Thomas Portes
LFI-NFP · France
“Suspension du permis, suppression de l’excuse de minorité, augmentation de l’amende jusqu’à 45 000 euros ; cela fait des années que vous légiférez ainsi pour augmenter les sanctions. Cela ne produit aucun effet. Aucun !”
“Voilà le résultat de votre politique, qui n’arrête pas les refus d’obtempérer mais qui provoque des décès ! Avec la loi votée avant-hier, qui donne un permis de tuer aux policiers, les gens seront incités à ne plus s’arrêter de peur d’être abattus par la police. Voilà les conséquences de vos choix politiques !”
“Il se fonde sur l’article 70, alinéa 2, du règlement, relatif aux mises en cause personnelles. Monsieur Boucard, je ne peux pas vous laisser dire que mes collègues ou moi-même sourions lorsque des policiers sont tués.”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 2, pour mise en cause personnelle. Monsieur le ministre, vous êtes dans l’hémicycle, vos menaces de poursuites à l’extérieur, vous pouvez vous les garder ; ici, nous sommes souverains. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Je termine sur le fond. Monsieur le ministre, vous parlez d’organisation et de consignes. Écoutez les consignes qui ont été données aux gendarmes à Sainte-Soline pour effectuer des tirs tendus en visant des manifestants ! Oui, il y a des consignes d’intervenir et de faire mal ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Mme la ministre l’a reconnu : la place des supporters dans notre modèle sportif est importante. Dès lors, il paraît logique de les consulter et de leur accorder une voix prépondérante. Nous demandons que leur consultation soit obligatoire et surtout que leur avis sur le calendrier soit contraignant.”
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“Je termine sur le fond. Monsieur le ministre, vous parlez d’organisation et de consignes. Écoutez les consignes qui ont été données aux gendarmes à Sainte-Soline pour effectuer des tirs tendus en visant des manifestants ! Oui, il y a des consignes d’intervenir et de faire mal ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Ici, c’est le Parlement. Le ministre est invité.”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 2, pour mise en cause personnelle. Monsieur le ministre, vous êtes dans l’hémicycle, vos menaces de poursuites à l’extérieur, vous pouvez vous les garder ; ici, nous sommes souverains. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Il y a une différence entre votre camp politique et le mien. Nous, nous condamnons toutes les violences ; vous, vous organisez des meurtres commis par la police ! Voilà la différence entre vous et moi ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il se fonde sur l’article 70, alinéa 2, du règlement, relatif aux mises en cause personnelles. Monsieur Boucard, je ne peux pas vous laisser dire que mes collègues ou moi-même sourions lorsque des policiers sont tués. Nous condamnons toutes les violences, que les victimes en soient des policiers, des gendarmes ou d’autres victimes des refus d’obtempérer. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Voilà le résultat de votre politique, qui n’arrête pas les refus d’obtempérer mais qui provoque des décès ! Avec la loi votée avant-hier, qui donne un permis de tuer aux policiers, les gens seront incités à ne plus s’arrêter de peur d’être abattus par la police. Voilà les conséquences de vos choix politiques ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR et UDR.)”
“Suspension du permis, suppression de l’excuse de minorité, augmentation de l’amende jusqu’à 45 000 euros ; cela fait des années que vous légiférez ainsi pour augmenter les sanctions. Cela ne produit aucun effet. Aucun ! Je vous invite, comme l’a fait mon collègue socialiste, à distinguer les cas graves de refus d’obtempérer, qui sont en stagnation, de ceux qui le sont moins. Vous dites que des gens sont mis en danger et peuvent être tués à la suite d’un refus d’obtempérer. Je voudrais quand même rappeler que la France est, en Europe, le pays avec le plus de morts sous les balles de la police dans le cadre d’un refus d’obtempérer : Alhoussein Camara, Nahel, Inès, Amine, Jean-Paul ou encore Rayana, qui a pris trois balles tirées à bout portant par un policier alors qu’elle était passagère du véhicule.”
“Faut-il que le sport professionnel et amateur en dépende exclusivement ? Encore une fois, quel sport voulons-nous ? Je suis de ceux qui répètent : ne laissons pas faire le marché, car il nous emmènera dans le mur. Nous le verrons tout à l’heure au sujet des multidiffusions. Vous affirmez qu’un lot gratuit, en cas de lots multiples, obligerait à plus d’abonnements ; mais l’encadrement de ces lots, des tarifications, peut être évoqué. Aujourd’hui, pour suivre le foot français et européen, il faut être abonné à sept canaux de diffusion, ce qui n’est pas tenable. La question des droits télé, de la diffusion gratuite d’événements sportifs, y compris afin d’amener au sport certains jeunes en leur permettant d’en regarder, est essentielle. Rejetons en bloc ces amendements ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il faut absolument rejeter ces amendements. Un lot gratuit pour un match par journée, ce n’est pas énorme ! En revanche, si nous laissons faire le marché, les prix augmenteront de plus en plus et finiront par exploser. Le championnat anglais, à l’avant-garde en matière de droits télé, dont le financement était autrement important qu’en France, a tourné à la bulle spéculative, dont les économistes du sport prédisent l’explosion : au sein des quatre divisions professionnelles, 90 % des clubs perdent de l’argent et vivent à crédit ! Cet exemple nous pose la question : acceptons-nous un modèle sportif professionnel qui repose uniquement sur les droits télé ? Si, demain, le niveau de financement atteint grâce à ces droits disparaît, même le sport amateur en pâtira, comme l’ont rappelé certains.”
“Il faut donc associer les clubs de supporters, pas simplement les consulter. Nous savons tous ici ce que signifie réellement une consultation : on vous demande votre avis, mais on n’en tient jamais compte. Pour qu’ils soient associés de manière véritable et concrète aux décisions, l’avis des supporters doit être contraignant pour les instances décisionnelles du sport.”
“Mme la ministre l’a reconnu : la place des supporters dans notre modèle sportif est importante. Dès lors, il paraît logique de les consulter et de leur accorder une voix prépondérante. Nous demandons que leur consultation soit obligatoire et surtout que leur avis sur le calendrier soit contraignant. Organiser des matchs de ligue 2 le jeudi soir est absolument insupportable pour les supporters des clubs concernés. Ils travaillent et économisent des mois pour aller assister à un match. Poser un ou deux jours de congé pour voir un match est possible ponctuellement, mais pas toute une année. Il convient d’entendre les demandes des clubs de supporters, qui jouent en outre le rôle de lanceurs d’alerte. On l’a vu à Arsenal et au Bayern de Munich, où les supporters se sont mobilisés pour dénoncer les partenariats de multipropriété.”
“Monsieur Boucard, je suis désolé, vous êtes membre d’une organisation politique dont le président, Bruno Retailleau, a dit qu’il regrettait les belles heures de la colonisation, a dénoncé la régression vers les origines ethniques et a crié « à bas le voile ». Votre dirigeant politique est islamophobe ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Ils avaient été blanchis : ce n’était pas un mariage simulé, c’était un mariage d’amour. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Voilà la réalité des situations concrètes où pourrait mener votre proposition de loi – un texte infâme.”
“Monsieur le ministre, pour revenir au cœur du débat – contrairement à celles et ceux qui siègent à l’opposé de cet hémicycle, nous souhaitons aller jusqu’au bout de ce texte, et nous expliquons notre position depuis ce matin (Exclamations sur les bancs du groupe UDR) –, ce sous-amendement vise à demander aux officiers d’état civil de respecter le droit à la vie privée. Je citerai un exemple concret : le mariage de Danielle Perret et de Fadi Laraifa le 29 mars à Montpont-en-Bresse. Danielle Perret, la personne de sexe féminin qui s’est mariée avec une personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), avait été deux fois candidate pour le Rassemblement national. Le rapporteur avait demandé que la justice soit saisie et le procureur avait mené une enquête.”
“Première victoire : nous allons balayer ce texte raciste. Seconde victoire : pour la première fois peut-être depuis des mois, nous avons la chance de voir six députés DR dans l’hémicycle… (M. le président coupe le micro de l’orateur. – Quelques députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Ces sous-amendements tendent à préciser la demande de rapport formulée dans l’amendement de Mme Chatelain, afin de connaître les conséquences concrètes que votre proposition de loi aurait sur la vie des gens – même si vous ne considérez très certainement pas ces gens comme des êtres humains, sans quoi vous ne seriez pas ici à défendre un tel texte. Comme l’a dit mon collègue Boyard, cette proposition de loi est absolument honteuse. Premièrement, elle est raciste ; deuxièmement, elle est inefficace ; troisièmement, elle est inapplicable. Alors que le pays connaît une situation d’urgence, vous nous faites perdre notre temps. Ce texte n’est qu’une « loi CNews », qui répond aux obsessions identitaires et racistes que vous rabâchez à longueur de journée. Ce soir, cependant, nous connaîtrons deux victoires.”
“…qui dénonçait déjà, en son temps, ceux qui font l’apologie des intérêts particuliers contre l’intérêt général !”
“Afin de rappeler pourquoi nous, législateurs, avons besoin de ce texte, et combien vous êtes aujourd’hui éloignés de notre tâche consistant à défendre l’intérêt général, permettez-moi de lire ces quelques lignes, monsieur le président : « le plus sûr garant de la tranquillité publique, c’est le bonheur des citoyens, et […] les longues convulsions qui déchirent les États ne sont que le combat des préjugés contre les principes, de l’égoïsme contre l’intérêt général ». (M. Antoine Léaument applaudit.) Ces mots sont de Maximilien Robespierre (Applaudissements sur certains bancs du groupe LFI-NFP) ,…”
“L’importance de cet article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme a été rappelée par mon collègue Antoine Léaument, qui a fait référence à son préambule et au contexte dans lequel il est intervenu, au lendemain de la seconde guerre mondiale. Tous ces textes qui dressent des barrages à l’arbitraire et permettent à l’État de droit de protéger les citoyens contre les régimes de terreur, vous voulez les supprimer l’un après l’autre !”
“La CEDH est aussi là pour corriger certaines erreurs. Albert Corrieri, 104 ans, l’a saisie pour faire respecter ses droits : il avait été obligé de travailler dans le cadre du STO, sous le régime de Vichy – celui de vos ancêtres politiques et dont vous êtes l’héritier. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Nous touchons là au cœur du débat. Il s’agit de faire respecter l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, un texte central pour notre démocratie et dont vous voulez sortir, alors qu’il est utile pour contester certaines décisions. Par exemple, en juin dernier, la France a été condamnée par la CEDH, la Cour européenne des droits de l’homme, pour des contrôles au faciès. Depuis tout à l’heure, vous nous parlez des maires qui seraient mobilisés, qui seraient de tous les combats pour que cette proposition de loi passe. Mais où sont-ils ? Les seuls qui la défendent sont peut-être Robert Ménard et les quelques maires du Rassemblement national, qui représentent le syndicat de la haine !”
“(Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Petit à petit, les bancs se vident – moins il y a de députés d’extrême droite, mieux nous respirons. Nous avons même la chance d’avoir M. Wauquiez parmi nous. Il est venu après son repas, celui-ci a-t-il été financé par de l’argent public ? (M. le président coupe le micro de l’orateur. – Quelques députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Un rapport serait remis, dans un délai de six mois après l’éventuelle promulgation de cette loi raciste, pour mesurer les conséquences de celle-ci sur la vie de nos concitoyens. Un tel rapport est nécessaire pour confirmer que cette loi fracassera des vies dans notre pays. Votre loi ciblera 400 mariages, simplement parce qu’un des époux n’aura pas eu la chance d’être né du bon côté de la frontière. C’est la réalité politique de votre texte ! Vous nous parlez depuis tout à l’heure de l’insécurité juridique des maires, qui ne seraient pas protégés, mais en réalité, l’insécurité des maires a une autre cause ! Je pense notamment au maire de Saint-Brevin-les-Pins qui, mis en danger par des militants d’extrême droite, a été obligé de démissionner !”
“Je n’oublie pas que le président de la République Emmanuel Macron a osé employer le terme « décivilisation », imposé dans le débat par Renaud Camus, le théoricien du « grand remplacement », la référence de tous les groupuscules terroristes d’extrême droite dans le monde ! Peut-être les députés du Rassemblement national et de l’UDR suivent-ils l’exemple de leur chef, Jordan Bardella, qui a l’habitude de ne jamais siéger ! Peut-être qu’ils nous font une Bardella collective ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Karine Lebon applaudit également.)”
“Le moment que nous vivons est surréaliste. Nous en arrivons à la fin de la matinée d’une niche parlementaire qui n’en est pas une : au vu du nombre et de la nature des textes inscrits à l’ordre du jour par l’extrême droite, il s’agit plutôt d’une poubelle parlementaire ! Voilà des gens qui se livrent d’habitude sur ces bancs à la chasse à de prétendus faux arrêts maladie ou faux arrêts de travail, mais qui ne sont même pas capables de siéger dans l’hémicycle pour défendre leurs propres textes ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Karine Lebon applaudit également.) C’est scandaleux. Oui, la Macronie porte une lourde responsabilité.”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, relatif à la mise en cause personnelle. Vous, qui nous parlez de démocratie, appartenez à un camp dont le président ne respecte pas le résultat d’élections au cours desquelles les siens ont été balayés. Ne faites pas de leçon de démocratie ! La France d’Emmanuel Macron, ce sont des gilets jaunes éborgnés… (M. le président coupe le micro de l’orateur. – Quelques députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Aujourd’hui, seuls quelques députés macronistes font acte de présence, mais votre responsabilité politique est immense. Si nous assistons à une niche aussi raciste et xénophobe, c’est que, depuis deux quinquennats, vous êtes les marchepieds de l’extrême droite : vous préparez son arrivée au pouvoir en ne vous opposant jamais à ses représentants et en vous servant d’eux pour faire passer des textes de loi. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Vous pourrez toujours compter sur les députés Insoumis pour s’opposer, ici et ailleurs, à de pareils textes de loi. Jamais nous ne laisserons passer de textes racistes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)”
“J’ajoute que si certains se sentent autorisés à déposer de telles propositions de loi, c’est parce que le président de la République a déroulé le tapis rouge à l’extrême droite. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Emmanuel Macron a commencé son mandat en accordant une interview à Valeurs actuelles , un journal qui a été condamné pour avoir publié des caricatures racistes de ma collègue Danièle Obono. Vous êtes membre d’un bloc soutenant un président qui a tenté de réhabiliter le maréchal Pétain et Charles Maurras. Ça, c’est la Macronie ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“…eu égard aux textes qui y sont inscrits. Je voudrais toutefois réagir aux propos de notre collègue macroniste, qui vient de nous expliquer que nous étions responsables de la manière dont se déroule cette séance et que nous confisquions le débat. Excusez-nous de nous opposer à une loi raciste et xénophobe ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Paul Christophle et Benjamin Lucas-Lundy applaudissent également.) C’est cela, notre responsabilité de parlementaires !”
“Au contraire, il y a quelques semaines, les salariés d’ArcelorMittal attendaient la loi de nationalisation, à l’intérieur comme à l’extérieur du Palais-Bourbon. En dehors des plateaux de leur ami Bolloré, où on ne leur porte pas la contradiction, les députés d’extrême droite pratiquent une forme de désertion. Il est vrai que, dans l’histoire de l’extrême droite, déserter est une habitude ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)”
“Tout à l’heure, le fait que je prenne la parole sans veste a provoqué un certain nombre de réactions sur les bancs de l’extrême droite. Il est vrai qu’ils ont l’habitude des uniformes, sinon une certaine passion pour eux. Je rejoins mes collègues : la niche parlementaire sur laquelle nous sommes mobilisés massivement porte sur un sujet qui n’intéresse personne. Selon M. Berrios, les maires de France attendraient cette proposition de loi. Pourtant, je n’ai pas vu d’armée de maires défendre ce texte aux abords de l’Assemblée nationale ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)”
“Cette volonté d’interdire des mariages, vous l’avez dans votre ADN : vous êtes les descendants de la France de Vichy et de Pétain (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) , la même France qui avait interdit les mariages avec les personnes de confession juive notamment. Voilà la réalité, nous vous le rappellerons à chaque fois.”
“de Lépinau, qui s’est exprimé à plusieurs reprises, a été de faire diffuser « Maréchal, nous voilà ! » dans les rues de Carpentras, où il venait d’être élu maire (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Cela révèle l’identité du Rassemblement national. Pendant l’examen de la loi « immigration », il avait déposé un amendement pour que les patrons des entreprises de moins de onze salariés n’aient pas l’obligation de déclarer les travailleurs sans papiers sur leur exploitation. Ceux-là même qui veulent empêcher les gens de se marier sont prêts à tous les dispositifs législatifs pour permettre leur exploitation.”
“Il est vrai que les conditions de ce débat sont assez particulières. Cependant, nous constatons que les députés du Rassemblement national et leurs alliés de l’UDR sont racistes, mais pas courageux ; ils sont surtout très fainéants, puisqu’ils ne sont même pas ici pour défendre leur proposition de loi. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Nous avions plein de questions à leur poser, puisqu’ils ont une obsession pour ces mariages qui, on le rappelle, représentent moins de 400 cas dans le pays. Par exemple, est-ce que leur ancien député raciste, Grégoire de Fournas, qui a exploité des travailleurs étrangers dans sa propriété, leur interdisait aussi de se marier ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Un des premiers actes politiques de M.”
“Je voudrais aussi citer le mariage d’Élise Laplace avec Enguerrand Ottaviani. Lors du mariage, près d’Agen, étaient présents Hilaire Bouyé, président de Génération Zemmour ; Gabriel Loustau, multicondamné pour des propos racistes et pour appel à la haine ; François-Xavier Canot, soutien de Loïk Le Priol, un de vos amis, qui a assassiné Martín Aramburú ; Quentin, un néonazi qui avait apposé une croix celtique sur des tracts de candidature au nom de votre parti ; ou encore Yanis Iva, candidat du RN. La petite-fille de Marc Bloch a eu des paroles très justes à votre égard : elle a rappelé que malgré vos chemises et vos cravates, vous étiez les héritiers des Waffen SS. Vous ne serez jamais les bienvenus ici. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR ainsi que sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC.)”
“En 2014, lors de la Coupe du monde, il mène des opérations dans des quartiers de Lyon avec Damien Rieu.”
“On parle de la question des mariages simulés ou arrangés, mais je voudrais rappeler que le député qui vient de faire un rappel au règlement est maire d’une commune où a été diffusée la chanson « Maréchal, nous voilà ! » (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Cela donne une certaine tonalité du débat politique dans lequel on se situe. Puisque nous parlons de mariage, parlons aussi de mariage avec des militants néonazis. Une de vos députées, Tiffany Joncour, qui n’est pas présente aujourd’hui, est mariée avec Maxime Gaucher, condamné pour violences en réunion lors d’attaques contre des journalistes. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) En 2012, il cible la mosquée de Poitiers. En 2013, il tabasse un photographe.”
“Une de vos députées est mariée avec un hooligan néonazi. L’attachée de presse de votre groupe s’est mariée avec un militant néonazi, qui avait attaqué une conférence tenue par des députés de La France insoumise. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Les unions de la honte, elles sont dans vos rangs. Ce sont des unions de parlementaires et de collaborateurs avec des militants néonazis. Voilà votre vrai visage ! Cette proposition de loi est une proposition de loi raciste – une loi de haine.”
“Voilà votre objectif. Cela me fait penser à la proposition raciste – déjà à l’époque –, de Gabriel Attal, ciblant l’abaya, qui concernait soixante-dix personnes sur 12 millions d’élèves dans le pays. Le mot « simulé » figure dans le titre de la proposition de loi. S’il y a bien une chose que vous ne simulez pas, c’est votre racisme et votre xénophobie. Les mariages simulés ou arrangés vous dérangent. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) En revanche, les mariages entre des députés siégeant sur vos bancs et des militants néonazis, ça ne vous dérange pas.”
“Vous voulez légiférer sur une proposition de loi qui, d’après les chiffres dont nous disposons, concerne moins de 400 situations dans le pays, sur 227 000 mariages par an.”
“Je préfère porter un t-shirt que mettre une cravate et être raciste ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous nous donnez des leçons sur les mariages arrangés ou simulés, mais quand le chef de votre parti fait un mariage d’argent avec une femme qui appartient à la bourgeoisie, cela ne vous dérange pas et vous applaudissez des deux mains ! C’est pourtant un mariage arrangé et un mariage d’argent ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Protestations sur les bancs du groupe RN.) Ce texte est raciste, xénophobe, et répond à votre agenda de haine. Nous ferons tout pour qu’il ne soit jamais adopté. Vous faites honte à la République ! Alors que des gens meurent en ce moment dans la rue à cause de la canicule, vous défendez un texte comme celui-ci !”
“Venir ici ce matin débattre d’un texte raciste et xénophobe alors que notre pays fait face à des urgences…”
“Vous voulez parler des violences ? Parlez des violences de Sainte-Soline, des ordres donnés par la police, qui ont mutilé des manifestants, se sont rendus coupables de tirs tendus, contraires à la doctrine. D’autant que le responsable est connu, côté politique : c’est le ministre de l’époque, Gérald Darmanin ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Madame la ministre, qu’avez-vous à dire là-dessus ? C’est silence radio sur la répression de celles et ceux qui se mobilisent. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR et HOR.)”
“Une fois de plus, vous montrez votre véritable visage. Quant au collègue du RN qui tout à l’heure parlait de milices issues de nos rangs, je rappellerai que les milices appartiennent à votre propre histoire politique !”
“Il est 21 h 53, et le Rassemblement national mentionne des « invasions de gens du voyage ». (Exclamations sur quelques bancs des groupes RN et DR.)”
“Vous avez mangé avec l’argentier de l’extrême droite ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Qui écrit les fiches que vous lisez dans cet hémicycle ? Vous faites honte à la République : vous déjeunez avec Vincent Bolloré et vous sacrifiez ici, avec vos amis, l’agriculture de proximité ! (Mêmes mouvements.)”
“Vous caricaturez nos propos, monsieur François Cormier-Bouligeon, en soutenant que nous chercherions à supprimer toutes les sources d’irrigation. Si les agriculteurs et les agricultrices sont inquiets, c’est à cause de l’avenir et à cause du modèle agricole que vous défendez. Les agriculteurs s’inquiètent de perdre une agriculture de proximité, de constater qu’une minorité accapare l’eau ! (Protestations sur plusieurs bancs des groupes EPR et DR.) Madame la ministre, vous pouvez toujours nous faire de grandes leçons de principes républicains, nous assumons d’être du côté de la désobéissance civile, quand elle est au service de l’intérêt général ! (Vives exclamations sur les bancs des groupes EPR, Dem et DR.) Contrairement à vous, nous ne nous rendons pas à des réunions pour recevoir des fiches de Vincent Bolloré !”
“Alors ne nous donnez pas de leçons en matière de budget ou de finances publiques : vous êtes un gouvernement illégitime, qui n’a permis le vote d’aucun budget dans ce pays – c’est la réalité ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Mais justement, nous aimerions bien pouvoir débattre d’un PLF : je suis parlementaire depuis 2022 et je n’ai jamais eu l’occasion de me prononcer sur un seul budget de la nation ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est bien beau de nous dire de déposer des amendements dans le cadre de la discussion budgétaire, mais encore faudrait-il qu’elle ait lieu ! Vous avez aussi invoqué un contexte marqué par la frugalité et l’austérité pour expliquer pourquoi il n’y avait pas d’argent pour la petite enfance. Nous sortons pourtant de débats portant sur la loi d’actualisation de la programmation militaire au cours desquels pas moins de 36 milliards d’euros supplémentaires ont été mis sur la table ! Et vous ne pourriez pas consacrer quelques millions d’euros aux enfants de ce pays ? (Mêmes mouvements.)”
“Madame la ministre, vous nous invitez à déposer des amendements dans le cadre de l’examen du PLF.”