Marine Hamelet
RN · France
“…une sévérité pour les violeurs, les agresseurs sexuels et les pédocriminels qui serait à la hauteur de leurs crimes. L’actualité nous rappelle chaque jour que certains profils sont incurables ; dans leur cas, la seule protection efficace est leur mise à l’écart durable de la société.”
“Il vise à sécuriser l’information des parents lorsque la possibilité est donnée à l’aide sociale à l’enfance de passer outre le recueil de leur avis s’agissant de la santé de leur enfant.”
“En l’état, lorsqu’une mesure d’AEMO prononcée par le juge des enfants n’est pas exécutée, aucun texte ne dispose que le juge doit en être informé. Il le découvre généralement lors du réexamen du dossier, souvent des mois plus tard.”
“Il vise à supprimer le dispositif d’accueil relais créé par l’article 4. Ce dispositif présente un risque sérieux pour l’enfant : si son application est mal encadrée, ce dernier pourra être confié à un assistant familial différent à chaque relais.”
“Cet article 2 me laisse vraiment perplexe. Abaisser d’un an à six mois le délai à l’issue duquel la procédure de délaissement parental peut être déclenchée pour les enfants de moins de 3 ans ? Je cherche encore d’où vient cette demande.”
“Il supprime la possibilité de renouveler le placement d’un enfant de plus de 13 ans pour toute la durée de sa minorité. Une mesure de placement est par nature une mesure temporaire. Il ne faut pas oublier que la finalité, c’est le retour dans sa famille.”
The complete record
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“Ce débat a le mérite de nous confronter à la réalité. Les dispositifs d’accueil de l’ASE, qu’ils soient d’urgence ou sur le long terme, sont saturés depuis des années. Les lois votées sont mal appliquées ; les commissions d’enquête et les études se succèdent sans empêcher la dégradation continue de la situation, qui empirera tant que les causes réelles de cette embolie ne seront pas nommées. L’enjeu n’est pas financier, même si vous l’avez présenté comme tel à plusieurs reprises : en vingt-cinq ans, les dépenses sont passées de 4,3 milliards à près de 11 milliards ! Nous en arrivons au sujet : une des principales causes du problème, c’est l’explosion du nombre de mineurs non accompagnés pris en charge. Ils étaient 15 000 en 2015 ; ils sont désormais 46 000 !”
“Il est pour le travail des mineurs, maintenant ?”
“Notre responsabilité est de préserver les capacités d’accueil de nos centres et de lutter sans ambiguïté contre l’immigration. C’est pourquoi le Rassemblement national votera résolument pour la suppression de cet article. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“En rendant automatiquement suspensif pendant des mois tout recours contre la décision de refus de reconnaissance de minorité, cet article neutralise l’évaluation, encourage les détournements et amplifie les fraudes pourtant déjà massives.”
“Notre politique de prise en charge des MNA s’est progressivement détournée de sa finalité pour devenir une filière d’immigration parfaitement exploitée par les réseaux de passeurs.”
“…mais il s’agit en réalité de faire financer par le contribuable français l’hébergement d’étrangers clandestins qui se prétendent mineurs non accompagnés, alors même qu’ils ont été déboutés. (« Eh oui ! » et applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Si l’objectif de cet article était de lutter contre le sans-abrisme, on en serait tous d’accord ici, tous bords confondus, car voir des enfants dans la rue est inacceptable (« Ah ! » sur les bancs du groupe SOC) ,…”
“Nous voulons défendre les enfants qui ont réellement besoin de l’être. Notre responsabilité est de garantir la prise en charge effective des mineurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On peut certes adopter toutes les lois possibles et multiplier les déclarations ; mais si ces textes ne sont pas appliqués – comme la loi Taquet –, ils ne servent à rien. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Or il a parfaitement raison. Les chiffres sont clairs : en 2023, seuls 23 % des jeunes évalués ont été reconnus mineurs, donc la question se pose. Des personnes se font passer pour mineures alors qu’elles sont majeures. (Mêmes mouvements.)”
“Je soutiens l’amendement de mon collègue, face à ce déferlement de haine : on lui dit qu’il est nul et qu’il n’y connaît rien, c’est vraiment incroyable ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)”
“J’ajoute que chez les femmes plus jeunes, la maladie se propage malheureusement beaucoup plus rapidement. Les traitements sont alors plus lourds et plus longs, parfois même à vie quand le cancer est métastasé. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Il demande au gouvernement de remettre un rapport évaluant les bénéfices de l’ouverture du dépistage du cancer du sein dès l’âge de 40 ans. Actuellement, la prise en charge de ce dépistage ne concerne que les femmes de 50 ans et plus. J’ai été amenée à fréquenter les services de chimiothérapie et de radiothérapie et j’ai pu constater que beaucoup de femmes avaient moins de 50 ans. Les discussions que j’ai eues avec les oncologues ont confirmé ce constat. Un rapport de l’Institut Gustave-Roussy souligne d’ailleurs que plusieurs dizaines de milliers de jeunes femmes de moins de 50 ans sont confrontées à un diagnostic de cancer précoce et que ces diagnostics sont en hausse. Un dépistage plus précoce pourrait donc faire baisser la mortalité liée à ce cancer, qui est la première cause de mortalité parmi les cancers féminins.”
“Je vous poserai donc une question plus simple et plus modeste : pourquoi la loi Taquet n’est-elle pas appliquée ? Qu’attend le gouvernement pour faire appliquer cette loi ?”
“Ainsi, 15 000 mineurs ont commencé à se prostituer après leur placement à l’ASE ; 15 000 mineurs placés sous la protection et sous la responsabilité de l’État sont tombés dans l’enfer de la prostitution ! Cette réalité est beaucoup trop grave pour que l’on continue à agir comme si tout allait bien, comme si quelques petites mesures pouvaient suffire à remédier à quarante ans d’échec. Face à l’urgence et à l’impératif moral que représente la protection de l’enfance, nous ne pouvons plus nous contenter de demi-mesures ni de délégations hasardeuses. L’État doit assumer pleinement son rôle à l’aide d’un ministère dédié, tout en replaçant les familles au cœur de cette politique. Madame la ministre, je sais d’ores et déjà que je ne peux pas compter sur vous pour engager cette ambitieuse politique de recentralisation.”
“Cela est en contradiction totale avec l’esprit de la loi Taquet votée par le Parlement. Il y a en France une véritable manie du placement d’enfant. De plus en plus de spécialistes dénoncent l’institutionnalisation des placements abusifs. Ces critiques n’émanent pas d’une sphère complotiste mais d’avocats, de magistrats, de présidents d’association et, évidemment, des premières victimes concernées, c’est-à-dire des anciens enfants placés abusivement. Là où commence le véritable scandale d’État, c’est quand les enfants placés dans des structures se retrouvent confrontés à des dangers beaucoup plus graves que ceux qu’ils couraient dans leur famille.”
“Depuis des années, les lois, les plans, les stratégies sur l’enfance s’enchaînent sans que la situation s’améliore. Bien au contraire, elle se détériore. La dernière grande loi en date, la loi Taquet de 2022, n’est toujours pas appliquée. Alors que ce texte oblige à privilégier une solution intrafamiliale, il n’y a jamais eu autant de placements. Plus de 200 000 enfants ont été placés, retirés de leurs familles : c’est du jamais-vu – trois fois plus qu’en Allemagne, quatre fois plus qu’en Espagne. La représentation nationale vote des lois qui ne sont pas appliquées par les acteurs de l’ASE. C’est simple : si les services sociaux commencent à s’intéresser à des enfants, il y a plus d’une chance sur deux pour que ceux-ci soient retirés à leurs parents et placés en foyer ou en famille d’accueil.”
“La protection de l’enfance nécessite plus que jamais un ministère à temps plein et de plein exercice, car le chantier est énorme. Comme nous avons pu l’observer pendant les travaux de la commission d’enquête, les défaillances de cette politique sont nombreuses et détruisent chaque année des milliers de jeunes enfants et leurs familles. Nous avons constaté l’échec d’une politique de décentralisation mal maîtrisée. L’État a délégué cette compétence aux départements, les départements l’ont déléguée aux associations, avec pour résultat la multiplication des abus, l’institutionnalisation de la violence, l’insuffisance des contrôles et l’avènement d’un système où personne – ni l’État ni les départements – n’est responsable devant les victimes.”
“Pour évoquer la protection de l’enfance, j’aurais préféré m’adresser à un ministre chargé de la protection de l’enfance. Malheureusement, le président de la République en a décidé autrement et considère que cette politique ne mérite pas un ministre de plein exercice. Elle est pourtant d’une envergure et d’une importance considérable, s’agissant tant du budget engagé par l’État – 10 milliards d’euros en 2024 – que du nombre d’enfants concernés par les quelque 400 000 mesures d’ASE. Lors de sa réélection, Emmanuel Macron a promis que la protection de l’enfance serait une priorité de son quinquennat. Deux ans plus tard, le ministère chargé de l’enfance n’existe plus, remplacé par un haut-commissariat. Le poste est actuellement occupé par Mme El Haïry – qui s’est depuis lancée dans une campagne municipale à Nantes.”
“Je voudrais ajouter à ce que vient de dire notre collègue que les pays qui nous ont précédés dans ce cheminement – je pense à la Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg – ont instauré pour les pharmaciens une clause de conscience. Je ne vois donc pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Nous présentons un amendement de suppression de cet article pour trois raisons principales : premièrement, l’absence de contrôle par une instance interne – je m’en suis expliquée tout à l’heure ; ensuite, parce que la collégialité proposée n’est qu’une collégialité de façade ; enfin, parce que la procédure est anormalement expéditive. Nous ne pouvons pas adopter une loi aussi imprécise ; elle ne pose pas assez de garanties et conduirait à faire perdre toute sa valeur à la vie et à instaurer l’idée que les personnes vulnérables sont un poids pour la société et pour leurs proches. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.)”
“Pourquoi refuser obstinément l’intervention d’un juge pour vérifier le consentement ou, plus simplement, pour s’assurer de la validité de la procédure ? En 2024, la Commission sur les soins de fin de vie québécoise a rapporté soixante-cinq cas d’euthanasie non conformes à la loi, soixante-cinq vies illégalement ôtées par les mains de l’État ou sous son regard bienveillant ! L’expérience étrangère doit nous alerter. Au lieu de quoi, vous voulez voter une loi qui permettra à l’État d’organiser la mort sans intervention ni d’un professionnel de la psyché ni d’un professionnel du droit au terme d’une procédure qui pourrait aboutir en quarante-huit heures… Chers collègues, ne définissons pas notre rôle par la quantité de libertés individuelles formelles que nous proclamons ! Prenons garde à protéger la vie, surtout quand elle devient fragile !”
“L’article 6 a la lourde tâche d’encadrer la procédure de l’examen du suicide assisté jusqu’à la prescription de la substance létale. On peut déplorer le refus obstiné d’admettre que le consentement peut être vicié par l’isolement, l’impossibilité d’accéder à des soins palliatifs ou encore en raison de conditions économiques difficiles, qui donnent le sentiment aux plus vulnérables d’être un poids pour la société ou leurs proches. C’est aussi le refus de faire intervenir obligatoirement un psychiatre ou un psychologue, comme le prévoit la loi belge que vous ne manquez pourtant pas de citer en exemple. C’est une réalité : 36 % des Français redoutent de devenir un fardeau financier pour leurs proches. Ceux qu’il importe de protéger par une procédure solide, ce sont avant tout les plus vulnérables.”
“Je répète que cela fait trente ans qu’on vote des lois qui ne sont pas appliquées. J’aurais donc souhaité qu’on fasse en sorte qu’il y ait suffisamment de places en soins palliatifs avant de s’attaquer à cette proposition de loi sur la fin de vie. Ce n’est pas parce qu’on vote des lois qu’elles sont appliquées, et cela fait trente ans qu’on attend. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Les gens seront donc placés devant un dilemme : ils auront le choix entre l’euthanasie et rien. C’est tout le problème. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous avez indiqué, madame la ministre, que nous manquions de professionnels. Nous sommes d’accord. Néanmoins vous savez très bien que, malheureusement, il n’y en aura pas davantage dans les années qui viennent…”
“Il précise que le discernement du malade ne peut pas être considéré comme éclairé « si la personne a exprimé la demande de bénéficier de soins palliatifs et n’a pas pu y avoir accès ». Le Conseil d’État va dans le même sens : « l’expression d’une demande d’aide anticipée à mourir ne devrait jamais naître d’un accès insuffisant à des soins palliatifs ». Il poursuit : « L’accès à des soins palliatifs de qualité constitue […] une condition indispensable à l’expression d’une volonté libre et éclairée du patient dans les derniers moments de la vie ». Force est de constater – nous en convenons tous – que les lois se succèdent sans que l’accès à ces soins palliatifs ne s’améliore – un Français sur deux n’y a pas accès, nous l’avons dit, et 500 Français meurent chaque jour sans avoir pu en bénéficier !”
“On a en outre pu constater, dans les pays qui nous ont précédés dans cette voie comme la Suisse et la Belgique, que les conditions d’accès à l’aide à mourir se sont automatiquement allégées avec le temps. Il serait donc très grave que nous votions un texte dans lequel ces conditions seraient, dès le départ, excessivement souples. Cet amendement vise donc à durcir les conditions d’accès à l’aide à mourir. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Quand, dans quinze jours, nos travaux prendront fin avec le vote de la loi, ce sont les soignants qui se retrouveront face aux malades et qui auront à assumer le fruit de notre décision. Si nous les chargeons de responsabilités trop lourdes à porter, nous risquons de dégoûter beaucoup de médecins de leur pratique – quand nous savons déjà qu’environ 34 % des soignants déclarent vouloir arrêter d’exercer si cette loi était votée.”
“Je pense, comme mes collègues, que la notion de « phase avancée » est bien trop subjective et bien trop floue. Elle risquerait de mettre nos soignants, une fois de plus, dans l’embarras. Nous n’avons pas assez parlé des soignants.”
“Au vu de ce rapport parlementaire accablant, il est indispensable et urgent de refonder intégralement la politique de protection de l’enfance. Madame la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, aurez-vous le courage de nous proposer un texte transpartisan sur ce sujet ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Certains foyers sont de véritables viviers pour les filières de prostitution. Trop souvent aussi, les enfants confiés à des familles d’accueil ou à des foyers font l’objet de sévices sexuels. Le récent fait divers ayant eu lieu en Loire-Atlantique, où un homme a été écroué pour le viol d’une enfant de 4 ans qui lui avait été confiée par l’ASE, est éloquent. La liste est trop longue pour évoquer ici tous les dysfonctionnements d’une administration qui a trop souvent perdu le sens des réalités humaines. La responsabilité des présidents des conseils départementaux n’est par principe jamais engagée ni jamais contrôlée. Dès lors, comment s’étonner du résultat de cette politique ? Ainsi, 25 % des SDF sont issus de l’ASE et 70 % des enfants de l’ASE sortent du système éducatif sans diplôme ni formation.”
“En tant que membre de la commission d’enquête parlementaire sur la politique de protection de l’enfance, j’ai pu, comme de nombreux collègues, constater l’ampleur du désastre. Un problème de moyens ? Pas vraiment : près de 11 milliards sont consacrés à cette politique. Chaque enfant placé coûte près de 40 000 euros par an : un vrai marché pour beaucoup d’intervenants. La misère, certains en meurent, d’autres en vivent. Le juteux placement systématique des enfants est, comme par hasard, trop souvent préféré aux solutions intrafamiliales. Certains observateurs avisés parlent même de placements abusifs. Pire, des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance font parfois l’objet de mauvais traitements, dont les conséquences sur leur construction personnelle sont irréversibles.”
“Est en cause un empilement de traités de libre-échange défendus par une Union européenne schizophrène : toujours plus exigeante envers nos agriculteurs mais borgne quand il s’agit d’importer. L’accord euro-méditerranéen conclu avec le Maroc en 1996 est un cas d’école de traité de libre-échange instituant une concurrence déloyale. En libéralisant les importations de tomates, la France est ainsi devenue le troisième importateur mondial en vingt ans. Avec le Mercosur, ce sont plusieurs milliers de tonnes de bœuf et de volailles qui inonderont bientôt nos marchés. C’est donc maintenant qu’il faut agir. Or vous ne prenez aucune disposition concrète, monsieur le ministre. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le présent amendement vise à alerter le gouvernement sur les conséquences de l’accord avec le Mercosur sur notre souveraineté alimentaire. Autrefois deuxième exportateur mondial de produits agricoles, la France a dégringolé au sixième rang. Nous sommes de plus en plus dépendants des importations, au détriment de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire. Notre balance commerciale agricole fond comme neige au soleil. Plusieurs collègues ont rappelé que l’excédent commercial était de 5 milliards d’euros. Ils ont toutefois oublié qu’en 2011 il était de 12 milliards. Et si nous restons excédentaires, c’est en bonne partie grâce aux filières des boissons alcoolisées.”
“La présence de déserts médicaux est susceptible de retarder le dépistage de ces cancers dans la ruralité et les outre-mer. À Paris, il y a 234 médecins généralistes, et autant de spécialistes, pour 100 000 habitants. Dans le Tarn-et-Garonne, il y en a moitié moins. À Mayotte, le nombre chute à 49. La lutte contre le cancer du sein est aussi une lutte contre l’insécurité médicale qui touche la ruralité et les outre-mer. Ces précisions étant faites, et parce que ce texte améliorera indéniablement le quotidien de centaines de milliers de femmes touchées par cette maladie, le groupe Rassemblement national se prononcera en sa faveur. (Applaudissements sur divers bancs. – Les députés des groupes RN, DR, HOR, LIOT et UDR se lèvent et applaudissent longuement.)”
“Elle autorise également le remboursement de la dermopigmentation de l’aréole. Je regrette le comportement un peu mesquin des groupes de gauche et de la Macronie qui ont rejeté en première lecture notre amendement qui visait à prendre en charge intégralement la dermopigmentation réparatrice en 3D. Cette précision était nécessaire pour répondre au mieux aux attentes des patientes : obtenir un résultat au plus proche de la réalité d’un sein naturel – celui qu’elles avaient avant la maladie. Je déplore également le rejet de notre amendement qui visait à nourrir une réflexion sur l’ouverture du dépistage du cancer du sein à partir de 40 ans, afin de prendre en charge la maladie plus précocement. Une réflexion mériterait d’être menée pour améliorer l’offre de soins sur tout le territoire.”
“Les discussions ont abouti à un dispositif équilibré, qui ouvre la voie à des négociations conventionnelles pour encadrer les dépassements d’honoraires pratiqués pour des actes chirurgicaux de reconstruction mammaire. Celle-ci constitue une étape indispensable pour se reconstruire physiquement et psychologiquement, après avoir perdu une partie de ce qui nous fait femme. Aujourd’hui encore, trop de femmes renoncent à cette reconstruction pour des raisons financières. Cette proposition de loi instaure la prise en charge intégrale du renouvellement des prothèses mammaires et des sous-vêtements adaptés à ces dernières. Elle crée un forfait de 180 euros pour la prise en charge des soins de support indispensables face aux effets indésirables du traitement, tels qu’un suivi psychologique ou nutritionnel.”
“Dans ce moment difficile, j’ai décidé de continuer d’exercer mon activité de parlementaire, par sentiment de devoir envers les Tarn-et-Garonnais qui m’ont accordé leur confiance, mais aussi par solidarité envers toutes les femmes qui, malgré la fatigue, continuent de travailler parce qu’elles n’ont pas le choix – la vie est dure, même sans maladie. Dans mon malheur, j’étais consciente d’être privilégiée. Grâce à l’indemnité parlementaire dont je bénéficie, j’ai pu faire face aux différents restes à charge qui écrasent la majorité des femmes atteintes de ce cancer. Ce texte transpartisan constitue une avancée grandement attendue par des centaines de milliers de femmes.”
“J’ai connu les longues et éprouvantes séances de chimiothérapie, qui vident de toute énergie, impactent la vie de famille, la vie professionnelle et le quotidien ; les nausées, les vomissements à répétition, la prise de poids, la perte des cheveux ; l’ablation d’un sein avec lequel j’avais nourri mes enfants. C’est une maladie qui nous atteint viscéralement, tant elle nous attaque dans notre féminité. Elle expose aussi au regard des autres, souvent bienveillant, parfois maladroit. Cette épreuve, je l’ai vécue comme 700 000 femmes en France.”
“Chaque jour, en France, 164 femmes sont diagnostiquées d’un cancer du sein. Elles apprennent qu’elles auront désormais une épée de Damoclès au-dessus de la tête, qu’elles devront s’engager dans un combat long, éprouvant, aussi bien moralement que physiquement, qu’il leur faudra affronter les peurs et les incertitudes – celle de ne pas savoir si elles s’en sortiront. Elles ne sont sûres que d’une chose : elles garderont des séquelles à vie – si elles ont la chance de survivre. Je suis l’une de ces femmes. Au début de l’année 2024, j’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein. Je connais cette peur qui vous prend aux tripes, celle de devoir abandonner ses enfants et ceux qui nous sont chers. La première question qui vous vient à l’esprit est : pourquoi moi ? Je savais qu’un long combat débutait et j’étais déterminée à le mener.”
“L’alternance est de plus en plus urgente ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Seul le manque de volonté politique empêche nos dirigeants d’agir. Le courage qu’il faut à la France sera incarné par le groupe Rassemblement national en 2027.”
“…dégraisser la nébuleuse des opérateurs de l’État, dont certains sont inutiles et coûteux. Nos solutions ne retrancheront pas un seul centime d’euro du quotidien des Français ; elles visent à recentrer sur les Français notre politique de solidarité. Pour ce faire, la France doit revoir une générosité qu’elle ne peut plus se permettre. Nous souhaitons favoriser les Français d’abord.”
“Pour financer notre politique de prise en charge de la dépendance, il faut trouver le moyen de faire des économies autrement que sur le dos des actifs qui travaillent. Nous avons des propositions : réserver nos aides sociales aux Français et aux étrangers qui ont déjà cotisé en France – une économie de 4 milliards d’euros ; réformer l’aide médicale de l’État (AME), dont bénéficient parfois des étrangers qui n’ont pas cotisé un centime d’euro sur notre sol – une économie de 1,3 milliard ;…”
“Or les majorités et gouvernements successifs ont brillé par l’indigence de leurs propositions : la loi portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie a raté sa cible ; le fonds de soutien exceptionnel destiné à répondre aux besoins de trésorerie les plus urgents des Ehpad a certes été doté d’une somme importante – 100 millions d’euros –, mais celle-ci a déjà été dilapidée et ne résout pas le problème structurel de la hausse à venir des besoins. Que proposez-vous ? La suppression d’un autre jour de congé, qui serait désormais travaillé ? Taxer, taxer, toujours taxer, mais aussi travailler plus pour gagner moins, telle est la promesse du gouvernement Barnier ! Ce ne sont pas les Français actifs qui doivent payer l’impréparation de nos dirigeants et leur gestion calamiteuse des finances publiques.”
“Depuis la création de l’APA en 2002, le nombre de ses bénéficiaires a plus que doublé : près de 1,4 million de nos seniors ont désormais recours à cette prestation, dont le coût total a été multiplié par 2,6, atteignant 6,6 milliards d’euros. En 2014, les dépenses publiques consacrées à la prise en charge de la dépendance s’établissaient à 24 milliards. À l’horizon 2030, ce montant s’élèvera à 33,2 milliards. Pour répondre à l’urgence, il est nécessaire de mener une réflexion sur le moyen et le long terme.”
“Ce constat appelle deux conclusions simples : les besoins de financement de la part de la collectivité vont augmenter, ainsi que les besoins humains en personnels soignant et aidant. S’agissant du volet humain et du besoin accru en personnels soignant et aidant, le gouffre entre la parole gouvernementale et les actes est saisissant. Alors que les gouvernements successifs ont pris une série de mesures incitant les seniors à vivre à domicile leur perte d’autonomie, le nombre de professionnels aidants disponibles par senior ne cesse de diminuer. Bientôt, nos seniors seront contraints de vivre leur dépendance à domicile sans aucun aidant pour leur rendre visite. J’en viens au volet financier.”
“Cette énumération cache des réalités humaines, celles de nos parents ou de nos grands-parents, qui ont travaillé toute leur vie et, trop souvent, sont abandonnés dans des mouroirs pour y finir leur existence dans des conditions dégradantes, voire indignes. Elle cache ce retraité qui, en raison d’un manque de temps et de personnel, ne reçoit son aide à domicile que deux heures par semaine au lieu des six nécessaires. Rappelons que chacun d’entre nous sera concerné, à plus ou moins brève échéance. Dès à présent, notre système de prise en charge de la dépendance, à domicile ou en établissement, souffre de graves tensions. Si notre politique reste inchangée, la situation ne pourra que se détériorer gravement d’ici à 2050.”
“Qu’il s’agisse de l’agriculture – souffrant d’une mort lente –, des finances publiques – en plein dérapage – ou de la prise en charge de la dépendance, les gouvernements successifs ont parfois prévu, souvent mal, mais aucun n’a agi. Nos besoins actuels et futurs en matière de prise en charge de la dépendance sont déterminés par des facteurs connus depuis bien longtemps. En 2005 déjà, l’Insee estimait qu’à l’horizon 2050, le nombre de Français de plus 85 ans triplerait, pour atteindre 5 millions. Dès les années 2000, le même Insee prévoyait une augmentation de 50 % du nombre de personnes dépendantes d’ici à 2050. Au moins 1,3 million de seniors requerront une aide de la collectivité et le personnel à même d’accomplir les gestes de soin et d’accompagnement.”
“Mon département, le Tarn-et-Garonne, très rural, compte trois hippodromes, qui ont fait beaucoup d’efforts pour être à l’avant-garde en matière d’amélioration du bien-être animal et de respect de l’environnement. Les amendements qui visent à relever la fiscalité sur les paris hippiques constituent une attaque contre la France agricole, la France des villages et des PMU. Or le Rassemblement national soutient la France rurale et agricole. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN et sur quelques bancs du groupe UDR.)”