Alexandre Portier
DR · France
“Monsieur Faure, j’ai cru m’étrangler quand vous avez parlé du bal des hypocrites, et je ne suis pas le seul ici. Vous nous avez expliqué, il y a quelques jours, que vous étiez là pour taxer le grand capital et les ultrariches, et maintenant on vous voit faire les poches des petits épargnants et de la France qui travaille.”
“Au sein de chaque région académique, une procédure disciplinaire, présidée par un magistrat administratif, sera établie pour condamner les violences et les faits d’antisémitisme et de racisme. Face aux dérives, les présidents d’université pourront davantage compter sur l’appui de leur administration.”
“À chaque affiche collée ou tag à caractère antisémite, l’université doit réagir immédiatement. À l’ignorance, nous devons répondre par la formation, avec des référents formés à la lutte contre les nouvelles formes de l’antisémitisme. Nous devons aussi apporter un soutien averti aux victimes.”
“Je reprends. Vous avez essayé de nous empêcher de dire la haine antisémite et sa singularité – votre violence verbale en est encore révélatrice. Vous avez essayé de nous empêcher de dire la recrudescence inouïe des actes antisémites et d’où viennent ces attaques.”
“Nul ne doit se rendre en cours la peur au ventre à l’idée d’être pris pour cible en raison de son appartenance ou de ses croyances. Avec notre soutien, grâce à un examen exigeant, le texte que nous votons aujourd’hui apporte des réponses concrètes et attendues pour lutter contre l’antisémitisme à l’université.”
“Mais malheureusement, on est très loin du comique de répétition et aujourd’hui, votre motion de rejet ne nous fait pas rire du tout. Elle a plutôt pour nous un goût de honte… car La France insoumise n’a, hélas, plus honte de rien.”
The complete record
Every one of 101 lines we hold for Alexandre Portier, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 1 of 3.
“La Constitution n’est pas bête ! C’est d’ailleurs dommage que vous vouliez vous en débarrasser !”
“Mais non : il s’agit de faire respecter l’autorité de l’État, tout simplement !”
“Elle n’avait plus d’argument sur le fond !”
“Il faut se déplacer un peu, madame Stambach-Terrenoir. Il faut sortir de l’Assemblée nationale !”
“Ce serait presque drôle, si ce n’était pas grave…”
“Décidément, il faut développer l’enseignement des maths à l’école !”
“Monsieur Faure, j’ai cru m’étrangler quand vous avez parlé du bal des hypocrites, et je ne suis pas le seul ici. Vous nous avez expliqué, il y a quelques jours, que vous étiez là pour taxer le grand capital et les ultrariches, et maintenant on vous voit faire les poches des petits épargnants et de la France qui travaille. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Mais le pire, ce n’est pas le bal des hypocrites, monsieur Guedj, c’est celui des menteurs. La droite n’augmente pas la CSG, parce qu’elle sait faire. Madame la ministre, les Français ont subi des hausses d’impôt qui disaient leur nom, puis des hausses d’impôt déguisées, et maintenant vous en êtes à voter des impôts et des taxes par anticipation. Quand s’arrêtera la folie fiscale ? Les Français sont excédés. Cet hémicycle, comme la France entière, est en overdose.”
“Consommation et production, ce n’est pas la même chose ! C’est le programme de SES de première !”
“Avec une taxe sur le mensonge, nous serions milliardaires !”
“Pour toutes ces raisons, les députés de la Droite républicaine voteront pour cette loi avec conviction, détermination et honneur. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“À chaque affiche collée ou tag à caractère antisémite, l’université doit réagir immédiatement. À l’ignorance, nous devons répondre par la formation, avec des référents formés à la lutte contre les nouvelles formes de l’antisémitisme. Nous devons aussi apporter un soutien averti aux victimes. Notre réponse, nourrie de l’esprit des Lumières, doit toujours être ferme et républicaine : rétablir la neutralité, restaurer l’autorité et défendre la vérité scientifique contre les idéologies militantes. Dans le combat de longue haleine contre cette haine archaïque qu’est l’antisémitisme, ce texte constitue une nouvelle pierre à l’édifice juridique et offre des solutions concrètes pour mettre fin à l’impunité de ceux qui intimident et parfois même violentent les étudiants de confession juive.”
“Au sein de chaque région académique, une procédure disciplinaire, présidée par un magistrat administratif, sera établie pour condamner les violences et les faits d’antisémitisme et de racisme. Face aux dérives, les présidents d’université pourront davantage compter sur l’appui de leur administration. La section disciplinaire constituera un soutien précieux pour identifier, examiner et sanctionner les comportements haineux. Mais surtout, soyons clairs, au-delà de ses dispositions techniques, le texte est un message d’autorité qu’il nous faut marteler. Oui, dans nos universités, la République est chez elle. Elle n’a pas, elle n’a jamais à s’excuser d’y être. Quand l’antisémitisme gangrène les discours, contamine les esprits et s’installe dans les amphis ou dans les couloirs, nous devons y répondre point par point.”
“Nul ne doit se rendre en cours la peur au ventre à l’idée d’être pris pour cible en raison de son appartenance ou de ses croyances. Avec notre soutien, grâce à un examen exigeant, le texte que nous votons aujourd’hui apporte des réponses concrètes et attendues pour lutter contre l’antisémitisme à l’université. Le groupe de la Droite Républicaine se réjouit en particulier de la réintroduction de l’article 3 de la proposition de loi. L’instauration d’une procédure disciplinaire répond à une lacune de notre droit et permet de sanctionner, avec une plus grande efficacité, les paroles et les actes antisémites et racistes au sein des établissements. L’exclusion pourra être prononcée, et c’est une très bonne chose.”
“Dans ce contexte, la proposition de loi, ne vous en déplaise, constitue d’abord une déclaration de soutien à ces étudiants et plus largement à tous nos concitoyens de confession juive. Il y va de l’honneur de la France de protéger ses enfants, tous ses enfants. Chaque étudiant, quelles que soient ses origines, doit pouvoir étudier dans nos universités sans se sentir menacé.”
“Je reprends. Vous avez essayé de nous empêcher de dire la haine antisémite et sa singularité – votre violence verbale en est encore révélatrice. Vous avez essayé de nous empêcher de dire la recrudescence inouïe des actes antisémites et d’où viennent ces attaques. C’est simple, pendant tous nos débats, vous avez plus parlé du conflit au Proche-Orient que de nos universités, lesquelles, au fond, ne vous préoccupent pas beaucoup. À chaque débat, c’est toujours la même histoire : vous instrumentalisez tout, vous dévoyez tout, vous abîmez tout. De ce temple du savoir, de la transmission et du débat républicains, vous avez fait un terrain de violence, dont les étudiants juifs de France sont plus que jamais victimes.”
“C’est profondément honteux ! Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures.”
“Madame la présidente, je viens de me faire traiter d’antisémite. Vous trouvez cela normal ?”
“Les dernières minutes viennent de le démontrer, ce débat n’est pas secondaire. Il touche à ce que nous avons de plus précieux, à ce qui nous unit et à ce qui fait de nous une nation. Ce débat cardinal révèle malheureusement aussi les maux qui rongent la société française. L’extrême gauche ne se cache même plus : son antisionisme est le masque de moins en moins opaque de l’antisémitisme d’atmosphère qui s’est propagé dans notre pays. Mesdames et messieurs les députés d’extrême gauche, vous avez essayé de nous empêcher de dire la singularité de la haine antisémite qui sévit en France.”
“Les valeurs, ce n’est pas qu’une question de budget !”
“Qu’est devenu Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qui à la base était, me semble-t-il, un homme de lettres, pour tourner autant le dos à l’esprit des Lumières, de la République et tout bonnement aux valeurs de la France ? Qu’est devenue la gauche, y compris les socialistes, pour accepter de s’asseoir à côté de ces gens qui ont perdu toute boussole morale ? On assiste bien aujourd’hui à une faillite à la fois morale, intellectuelle et politique. (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et HOR. – M. Laurent Croizier applaudit également. – M. Jean-François Coulomme s’exclame vivement.)”
“…de voir ce qu’est devenue la gauche, de voir ses renoncements, de voir ses reniements.”
“Vous avez montré, débat après débat, que la situation de nos universités ne vous intéressait pas beaucoup, que votre seule obsession était le Proche-Orient. On comprend pourquoi nos universités sont dans l’état où elles sont ! Évidemment, pour nous, il y aura aucun doute : nous nous opposerons à cette motion de rejet. Mais elle doit aussi être l’occasion, pour les Français qui regardent ces débats et qui ne peuvent être que consternés,…”
“Votre obsession, c’est toujours d’interdire le débat, de couper les discussions et d’empêcher les votes, semaine après semaine.”
“Une fois de plus, c’est la même histoire, semaine après semaine. Malheureusement, on assiste toujours au même spectacle assez lamentable. C’est l’éternel retour des maîtres censeurs.”
“Non seulement c’était mauvais, mais en plus c’était inutile !”
“C’est l’élégance de la droite républicaine !”
“Nous avons du mal à concurrencer LFI en matière d’obstruction ! Vous n’aimez pas le débat !”
“Je défendrai également le n o 151. Les exemples observés en Suisse et en Belgique révèlent des dérives potentielles lorsque des pressions extérieures – familiales, amicales ou sociales – influent sur le libre arbitre de la personne demandeuse. C’est pourquoi ces deux amendements visent à s’assurer qu’elle ne fasse l’objet d’aucune pression financière, sociale ou provenant de son entourage, au moyen d’un processus de vérification qu’il serait demandé au médecin d’effectuer.”
“Il tend à compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante : « Le choix de ne pas […] recourir [à un psychologue ou à un psychiatre] est, le cas échéant, explicitement exprimé par écrit par la personne. »”
“Il tend à introduire l’obligation d’obtenir l’avis favorable d’un psychologue ou d’un psychiatre avant de pouvoir poursuivre la procédure d’aide à mourir. Monsieur le rapporteur, j’ai bien compris votre réponse sur ce point tout à l’heure. Nous sommes en désaccord : pour notre part, nous considérons qu’il s’agit d’une mesure de protection des plus vulnérables.”
“Cet amendement, déposé à l’initiative de notre collègue Sylvie Bonnet, vise à améliorer la rédaction de l’alinéa 11 en précisant que la consultation d’un psychologue ou d’un psychiatre ne doit pas être optionnelle mais obligatoire, compte tenu de la gravité de la décision à prendre.”
“C’est toujours le cas des amendements de M. Juvin.”
“Considérant qu’il est crucial de garantir que toutes les options de soins et de soutien aient été explorées avant de considérer la possibilité de l’aide à mourir, l’amendement de notre collègue Sylvie Bonnet vise à ce qu’une prise en charge palliative soit obligatoirement proposée avant toute aide à mourir. Il faut en effet que toutes les dispositions pouvant protéger les patients vulnérables aient été prises et que l’aide à mourir, si elle est engagée, soit toujours l’objet d’un choix éclairé, en dernier recours.”
“Dans le même esprit, nous proposons que l’aide à mourir ne fasse pas l’objet uniquement d’une demande orale, mais qu’elle soit formalisée à l’écrit. En effet, il est difficile d’imaginer vivre dans un pays où chacun remplirait plus de papiers pour acheter un téléphone portable que pour demander la mort. Certaines formalités doivent être imposées pour la protection des personnes et pour le sérieux des procédures. (M. Gérault Verny applaudit.)”
“Notre collègue Corentin Le Fur nous invite à être rigoureux quant aux mots utilisés en proposant d’ajouter après le terme « personne », le terme « malade », pour ne pas créer un droit absolu à mourir et pour que le droit en question ne s’applique bien qu’aux personnes malades.”
“L’aide à mourir, c’est-à-dire le suicide assisté ou l’euthanasie, n’est pas un soin à nos yeux. Dès lors, elle ne doit pas figurer dans le code de la santé publique. Tel est le sens de cet amendement de mon excellent collègue Corentin Le Fur.”
“Il s’agit ensuite – cette deuxième raison est liée à la première – de renforcer la transparence du processus de demande d’aide à mourir et donc la confiance en celui-ci, en éliminant les risques de manipulation et de coercition. C’est ce qui permet de rester en adéquation avec les principes fondamentaux non seulement de l’autonomie mais aussi de la dignité humaine, en offrant une protection supplémentaire à tous les patients vulnérables.”
“Il vise à inscrire dans la loi que « la demande d’aide à mourir ne peut être formulée que directement par la personne concernée, sans intervention d’un tiers », et ce pour deux raisons. Il s’agit d’abord de préserver l’autonomie et la liberté de choix du patient en fin de vie, en interdisant toute intervention extérieure dans la formulation de cette demande – l’objectif est de le protéger contre les pressions potentielles qui pourraient être exercées par ses proches, des soignants ou d’autres parties prenantes, et de s’assurer que l’aide en question procède toujours d’une démarche volontaire et personnelle qui reflète véritablement sa volonté.”
“Pour qu’un objectif soit atteint, il faut lui assigner une échéance claire. Le présent amendement vise donc à assortir l’obligation de formation d’une date butoir, en précisant que tous les professionnels de santé et du secteur médico-social doivent en bénéficier avant le 1 er janvier 2030.”
“La formation aux soins palliatifs et à l’accompagnement revêt une importance fondamentale. Le présent amendement vise à la renforcer en insistant sur son caractère obligatoire. Il s’agit de lever une ambiguïté en précisant dans la loi que cette formation est bien obligatoire et pas seulement recommandée, afin que tous les professionnels concernés soient formés au mieux pour garantir le meilleur accompagnement possible des patients et le développement des soins palliatifs partout sur le territoire.”
“Ce sont les premiers à défendre les voyous !”
“Ne pas être d’accord avec vous ne signifie pas faire de l’obstruction !”
“Les amendements n o s 336 et 337 portent sur le même objet. Ils rappellent – c’est important – que, pour nous, soigner et donner la mort sont deux choses distinctes et que nous rejetons l’idée d’un continuum entre elles. Nous voulons établir une stricte différence, sémantique, conceptuelle et philosophique. Nous contestons l’idée que l’euthanasie serait un soin ultime. Ces convictions soutiennent ces amendements qui visent à préciser explicitement que « toute pratique visant à provoquer volontairement la mort est interdite dans le cadre des soins palliatifs », de manière à établir une séparation étanche entre les soins palliatifs et la fin de vie. Cela nous renvoie au débat précédent.”
“Mais s’il peut recevoir la sédation profonde et continue ?”
“Voter pour ce texte, c’est dire aux étudiants juifs qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent compter sur nous ; c’est dire aussi à ceux qui les menacent que la loi les attend et que leurs intimidations sont terminées. C’est pourquoi nous voterons cette proposition de loi avec clarté, fermeté et honneur. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – M. Mathieu Lefèvre applaudit également.)”
“Assez d’ambiguïté, assez de silence complice, surtout ! L’antisémitisme, mesdames et messieurs de La France insoumise, n’est pas une opinion, c’est un délit, et l’antisionisme radical que vous défendez en permanence n’en est que le masque. Nous sommes lucides : comme je l’ai dit dès la discussion générale, ce texte n’est évidemment pas parfait. Il affirme néanmoins une vérité assez simple dans laquelle la grande majorité des députés de cet hémicycle, je l’espère, se retrouveront : à l’université comme ailleurs, la République est chez elle ; elle y défendra la liberté, l’égalité, la fraternité et la sécurité de tous ses enfants, y compris ceux de confession juive.”
“…au vu de l’énergie que vous avez déployée pour dissimuler les faits, pour refuser de les nommer, de les mettre sur la table et de les condamner. Vous avez eu le culot de vouloir faire disparaître la notion d’antisémitisme d’un texte dédié à la lutte contre l’antisémitisme. Quelle honte !”
“Cette extrême gauche a occulté les faits, a détourné le regard et a parfois même justifié les agressions et les insultes en expliquant qu’elles ne sont finalement pas si graves, qu’on peut les nuancer et les relativiser. À force de compromission avec les islamistes, cette extrême gauche est devenue aveugle à la haine antisémite ; elle en est même parfois devenue complice. Il faut nommer les choses : vous devriez être couverts de honte,…”
“Aujourd’hui, nous ne votons pas simplement un texte, nous envoyons, cela a été dit dès le début du débat, un message – un message ferme, clair et républicain : l’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays, ni dans nos rues, ni dans les amphithéâtres de nos facs, ni dans cet hémicycle. Pendant que notre assemblée s’efforce de lutter contre l’antisémitisme, nous avons assisté, en commission comme en séance, à une dérive et à une révélation. C’est la sombre dérive d’une gauche et d’une extrême gauche qui ont perdu toute boussole morale et avec lesquelles il est grand temps de remettre les pendules à l’heure. Cette extrême gauche qu’on a vu agir en commission comme dans l’hémicycle n’a eu de cesse de vouloir invisibiliser l’antisémitisme et la souffrance de nos compatriotes juifs, en particulier des étudiants.”
“En plus, on a déjà adopté une disposition similaire en commission !”