Marc Pena
SOC · France
“Ces avancées sont importantes. Elles permettent de sécuriser le cadre proposé, donc de renforcer sa légitimité démocratique. Je veux également dire un mot des notions de communauté insulaire et de lien à la terre de Corse, qui suscitent bien des fantasmes.”
“Paul Molac applaudit également.) C’est dans cet esprit que nous abordons l’autonomie de la Corse. Au cours de nos débats, nous vous avons appelés à la vigilance sur plusieurs sujets. Je me réjouis à cet égard que plusieurs amendements que nous avons défendus aient été retenus et je salue le travail de la ministre et du rapporteur.”
“Elle est aujourd’hui largement partagée par la population corse, qui l’a exprimée à plusieurs reprises. Nous devons l’entendre. L’entendre, ce n’est pas accepter une logique de séparation : c’est défendre une République capable de faire confiance à ses territoires, de reconnaître leurs spécificités et d’adapter son organisation lorsque c’…”
“Alors que nous nous apprêtons à voter ce projet de loi si important, je veux d’abord rappeler une conviction simple : la République n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle a su reconnaître la diversité des territoires qui la composent.”
“De même, le lien singulier à la terre de Corse doit s’entendre précisément comme une défense de l’intérêt général, une protection des droits des habitants de l’île, et rien d’autre !”
“Nous acceptons de retirer les amendements n os 24 et 26, à condition que l’on adopte une formule qui corresponde à leur esprit. Reste à voir si celle que propose M. le rapporteur est la plus consensuelle ou la mieux écrite.”
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“En revanche, ce qui a été dit par notre collègue Insoumis est tout à fait juste : sans soutien à la recherche fondamentale, il n’y aura plus de recherche appliquée. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et LFI-NFP.) Il faut bien le comprendre et hiérarchiser les problèmes. Si notre collègue a cité de Gaulle, ce n’est pas parce qu’il est devenu gaulliste : il voulait seulement rappeler le souvenir des gouvernants qui avaient une vision à plus long terme que nous. Et puis,…”
“Comme l’a dit le président Coquerel, il est évident que le crédit d’impôt recherche doit être évalué. Il existe des dispositifs analogues dans les pays du nord – Scandinavie, Allemagne – que je connais assez bien. Ces dispositifs font l’objet d’un suivi beaucoup plus rigoureux que ce que nous faisons. Nous, nous avons donné un chèque en blanc : à un moment donné, il faudra faire une véritable évaluation. Ensuite, je voudrais montrer les conséquences de ce manque de suivi sur la recherche à l’université. J’ai été président d’université à l’époque où leur autonomie a été décidée – M. Wauquiez était d’ailleurs ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette décision a suscité un débat mortifère, opposant artificiellement la recherche appliquée à la recherche fondamentale. Or l’une ne va pas sans l’autre.”
“Vous parlez d’étudiants étrangers. Non ! Nous parlons d’étudiants internationaux, et ce n’est pas du tout la même chose ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – Vives exclamations sur les bancs des groupes RN et DR.) Oui, les mots ont leur importance, tout commence par les mots. Ensuite, vous remettez en cause l’universalité de l’aide personnalisée au logement, une aide universelle parce que le logement est un droit fondamental… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur.)”
“La précarité étudiante, je la connais de près en tant qu’ancien président d’université : elle explose. Pourtant, vous choisissez de vous attaquer aux APL. Une réforme des bourses s’impose, mais vous préférez vous attaquer aux APL ; les files d’attente devant les banques alimentaires s’allongent, mais vous préférez toujours vous attaquer aux APL. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Alors, êtes-vous prêt à renoncer à ces mesures ? La jeunesse, et la jeunesse étudiante en particulier, vous regardent et les socialistes vous attendent. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.)”
“Monsieur le premier ministre, votre projet de budget prévoit le gel de l’aide personnalisée au logement. Il s’agit d’une baisse qui ne dit pas son nom : vous n’assumez pas de réduire une nouvelle fois les APL, comme vous l’avez fait en 2017 ; vous laissez l’inflation s’en charger. Pire encore : vous allez jusqu’à exclure les étudiants internationaux du droit aux APL. (« La honte ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Ce choix sacrifie l’ouverture de notre enseignement supérieur, à un moment où le repli sur soi menace nos sociétés. Tout cela pour 100 millions d’euros d’économie, soit moins de 1 % de ce que rapporterait la taxe Zucman, un impôt que vous refusez obstinément. (« Oh ! » sur les bancs du groupe RN.) Ces 100 millions, vous les prenez sur le dos des étudiants.”
“Vous avez réinventé la loi des suspects… (La présidente coupe le micro de l’orateur. – Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)”
“Sur ces bancs (L’orateur désigne l’ensemble des travées jusqu’aux bancs de la Droite républicaine) siègent des personnes responsables et républicaines ; au-delà (Il désigne les bancs du groupe RN), vous avez l’indignité républicaine ! (Protestations sur les bancs du groupe RN.)”
“Madame la présidente, voyez dans quel état se trouve l’Assemblée après les interventions répétées de M. Ménagé. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Il contribue à ce que nos débats tournent au ridicule.”
“Il se fonde sur l’article 100, qui concerne la sérénité de nos débats.”