Kévin Pfeffer
RN · France
“Depuis plus de vingt ans, Gaston et Joëlle Pirih vivent au rythme des expertises, des procédures, des courriers, des recours et des audiences. Pendant que d’autres profitent de leur retraite, eux consacrent leur temps, leur énergie et leur santé à ce combat pour eux et pour d’autres.”
“Je veux vous parler non d’un dossier administratif, mais de vies brisées : celles de Gaston et de Joëlle Pirih, habitants de Rosbruck, en Moselle, dans ma circonscription. Depuis près de quarante ans, ils vivent dans une maison qui penche.”
“Le Républicain Lorrain révélait le 2 mai que lorsqu’un affaissement d’origine minière a touché un talus de la SNCF à Forbach, l’État a rapidement reconnu l’origine minière des désordres et a indemnisé en quelques mois la communauté d’agglomération à hauteur de 490 000 euros.”
“Elle a reconnu la responsabilité de l’État, successeur de Charbonnages de France, et leur droit à une réparation intégrale. On pourrait croire que cette histoire s’arrête là, mais non. Deux ans après cette décision, Gaston et Joëlle Pirih vivent toujours dans cette maison, qui est restée dans le même état.”
“Je vous remercie de votre réponse. L’État n’a pas formé de pourvoi en cassation après dix-sept années de procédure – encore heureux pour ces pauvres gens qui ne peuvent pas profiter de leur domicile correctement !”
“Je suis convaincu qu’en réunissant autour de la table votre ministère, la Dreal, les services compétents et les représentants des époux Pirih, nous pourrons trouver une solution rapide qui conviendrait à tout le monde. Ils ne demandent plus de nouvelles procédures ; ils veulent simplement retrouver une vie normale.”
The complete record
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“Ça lui fait une belle jambe ! Vous auriez pu aussi bien lui apporter un verre d’eau !”
“Je suis convaincu qu’en réunissant autour de la table votre ministère, la Dreal, les services compétents et les représentants des époux Pirih, nous pourrons trouver une solution rapide qui conviendrait à tout le monde. Ils ne demandent plus de nouvelles procédures ; ils veulent simplement retrouver une vie normale.”
“Je vous remercie de votre réponse. L’État n’a pas formé de pourvoi en cassation après dix-sept années de procédure – encore heureux pour ces pauvres gens qui ne peuvent pas profiter de leur domicile correctement ! En l’occurrence, un jugement a déclaré la responsabilité de l’État, mais les solutions qu’il préconise ne peuvent pas être mises en œuvre – cela est prouvé, attestations à l’appui. Les époux Pirih sont fatigués de ces procédures judiciaires qui ont gâché leur vie. S’il vous plaît, monsieur le ministre, faites le nécessaire pour qu’une rencontre soit organisée et que nous puissions présenter l’ensemble de cet invraisemblable dossier.”
“Le Républicain Lorrain révélait le 2 mai que lorsqu’un affaissement d’origine minière a touché un talus de la SNCF à Forbach, l’État a rapidement reconnu l’origine minière des désordres et a indemnisé en quelques mois la communauté d’agglomération à hauteur de 490 000 euros. Cette indemnisation démontre que lorsque l’État le veut, il sait reconnaître rapidement un dommage d’origine minière et mobiliser les moyens nécessaires. Pourquoi cette volonté n’existe-t-elle pas lorsqu’il s’agit de particuliers comme les époux Pirih ? Monsieur le ministre, vous représentez ce matin Bercy, en charge des mines. Acceptez-vous de mobiliser les services de l’État pour trouver des solutions concrètes et rapides afin de clore ce douloureux dossier ?”
“Elle a reconnu la responsabilité de l’État, successeur de Charbonnages de France, et leur droit à une réparation intégrale. On pourrait croire que cette histoire s’arrête là, mais non. Deux ans après cette décision, Gaston et Joëlle Pirih vivent toujours dans cette maison, qui est restée dans le même état. Ils ont sollicité la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), le préfet et d’autres services de l’État. Ils expliquent, attestations à l’appui, qu’aucune entreprise n’accepte de réaliser les travaux retenus par l’expertise judiciaire, car c’est impossible. Ils demandent qu’une solution alternative soit enfin étudiée. Une décision de justice n’a de sens que si elle est réellement exécutée.”
“Depuis plus de vingt ans, Gaston et Joëlle Pirih vivent au rythme des expertises, des procédures, des courriers, des recours et des audiences. Pendant que d’autres profitent de leur retraite, eux consacrent leur temps, leur énergie et leur santé à ce combat pour eux et pour d’autres. Ils ne demandaient rien d’extraordinaire, simplement le droit de profiter de la maison qu’ils avaient construite pour leur famille. Ils ne sont pas victimes d’une catastrophe naturelle, mais des conséquences d’un choix industriel assumé à l’époque par un établissement public de l’État : l’exploitation des mines par foudroyage sans remblayage, qui a provoqué des affaissements considérables dans notre bassin houiller. Après dix-sept années de procédure judiciaire, la cour d’appel de Metz leur a enfin donné raison le 14 mai 2024.”
“Je veux vous parler non d’un dossier administratif, mais de vies brisées : celles de Gaston et de Joëlle Pirih, habitants de Rosbruck, en Moselle, dans ma circonscription. Depuis près de quarante ans, ils vivent dans une maison qui penche. En effet, leur habitation a été profondément endommagée par les affaissements miniers provoqués par l’exploitation des houillères du bassin de Lorraine. Elle présente un dénivelé d’environ 45 centimètres ; les fissures se multiplient, les infiltrations d’eau et les moisissures grignotent les murs, les portes et les fenêtres ne ferment plus correctement. Leur maison est devenue invendable, mais aussi – j’en suis personnellement témoin – quasiment inhabitable. Ce qui me touche le plus, ce n’est pas tant l’état de cette maison que ce qu’elle a fait de leur vie.”
“Les étudiants étrangers reçoivent 60 % de l’aide d’urgence, la rapporteure vient de le dire !”
“Il s’agit potentiellement de la plus grande réserve de ce type au monde. Plusieurs scientifiques et industriels européens en étudient actuellement les perspectives. La souveraineté énergétique implique de produire davantage en France : c’est donc la fin de la loi Hulot et du macronisme énergétique. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.)”
“Le volume du gisement est déjà connu, il est immédiatement exploitable et représente cinq années de consommation de gaz du département. La meilleure démonstration du caractère absurde de ces interdictions systématiques, c’est que ce sont précisément les recherches engagées sur les gaz de couche qui ont permis de découvrir dans le sous-sol mosellan une réserve d’hydrogène naturel renouvelable.”
“La logique macroniste dogmatique qui consiste à interdire systématiquement et aveuglément l’exploitation de nos propres ressources énergétiques a des conséquences que nous connaissons bien : des importations forcées, une dépendance accrue à l’étranger et une vulnérabilité face aux envolées de prix, comme on le constate en ce moment. Cela ne nous exonère évidemment pas de préparer l’avenir et de réussir la transition énergétique ; mais cette transition ne se décrète pas, elle ne s’impose pas du jour au lendemain. Elle ne justifie pas non plus de renoncer aux ressources dont nous disposons aujourd’hui, alors que nous importons 99 % du pétrole et du gaz que nous consommons. En Moselle, nous connaissons bien ce débat : dans leur grande majorité, les élus locaux sont favorables à l’exploitation des gaz de couche.”
“Mon collègue Alexandre Loubet l’a dit : cette proposition de loi va dans la bonne direction et les premiers intéressés, les élus de Guyane, l’appellent de leurs vœux. Par conséquent, le Rassemblement national votera en sa faveur. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Nous défendrons des amendements à l’article 1 er afin d’étendre la possibilité de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures à l’ensemble du territoire national. Ce qui est vrai en outre-mer est vrai partout sur le territoire.”
“Il y a des dizaines de milliers de délinquants étrangers !”
“Il a été premier ministre, pour information !”
“Il est indispensable d’adopter ce texte conforme aujourd’hui pour permettre le remboursement des dépenses engagées par les candidats au cours des élections municipales. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Et quelques semaines plus tard, le Conseil d’État est revenu sur cette interprétation. Ces revirements ne sont pas acceptables. Il est donc indispensable que le législateur intervienne, notamment pour clarifier l’article L. 51 du code électoral et définir précisément ce que recouvre la notion d’« affichage électoral ». Je sais, monsieur le rapporteur, que vous être sensible à ce sujet. D’autres évolutions de notre code électoral, attendues et urgentes, sont donc nécessaires. Nous voterons toutefois ce texte sans proposer de l’amender et nous vous invitons à rejeter les amendements de l’extrême gauche qui, une fois de plus, s’inscrit dans une volonté de blocage au détriment des candidats, partout en France.”
“Son objectif initial était légitime puisqu’il s’agissait de lutter contre l’affichage sauvage, source de pollution – notamment visuelle pour nos murs et notre mobilier urbain. Mais les modes de campagne ont évolué. Véhicules floqués, camping-cars faisant office de permanences mobiles, kakémonos déployés sur les marchés : autant d’outils utilisés, souvent de bonne foi, par les candidats. Pourtant, lors des dernières élections, plusieurs d’entre eux ont fait l’objet de recours en justice. Au cours de la dernière campagne municipale, des préfets ont même exigé de certains candidats qu’ils retirent des affichages sur les vitrines de leur permanence, louée pour l’occasion. Des permanences sur lesquelles on ne pourrait plus apposer une vitrophanie avec sa photo, son slogan, son projet !”
“En effet, ces dernières années, nous avons trop souvent vu la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques interpréter la loi à sa manière, vouloir la compléter, voire faire évoluer ses pratiques de manière imprévisible. Je pense au remboursement des frais de la soirée électorale du premier tour, autrefois admis et désormais refusé, aux frais de déplacement pour l’entretien des affiches officielles, la veille ou le jour du scrutin, qui ne sont plus pris en charge, aux prêts de particuliers pour le financement des campagnes – et à l’absence de définition de la notion d’habitude –, et surtout à la question de l’affichage électoral. Sur ce dernier point, il importe de modifier rapidement l’article L. 51 du code électoral.”
“Sur le fond, nous nous réjouissons que ce texte fasse l’objet d’une procédure rapide et d’un consensus car il répond à une difficulté très concrète : le refus de remboursement d’une dépense pourtant obligatoire pour tout candidat, les honoraires de l’expert-comptable chargé de la certification du compte de campagne. Il s’agit d’une difficulté rencontrée depuis plusieurs années et qui a entraîné de l’insécurité juridique, des contentieux, donc une charge inutile pour nos tribunaux. Dès lors que ces honoraires sont imposés par la loi, ils devraient être admis au remboursement. Sinon, nous créons une charge financière injustifiée pour les candidats, donc un obstacle à la participation démocratique. Dans ce contexte, je veux aussi le dire clairement, il est sain que le législateur reprenne la main.”
“Quels que soient leur sensibilité politique, leurs idées et leurs résultats, ces bénévoles participent tous à la vitalité de notre démocratie. Je veux également dire un mot de la très forte abstention observée lors de ces élections municipales, alors que ce scrutin, autrefois, mobilisait beaucoup nos concitoyens. Cette évolution doit nous amener à nous interroger, et je tiens à souligner que certaines réformes récentes, validées par cette assemblée, n’y sont pas étrangères, notamment la modification du mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants, qui a réduit de fait la liberté de choix des électeurs. (M. Emeric Salmon applaudit.) Moins de choix, c’est moins d’intérêt, donc moins de participation.”
“Nous examinons ce matin une proposition de loi visant à modifier notre code électoral. Ce sujet ne concerne certes pas l’ensemble des Français, mais il intéresse très concrètement des milliers de candidats et d’élus de notre pays. Ces candidats et ces élus, je veux d’abord les saluer, les remercier et les encourager. Nous sortons à peine des élections municipales, lors desquelles plus de 900 000 Français ont fait le choix de s’engager pour leur commune et pour leurs concitoyens. Or une très large majorité d’entre eux l’on fait de manière totalement bénévole. À l’heure où le bénévolat s’essouffle dans nos territoires, dans nos associations, dans nos communes rurales, cet engagement mérite d’être reconnu.”
“Monsieur le ministre, vous avez un peu éludé la question. Je ne fais pas d’amalgame : il s’agit bien d’une situation où l’on tente, par la voie religieuse, de modifier la législation française ou de s’y substituer. Il est vrai que j’ai un peu élargi le débat, mais je suis libre de mes questions, comme vous êtes libre de vos réponses.”
“Comment le gouvernement peut-il accepter qu’une structure religieuse française non mandatée par l’État devienne de facto un opérateur économique obligatoire, au mépris possible de la loi de 1905, du droit européen de la concurrence et de notre souveraineté économique ? La légalité de ce mécanisme a-t-elle été étudiée et avons-nous des informations plus précises sur la destination des fonds perçus grâce à la certification des produits français exportés ?”
“Cette certification, obligatoire et payante, conditionne l’accès de productions françaises au marché algérien et s’apparente de fait à un droit de douane privé, appliqué par une structure religieuse française au bénéfice d’un État tiers. La Commission européenne a d’ailleurs souligné dès 2024 que cette mesure entravait de manière significative le commerce avec l’Union européenne. Or la Grande Mosquée de Paris est une association ; et l’organisme de certification qui est hébergé en son sein est certes une société commerciale distincte, mais il est présidé par le recteur lui-même, pour un chiffre d’affaires estimé à plusieurs millions d’euros, sans que la destination précise des fonds – pas plus que la réalité des contrôles – ne soit clairement établie.”
“Notre République doit être mieux protégée face au poids croissant de certaines officines religieuses, lorsqu’elles sortent de leur rôle cultuel pour exercer une influence économique, diplomatique, voire quasi régalienne. C’est possiblement le cas de la Grande Mosquée de Paris, qui se retrouve depuis janvier 2025 au cœur d’une controverse grave, à la fois juridique, économique et politique, le tout dans un contexte de fortes tensions diplomatiques avec l’Algérie. En effet, depuis fin 2022, elle bénéficie, sur décision des autorités algériennes, d’un monopole de certification halal pour une large liste d’aliments produits en France et exportés vers l’Algérie : viande, produits laitiers, biscuits, confiserie, aliments pour nourrissons.”
“Grosdidier, qui s’obstine à financer à hauteur d’un demi-million d’euros d’argent public une nouvelle grande mosquée, malgré une annulation en justice, ou encore à la ville écologiste de Grenoble, qui subventionnait le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dissous depuis. Vous avez dit tout à l’heure qu’il n’existait pas de mesures juridiques pour contrer l’entrisme islamiste dans les élections locales : créons-les donc. En commission d’enquête, vous avez déclaré que des évolutions législatives étaient nécessaires. Auxquelles pensez-vous ? Et quand prévoyez-vous de les mettre en œuvre ?”
“Cet entrisme passe par des stratégies insidieuses d’agrégation à des listes électorales et d’influence progressive dans les conseils municipaux. Il est parfois encouragé et banalisé, voire légitimé – je pense à certains députés LFI, obsédés par la couleur de peau, qui ont récemment multiplié les déclarations communautaristes et racialistes, opposant les Français entre eux, selon leur origine, et niant certaines formes de racisme. À cela s’ajoute parfois l’utilisation de l’argent public, lorsque des subventions sont accordées à des associations à forte connotation communautaire ou carrément religieuses, par pur calcul électoral. Islamo-gauchisme et islamo-droitisme se font d’ailleurs concurrence dans ce domaine. Je pense au maire LR de Metz, M.”
“Depuis toujours, le Rassemblement national prend très aux sérieux l’entrisme islamiste dans notre société. Dès 2021, Marine Le Pen a présenté une proposition de loi pour combattre cette idéologie sous toutes ses formes. Vous nous avez dit de faire attention aux mots : je parle bien des idéologies islamistes, qui ne concernent nullement l’immense majorité des Français et des étrangers vivant sur notre sol, lesquels respectent les valeurs et les lois de la République française et exercent leur foi dans ce cadre républicain. Le 18 novembre dernier, devant une commission d’enquête réunie en ces lieux, vous avez répondu à nos questions qui portaient sur un phénomène préoccupant : l’entrisme islamiste dans la vie politique locale, notamment à l’occasion des élections municipales de 2026.”
“Enfin, nous demandons le lancement d’un plan de soutien à la formation et à la reconversion des frontaliers dont l’emploi est menacé. Lesquelles de ces idées, qui rejoignent quelques-unes des 130 propositions formulées par notre collègue Loubet dans son rapport, allez-vous mettre en œuvre ? Suivant quel calendrier ? Les Mosellans vous écoutent.”
“Les obligations environnementales d’un projet industriel pourraient faire l’objet d’un aménagement quand celui-ci est installé sur une ancienne friche. La Moselle-Est a aussi besoin que des mesures spécifiques soient prises au niveau local. Nous demandons que le gaz de couche puisse y être exploité et que nos industries locales puissent en bénéficier. Nous appelons à consacrer des recherches massives et rapides à l’hydrogène blanc, dont l’un des plus gros gisements au monde se trouverait en Moselle. En outre, nous proposons la mise en place d’une zone franche fiscale et réglementaire sur notre territoire, qui est frontalier. Nous pourrions organiser une conférence sociale franco-sarroise, réunissant pouvoirs publics, syndicats, associations de frontaliers et entreprises du département en recherche de salariés.”
“Notre collègue Alexandre Loubet, député de Saint-Avold et rapporteur de la commission d’enquête sur les freins à la réindustrialisation de la France a avancé de nombreuses propositions. La Moselle-Est a besoin que des mesures soient prises au niveau national. Nous demandons la sortie des règles européennes de fixation des prix de l’électricité, afin que les ménages et nos entreprises paient l’électricité au prix auquel nous la produisons, qui est le prix le plus bas d’Europe. Nous réclamons la fin des surtranspositions des normes européennes et l’allégement des contraintes réglementaires pesant sur l’industrie. Nous proposons l’assouplissement drastique de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) et l’exemption totale de ce dispositif pour les projets créateurs d’emplois.”
“Pourtant, nous peinons à attirer de nouveaux investisseurs, de nouvelles entreprises et de nouvelles industries. Au second trimestre 2025, le taux de chômage de la zone d’emploi de Forbach s’établissait à 11,5 %, soit le sixième taux le plus élevé de France métropolitaine – il est supérieur de près de 4 points à la moyenne nationale. Par ailleurs, notre atout de proximité avec l’Allemagne pourrait apporter dans les mois à venir son lot de mauvaises nouvelles, avec les annonces massives de suppressions d’emplois en Sarre, qui menacent directement des milliers de travailleurs frontaliers français et leurs familles, en particulier dans le secteur automobile. La situation nécessite un traitement particulier pour notre territoire.”
“Cet ancien territoire minier – territoire en reconversion mais territoire d’avenir – possède de très nombreux atouts : une situation géographique stratégique sur l’axe Paris-Francfort ; des infrastructures importantes, avec des autoroutes directement connectées à Paris et à l’Europe de l’Est, une ligne et une gare TGV, un nœud ferroviaire stratégique pour le fret ; des friches mobilisables, du foncier prêt à l’emploi ; un bassin à culture industrielle avec des savoir-faire et un réservoir de main-d’œuvre au sein duquel le bilinguisme est développé ; une offre de formations professionnelles et techniques, des élus nationaux et locaux de bonne volonté, prêts à faciliter l’arrivée d’entreprises et d’industriels ; un cadre de vie naturel et un coût de la vie accessible.”
“Ma question s’adresse au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Je souhaite aborder ce matin la situation de l’emploi et de l’industrie, particulièrement dans l’est du département de la Moselle, où je suis élu.”
“Marine, 61 % chez vous aux dernières présidentielles !”
“Et les avions à voiles ? (Rires sur les bancs du groupe RN.)”
“Seulement 4 % à l’élection présidentielle !”
“Vous avez fait 4 % à la dernière élection présidentielle !”
“Garder vos sièges, garder vos sièges et garder vos sièges !”
“Ils obtiennent 5 % des voix lors élections européennes !”
“Heureusement qu’on est là ! Vous nous remercierez plus tard…”
“Monsieur le ministre, cette situation budgétaire, c’est votre bilan. On a eu droit à l’éternel blabla, mais vous n’avez rien dit des tabous. Les efforts sont toujours demandés aux mêmes, comme chacun sait. Quant à nous, nous n’hésiterons pas à censurer tous ceux qui ne prendront pas les mesures nécessaires pour rétablir l’équilibre des finances publiques sans hausse de la fiscalité.”
“À propos de référendum, je rappelle que nous célébrons en ce mois de mai les vingt ans du « non » au référendum de 2005, résultat bafoué par le système seulement quelques mois plus tard. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Les Français veulent plus d’économies sur l’aide publique au développement, versée au monde entier ; sur la fraude sociale ; sur les agences inutiles de l’État ; et bien entendu sur l’immigration massive, qui grève nos budgets sociaux. Alors, pour faire face au Waterloo budgétaire, bilan de huit ans de Macronie, comptez-vous enfin vous attaquer à tous ces tabous ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…sur nos amendements et sur nos avis, donc sur celui des Français que nous représentons. Vous prévenez déjà : ce budget demandera des efforts à tout le monde. Or nous vous connaissons. Des efforts « pour tout le monde » signifient en fait des efforts pour toujours les mêmes : ceux qui bossent, les entrepreneurs, les retraités notamment, touchés par la suppression annoncée de l’abattement fiscal de 10 %. Mesdames et messieurs les ministres, nous ne nous opposerons jamais à ce que les Français soient consultés, mais si vous voulez savoir quelles économies ils attendent, nous pouvons vous faire gagner un peu de temps : ils en attendent sur vos tabous. Ils veulent des économies sur les contributions de la France à l’Union européenne, qui devraient encore augmenter de 7 milliards l’an prochain pour atteindre 30,4 milliards d’euros.”
“Dans un entretien au Journal du dimanche , le premier ministre a une nouvelle fois agité la possibilité d’un référendum, transformé depuis longtemps en hochet par la Macronie. Promis chaque année par Emmanuel Macron – lors du mouvement des gilets jaunes, après la Convention citoyenne sur le climat, sur le projet de loi « immigration » ou encore lors de ses vœux de cette année –, le référendum tant attendu par les Français n’arrive jamais. En voici l’édition 2025 : la proposition de référendum Bayrou sur un futur projet de budget, du moins sur un plan général pour nos finances publiques. La proposition est un peu loufoque, alors que depuis 2022, vous recourez au 49.3 pour vous asseoir sur nos votes à l’Assemblée,…”
“Nous déploierons bien d’autres solutions pour l’industrie, que mon excellent collègue Alexandre Loubet ne manquera pas de mettre en lumière dans le rapport de la commission d’enquête visant à établir les freins à la réindustrialisation de la France, créée à la demande du groupe Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Ce n’est qu’une question de choix politiques. Nous soutiendrons l’extraction du gaz de couche en Moselle pour éviter de l’importer du bout du monde. Nous soutiendrons la recherche pour l’exploitation de nos réserves d’hydrogène naturel. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Nous ferons de la Moselle, comme de l’ensemble du pays, un paradis énergétique au service de la compétitivité de nos entreprises.”
“La réindustrialisation, promise par les macronistes depuis huit ans et qui n’arrive toujours pas, sera possible demain avec les solutions proposées par le Rassemblement national.”
“Il a ensuite opéré un revirement complet, en annonçant reprendre le charbon en urgence pour compenser ses autres choix énergétiques désastreux – heureusement pour le pays, les salariés ont accepté de reprendre le travail pour sauver les Français du blackout. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN). Désormais, on nous promet une reconversion qui n’arrive pas. Comme l’a dit mon collègue Alexandre Loubet, cette centrale a été sauvée exclusivement grâce à la mobilisation et à la persévérance des syndicats et des travailleurs engagés pour leurs emplois. Cet exemple constitue un espoir pour d’autres industries menacées, qui pourront toujours compter sur les députés du groupe Rassemblement national pour les soutenir. La Moselle, grand territoire d’industrie par le passé sera à nouveau un grand territoire d’industrie demain.”
“Comme tous les élus mosellans, je me réjouis que le Parlement puisse enfin apporter les garanties pour la survie de la centrale Émile-Huchet, du nom d’un ancien directeur des Houillères. Au-delà de son importance pour l’approvisionnement électrique du pays et pour l’emploi, elle constitue un symbole particulier pour les habitants de la Moselle-est, ancien territoire minier et territoire d’industrie, dont je suis l’un des députés. Toutes les familles la connaissent, et des milliers de personnes y ont travaillé directement ou indirectement. Pourtant, ce dossier, comme celui du nucléaire et de trop nombreux autres, a subi les atermoiements du président Macron. Il a d’abord annoncé l’arrêt du charbon pour séduire les écologistes en période de campagne électorale et se repeindre en vert.”