Bartolomé Lenoir
UDDPLR · France
“Nous aimerions que la décision qui a été prise, à une voix près, je crois, soit rendue publique, et que chaque groupe exprime sa position, afin que les Français soient au courant – ces derniers doivent être informés du fait qu’aujourd’hui, une partie du bloc central refuse de plier et se fait complice de l’obstruction de LFI.”
“Aussi demandons-nous au gouvernement de ne pas être complice de l’obstruction dont fait l’objet un texte demandé par les maires en France. (Plusieurs députés des groupes LFI-NFP et EcoS font des signes de dénégation.) Nous prions donc M. le ministre de consulter à nouveau les présidents de groupe.”
“Alors que nous avons beaucoup parlé des soins palliatifs, cet amendement évoque le problème de l’accès aux soins en général. Vous savez qu’il existe une différence d’espérance de vie entre les campagnes et les zones urbaines.”
“Avec cet amendement, il ne s’agit pas d’être pour ou contre le texte. En l’occurrence, c’est la disparité territoriale face à ses dispositions qui m’inquiète. Mon département, la Creuse, ne dispose pas d’unité fixe de soins palliatifs.”
“Par cet amendement, nous proposons – écoutez bien ! – de compléter l’article 4 par un nouvel alinéa : « Si le médecin a un doute sur le caractère libre et éclairé de la volonté du patient, il fait appel à un psychiatre. » Comment pouvez-vous vous y opposer ?”
“Nous n’avons pas la même interprétation de cet amendement. Prendre en charge ne veut pas dire prodiguer effectivement des soins mais évaluer la situation et proposer un protocole. Il n’est nullement question d’obliger le patient à accepter.”
The complete record
Every one of 118 lines we hold for Bartolomé Lenoir, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 3 of 3.
“En moyenne, cela a été rappelé, un couple aspire à avoir 2,38 enfants mais dans la réalité, le nombre d’enfants par femme est de l,6. Cette situation est terrible. Pour nous qui sommes tant attachés à la liberté, la liberté d’avoir autant d’enfants qu’on le souhaite devrait être le pilier de notre politique. Le deuxième axe d’une politique familiale est donc d’encourager financièrement les jeunes parents. Au sein du groupe UDR, nous ne croyons ni aux cadeaux ni aux chèques, car l’attractivité qu’ils induiraient dans nos campagnes ne serait que temporaire. En revanche, nous croyons à l’incitation fiscale, qui favorise l’enracinement, nécessaire à la réussite d’une politique, et surtout le travail.”
“Un exemple concret illustre cette situation : depuis 1975, trois quarts des maternités françaises ont fermé et dix départements n’en comptent plus qu’une seule. Notre pays se classe désormais au vingt-troisième rang des pays de l’Union européenne pour la mortalité infantile. Ensuite, nous devons envisager ce problème dans une perspective individuelle. Beaucoup d’hommes et de femmes politiques me disent qu’il n’y a plus de jeunes dans les campagnes. C’est faux : depuis le début de mon mandat de député, je n’ai pas cessé de voir des jeunes investis, courageux et fiers de leurs valeurs. Leur appel est celui d’un peuple qui ne veut pas mourir. Les couples ont envie d’avoir des enfants mais doivent parfois se restreindre car les fins de mois sont trop difficiles.”
“Il y va tout simplement de l’avenir de notre pays. D’abord, nous devons envisager ce problème dans une perspective générale. Le maintien des services publics de terrain, en particulier de ceux auxquels participent les enseignants et les médecins, est essentiel. Nous sommes entrés dans un cercle vicieux où chaque décision du gouvernement concernant par exemple les fermetures de classes ou les suppressions de lits à l’hôpital, qui transforment nos campagnes en déserts médicaux, est justifiée par la baisse de la population. Mais quels jeunes parents souhaiteraient avoir des enfants dans un désert ? Le maintien des services publics de terrain et le déploiement de moyens de garde des enfants sont donc primordiaux.”
“À l’occasion de ce débat sur la politique familiale en France, je voudrais vous parler de la Creuse. Il y a cent ans, ce département comptait 250 000 habitants. Ces Creusois – non seulement les maçons, mais aussi les agriculteurs, par exemple – ont participé à la grandeur de notre pays. À présent, il ne compte plus que 115 000 habitants et seules 700 naissances sont prévues l’année prochaine. Pourtant, la Creuse, par ses entrepreneurs, ses artisans, ses agriculteurs, ses commerçants et tous ceux qui y travaillent, participe au rayonnement de la France en maintenant nos savoir-faire. Si j’évoque cette situation, c’est pour souligner le fait qu’une politique nataliste est essentielle en France, particulièrement dans les zones rurales, face au déclin démographique mais aussi face au déclin de la France.”
“Comme l’écrivait la philosophe Simone Weil, « L’unique source de salut et de grandeur pour la France, c’est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur. » Son génie, c’est l’agriculture et il faut absolument reconnecter la France à son génie. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Ma question est donc simple : comment entendez-vous combler le vide laissé par cette censure et dans quel calendrier ? C’est sur nos agriculteurs que repose notre souveraineté alimentaire et, par conséquent, notre souveraineté tout court. L’enjeu est crucial pour eux et pour la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Il nous incombe de trouver une solution rapide pour répondre aux attentes légitimes des agriculteurs français et aux questions cruciales pour la survie de leur activité. La censure du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte très inquiétant pour les exploitants. Il est marqué par le report et le flottement au sujet de l’examen de la proposition de loi Duplomb visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur et par la défense insistante du président de la République et de ses soutiens ici présents de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, qui provoquerait une véritable catastrophe pour notre agriculture. Il l’est aussi par les négociations de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur.”
“Jeudi dernier, le Conseil constitutionnel a rendu une décision qui a provoqué un choc légitime dans le monde agricole. En censurant près d’un tiers des articles de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, il a véritablement procédé à son démembrement. Bien sûr, cette loi n’était pas parfaite, mais elle avait au moins le mérite d’exister et d’aller dans le bon sens. Je pense à ses articles relatifs à la non-régression de la souveraineté alimentaire, à la non-surtransposition des normes européennes et à la dérogation à la loi qui a fixé l’objectif zéro artificialisation nette, qui visaient à rendre à l’agriculture sa place d’honneur dans notre pays, celle qu’elle n’aurait jamais dû quitter.”
“Je vous remercie pour votre réponse. Cependant, et avec tout le respect que je vous dois, j’espère que vos propos se traduiront en actes. Car les salariés du site de Guéret n’ont à ce jour aucune réponse concrète. Or ils ont besoin de savoir ce qui est prévu pour eux, notamment s’agissant des indemnités.”
“Rappelons au passage que, dans la Creuse, on est en train de fermer les lignes de train pour les remplacer par des bus ! Il est essentiel de renouer avec le bon sens : que pouvons-nous faire pour conserver ce site ? Le gouvernement a-t-il, avec le groupe Sifcor, trouvé un potentiel repreneur ? Je me suis rendu sur le site de Guéret pour rencontrer les salariés de la société Amis. Ce sont des gens honnêtes, qui ont beaucoup travaillé et sont fiers du savoir-faire qu’ils maîtrisent. Ces personnes seront licenciées et vont se trouver, ainsi que leurs familles, en grande difficulté dans les jours à venir. Que comptez-vous faire pour elles ? Dans une France où le travail a plus que jamais besoin d’être encouragé, nous devons les soutenir, car elles le méritent.”
“Je souhaite interroger le gouvernement sur l’entreprise Amis, sous-traitant automobile qui possède un site à Guéret, dans mon département, la Creuse. En préambule, il me semble nécessaire de dire que le secteur automobile français est en chute libre à cause d’une politique ubuesque : d’un côté, la France, via l’Union européenne, livre son industrie à la Chine et aux États-Unis, où les normes en matière d’émission de CO 2 sont bien moins exigeantes que les nôtres ; de l’autre, le socialisme latent dans notre pays augmente perpétuellement les charges et les taxes pesant sur nos entreprises. En conséquence, la Creuse va encore perdre un pan de son attractivité économique, avec la fermeture de ce site. Notre ruralité est le grand perdant perpétuel d’une politique que l’on voudrait écologique.”
“Quand la France se résoudra-t-elle à les défendre pour que, dans vingt ans, nos enfants puissent encore s’émerveiller en apercevant dans le lointain un agriculteur qui laboure son champ ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Les agriculteurs ne prennent pas plaisir à manifester : leur appel est celui d’un peuple qui ne veut pas mourir ! Il faut traiter le fond du problème, sans quoi notre État surendetté ne parviendra pas à panser ses plaies. Que ferez-vous pour que les bureaucrates des administrations françaises et européennes posent enfin leurs crayons et se concentrent sur le dépistage plus précoce de la FCO et de la MHE ? Sans cela, les agriculteurs seront encore en crise à l’automne prochain ! Que ferez-vous pour qu’Ursula von der Leyen et ceux qui dirigent l’Europe la servent au lieu de la trahir ? Sans cela, demain, les agriculteurs seront encore en crise. De par notre histoire, le lien qui existe entre les Français et leurs agriculteurs est unique au monde. L’élevage et la culture font partie de notre identité.”
“Une nation qui n’est plus capable de nourrir son peuple n’est ni libre ni indépendante. Plus que jamais, notre souveraineté alimentaire est stratégique. Les agriculteurs travaillent non seulement pour leur famille, mais aussi pour la France. Comment tolérer que les agents de l’OFB se rendent armés dans leurs exploitations ? Quel est ce pays qui traite ainsi ceux qui le servent ? Répondre à la crise que traversent les agriculteurs est une urgence, pour eux-mêmes, mais aussi pour la France. Il faut agir dès maintenant pour qu’ils ne meurent pas – c’est bien de cela qu’il s’agit –, mais cette réponse doit être massive, afin que dans cinq, dix ou vingt ans les agriculteurs puissent encore vivre dignement de leur travail, sans avoir à demander de l’aide.”
“Si vous n’agissez pas tout de suite, le site va devenir une ZAD ! (Exclamations sur quelques bancs du groupe DR.)”
“Il y a un an, le précédent ministre de l’intérieur déclarait que plus aucune ZAD ne s’installerait en France. Pourtant, la Creuse pourrait devenir une nouvelle ZAD. Le risque est bien réel. Il y a un mois, à Guéret, commune de 12 000 habitants, les forces de l’ordre ont été caillassées et traitées de fascistes.”
“C’est avant tout un scandale car, à quelques centaines de mètres de cette zone, vivent des Français honnêtes qui ont toujours été fidèles à la France, même quand elle les a oubliés. Ils vivent aujourd’hui dans la peur d’être squattés, à côté d’individus qui considèrent nos agriculteurs comme des nuisibles.”
“Je voudrais vous parler d’un scandale qui touche le département de la Creuse. Le comité d’entreprise d’Enedis y possède un centre de vacances. Ce centre de vacances a été mis à disposition d’une association militante qui prône une société « post-apocalyptique », un lieu de « désertions » où l’on peut « détruire » et « greffer ce que bon vous semble ». Une centaine de personnes a pris ses quartiers dans ce lieu, à ne rien faire. (Exclamations et sourires sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Pire encore, cette zone constituerait une zone de repli lors de manifestations violentes, comme à Sainte-Soline. C’est un scandale, car le comité d’entreprise d’une entreprise détenue par l’État a signé une convention avec des personnes qui défient l’autorité de l’État et ses forces de l’ordre.”