Eddy Casterman
RN · France
“Je tiens à répondre à une accusation honteuse, proférée par un collègue de La France insoumise – M. Coulomme, me semble-t-il – à l’égard de nos agriculteurs, qu’il a qualifiés d’empoisonneurs et de pollueurs. Monsieur Coulomme, je vous rappelle qu’en France, nous avons l’agriculture la plus vertueuse au monde.”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3. C’est moi qui ai prononcé ces mots, madame Regol, mais ils ne vous étaient pas adressés, je parlais à mon collègue Dufosset pour lui dire de fermer sa tablette.”
“Honte à vous, qui êtes les défenseurs des voyous et qui détestez nos agriculteurs ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Nous, nous sommes les défenseurs des honnêtes gens, de la France du travail, de ceux qui garantissent quotidiennement notre souveraineté alimentaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“En fait, vous vous faites une fois de plus les défenseurs des délinquants, des punks à chiens, qui se droguent (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) , qui occasionnent des violences policières, qui ruinent des exploitations agricoles et qui causent des incendies dans nos territoires.”
“Le phosphore demeure indispensable à de nombreuses productions agricoles et les sources d’approvisionnement en roches phosphatées dépendent de marchés internationaux de plus en plus instables.”
“Pourtant, monsieur Fugit, vous souteniez en commission que la trajectoire figurant dans votre amendement marquait un point d’équilibre. Visiblement, vous n’êtes pas à une contradiction près – mais on sait, encore une fois, que le courage n’est pas votre fort.”
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“Honte à vous, qui êtes les défenseurs des voyous et qui détestez nos agriculteurs ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Nous, nous sommes les défenseurs des honnêtes gens, de la France du travail, de ceux qui garantissent quotidiennement notre souveraineté alimentaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“En fait, vous vous faites une fois de plus les défenseurs des délinquants, des punks à chiens, qui se droguent (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) , qui occasionnent des violences policières, qui ruinent des exploitations agricoles et qui causent des incendies dans nos territoires.”
“Je tiens à répondre à une accusation honteuse, proférée par un collègue de La France insoumise – M. Coulomme, me semble-t-il – à l’égard de nos agriculteurs, qu’il a qualifiés d’empoisonneurs et de pollueurs. Monsieur Coulomme, je vous rappelle qu’en France, nous avons l’agriculture la plus vertueuse au monde. Et nous pouvons être fiers du travail quotidien de nos agriculteurs pour garantir la souveraineté agricole française et éviter, comme vous le voudriez, d’importer des produits pourris qui viennent du bout du monde. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Une fois de plus, malheureusement, le bloc central et le groupe EPR ont choisi de céder aux exigences de la gauche écologiste, plutôt que de défendre clairement la continuité de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire en adoptant une trajectoire de diminution crédible. Le groupe Rassemblement national et ses alliés défendent une autre voie, celle de la science (Rires et exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR) , de l’innovation, de la transition progressive et des solutions concrètes. Parce que votre trajectoire est totalement déconnectée des réalités économiques et agricoles de notre pays, notre groupe votera contre cette proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le phosphore demeure indispensable à de nombreuses productions agricoles et les sources d’approvisionnement en roches phosphatées dépendent de marchés internationaux de plus en plus instables. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les difficultés d’approvisionnement et l’augmentation des coûts de production, il est irresponsable d’ajouter de nouvelles contraintes à des agriculteurs déjà fortement fragilisés. Ce texte propose une logique que nous refusons, qui consiste à considérer que toute réduction de la production agricole française constituerait une victoire écologique. Nous pensons exactement l’inverse : affaiblir nos agriculteurs, c’est renforcer les importations et transférer notre production vers des pays qui appliquent souvent des normes moins exigeantes que les nôtres.”
“Cette proposition de loi est une nouvelle illustration de ce que nous dénonçons depuis des années : une écologie punitive qui préfère la contrainte à l’accompagnement, l’interdiction à l’innovation, l’idéologie aux réalités du terrain. Personne dans cet hémicycle ne conteste l’enjeu sanitaire que représente le cadmium pour la santé humaine, personne ne s’oppose à la poursuite des efforts visant à réduire l’exposition de nos concitoyens, mais encore faut-il agir avec pragmatisme et responsabilité. Or le texte qui nous est soumis ce soir impose une trajectoire particulièrement contraignante et étouffante. Cette trajectoire ne tient aucun compte des réalités auxquelles notre agriculture est quotidiennement confrontée.”
“…sans jamais dépasser le seuil autorisé par la réglementation européenne. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Faute d’une telle souplesse, notre agriculture pourrait être confrontée à des difficultés d’approvisionnement susceptibles d’affecter la production alimentaire. C’est pourquoi cet amendement tend à introduire une clause dérogatoire strictement encadrée. Exceptionnelle et temporaire, celle-ci permettrait au pouvoir réglementaire de déroger aux plafonds nationaux applicables au taux de cadmium dans les engrais phosphatés…”
“Il vise à répondre à un enjeu de sécurité d’approvisionnement pour notre agriculture. Aujourd’hui, la production mondiale de phosphates à faible teneur en cadmium est concentrée entre quelques mains, dans un nombre limité de pays, situation qui peut créer une dépendance stratégique et fragiliser notre souveraineté alimentaire, notamment en cas de crise internationale ou de tensions géopolitiques qui perturberaient durablement les chaînes d’approvisionnement. Dans un contexte mondial de plus en plus instable, il est nécessaire que les pouvoirs publics disposent d’une capacité d’adaptation aux menaces pesant sur l’accès aux intrants agricoles essentiels.”
“L’adoption de ce sous-amendement est la condition pour que nous adoptions les amendements identiques n os 14 rectifié et 16 rectifié. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Pourtant, monsieur Fugit, vous souteniez en commission que la trajectoire figurant dans votre amendement marquait un point d’équilibre. Visiblement, vous n’êtes pas à une contradiction près – mais on sait, encore une fois, que le courage n’est pas votre fort. J’en viens à mon sous-amendement, qui vise à instaurer une clause dérogatoire permettant au pouvoir réglementaire, à titre exceptionnel, de manière temporaire et selon un cadre strict, de déroger aux limites de cadmium contenu dans les engrais phosphatés – dans la limite des plafonds fixés par le règlement européen –, lorsque la sécurité d’approvisionnement agricole est gravement menacée, du fait de circonstances particulières telles qu’une crise géopolitique ou de sévères tensions diplomatiques.”
“Nous assistons ce soir, une fois encore, à une grande démonstration de courage de la part du groupe Ensemble pour la République. Je regrette, monsieur Attal, que votre groupe abandonne ce soir la trajectoire pourtant crédible et équilibrée qu’envisageaient les agriculteurs et les acteurs de la filière eux-mêmes, pour céder à nouveau aux sirènes de l’extrême gauche – les retraits de l’amendement de M. Fugit et du sous-amendement de Mme Pannier-Runacher en témoignent. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe EcoS.) Cette extrême gauche, qui ment et qui verse encore une fois ce soir dans l’indignité, en insinuant que certains députés de cet hémicycle seraient favorables au cancer…”
“…que veulent imposer le député Biteau et ses collègues du groupe écologiste et de l’extrême gauche de l’hémicycle. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“À défaut, nous voterons contre la trajectoire punitive…”
“La position finale de notre groupe dépendra de la suite qui sera donnée à nos amendements de réécriture générale, améliorés par les sous-amendements qui créent une clause de sauvegarde.”
“Le groupe Rassemblement national et ses alliés d’Identité Libertés sont, pour leur part, favorables à une trajectoire de réduction de la teneur en cadmium, mais à deux conditions : l’objectif de décadmiation doit être réaliste et soutenu par la filière ; surtout, le texte doit être assorti d’une clause de sauvegarde qui préserve la sécurité de nos approvisionnements en cas de crise majeure. Tel est le sens des amendements que nous avons déposés. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)”
“Ces comportements, visiblement cautionnés par plusieurs autres groupes, sont inacceptables, mais ce qui est tout aussi dommageable, c’est que certains puissent céder à ces pressions en laissant la passion l’emporter sur la raison.”
“Elles attendent donc du législateur, non pas des fake news diffamatoires dont vous êtes coutumiers, ni le concours Lépine de l’interdiction sans solutions, mais un accompagnement et une trajectoire réaliste qui préserve la sécurité de nos approvisionnements dans un contexte géopolitique incertain. Pour y parvenir, le législateur doit pouvoir travailler sereinement, loin des menaces. Je tiens à ce propos à condamner avec la plus grande fermeté les raids numériques contre les députés auxquels l’extrême gauche se livre sur les réseaux sociaux. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Personne ne nie la nécessité de réduire l’exposition de nos concitoyens à cette substance. Mais gouverner, ce n’est pas afficher des postures, comme vous le faites depuis tout à l’heure ; c’est mesurer les conséquences de ses décisions, et surtout savoir raison garder. Nos filières n’ont pas attendu cette proposition de loi pour s’organiser et ont divisé par quatre – j’insiste sur ce chiffre – les apports d’engrais phosphatés. Elles ont déjà engagé un effort substantiel vers une décadmiation de leurs engrais pour réduire encore, substantiellement, leur teneur en ce métal.”
“Ils peuvent, et nous pouvons, être fiers de nos agriculteurs. Nous leur disons que le groupe Rassemblement national et ses alliés de l’UDR et d’Identité Libertés les défendront sans relâche face à ceux qui veulent les voir disparaître et nous placer en situation de dépendance voire d’esclavage alimentaire. Venons-en au fond du texte et aux enjeux de la réduction de la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Personne ici ne conteste la dangerosité du cadmium pour la santé humaine.”
“…l’agriculture qui a le plus investi et innové pour garantir sa durabilité et sa résilience.”
“J’implore les Français de ne plus écouter les prophètes de malheur à gauche de cet hémicycle. Oui, les Français peuvent et doivent être fiers d’avoir chez eux, en France, l’agriculture la plus saine et la plus respectueuse de l’environnement (Mêmes mouvements) ,…”
“Et il y a encore pire dans cette entreprise de désinformation. Je pense au post absolument ignoble du député LFI Manuel Bompard sur ses réseaux sociaux, qui travestit un rapport de l’Anses : « Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau scandale sanitaire d’empoisonnement des Français aux métaux lourds ! […] Découvrez comment les multinationales de l’agrochimie nous empoisonnent avec la complicité du gouvernement ». (Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)”
“Le lendemain du vote d’une quatrième loi agricole, voilà que l’agriculture française est à nouveau traînée devant le tribunal de la décroissance. Accusés agriculteurs, levez-vous ! Vous êtes de nouveau convoqués par les procureurs Biteau et Autain et la cohorte de militants de l’écologie de la pénitence qui vous accusent d’empoisonner les Français dès le petit-déjeuner (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) , de cacher une bombe ou un scandale sanitaire. Vous les avez vus se mettre en scène dans les rayons de supermarché, à l’occasion de tests capillaires, pour détecter, repérer et répéter le maître mot coupable de tous les maux : le cadmium.”
“Cette campagne révèle les liens puissants entre les activistes de l’écologie punitive et des journalistes du service public et de gauche en mal de titres à sensation. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Nous examinons aujourd’hui la proposition de loi écologiste de Benoît Biteau relative à l’interdiction des engrais phosphatés contenant du cadmium. Avant même d’entrer dans le fond du texte, je veux dénoncer une campagne de transe médiatique qui a, depuis plusieurs jours, jeté l’opprobre sur nos valeureux agriculteurs (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) – Mme Stambach-Terrenoir s’en est fait l’écho tout à l’heure.”
“Vous entretenez un blocage purement idéologique. Je le répète : pour vous, la chasse est un objet de fantasmes. Il n’existe pas de viande plus saine, plus locale et de meilleure qualité nutritive que la viande de gibier, puisque c’est une viande sauvage. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Je vous remercie de nous inviter à revenir au fond du débat. Je maintiens mon amendement, précisément pour consacrer dans la loi l’objectif de valorisation du gibier dans la restauration collective. Il s’agit d’une viande de qualité, aux vertus nutritionnelles reconnues, saine et locale. Nos collègues écologistes, aveuglés par leurs fantasmes sur la chasse, semblent l’ignorer. Ma collègue Pochon affirmait ainsi que le grand gibier serait contaminé à la mitraille de plomb. Vous ignorez manifestement ce que sont les tirs et les découpes de grand gibier.”
“Appuyons-nous sur ce label élaboré par les acteurs de la filière et levons les contraintes, émises notamment par l’Agence nationale de sécurité alimentaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), lourdes et trop souvent infondées. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Même si un amendement visant à mieux valoriser le gibier a été adopté, il demeure préférable d’inscrire clairement cette trajectoire dans la loi, en particulier dans le domaine de la restauration collective. C’est pourquoi nous proposons de donner une meilleure visibilité à la viande de gibier et de garantir une provenance 100 % française dans la restauration collective de l’État. Grâce au label Gibiers de France, développé par la Fédération nationale des chasseurs, la restauration collective dispose déjà d’une certification qui démocratise la consommation de gibier et garantit une viande traçable, durable et de qualité.”
“Il est toujours mieux d’acter cet objectif en l’inscrivant dans la loi, monsieur le rapporteur. C’est pourquoi je maintiens mon amendement. Il faudrait également, madame la ministre, intégrer tous les acteurs de la venaison dans les conférences de la souveraineté alimentaire afin de parvenir à ce label de qualité indispensable au développement de la filière. Par ailleurs, il serait bon que vous appeliez l’attention de vos services sur l’excès de contraintes administratives et sanitaires qui pèse sur elle. Depuis des années, l’Anses multiplie les avis exagérément alarmistes et précautionneux sur le gibier sauvage. Ces avis n’ont pas de sens, ils ne sont pas fondés et ils alimentent artificiellement la méfiance à l’égard de cette viande.”
“Aujourd’hui encore, le gibier pâtit de nombreux clichés et reste perçu comme un produit réservé à quelques initiés ou à certaines périodes de l’année. Pourtant, plusieurs collectivités ont montré que cela fonctionne très bien, y compris dans les cantines scolaires, avec des produits locaux, tracés, de qualité et très bien acceptés. Introduire davantage de venaison dans la commande publique, c’est soutenir les circuits courts, c’est valoriser une viande saine, durable, pauvre en graisse, riche en protéines et économiquement accessible. Mais il faut aussi corriger… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Plusieurs députés des groupes RN et UDR applaudissent ce dernier.)”
“Il vise à valoriser l’introduction de la venaison sauvage dans les marchés de la restauration collective publique. Notre assemblée a déjà franchi une étape importante en adoptant mon amendement, approuvé par Mme la ministre et M. le rapporteur, qui tendait à intégrer la valorisation de la viande de gibier sauvage dans les projets d’avenir agricole. Le législateur a donc acté un principe simple : le gibier sauvage a toute sa place dans notre stratégie de souveraineté alimentaire et dans la valorisation de nos territoires ruraux. Ce nouvel amendement s’inscrit exactement dans cette logique. La restauration collective publique peut devenir un levier extrêmement puissant pour développer la consommation de venaison, la démocratiser et la désaisonnaliser.”
“Nous demandons donc une mesure simple et de bon sens : que la méthode de comptage inclue les fédérations de chasseurs et les chambres d’agriculture. La ruralité mérite mieux que les dogmes, le terrain doit reprendre le dessus sur l’idéologie. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Depuis des années, les éleveurs alertent et les chasseurs, les vrais gestionnaires et défenseurs des écosystèmes, constatent l’évolution de la faune en France, mais ils se heurtent trop souvent à une écologie idéologique refusant d’écouter ce que le terrain dit clairement. L’éleveur qui trouve les cadavres de ses bêtes attaquées et le berger qui voit son travail détruit n’ont pas besoin des leçons de militants qui n’ont jamais passé une nuit dans un alpage. Ils demandent simplement qu’on respecte leur expérience, leur bon sens et leur connaissance du territoire. Or les chiffres de la population lupine sont contestés parce qu’ils sont élaborés sans ceux qui connaissent réellement le terrain. On peut comprendre cette défiance, mais on peut aussi y mettre fin.”
“…ou à ceux qui théorisent l’écologie depuis des bureaux éloignés des réalités rurales, comme nos chers collègues écologistes ?”
“Il vise à répondre à une question très simple : à qui fait-on confiance pour parler du loup ?”
“Vous avez lancé en décembre les conférences de la souveraineté alimentaire, organisées autour de plusieurs groupes de travail multifilières, sous l’égide de FranceAgriMer – l’Établissement national des produits de l’agriculture et de la mer. Il est indispensable que la venaison sauvage y trouve toute sa place, eu égard à son potentiel économique, alimentaire et territorial. Cette filière pourrait faire l’objet d’un groupe de travail dédié, d’autant qu’elle relève déjà, dans le cadre des contrôles effectués par la direction générale de l’alimentation (DGAL), de la responsabilité directe de votre ministère. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Nous voterons en faveur du sous-amendement du rapporteur. Il ne s’agit évidemment pas de contraindre, mais d’ouvrir une possibilité et de relancer la balle dans le camp de Mme la ministre, que je remercie pour son avis favorable. L’amendement n o 1128 est un amendement de bon sens, qui vise à reconnaître pleinement la place de la venaison dans notre stratégie de souveraineté alimentaire. Adopter cet amendement enverrait un signal collectif fort en faveur d’une filière encore trop souvent oubliée par les politiques publiques agricoles et alimentaires. Cette reconnaissance, madame la ministre, doit désormais se traduire dans les faits.”
“Ainsi, nous encouragerons les acteurs de terrain, favoriserons la structuration de la filière et accompagnerons le développement d’une production locale susceptible, à son échelle, de contribuer à notre souveraineté alimentaire. Je crois sincèrement qu’il s’agit d’une filière d’avenir, madame la ministre. Avançons ensemble en adoptant mon amendement ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Les initiatives fleurissent déjà sur le terrain : la Fédération nationale des chasseurs a créé le label Gibiers de France pour organiser la certification des produits de la filière et des entreprises développent des solutions innovantes pour mieux transformer et distribuer cette viande – nous les avons d’ailleurs auditionnées au sein du groupe d’études parlementaire sur la chasse –, tandis que des collectivités territoriales expérimentent son introduction dans la restauration collective, avec des résultats probants. Nous devons aller plus loin et délivrer un signal politique fort, en amendant le texte pour que les projets d’avenir agricole incluent la valorisation de la venaison sauvage.”
“Cet amendement de bon sens invite à prendre enfin en considération la filière venaison française. Chaque année, bien que 900 000 sangliers, 90 000 cerfs et plus d’un demi-million de chevreuils soient prélevés par nos honorables chasseurs, à peine 10 % de cette viande sauvage est valorisée dans des circuits de distribution. Dans le même temps, une viande de gibier sur deux consommées en France est importée d’Europe de l’Est, de Nouvelle-Zélande voire des États-Unis. C’est une absurdité, et la preuve de l’existence d’un potentiel encore largement inexploité. La venaison répond à nos objectifs communs : développer les circuits courts, soutenir les territoires ruraux, proposer une alimentation locale, saine, de qualité, tout en limitant le gaspillage alimentaire.”
“Surtout, je ne comprends pas pourquoi cet article ne précise pas noir sur blanc que chaque projet d’avenir agricole doit systématiquement s’accompagner de mesures de suppression des entraves normatives identifiées par les filières. Ce qui tue notre agriculture, ce n’est pas simplement un mauvais fléchage des financements, mais d’abord le tsunami réglementaire qui retarde la construction de nouveaux abattoirs, de nouveaux poulaillers, de bâtiments d’élevage ou d’ouvrages d’aquaculture. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) C’est cela qui tue notre souveraineté agricole. Aucune solution n’a été trouvée jusqu’ici malgré des centaines d’heures de débats parlementaires, des dizaines de manifestations et des milliers de larmes de crocodile déplorant chaque année la dégradation de notre balance commerciale.”
“Oui, les projets d’avenir agricole vont dans le bon sens car ils permettent de flécher les financements, qu’ils soient nationaux ou européens, vers des projets stratégiques qui répondent vraiment aux besoins de nos filières. Malheureusement, plutôt que de saisir l’occasion pour engager une refonte complète de la stratégie de planification agricole et fusionner les dispositifs existants, vous ajoutez une strate supplémentaire aux projets alimentaires territoriaux (PAT), dont les objectifs sont pourtant analogues. Surtout, le choix de l’échelon de la superrégion n’offre aucune garantie en matière de proximité et de concertation avec les chambres d’agriculture départementales. Cela confirme au passage l’impérieuse nécessité d’une réforme territoriale qui permettrait de tenir compte des spécificités locales.”
“Il aura fallu attendre cette quatrième loi agricole pour réaliser une évidence. Si nous voulons réduire nos importations de poulet polonais ou de tomates marocaines et relancer la production laitière ou de viande ovine, nous devons bâtir une stratégie de reconquête agricole à partir des filières et des territoires et faire nôtre le maître mot qui fait horreur à nos collègues écologistes : produire, produire et encore produire ! Non, monsieur Biteau, produire n’est pas un dogme ! C’est la condition première de notre souveraineté alimentaire et, partant, de notre capacité à innover en faveur d’une agriculture plus durable et plus résiliente.”
“Le réarmement naval de la France exige la livraison dans les délais impartis de cinq frégates de défense et d’intervention, des bâtiments de haute mer polyvalents conçus pour le combat de haute intensité. Il est regrettable que ces cinq frégates de premier rang ne soient mentionnées ni dans l’exposé sommaire relatif aux forces navales, ni dans le tableau récapitulatif des segments capacitaires. Il convient de rappeler cet objectif stratégique dans le rapport annexé.”
“Non : nous défendons les Français, les honnêtes gens ! Et vous, les délinquants !”
“Ce n’est pas du racisme mais la vérité ! C’était chez lui !”
“Nous avons déposé des amendements pour aller plus loin, afin de créer des circonstances aggravantes et de protéger ceux que ce texte laisse encore de côté. Nous regrettons que certains n’aient pas été adoptés, mais nous continuerons de nous battre. Car voter ce texte ne signifie pas s’en satisfaire : c’est reconnaître une avancée, qui devra être complétée et renforcée pour rétablir l’ordre partout sur le territoire national et assurer ainsi la sécurité et la tranquillité de tous les Français. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous la voterons pour toutes les victimes invisibles de ces rassemblements : le riverain privé de sommeil trois nuits d’affilée, les forces de l’ordre victimes de violences, la jeune femme droguée à son insu dans l’obscurité d’un champ, et plus largement tous ceux que l’exposé des motifs désigne comme les victimes de tels événements. Jusqu’ici, les peines encourues n’étaient pas à la hauteur de leurs souffrances. Ce texte, enfin, renforce la pénalisation de l’organisation de rave-parties. Nous la voterons parce que le groupe Rassemblement national et ses alliés incarnent les valeurs d’ordre et de justice. L’ordre qui protège les faibles contre les forts ; l’ordre qui dit aux réseaux organisés que la France n’est pas une terre sans loi ; l’ordre qui permet à chacun de dormir, de travailler et de vivre sans subir le désordre des autres.”