Bartolomé Lenoir
UDDPLR · France
“Nous aimerions que la décision qui a été prise, à une voix près, je crois, soit rendue publique, et que chaque groupe exprime sa position, afin que les Français soient au courant – ces derniers doivent être informés du fait qu’aujourd’hui, une partie du bloc central refuse de plier et se fait complice de l’obstruction de LFI.”
“Aussi demandons-nous au gouvernement de ne pas être complice de l’obstruction dont fait l’objet un texte demandé par les maires en France. (Plusieurs députés des groupes LFI-NFP et EcoS font des signes de dénégation.) Nous prions donc M. le ministre de consulter à nouveau les présidents de groupe.”
“Alors que nous avons beaucoup parlé des soins palliatifs, cet amendement évoque le problème de l’accès aux soins en général. Vous savez qu’il existe une différence d’espérance de vie entre les campagnes et les zones urbaines.”
“Avec cet amendement, il ne s’agit pas d’être pour ou contre le texte. En l’occurrence, c’est la disparité territoriale face à ses dispositions qui m’inquiète. Mon département, la Creuse, ne dispose pas d’unité fixe de soins palliatifs.”
“Par cet amendement, nous proposons – écoutez bien ! – de compléter l’article 4 par un nouvel alinéa : « Si le médecin a un doute sur le caractère libre et éclairé de la volonté du patient, il fait appel à un psychiatre. » Comment pouvez-vous vous y opposer ?”
“Nous n’avons pas la même interprétation de cet amendement. Prendre en charge ne veut pas dire prodiguer effectivement des soins mais évaluer la situation et proposer un protocole. Il n’est nullement question d’obliger le patient à accepter.”
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“Jamais mon département n’a connu autant de défaillances d’entreprises que cette année. L’augmentation des charges et le poids de la bureaucratie les abîment petit à petit, mais parfois le déclin est plus brutal, en particulier quand la réalité du terrain ne remonte pas au ministère. En tant que député de la Creuse, j’aimerais vous faire part d’une réalité tragique. Une entreprise du département, qui est une casse automobile – mais le problème concerne également d’autres secteurs dont les entreprises possèdent des surfaces à ciel ouvert –, a vu sa taxe foncière atteindre des niveaux stratosphériques car on a considéré que l’espace où sont traitées les pièces détachées était une surface commerciale et non une surface industrielle ou de stockage.”
“Vous pourriez quand même travailler en amont. Quant à la natalité, je suis d’accord avec vous.”
“C’est tout de même assez incroyable que, pour la rentrée 2026, vous n’ayez aucun élément à communiquer pour un département entier !”
“Enfin, vous le savez, des agriculteurs se battent aujourd’hui partout en France, et aussi dans la Creuse. Ils ne le font pas que pour eux-mêmes, de façon égoïste : ils le font pour l’avenir de leur métier. Or pour cet avenir, il faudra des écoles – c’est fondamental pour la transmission.”
“La Creuse a une géographie particulière : beaucoup de villages et peu de grandes communes. C’est là une richesse patrimoniale mais aussi une contrainte. Fermer une classe ou une école chez nous, c’est imposer à des enfants des temps de transport importants. Dans quelle proportion ces villages seront-ils touchés ? Je vous ai écrit à ce sujet il y a plusieurs mois, mais n’ai toujours pas reçu de réponse. Je vous repose donc ici la question : combien de classes et combien d’écoles fermerez-vous dans la Creuse ? En tant que député, je cherche aussi des solutions ; elles doivent venir du terrain. Je vous demande donc de charger le préfet de la Creuse d’organiser, avec les maires qui seront nouvellement élus, une grande consultation et un travail d’une année afin de formuler un constat et de proposer des solutions de terrain.”
“Monsieur le ministre, vous avez récemment annoncé la suppression de 4 000 postes d’enseignants en France, mais les répercussions dans mon département de la Creuse ne sont toujours pas connues. Pourtant, sur le terrain, les inspecteurs préparent les esprits aux fermetures de classes, voire d’écoles. Votre décision se fonde sur la baisse démographique, réelle mais que vous acceptez comme une fatalité, sans que le gouvernement prenne aucune décision pour soutenir les familles. Or les chiffres montrent que les couples français – et creusois en particulier – ont moins d’enfants qu’ils ne le souhaitent. Cela s’explique par la baisse du pouvoir d’achat, mais aussi par l’affaiblissement des services publics, qui n’incite pas les familles à croire en l’avenir – je pense aux soignants, dont les moyens diminuent, mais aussi aux écoles.”
“Il est accentué par une situation statutaire particulière : contrairement aux autres agents de la fonction publique, les personnels hospitaliers ne bénéficient toujours pas de la prise en charge obligatoire d’une mutuelle complémentaire par leur employeur. Cette singularité nuit à l’attractivité de l’hôpital public, sans que cela remette en cause l’engagement des équipes de direction locales, qui œuvrent avec les moyens dont elles disposent. Madame Mansouri souhaite donc savoir quelles mesures le gouvernement entend prendre pour simplifier les procédures administratives qui pèsent sur les hôpitaux, encadrer et sécuriser l’usage des outils de remplacement et, surtout, pour garantir aux personnels des conditions de travail soutenables, afin d’assurer une offre de soins de qualité pour l’ensemble des habitants de son territoire.”
“Face aux difficultés de recrutement et aux absences imprévues, le recours à des outils de gestion de remplacements de court terme, comme la plateforme Hublo, constitue une réponse pragmatique aux urgences du quotidien. Toutefois, leur utilisation répétée révèle surtout l’absence de solutions structurelles durables. Elle souligne la nécessité de stabiliser les équipes, de renforcer la continuité des soins et de préserver la cohésion professionnelle, dans l’intérêt des patients, comme des personnels. À cela s’ajoute le sentiment d’un manque de reconnaissance, fortement exprimé par de nombreux agents hospitaliers.”
“Les équipes hospitalières font état d’une augmentation continue des charges administratives et d’investissements nécessaires à la conformité réglementaire. Si ces exigences peuvent être justifiées individuellement, leur accumulation mobilise aujourd’hui une part significative des ressources disponibles, au détriment du soin – cœur même de la mission hospitalière. Dans ce cadre, la question du ratio entre personnels administratifs et personnels soignants mérite d’être posée, car il peut limiter les capacités budgétaires nécessaires pour renforcer les effectifs au plus près des patients, là où les besoins sont les plus urgents. Autrement dit, les hôpitaux embauchent pour remplir des formulaires, pendant que les patients attendent qu’on embauche des soignants.”
“Mme Mansouri appelle l’attention de la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, sur l’état d’épuisement préoccupant du personnel soignant de l’hôpital de Vienne, ainsi que sur les tensions persistantes qui pèsent sur les moyens humains et matériels de cet établissement. Cette situation fragilise directement la qualité de l’offre de soins dans l’Isère rhodanienne et inquiète légitimement les patients, comme les professionnels de santé. Ces difficultés locales s’inscrivent dans un contexte plus large d’évolution de notre système hospitalier, marqué par une complexification croissante des procédures et des exigences administratives à l’échelle nationale.”
“Monsieur le ministre, sauf votre respect, j’ai été très courtois en formulant ma question, à laquelle vous n’avez pas répondu. L’Allemagne a adopté la suspension de la réunification familiale, ce qui fait courir un risque majeur d’arrivée de migrants afghans en France. Du fait de l’affrontement entre talibans et État islamique, on sait bien que des migrants affiliés à cette organisation pourraient arriver en France, ce qui fait peser un risque majeur. J’attendais de vous une réponse, qui n’est pas venue. Je trouve cette situation très dangereuse. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Enfin, nous savons que le droit européen n’a pas empêché cette suspension en Allemagne et nous croyons que le Conseil constitutionnel français, du fait qu’il s’agit d’une suspension, pourrait ne pas s’y opposer cette fois-ci. Ma question est simple, monsieur le premier ministre : y seriez-vous favorable ?”
“Cette situation d’écart en droit entre l’Allemagne et notre pays fait de la France une destination plus favorable pour les migrants du Moyen-Orient, ce qui entraîne un risque majeur pour la sécurité des Français. Je rappelle qu’en seulement quelques années, la France a accueilli plus de 100 000 Afghans et que les demandes d’asile d’Afghans ont augmenté de 30 % rien que l’année dernière. Dans les prochains jours, je déposerai une proposition de loi visant à suspendre le regroupement familial pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire. Une telle mesure a notamment pour objectif de nous aligner sur l’Allemagne. Je précise que ce serait un minimum et que nous considérons qu’il faut aller beaucoup plus loin.”
“Je voudrais vous parler du danger terroriste en France. En Afghanistan, l’épouvantable régime des talibans s’attaque à l’État islamique pour garantir sa suprématie – une véritable lutte entre la peste et le choléra ! Cette situation accélère une migration extrêmement dangereuse d’Afghans affiliés à l’EI vers l’Europe. Je rappelle qu’en novembre dernier, un Afghan a été arrêté à Lyon et mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste. De l’autre côté du Rhin, le gouvernement allemand a suspendu il y a quelques mois le regroupement familial, ou plus précisément la réunification familiale, pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire, c’est-à-dire pour les migrants n’ayant pas obtenu le statut de réfugié après étude de leur dossier.”
“Comptez-vous permettre l’accès au train dans nos campagnes et baisser les prix à la pompe, monsieur le premier ministre ? Vous incarnez la dernière vague d’une politique du temps d’avant. En se retirant, la marée du macronisme découvre d’un bout à l’autre du territoire le corps bouleversé de la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“La voiture est pourtant primordiale pour rendre visite à nos familles, aller travailler, amener nos enfants dans des écoles toujours plus éparpillées, ou simplement nous faire soigner. Depuis plusieurs mois, dans mon département de la Creuse, on ne soigne plus le cancer ; il faut faire plus de deux heures de route, aller-retour, pour se rendre à Limoges. Les conséquences sont terribles. Les campagnes sont un vivier extraordinaire d’initiatives, de compétences et de patriotisme. Elles sont le pilier de notre souveraineté industrielle et alimentaire. Sans les campagnes, la France n’est rien. J’adresse d’ailleurs toutes mes pensées aux éleveurs, victimes d’une gestion catastrophique de la dermatose nodulaire, à qui l’on impose manu militari l’abattage de leurs troupeaux.”
“Ma question s’adresse à M. le premier ministre. La SNCF vient d’annoncer que la ligne de train qui relie Bordeaux à Lyon passera par Paris et ne traversera pas le centre de la France, lequel se retrouve une nouvelle fois oublié par les politiques publiques. Cette décision affaiblira encore les campagnes et leur attractivité. Ironie du sort, elle a certainement été prise par l’ancien président de la SNCF, que vous avez nommé il y a quelques semaines ministre du travail. Elle nous blesse profondément car nous n’avons plus aucun moyen de nous en sortir. Les lignes de train de nos campagnes sont supprimées et la voiture coûte toujours plus cher, les certificats d’énergie augmentant massivement le tarif à la pompe. C’est la double peine !”
“Manifestement, il ne sait faire ni l’un ni l’autre.”
“Un van aménagé en permanence mobile me permet d’aller dans des villages et de rencontrer des personnes à qui on ne donne pas souvent la parole. Nombre d’entre elles prennent un rendez-vous avec moi pour en obtenir un chez un médecin. J’ai posé deux questions très simples : comment faire pour ouvrir à Guéret une première année de médecine et comment y rétablir la radiothérapie ? Vous ne m’avez pas répondu autrement que d’une manière très complexe, ce qui me désole. Vous avez assuré qu’il n’y avait pas de rupture de soins. Pourtant, il est absolument honteux que des Creusois malades du cancer doivent faire deux heures de route, aller-retour, pour être soignés à Limoges alors qu’il suffirait d’un médecin à Guéret. Le gouvernement doit concevoir une vision de long terme et réagir aux urgences.”
“J’ai lancé à la rentrée une pétition en ce sens, qui a recueilli près de 1 000 signatures en quelques jours. Le conseil départemental m’a indiqué être favorable à cette démarche et prêt à mettre à disposition son campus numérique. Je l’en remercie. J’ai désormais besoin d’une impulsion politique pour lancer cette formation dès la prochaine rentrée. Ma question est simple : le gouvernement va-t-il m’aider ?”
“Sur le terrain, les soignants et le personnel du service public accomplissent sans moyens un travail inimaginable. Les Creusois paient des impôts mais ne disposent plus d’un service public digne de ce nom. Des solutions existent pourtant. À court terme, je demande une réponse claire sur la radiothérapie à Guéret. Cela fait des mois que les élus de tous bords n’obtiennent que des réponses complexes, sans que la situation ne connaisse de réelle avancée. Enfin, pour éviter que ce type de crise ne se reproduise, nous avons besoin d’une vision et de former des Creusois à la médecine. Ils sont les plus à même de s’installer dans le département, dont les habitants sont sous-représentés à l’université. Il nous faut une première année de médecine à Guéret.”
“Je souhaite interroger Mme la ministre de la santé sur la situation des malades dans mon département de la Creuse. Lorsqu’on y est atteint d’un cancer, on n’a pas les mêmes chances de guérison qu’un Parisien. Pourquoi ? D’abord parce qu’obtenir un rendez-vous auprès d’un médecin généraliste pour établir un diagnostic est devenu un véritable parcours du combattant. Ensuite, parce qu’en dernier ressort, il n’y a plus de radiothérapie à l’hôpital de Guéret pour se soigner. Cette situation est odieuse à court terme pour les malades, et intenable à moyen terme. Je tiens à remercier les médecins généralistes restants, qui font face avec un courage remarquable. Toutefois, ils s’épuisent, car ils ne sont plus que quatre-vingt-deux en Creuse – vingt-cinq de moins qu’en 2016 ; et près d’un sur deux a plus de 60 ans.”
“Il faut plutôt 145 millions d’euros pour les outre-mer !”
“Monsieur Guedj, 3 400 euros brut, cela équivaut à 2 900 euros net environ, donc je ne sais pas quelle est votre définition de « riche ». Car un tel montant, lorsqu’on paye un loyer – à Paris, par exemple, ils sont très élevés –, cela ne fait pas de vous quelqu’un de riche ! Vous êtes en train de taper sur la classe moyenne ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Madame la ministre, je vous parle de la France des commerçants et vous me répondez en parlant de vous. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Personne n’est dupe : vous vous êtes associés aux socialistes et vous avez condamné les chefs d’entreprise pour vous maintenir au pouvoir. C’est une réalité ; les Français le savent. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Votre budget, pour vous sauver, va achever notre pays, notre culture et nos villages. Pensez à la France et aux Français : réduisez les dépenses, réduisez les impôts et les taxes qui condamnent notre avenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Je vous parle de la France des commerçants, de la France des indépendants, des Français libres dont les commerces ne connaissent pas seulement des fins de mois difficiles mais, pour beaucoup, n’existent tout simplement plus. Cette situation est due à l’abandon de notre souveraineté énergétique et de notre souveraineté industrielle, devenues les proies des idéologues. C’est aussi le fait d’un État qui a plongé les entreprises dans les taxes et les impôts, qui a abîmé le pouvoir d’achat des salariés avec ces charges démesurées, reléguant à l’arrière-plan le mérite et la valeur travail. Pour quoi faire, monsieur le premier ministre ? Pour sauver le train de vie d’un État devenu obèse où les agences prospèrent au détriment d’un service public de terrain. Pourquoi vous réfugier dans le socialisme ?”
“Alors que nous débattons du budget, les Français constatent chaque jour la folie fiscale qui s’est emparée de cet hémicycle. Derrière ces murs, le gouvernement voit-il encore la réalité ? Je pense en particulier à celles de nos petites entreprises, dont les défaillances explosent : plus de 70 000 auront baissé le rideau en 2025, un record. Nos artisans, nos bouchers, nos laiteries, nos restaurants, nos hôtels, nos bars, nos coiffeurs disparaissent.”
“Faites respecter le règlement, monsieur le président.”
“Monsieur le président, appliquez le règlement !”
“Vous êtes complice, monsieur le président ! Appliquez le règlement !”
“Ils visent à s’assurer, que l’on soit pour ou contre le texte, que la demande d’aide à mourir ne résulte pas d’un défaut ou d’une inégalité d’accès aux soins – il est ici question des soins en général, pas uniquement des soins palliatifs. Il s’agit ainsi de défendre nos campagnes, qui ont moins accès aux soins que les zones urbaines ; il est essentiel de garantir qu’il n’y a pas eu de manquement en la matière. C’est une inquiétude légitime qui s’est exprimée dans ma circonscription, et j’aimerais d’ailleurs savoir ce que vous en pensez.”
“Ces amendements visent à renforcer le texte relatif aux soins palliatifs, en lui donnant une obligation de résultat. Un département comme la Creuse n’a pas d’unité de soins palliatifs. Il importe de rééquilibrer la répartition de ces unités entre les zones urbaines et les campagnes, qui en ont beaucoup moins. Cette différence est inacceptable.”
“Je parlais non seulement de l’accès aux soins palliatifs, mais de l’accès à tous les soins. Il n’y a plus de radiothérapie à Guéret ! Un patient atteint d’un cancer doit se rendre à Limoges, à deux heures et demie de route ; il lui sera beaucoup plus rapide de demander l’accès à l’aide à mourir. Il faut garantir l’accès aux soins, quelle que soit notre position sur le texte ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Il convient de garantir que la demande d’aide à mourir ne soit pas la conséquence d’une défaillance de soins. Nous proposons donc d’ajouter à l’alinéa 8 que les souffrances ne doivent pas résulter d’un manquement aux obligations du code de la santé publique relatives au droit fondamental à la protection de la santé. Je suis le député d’un département, la Creuse, où l’accès aux soins est beaucoup plus difficile que dans les zones urbaines. À Guéret, il n’y a même plus de service de radiothérapie pour soigner le cancer. Que l’on soit pour ou contre le texte, cet amendement vise au fond à protéger nos campagnes. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.)”
“La souffrance physique, en raison de sa nature intime et plurielle, échappe à une appréciation uniforme ; face à une même plainte intérieure, deux médecins peuvent tirer des conclusions radicalement différentes. Par ailleurs, dans un contexte où la pression familiale, sociale ou économique peut s’exercer fortement sur des individus fragiles, il existe un risque supplémentaire que la demande d’aide à mourir soit provoquée non par une souffrance physique incontestable, mais par des influences externes qui capitaliseraient sur la détresse psychologique.”
“Mais elle souffrait ! Assumez-vous bien le fait que des personnes qui souffrent, qui remplissent les critères définis à l’article 4 et demandent l’aide à mourir auraient pu vivre encore plusieurs années ? Pouvez-vous l’affirmer ? C’est important d’assumer ses décisions ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.)”
“Je souhaite que Mme la ministre et M. le rapporteur général précisent leurs propos. Pour éclairer le grand public sur les notions de critères qualitatifs et quantitatifs et nous appuyer sur des cas concrets, prenons l’exemple d’une personne atteinte depuis huit ans d’un cancer du poumon avec métastases cérébrales : son cas satisfait à tous les critères. Il y a huit ans, si le texte avait été en vigueur dans sa rédaction actuelle, elle aurait pu demander l’aide à mourir, alors qu’elle a finalement vécu depuis lors.”
“Je souscris à ce qui vient d’être dit par M. Juvin. Monsieur le rapporteur général, madame la ministre, des malades atteints d’une maladie incurable, mais qui auraient plusieurs années à vivre, pourraient-ils avoir accès à l’aide à mourir ? Pouvez-vous confirmer cette information ?”
“Merci pour votre réponse, madame la ministre, mais elle ne répond pas à mon problème de strapontin. Je serai donc très heureux de me rendre à Bercy, si possible avec un agriculteur qui puisse faire partager son expérience en la matière. Les arguments que vous nous rapportez sont en effet difficilement compréhensibles, au sens où ils restent imprécis. Nous avons besoin de réponses simples et claires.”
“Rien ne remplace jamais un examen pratique, et il suffit de s’y asseoir pour constater que ces places ne sont pas faites pour voyager et que ces véhicules ne sont pas des véhicules de loisir mais des véhicules professionnels. Nos agriculteurs et nos artisans qui utilisent ces pick-up n’ont pas besoin de cette source de stress. Je vous demande également d’envisager une modification par décret de la réglementation, pour la clarifier et la simplifier. Il faut que les règles soient comprises partout en France. Il faut arrêter d’embêter les Français !”
“On crée des problèmes à ces agriculteurs qui travaillent dur pour notre pays, alors qu’il s’agit bien de véhicules à usage professionnel. Il suffit de s’asseoir une fois à l’arrière d’un de ces véhicules pour se rendre compte que ces places sont inutilisables. Ils n’iront jamais en vacances à Saint-Tropez avec ce type de véhicule, d’autant qu’ils n’en ont ni forcément les moyens ni le temps, eux qui travaillent au service de la France tous les jours ! Il faut donc en finir avec ces textes ubuesques, et ma question est simple : pouvez-vous contacter la DDFIP de la Creuse afin qu’elle autorise la déduction de TVA pour les pick-up professionnels, dont les places arrière n’offrent aucun confort ? Dites leur simplement d’aller sur le terrain.”
“Les textes précisent toutefois que si les deux places arrière sont des strapontins, il est possible de récupérer la TVA. Or c’est bien le cas dans nos pick-up. La DDFIP précise que cette information n’est pas précisée sur les cartes grises, qui mentionnent simplement quatre places, et que le texte qui mentionne les strapontins fait référence à des strapontins qui se relèvent automatiquement lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Or dans les pick-up de nos agriculteurs – il faut le voir pour le croire –, il faut une petite action de la main pour soulever le dossier. Par conséquent, il ne s’agirait pas d’un strapontin, ce qui exclut les pick-up des véhicules pouvant faire l’objet d’un remboursement de la TVA. Madame la ministre, c’est ubuesque ! Nous n’y comprenons plus rien.”
“Je voudrais vous parler d’un cas précis qui illustre le tragique de la bureaucratie française. Dans mon département de la Creuse, comme partout en France, les agriculteurs, mais aussi les artisans, ont toujours utilisé des fourgonnettes pour mener à bien différents travaux. Nos aînés se souviendront des Peugeot 403. Aujourd’hui, le véhicule le plus approprié, ou du moins celui que les professionnels ont choisi dans mon département, est ce qu’on appelle un pick-up. Or dans la Creuse, la direction départementale des finances publiques (DDFIP) ne permet pas aux professionnels de récupérer la TVA, car selon elle cette disposition ne s’applique pas aux véhicules dont la carte grise précise qu’ils contiennent quatre places – deux rangées de deux places –, considérés dans les textes comme des véhicules de loisir.”
“Ce matin, vous avez dit : « Les moins riches, ils n’ont pas de voiture. » C’est une honte ! Ce mépris macroniste est une honte ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN, dont plusieurs députés se lèvent.)”
“Lors de l’examen en commission du projet de loi de simplification de la vie économique, les ZFE ont été abrogées ; je salue le travail mené par mon collègue Pierre Meurin. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Monsieur le premier ministre, vous qui aimez l’histoire, votre responsabilité sera historique si les ZFE sont réintégrées en séance par le gouvernement. Abandonnez-les ! (Mêmes mouvements.)”
“Désormais, on ne s’y demande plus ce que la politique peut faire pour nous mais ce qu’elle va encore faire contre nous. Quand allez-vous abandonner ces ZFE qui excluent, qui divisent, qui humilient ? Dans la ruralité, le revenu médian est de 19 000 euros par an contre plus de 30 000 à Paris. Une voiture neuve coûte en moyenne 34 000 euros, ce qui est inaccessible pour une majorité de Français. Les ZFE sont une fracture de plus entre la France des métropoles et celle des campagnes. Elles sont une gifle infligée à ceux qui nous nourrissent, bâtissent et entretiennent notre pays. L’histoire le montre, la grandeur de la France réside dans l’alliance entre les villes et les campagnes, et son déclin dans la déconnexion entre elles.”
“Dans nos campagnes, beaucoup de Français ont peur de tomber malade tant les médecins manquent. Beaucoup de jeunes parents n’osent plus avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent quand les classes ferment dans leur commune. Beaucoup de Français subissent les conséquences d’une immigration incontrôlée qu’ils n’ont pas choisie. Pourtant, face à ces immenses défis, le gouvernement érige en priorité nationale les zones à faibles émissions. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EcoS.) Les ZFE, absurdes et injustes, sont l’ultime signe que la politique ne vient plus du terrain mais d’une idéologie qui le méprise. Ces dernières années, les gouvernements ont joué contre leur camp, car les campagnes sont au cœur du relèvement de la France.”
“Il s’agit de redonner aux couples français la liberté d’avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent et, par là même, de s’émanciper à deux. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Je proposerai dans les semaines à venir une proposition de loi visant à réduire massivement les charges salariales pour les jeunes parents habitant dans les treize départements les moins peuplés de France. Cette solution aurait non seulement l’avantage de favoriser le travail mais aussi celui d’encourager les femmes qui souhaitent avoir des enfants tout en menant une carrière professionnelle accomplie. Enfin, je veux vous prévenir, madame la ministre : l’absence d’une politique nataliste ne pourra être comblée par une politique immigrationniste, car celle-ci provoque un choc culturel dont les conséquences sont déjà visibles partout en France. Ainsi, la politique nataliste doit être particulièrement concentrée sur nos campagnes et reposer sur le maintien des services publics de terrain et sur la défiscalisation des jeunes parents.”