Alexandre Loubet
RN · France
“…plutôt qu’importer de l’énergie de pays qui se moquent des contraintes environnementales. Je rappelle en effet que l’essentiel de nos hydrocarbures proviennent des États-Unis, du Nigeria, du Kazakhstan, de l’Algérie et de la Russie.”
“– Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est un bilan pathétique, monsieur le ministre ! Tant que vous refuserez d’appliquer la priorité nationale et une véritable préférence européenne, la France continuera de se désindustrialiser.”
“Vous mentez car, grâce aux îles Éparses et à Mayotte, la France contrôle près de la moitié du canal du Mozambique, où l’on estime que les réserves de gaz équivalent à celles de la mer du Nord ou du golfe Persique.”
“Il est assez étonnant de recevoir des leçons en matière de politique énergétique de la part de la Macronie, alors que la dernière politique énergétique qu’ils ont signée, c’est-à-dire la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), conduira objectivement à une hausse des factures d’environ 30 % en dix ans pour nos industriels, et à prè…”
“L’industrie, c’est effectivement l’économie du temps long, mais monsieur Sitzenstuhl, vous avez la mémoire sélective. Entre 2017 et 2024, la production manufacturière a baissé de près de 7 %, alors que vous prétendez avoir construit de nouvelles usines : cela veut dire que ces usines sont moins productives.”
“Enfin, cette PPE coûtera une fortune. Cela ne se reflétera pas seulement sur les factures énergétiques des Français et des entreprises, mais aussi sur le contribuable : sur dix ans, elle coûtera près de 300 milliards d’euros, dont un tiers ne relève que du raccordement des énergies intermittentes.”
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“Nous défendons l’hydrolien, alors que vous le bradez !”
“…alors même que, lors de l’examen du texte relatif à la centrale de Saint-Avold, nous étions ouverts à la discussion de dispositions permettant la conversion de celle de Cordemais. Seulement, les élus locaux ont préféré agir seuls, par sectarisme, plutôt que de travailler avec l’ensemble des forces politiques de cette assemblée. Les salariés de la centrale de Cordemais sauront s’en souvenir à l’occasion des élections à venir. (Applaudissements prolongés sur les bancs des groupes RN et UDR.) Pour notre part, nous sommes disposés à travailler avec tout le monde dès lors que l’intérêt national est en jeu. Nous voterons pour votre amendement.”
“Si la conversion se fait, ce sera une conversion au gaz et au biogaz. Nous sommes les législateurs ; si nous prenons une décision, le gouvernement l’exécutera ! En l’occurrence, vous avez fui vos responsabilités : vous avez refusé de travailler avec le Rassemblement national (M. Manuel Bompard applaudit) ,…”
“J’interviens de nouveau car M. Tavel m’a mis en cause. Monsieur Tavel, la rédaction est effectivement la même, et c’est précisément ce que j’ai dit. Néanmoins, nous savons que la biomasse n’est pas une énergie à laquelle il est possible de convertir la centrale de Cordemais et, ainsi, de la sauver. Dès lors, nous sommes disposés à soutenir votre amendement si vous êtes conscient qu’il peut aussi ouvrir la voie à une conversion au gaz avec une dose de biogaz. Si vous affirmez que la conversion se fera à la biomasse, vous mentez, car une telle conversion ne se fera pas.”
“Dès lors qu’il s’agit de sauver un outil industriel qui constitue la colonne vertébrale d’un territoire, j’estime qu’il est indispensable de travailler en dépassant les intérêts partisans. Le Rassemblement national soutient toujours les textes qui vont dans le bon sens. Sans nos voix, vous ne gagnerez pas. Sachez que, si vous êtes prêt à accepter une conversion au gaz et au biogaz, nous voterons cet amendement. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“J’ai néanmoins une question à vous poser, monsieur Tavel : seriez-vous favorable à une conversion au gaz et au biogaz, ce qui permettrait de pérenniser les emplois, comme à Saint-Avold ? Si tel est le cas, le groupe Rassemblement national votera pour cet amendement, et cet amendement passera. À l’approche de l’examen du texte qui visait à sauver la centrale de Saint-Avold en autorisant sa conversion, j’avais tenté de vous contacter, monsieur Tavel, et vous aviez refusé de me répondre. (M. Manuel Bompard applaudit.)”
“Je m’adresse à nos collègues de gauche et d’extrême gauche. La question de la centrale à charbon de Saint-Avold m’a longuement occupé depuis trois ans comme député de la circonscription. La conversion à la biomasse, solution envisagée dans les premiers temps, s’est révélée inopérante. Aussi avons-nous défendu, avec succès, sa conversion au gaz et au biogaz. L’amendement n o 534 de Mme Laernoes pose une condition complètement invraisemblable ; l’amendement n o 182 de M. Tavel me paraît plus pertinent, dans la mesure où il prévoit la conversion de la centrale de Cordemais à une énergie induisant des émissions inférieures à 550 grammes de dioxyde de carbone par kilowattheure.”
“En effet, nous exportons vers ce pays, qui est en difficulté en raison de choix presque tous favorables à l’éolien. Je suis fier que mon territoire, la Moselle Est, grâce à sa centrale à charbon qui va être convertie au biogaz, soutienne les réseaux électriques français et allemand et pallie les mauvais choix politiques de notre voisin. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Olivier Fayssat applaudit également.)”
“À propos de ces alinéas, je vais dans le sens du gouvernement et je crois que cet amendement mérite un consensus, voire une unanimité. Il permet non seulement de décarboner la production électrique, mais aussi d’assurer la sécurité de l’approvisionnement électrique de la France et de l’Allemagne.”
“…nous nous retrouverions avec des risques de pénurie.”
“En effet, si cette conversion prenait du retard et si nous subissions à nouveau les difficultés que nous avons connues en raison de l’indisponibilité du parc nucléaire – indisponibilité causée par l’intermittence des éoliennes obligeant ses centrales à faire de la modulation et des stop and go qui les endommagent –,…”
“Il y a consensus autour de l’idée que la France a vocation à sortir du charbon. Il s’agit d’un impératif écologique et, comme l’a dit M. le ministre, le 14 avril, l’Assemblée a adopté un texte qui permet de convertir la centrale à charbon de Saint-Avold vers une énergie moins émettrice de CO 2 et, par la même occasion, de sauver des centaines d’emplois directs et indirects dans le territoire où je suis élu. Je réitère mes remerciements à ceux qui ont voté en faveur de ce texte. Par ailleurs, la rédaction de certains alinéas de cet article est quelque peu ambiguë. Les alinéas 5 à 9, au mieux inutiles, au pire dangereux, méritent d’être supprimés. Ils sont inutiles puisqu’en 2027, il n’y aura plus de centrales à charbon dans notre pays : celle de Saint-Avold aura été convertie au biogaz. Et ils peuvent être dangereux.”
“Je remercie du fond du cœur ceux qui la voteront, au nom de tous les habitants de la Moselle-est que j’ai l’honneur de représenter. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“…d’une part, ces salariés et sous-traitants ont servi de variables d’ajustement aux combines politiciennes d’Emmanuel Macron. En 2022, pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron communiquait sur la fermeture de cette centrale, qui est intervenue en mars 2022. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Et voilà que, trois mois après sa fermeture, deux mois après l’élection présidentielle et une semaine après les élections législatives, le gouvernement annonçait sa réouverture. Vous les avez méprisés une seconde fois pendant trois ans, en ne leur donnant aucune visibilité sur leur avenir. Vous avez méprisé ces femmes et ces hommes ; aujourd’hui, nous leur rendons justice. Je suis fier que cette proposition de loi fasse l’unanimité.”
“C’est un impératif pour l’écologie, le territoire et l’emploi, mais aussi pour rendre justice à des femmes et à des hommes qui ont été doublement méprisés :…”
“…que les députés du groupe Rassemblement national voteront pour ce texte, qui vise à convertir la centrale à charbon de Saint-Avold vers des combustibles moins émetteurs de CO 2 , pour sauver ses emplois.”
“C’est avec un grand plaisir, une immense fierté et le sentiment du devoir accompli…”
“Cette victoire, soyez assurés qu’elle m’emplit de joie. Je suis fier de regarder droit dans les yeux, avec émotion, les salariés de cette centrale pour qui nous nous sommes tant battus. (Les députés du groupe RN se lèvent et applaudissent.)”
“Rien n’est perdu d’avance quand un territoire se lève pour lui-même, quand un peuple se remet à espérer. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) En trois ans d’engagement, il aura fallu de la patience, de la mobilisation et de la détermination, ainsi que des actions parfois visibles et, surtout, des initiatives dans l’ombre. Nous avons mené le combat du bon sens, face à l’idéologie et à la technocratie ; le combat de l’intérêt général, face au sectarisme partisan ; le combat de ce qui était une minorité, au début, qui est devenu une majorité, ensuite, et qui aboutit, enfin, à l’unanimité. La conversion de la centrale de Saint-Avold démontre que, quand on se bat, quand on y croit, quand on tient bon, quand on refuse de baisser les bras, quand on s’obstine, quand on a fait preuve d’honneur, au bout du chemin, il y a la victoire.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Je conclurai en partageant une réflexion personnelle. Depuis 2022, je me tiens aux côtés de ceux qui se battent sans relâche pour sauver la centrale de Saint-Avold et ses nombreux emplois. Pour le jeune député que je suis, ce combat aura été une belle leçon : une belle leçon d’humanité, avec de magnifiques rencontres, et une belle leçon d’humilité, qui prouve qu’aucun combat n’est perdu d’avance.”
“Aujourd’hui, voir ce texte arriver à son terme, voir que cette conversion va enfin devenir réalité et qu’elle suscite un consensus transpartisan, est donc un moment fort. C’est un moment de justice pour les salariés, un moment d’espoir pour la Moselle, un moment qui donne du sens à notre engagement politique. C’est pourquoi, conformément à mes engagements devant les salariés, dès 2022, lorsque j’ai été élu député de Saint-Avold, conformément à ma promesse lors de ma réélection, dès le premier tour des élections législatives de 2024, conformément aux engagements pris par le président du Rassemblement national, lorsque nous avons visité la centrale et échangé avec les salariés, j’ai l’honneur de vous confirmer que le Rassemblement national votera pour cette proposition de loi.”
“Nicolas Bonnet applaudissent également.) Permettez-moi, à ce moment précis, d’exprimer ma sincère émotion. Cela fait des années que des élus de tous bords – ne vous en déplaise, monsieur Mendes –, des citoyens et des syndicats se mobilisent pour sauver la centrale de Saint-Avold. Je tiens à saluer leur engagement et à les remercier, en particulier les élus du Rassemblement national de la Moselle, les députés Kévin Pfeffer, Laurent Jacobelli et Pascal Jenft. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Cela fait trois années que nous défendons cette cause à l’Assemblée nationale. En trois ans, j’ai multiplié les initiatives pour demander la conversion de cette centrale, mais je me suis systématiquement heurté au refus des gouvernements, des premiers ministres et des ministres de l’énergie successifs.”
“Pourtant, depuis trois ans, ils vivent dans l’angoisse de savoir s’ils conserveront durablement leur travail ou si leur centrale fermera de nouveau. Les salariés et les sous-traitants ont vécu trois ans de mépris, d’incertitude et de combat. Ce sont eux, les vrais héros de cette bataille, eux, qui n’ont jamais cessé d’y croire, eux qui ont tenu bon. Je peux témoigner ici, devant vous, de leur admirable dignité. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Monsieur le ministre, nous leur devons le respect et, plus encore, votre gouvernement leur doit des actes. Certains d’entre eux sont ce soir dans le public de cet hémicycle, je pense qu’ils méritent nos applaudissements. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – MM. Fabien Di Filippo et M.”
“Enfin, et surtout, c’est un impératif pour l’emploi, car la centrale fait vivre une centaine de salariés et des centaines d’emplois indirects. L’examen de ce texte, qui permet la conversion de la centrale de Saint-Avold, n’est pas le fruit du hasard, mais d’un combat : le combat de plusieurs centaines de femmes et d’hommes, le combat des salariés et des sous-traitants de la centrale Émile-Huchet. En 2022, ces derniers sont revenus au travail pour redémarrer leur centrale, quelques mois seulement après sa fermeture, après avoir subi un plan social, et avoir été accusés de polluer et d’appartenir au passé. Ils se sont alors retroussé dignement les manches, pour sauver le système électrique français qui risquait des pénuries.”
“Enfin la centrale de Saint-Avold va être sauvée ! Enfin cette centrale à charbon va être convertie en énergie moins émettrice de CO 2 , pour pérenniser le site et ses emplois. Je n’ai cessé de le répéter, ces dernières années : la conversion de la centrale à charbon de Saint-Avold est un impératif. D’abord, c’est un impératif pour l’écologie, car il faut décarboner notre production électrique. Ensuite, c’est un impératif pour notre souveraineté, car cette centrale assure la sécurité d’approvisionnement électrique du pays. C’est aussi un impératif pour mon territoire, car non seulement elle contribue à son dynamisme économique, mais elle symbolise aussi son patrimoine, rappelant fièrement son passé minier.”
“La réindustrialisation constitue ainsi le défi de notre génération : le défi pour rendre à la France sa puissance et aux Français leur prospérité. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Je conclurai en affirmant que l’industrie est le moteur de l’indépendance de notre pays, le moteur de sa prospérité sociale et du progrès technique, technologique et écologique. Alors que la moitié de l’empreinte carbone de la France est liée à nos importations, relocaliser est la solution pour lutter contre le dérèglement climatique, n’en déplaise à l’extrême gauche.”
“Il faut d’urgence restaurer notre puissance industrielle. C’est pourquoi le Rassemblement national lance cette semaine une commission d’enquête parlementaire visant à lever les freins à la réindustrialisation de la France. J’aurai l’honneur d’en être le rapporteur.”
“Ces noms de pépites industrielles françaises, passées sous pavillon étranger avec l’accord de nos dirigeants, résonnent comme les grandes trahisons industrielles d’Emmanuel Macron. De grandes trahisons industrielles qui, par idéologie et sans doute aussi par lâcheté, bradent le génie et le travail de tout un peuple.”
“…parmi lesquels Alstom, Alcatel, Technip, Lafarge, Latecoere, Souriau, Morpho, Exxelia, Pechiney ou Doliprane ?”
“Qui peut vous croire, monsieur le ministre, quand vous vendez à la découpe nos fleurons stratégiques,…”
“Qui peut vous croire lorsque vous confiez une partie de notre souveraineté économique à une Commission européenne technocratique, qui ne défend ni les intérêts de la France ni même ceux du continent européen ? Qui peut vous croire quand votre ministre de tutelle, Éric Lombard, déclare que nos entreprises doivent « accepter d’être moins rentables » ? Qui peut vous croire quand en paroles, vous appelez à une économie de guerre, mais qu’en pratique, vous laissez les crapauds faire reculer les pelleteuses destinées à installer une nouvelle usine ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Qui peut vous croire quand les plus grands capitaines d’industrie de ce pays expriment leur ras-le-bol, à l’instar des PDG de LVMH, de Michelin, de EDF, de Total, de SEB, d’Airbus et de tant d’autres groupes nationaux ?”
“Monsieur le ministre, alors que nos concurrents – tels la Chine et les États-Unis – mènent une guerre économique redoutable à l’Europe, qui peut sérieusement croire en votre capacité à réindustrialiser le pays ?”
“(Mme Marie Pochon s’exclame.) En refusant de lever les réglementations européennes absurdes comme la directive relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD) et l’interdiction de la vente des véhicules à moteur thermique en 2035, vous condamnez l’industrie française à une mort certaine. Bref, en refusant d’appliquer ces propositions de bon sens du Rassemblement national, vous entérinez la poursuite de la désindustrialisation et du déclin de la France.”
“En refusant d’appliquer la priorité nationale et locale dans la commande publique, vous subventionnez les importations avec l’argent du contribuable, plutôt que de favoriser l’emploi en France. En refusant de baisser la pression fiscale qui pèse sur les entreprises, vous pénalisez leur production et découragez l’innovation. En refusant d’accélérer la relance du nucléaire et de nous libérer des règles absurdes du marché européen de l’énergie, vous privez nos entreprises d’un avantage compétitif majeur : la France produit une électricité parmi les moins chères d’Europe. En refusant d’alléger certaines normes environnementales excessives, vous vous obstinez à sacrifier des projets industriels, créateurs de centaines d’emplois, pour le seul fait qu’un batracien se soit installé sur un terrain.”
“Monsieur le ministre, force est de constater que vous faites le choix du déclin. En refusant de bâtir une stratégie industrielle nationale par filière, vous manifestez votre absence de vision pour redresser l’industrie française. En refusant d’investir en priorité dans les PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI), vous sacrifiez nos compétences industrielles de base au profit de gigafactories sans rentabilité ni marché. En refusant de créer un fonds souverain français, vous privez notre tissu industriel de financements massifs et vous abandonnez nos fleurons stratégiques aux capitaux étrangers. En refusant de mener une politique de patriotisme économique, vous encouragez la concurrence déloyale et les délocalisations, au détriment des filières et des savoir-faire français.”
“Autrefois puissance industrielle dans de nombreux secteurs, la France est le pays européen qui s’est le plus désindustrialisé : en trente ans, la part de l’industrie dans notre PIB a chuté de 17 à 9 %. Malgré une légère stagnation ces dernières années, la désindustrialisation de notre pays se poursuit. L’année 2024 a été une année noire pour l’industrie française : pour la première fois depuis 2016, nous déplorons davantage de fermetures d’usines que d’ouvertures ; 24 000 emplois industriels ont été supprimés et, dans les dix prochaines années, 100 000 emplois supplémentaires pourraient être détruits dans le seul secteur de l’automobile. En 1960, le général de Gaulle avait déclaré que nous, Français, devions « accéder au rang de grand État industriel ou bien nous résigner au déclin ».”
“Je vous remercie pour votre réponse qui confirme que le Rassemblement national est la seule alternative pour défendre nos industriels. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Cessez de cantonner votre politique industrielle à des mesurettes, à du saupoudrage d’aides ou à des gigafactories dont l’avenir est très incertain. Défendez les intérêts de la France, notamment en Europe, impulsez une véritable stratégie industrielle nationale en soutenant en priorité nos petites et moyennes entreprises et nos entreprises de taille intermédiaire qui représentent les deux tiers de notre potentiel de réindustrialisation. Ma question est simple : allez-vous changer de politique industrielle ou serez-vous responsable et coupable de l’hécatombe industrielle qui nous attend ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Mme Brigitte Barèges applaudit également.)”
“Les gigafactories en sont la preuve : ces immenses usines de batteries électriques devaient être la vitrine de la réindustrialisation de la France mais, quelques mois seulement après leur inauguration en grande pompe, les voilà déjà contraintes à tourner en sous-régime voire, pour celles du groupe Automotive Cells Company (ACC), à licencier. Monsieur le ministre de l’économie, votre politique nous mène droit dans le mur : il faut d’urgence changer de braquet ! C’est pourquoi le Rassemblement national lance sa commission d’enquête parlementaire visant à lever les freins à la réindustrialisation de la France, dont j’aurai l’honneur d’être le rapporteur. Vous devez réagir dès à présent : sortez de votre idéologie ! Arrêtez de demander à nos entreprises d’être moins rentables !”
“Dans les dix prochaines années, 100 000 emplois industriels seront supprimés dans la filière automobile française en raison de l’interdiction de la vente des véhicules à moteurs thermiques à compter de 2035, interdiction que cette assemblée a rejetée grâce à la mobilisation des députés du groupe Rassemblement national (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Gérault Verny applaudit également) mais que vous persistez à vouloir imposer. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Cette transition à marche forcée du thermique vers l’électrique va provoquer une véritable hécatombe : même les rares créations d’emplois et d’activités que vous promettiez sont un échec cuisant !”
“Je vous remercie pour votre réponse, même si elle est assez inquiétante – vous laissez en effet entendre que la centrale devra fermer en avril prochain. Si telle est bien la décision du gouvernement, je vous saurais gré de l’annoncer rapidement. Nous la contesterons évidemment, car c’est un choix politique. Si le gouvernement décide de fermer la centrale plutôt que de la convertir – car nous voulons tous sortir du charbon –, cela signifiera qu’il préfère importer de l’électricité allemande à base de charbon lignite, particulièrement polluant, plutôt que de bénéficier d’une unité de production électrique pilotable comme le serait la centrale à charbon de Saint-Avold convertie en centrale à biogaz, une énergie deux fois moins polluante.”
“En plus de sauver des centaines d’emplois, la décision de conversion permettrait enfin de décarboner le mix électrique français et de garantir la sécurité de l’approvisionnement électrique de notre pays.”
“Ma question est très simple : oui ou non, le ministère de l’écologie entend-il lancer un appel d’offres permettant la conversion de la centrale Émile-Huchet de Saint-Avold afin que celle-ci puisse produire une énergie moins émettrice de CO 2 ? Une telle décision répondrait à l’engagement de convertir les centrales à charbon françaises pris par le président de la République en septembre 2023. Elle constituerait également une marque de respect et de reconnaissance à l’égard des salariés. Depuis près de deux ans et demi, ceux-ci sont privés de toute visibilité sur leur avenir. Ignorant s’ils auront encore un travail dans quelques mois, ils vont passer les fêtes de fin d’année dans l’angoisse.”
“Pour répondre aux besoins de la France en la matière, nous devons – plutôt que d’importer d’Allemagne de l’électricité à base de charbon lignite, particulièrement polluant – prolonger la durée de vie de la centrale Émile-Huchet de Saint-Avold, tout en la convertissant afin qu’elle produise une énergie moins émettrice de CO 2 . L’industriel GazelEnergie se dit d’ailleurs prêt à investir dans une conversion du charbon vers le biogaz, ce qui polluerait évidemment beaucoup moins ; mais pour permettre celle-ci, nous avons besoin d’une autorisation de la part de votre gouvernement, sans laquelle la centrale risque de fermer en avril 2025. Comme je l’ai dit, 500 emplois seraient alors menacés.”
“Si votre gouvernement ne prend pas rapidement une décision, la centrale Émile-Huchet de Saint-Avold risque de fermer dans quelques mois. Avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi de regretter que ni la ministre de la transition écologique et de l’énergie, Mme Agnès Pannier-Runacher, ni la ministre déléguée à l’énergie, Mme Olga Givernet, ne soient présentes aujourd’hui pour répondre à la question que je pose depuis deux ans et demi dans cet hémicycle. Cette centrale à charbon est indispensable car près de 500 emplois directs et indirects en dépendent, principalement dans ma circonscription de Moselle-Est. En outre, elle permet d’éviter les pénuries d’électricité en France et en Allemagne, raison pour laquelle elle a été remise en service le 12 novembre dernier.”
“…si vous ne prenez pas une décision rapide, cette centrale fermera en avril 2025 et 500 personnes se retrouveront au chômage. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Pourtant, il y a deux ans, vous avez fait appel à eux pour sauver notre approvisionnement électrique, mis à mal parce que les macronistes avaient pris la décision de fermer Fessenheim. Alors, je vous en prie… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur, dont le temps de parole est écoulé. – Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Monsieur le ministre, vous qui n’écoutez pas et préférez regarder votre portable,…”
“Comme cet article va sauter, permettez-moi d’aborder la question des centrales à charbon françaises. Le Président de la République en personne s’était engagé à ce qu’elles soient converties vers des énergies moins émettrices de CO 2 . Du Rassemblement national à la gauche du nouveau Front populaire, en passant par les députés macronistes et ceux du groupe DR, il y a un quasi-consensus dans cet hémicycle en faveur de la conversion des centrales à charbon françaises vers des énergies moins émettrices, comme la biomasse ou le biogaz. Je reviens sur la centrale de Saint-Avold, située dans ma circonscription : depuis près de deux ans, les salariés attendent de la visibilité sur l’avenir de leur travail ; depuis deux ans, près de 500 emplois sont menacés, faute de visibilité.”