer des territoires sous cloche – comme le souhaite une très grande partie de la gauche –, soit ils deviennent un levier pour peser enfin sur le désenclavement, l’emploi, la mobilité et l’attractivité de la montagne. Refuser d’étudier ces projets, comme certains le font par principe, c’est condamner les Alpes au déclassement.”
“Voulons-nous préparer l’avenir des Alpes françaises avec sérieux, ou continuer à faire semblant comme le fait la gauche depuis des années en s’opposant systématiquement à tout projet structurant ? La gauche refuse toute initiative dès qu’il s’agit de lignes ferroviaires pour désenclaver les vallées, de modernisation des mobilités ou de développement économique. La réponse est toujours la même : non aux lignes à grande vitesse (LGV), non aux tunnels, non aux axes rapides, non aux ascenseurs valléens, non à toute infrastructure qui permettrait pourtant à nos territoires de respirer, de travailler et d’attirer l’activité !”
“Ils ne doivent pas davantage devenir des outils d’orientation discrétionnaire des projets au bénéfice de quelques-uns. En définitive, les Jeux de 2030 doivent servir toutes les montagnes, tous les territoires et tous les habitants, et non les ambitions personnelles ou les appareils politiques. C’est avec cette exigence de vigilance, d’équité et de responsabilité que nous aborderons ces articles.”
“La tentation est grande pour certains exécutifs, notamment régionaux, d’utiliser les Jeux comme levier de pouvoir pour orienter les investissements, les constructions et les aménagements au profit de leurs réseaux, de leurs alliés et de leurs clans politiques. Quand on voit, chez nous, les manœuvres répétées de M. Wauquiez pour tenter de faire main basse sur l’organisation et l’héritage des Jeux, on constate que cette vigilance n’est pas un besoin théorique : elle est indispensable. Ces rapports ne doivent pas servir à sanctuariser des choix idéologiques, ni à exclure certains territoires de manière dogmatique – je pense notamment à l’exclusion systématique des infrastructures routières, parfois totalement déconnectée des réalités de la montagne.”
“Les articles 21 et 21 bis affirment un principe auquel nous adhérons : les Jeux doivent laisser un héritage durable en matière de transport et de mobilité, au bénéfice des territoires de montagne et de leurs habitants, bien après l’événement lui-même. Mais il faudra être très vigilant quant à l’usage des rapports que prévoient ces articles. Nous ne pouvons accepter que ces documents deviennent des instruments politiques au service de certains territoires au détriment d’autres ou, pire, des outils de clientélisme régional. Les Alpes françaises ne se résument pas à quelques vallées vitrines : elles forment un ensemble équilibré et complexe, où chaque territoire mérite la même attention, la même exigence d’équité et la même ambition.”
“Certains, par idéologie, voudront rejeter cet article : cela revient à fermer les yeux sur la réalité de la montagne et à accepter que soient toujours repoussés plus loin ceux qui y travaillent, pendant que les prix continuent de flamber et que les territoires se vident de leurs forces vives. La question du logement est centrale pour l’avenir des Alpes. S’il ne suffit pas à la régler, l’article 19 y apporte tout de même des réponses concrètes, responsables et, pour cette occasion particulière, indispensables. Nous le soutiendrons. (M. Emmanuel Blairy applaudit.)”
“Cet article apporte une réponse, pragmatique et temporaire, à une situation exceptionnelle. Il permet de mobiliser de manière ciblée et limitée dans le temps des logements vacants afin qu’ils puissent accueillir les personnes indispensables à la bonne organisation de ces jeux : forces de sécurité, bénévoles, personnels accrédités, salariés. Sans ces personnes, les Jeux olympiques seront tous simplement impossibles. Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’une privatisation du logement social ni d’un détournement durable de sa vocation. La dérogation, strictement encadrée dans le temps, prendra fin à l’issue des Jeux. De plus, elle concerne uniquement des logements vacants. Les conventions sont suspendues temporairement puis pleinement rétablies : personne n’est délogé, personne n’est évincé.”
“Cet article aborde un sujet qui revêt, dans les territoires de montagne, un caractère particulièrement sensible et urgent : le logement. Il faut le dire de nouveau et sans détour : dans de nombreuses vallées alpines et de nombreuses stations de ski, le logement est devenu le premier facteur d’exclusion économique et sociale. Les prix, tout d’abord, ont explosé – y compris dans les communes gérées par la gauche. Les pressions foncières sont massives. Ceux qui font vivre la montagne au quotidien – travailleurs saisonniers, personnels de sécurité, bénévoles, salariés des services essentiels – sont souvent sacrifiés. Ils travaillent sur place mais ne parviennent malheureusement plus à se loger. Cette situation intenable, la gauche préfère souvent la commenter plutôt que la traiter.”
“Étude d’impact obligatoire, mesures compensatoires permettant un bilan environnemental neutre ou positif, démonstration de l’inexistence d’alternative à moindre emprise : nous sommes bien loin du bétonnage sans limite auquel laissent croire certaines caricatures. L’extrême gauche préfère l’idéologie à la responsabilité. Elle préfère bloquer plutôt qu’adapter, elle préfère sanctuariser – sur le papier – plutôt que permettre aux territoires de vivre et à leurs habitants de travailler. À l’inverse, nous faisons le choix d’une écologie de terrain, pragmatique et compatible avec le développement économique ainsi qu’avec la réussite de ces JO : une écologie qui n’abandonne pas la montagne et qui lui donne les moyens d’agir. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“C’est exactement la ligne de l’extrême gauche, qui oppose dogmatiquement le ZAN aux réalités territoriales, particulièrement quand il s’agit de la montagne. Dans les communes alpines qui accueilleront les JO de 2030, les infrastructures ne sont pas un luxe. Elles sont indispensables à l’accessibilité et à la sécurité des sites, à l’accueil du public et, tout simplement, à la tenue des épreuves. L’application aveugle du ZAN réclamée par l’extrême gauche mettrait en péril l’organisation même des Jeux et l’économie de territoires entiers. Le présent amendement ne remet pas en cause l’exigence écologique, il l’encadre.”
“Il pointe un des plus grands mensonges politiques de notre époque : celui qui consiste à faire croire que l’écologie passe nécessairement par l’immobilisme et par le refus de tout aménagement. (M. Jean-François Coulomme s’exclame.)”
“Il n’a en rien pour effet d’empêcher les études d’impact ni de supprimer les exigences environnementales ; il ne tend qu’à rétablir le bon sens et les priorités. La neige de culture moderne, lorsque sa production est pilotée et économe en eau et en énergie, constitue un outil de résilience climatique et une nécessité économique. Refuser de l’assumer, c’est préférer l’idéologie au réel. Nous faisons, pour notre part, le choix inverse : celui d’une montagne qui s’adapte, qui travaille et qui accueille les JO dans de bonnes conditions. C’est pourquoi nous soutenons pleinement cet article. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“…où l’on accepte que les stations ferment, que les vallées se vident et que des milliers de travailleurs perdent leur emploi, plutôt que d’autoriser des dispositifs artificiels d’enneigement qui préservent l’activité économique tout en étant désormais écologiquement responsables et mesurés. L’article 18 bis ne donne pas un blanc-seing, il permet seulement que les aménagements strictement nécessaires aux Jeux – y compris les canons à neige et leurs infrastructures – ne soient pas entravés par les restrictions du ZAN.”
“C’est de l’immobilisme : vous préférez une écologie de l’abandon…”
“Cessons cette hypocrisie : la gauche prétend défendre le climat mais refuse les outils concrets d’adaptation à la nouvelle réalité environnementale.”
“L’article 18 bis est absolument central. Il touche à une réalité que certains refusent obstinément de regarder en face : les Jeux d’hiver sans neige, ce ne sont plus des Jeux d’hiver ! Garantir l’enneigement ne relève plus du confort ni de l’anti-écologie, mais de l’adaptation à ce qu’est devenue la réalité environnementale et climatique de la montagne. Les équipements de neige de culture ne sont pas des caprices d’élus ou d’exploitants, mais des outils destinés à sécuriser les compétitions, à protéger les emplois et à maintenir l’activité économique de territoires entiers. Ils sont indispensables. Les exclure au nom d’une application aveugle de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), comme le réclame l’extrême gauche, c’est organiser l’échec des Jeux et fragiliser durablement la montagne.”
“La gauche est hypocrite quand elle nous explique que la consultation électronique ne marche pas : nous l’avons constaté, elle sait très bien y faire quand il s’agit de défendre ses intérêts !”
“Elle sait mobiliser ses militants : des gens qui détestent véritablement la montagne, qui détestent le tourisme, qui détestent le développement économique.”
“En réalité, la gauche sait parfaitement ce qu’elle veut. D’abord, elle veut ralentir les débats pour à nouveau empêcher l’organisation des JOP, car elle n’en veut pas. Ce qui la gêne avec cette participation citoyenne, c’est qu’elle n’en a pas été à l’initiative. En réalité, elle aurait bien aimé noyauter toutes les réunions avec les habitants afin d’y imposer son idéologie décroissante et rétrograde. Madame la ministre, je veux vous avertir. Les consultations électroniques, la gauche, elle sait faire ! Je travaille à Villard-de-Lans, dans le Vercors, et j’y ai constaté que lorsque l’extrême gauche s’organise, car elle sait s’organiser, elle arrive à faire capoter n’importe quel projet qui vise la construction de nouveaux logements, de complexes hôteliers, de téléphériques ou de remontées mécaniques. (Mme Béatrice Roullaud applaudit.)”
“C’est vous, les cochons, pas ceux qui s’engagent à faire respecter la loi et la remise en état des lieux ! Avant de critiquer, regardez ce que vous, vous faites et laissez-nous tranquilles, laissez-nous faire ces jeux, laissez-nous rêver !”
“…pour des cochons. Mais les cochons, c’est vous, c’est l’extrême gauche ! Vous ne parlez jamais de l’état dans lequel vous laissez les champs après vos rave parties . Vous dégradez les cultures des agriculteurs, vous détruisez les forêts, vous abîmez les grandes villes comme Grenoble, madame Martin, où l’herbe pousse partout, où tout est anarchique.”
“Ce qui me choque un peu, c’est que vous fassiez passer les organisateurs et les personnes qui vont construire ces jeux, ces épreuves sportives…”
“…ravis de faire rayonner nos athlètes, nos jeunes qui participeront à ces épreuves sportives et permettront à la France d’être à nouveau au centre du monde.”
“… qui semble presque désolée de devoir parler des Jeux olympiques. Nous, nous sommes ravis de pouvoir participer à leur organisation, ravis de faire rayonner la France,…”
“Nous repartons sur le même débat qu’hier, avec cette extrême gauche à l’esprit ringard…”
“Ce texte fait le choix du bon sens. Il dispense les installations temporaires des formalités du code de l’urbanisme et du code du patrimoine, tout en maintenant l’application des autres législations, notamment environnementales – cela doit vous parler. Il n’y a donc aucun passe-droit, aucune zone de non-droit, contrairement aux caricatures de certains. La gauche souhaite empiler les normes, multiplier les autorisations, créer de l’insécurité juridique, quitte à rendre ces jeux inorganisables. En réalité, vous ne voulez pas de ces JO, parce que vous êtes des ringards ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) L’article 13 ne fragilise pas les territoires alpins – et tant mieux ! Il les protège, il leur donne de l’air, du temps et de la visibilité – tant mieux ! Pour toutes ces raisons, nous voterons pour cet article.”
“Pourtant, certains voudraient soumettre ces constructions aux mêmes formalités, lourdes, que des projets permanents – comme si un bâtiment provisoire devait être traité comme une construction définitive. C’est absurde et révélateur d’une logique de blocage systématique.”
“…ou nous soumettre au blocage de la gauche, qui refuse toute forme d’aménagement, même temporaire, et toute forme de progrès ? Cet article concerne des constructions, des installations et des aménagements à caractère temporaire – j’y insiste – directement liés à l’organisation des Jeux olympiques. Temporaire signifie réversible et suivi d’une remise en l’état.”
“Ce sera un peu plus long, car Élisa Martin a dit beaucoup de bêtises. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) L’article 13 pose une seule question : veut-on organiser les Jeux olympiques de 2030 dans le monde réel, celui où nous vivons…”
“L’article 12 fait exactement l’inverse. Il garantit l’information réelle du public, mais il fixe des délais clairs. Il évite la multiplication des participations quand elles peuvent être regroupées et empêche que la concertation devienne un prétexte à l’obstruction systématique. Pour toutes ces raisons, madame Pochon, nous allons voter cet article. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Et vous, arrêtez de jacter ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“En montagne, chaque mois compte, chaque saison compte. Allonger artificiellement les procédures, c’est prendre le risque de ne pas être prêts. En réalité, c’est ce que vous voulez ! (L’orateur pointe du doigt les bancs de la gauche de l’hémicycle.)”