Julien Guibert
RN · France
“Dans le cadre de la mission d’information menée par notre assemblée, nous avons pu mesurer l’ampleur réelle du phénomène. La question centrale n’est pas seulement celle du volume des importations, elle est celle de notre capacité à exercer un contrôle réel sur les marchandises qui arrivent sur le territoire européen.”
“Cette asymétrie est devenue insupportable. Les opérations ciblées conduites par les douanes françaises sur les colis issus du commerce en ligne ont pourtant révélé des niveaux de non conformité particulièrement élevés, mais ces contrôles demeurent marginaux au regard de l’ampleur des flux.”
“C’est pourquoi le Rassemblement national s’est opposé à la taxation des petits colis – taxer n’est pas contrôler. Un produit non conforme ne devient pas acceptable parce qu’il est taxé. Nous avions alerté sur les effets pervers de cette mesure.”
“Lorsque les fins de mois deviennent plus difficiles, lorsque l’inflation réduit toujours davantage le budget des ménages, beaucoup de nos compatriotes se tournent vers les produits les moins chers disponibles. Le succès de ce mode de consommation est donc aussi le résultat de l’appauvrissement progressif des Français.”
“Cette forme de commerce pousse à l’extrême les dérives de la mondialisation dérégulée : renouvellement permanent des collections, importation massive de produits à très bas coûts, multiplication des références, concurrence déloyale envers nos entreprises.”
“Nous ne pouvons pas continuer à interdire à nos entreprises ce que nous acceptons d’importer. Nous ne pouvons pas demander toujours plus d’efforts à nos producteurs, à nos industriels et à nos commerçants tout en laissant entrer des produits fabriqués selon des règles que nous refusons sur notre propre territoire.”
The complete record
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“C’est ce que vous faites continuellement lors des niches ! On a repris vos techniques !”
“Alors que derrière le vôtre, il y a 3 000 milliards de dettes ! On le voit, le Mozart de la finance !”
“Vous préférez signer des contrats industriels avec la Chine ?”
“…que les éoliennes sont massivement fabriquées en Chine ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“C’est une mesure de bon sens, de justice territoriale et d’équilibre fiscal. Soutenir cet amendement, c’est soutenir nos communes rurales, qui font vivre notre pays et qui refusent d’être les victimes silencieuses d’une transition énergétique subie plutôt que choisie. Je rappellerai aussi à Mme la ministre…”
“Le présent amendement, qui devrait ravir Mme la ministre, vise à porter de 8,51 à 85,10 euros le montant de l’Ifer applicable aux parcs éoliens. Il est urgent de mettre fin au privilège fiscal dont bénéficie l’éolien au détriment de nos territoires. L’éolien terrestre est massivement subventionné, coûteux pour les collectivités et profondément destructeur pour nos paysages et notre patrimoine rural. Les collectivités qui subissent ces implantations – communes, EPCI et départements – perçoivent trop peu en compensation, alors que leurs habitants doivent supporter les nuisances : pollution visuelle, impact sur l’immobilier et le cadre de vie, nuisance sonore permanente, d’ailleurs pointée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il serait légitime que les territoires accueillant ces installations disposent d’une juste rétribution.”
“Oui, j’ai aussi un amendement sur le sujet.”
“Cette taxe profite directement aux collectivités territoriales, lesquelles subissent les conséquences de choix énergétiques imposés – bétonisation, perturbation des activités maritimes, atteintes paysagères –, tout comme les habitants, qui ne perçoivent que trop rarement les retombées économiques promises. En ajustant son montant, nous envoyons un signal clair : l’éolien doit assumer sa part de l’effort et ne plus faire peser sur les contribuables le financement de sa rentabilité défaillante. Soutenir cet amendement, c’est défendre nos territoires, nos finances locales et notre souveraineté énergétique. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Nous proposons d’aligner la taxation de l’éolien en mer sur celle du nucléaire, en portant le montant de la taxe annuelle sur les installations de production d’électricité éolienne en mer de 20 248 à 23 369 euros par mégawatt installé. Pourquoi ? Parce que l’équité fiscale doit prévaloir en matière de politique énergétique. Le nucléaire assure 70 % de notre électricité sans émissions de CO 2 , et contribue bien plus que l’éolien en mer à nos finances publiques. À l’inverse, l’éolien en mer, intermittent, coûteux et massivement subventionné, bénéficie d’un régime privilégié qui n’est plus acceptable.”
“L’entreprise Jacquet Brossard, dans ma ville de Clamecy, a diminué de 35 % le taux de sucre dans ses produits et affiche le nutriscore sur 100 % de ses gammes. Résultat : ces taxes représenteraient 13 millions d’euros de charges supplémentaires sur l’ensemble du groupe, mettant en péril la vie d’une entreprise et des 130 familles qu’elle fait vivre. Voilà la réalité de vos mesures punitives : on ne protège pas la santé des Français, on vise à détruire leur emploi. Trop sucré, trop salé, mais surtout trop taxé ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Après l’écologie punitive, voici venir la nutrition punitive. (Mme Sabrina Sebaihi s’exclame.) À chaque problème, la gauche n’a qu’une réponse : une taxe de plus ! Sous prétexte de santé publique, vous voulez surtaxer les produits transformés jugés trop sucrés. Mais derrière ces belles intentions, ce sont encore les Français ordinaires qu’on pointe du doigt, qu’on culpabilise, qu’on infantilise. On leur dit qu’ils mangent mal, qu’ils ne savent pas choisir, et bientôt, qu’ils sont de mauvais parents. Nous avons déjà le nutriscore, les logos, les campagnes de prévention. Les industriels français ont fait leur part : ils réduisent le sucre, améliorent leurs recettes, s’adaptent aux attentes, s’améliorent sur le plan de la recherche et développement.”
“Il n’y a pas de contrôle aux frontières !”
“Vous avez 20 % de votes en commun avec le RN – que dites-vous de ça ?”
“C’est pourtant bien ce que fait la gauche dans mon département : elle détruit les prairies !”
“Je rappelle les faits, monsieur Boyard. Ne déformez pas la réalité ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Le voile islamique n’a pas sa place dans le lieu public qu’est le conseil régional. Sur une vidéo qui a beaucoup tourné, on voit d’ailleurs la présidente du conseil régional dire à son directeur général des services qu’on aurait pu faire attention à l’entrée. Ensuite, l’affaire a été instrumentalisée.”
“…où je suis vice-président du groupe, et je tiens à souligner que jamais Julien Odoul ne s’est adressé directement à cette femme, ni ne l’a montrée du doigt. Il a simplement pris la parole pour faire un rappel à la laïcité. (Exclamations continues sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“…j’étais présent lors de cette séance au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté,…”
“Notre collègue Julien Odoul a fait l’objet d’une mise en cause personnelle, visée à l’article 70, alinéa 3, du règlement, et je souhaite répondre aux propos mensongers de M. Boyard. Le récit que vous offrez, relayé par une certaine presse, est complètement faux (Protestations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) :…”
“Ça fera une bonne vidéo pour les réseaux sociaux !”
“C’est vrai qu’on a des milliers de communes !”
“Les mesures que vous avez citées ne fonctionnent pas puisque les urgences de Nevers sont toujours fermées et que le nouvel hôpital de Cosne-Cours-sur-Loire ne comportera pas de service d’urgences ni de maternité. Nous attendons avec impatience les nouvelles propositions que vous pourriez faire en la matière mais, en attendant, la situation est critique et les Nivernais en paient le prix. Il y a des morts dans la Nièvre.”
“Pendant que les hôpitaux ferment, que les urgences sont rationnées et que la Nièvre devient un désert médical mortifère, des milliards d’euros continuent de s’évaporer chaque année dans la fraude sociale et fiscale, dans une indifférence coupable. Le coût de ces fraudes est estimé à 64 milliards d’euros par an, soit plus de deux fois le budget des hôpitaux publics ! Pourquoi cet immobilisme ? Pourquoi laisser ces fraudes prospérer au lieu d’y mettre un terme et de réinvestir cet argent là où il est vital : dans les hôpitaux, dans le recrutement de médecins, dans le sauvetage des services d’urgences qui ferment un à un ? Quand il s’agit d’augmenter les taxes ou d’imposer de nouvelles normes, l’État sait être rapide et efficace.”
“Votre réponse est empreinte de bonnes intentions mais, sur le terrain, nos concitoyens continuent de subir la double peine : l’abandon des services publics et l’inaction face au gaspillage de l’argent public.”
“À cela s’ajoutent l’épuisement et la détresse des soignants hospitaliers qui, faute de conditions de travail dignes, démissionnent massivement, nous entraînant dans un cercle vicieux dont nous ne parvenons plus à sortir. Des vies sont en jeu. Que compte faire le gouvernement pour assurer immédiatement un accès équitable aux soins dans la Nièvre ? Allez-vous rétablir les services d’urgence, garantir la présence de médecins et redonner aux Nivernais une offre de santé à la hauteur des besoins de notre territoire ? Nous ne pouvons plus attendre. Les Nivernais sont en PLS ; il est temps d’agir. Je vous invite à prendre des mesures et à vous rendre à leur chevet.”
“La structure mobile d’urgence et de réanimation, censée garantir une prise en charge d’urgence, notamment grâce à son hélicoptère, est souvent bloquée au sol faute de médecins. Le plateau technique du Samu de Nevers a été transféré à Dijon sans que les médecins aient été redéployés sur place, ce qui aggrave encore davantage la précarité de l’offre de soins. La médecine privée souffre elle aussi de grandes carences, ce qui rend impossible un suivi médical correct. Une partie des habitants n’ont même pas accès à un médecin traitant. Certaines spécialités comme la dermatologie sont absentes ou quasiment absentes du département. La conséquence est dramatique : la Nièvre affiche l’une des espérances de vie les plus basses de France.”
“Faciliter l’ouverture de nouveaux établissements, c’est non seulement redonner de la vie à nos communes mais aussi favoriser l’emploi et l’économie locale, car, derrière un café, il y a un patron, des employés, des fournisseurs, des producteurs qui bénéficient directement de cette activité. C’est aussi un outil pour lutter contre l’isolement, car il permet aux habitants de continuer à se retrouver, à partager, à transmettre. Le groupe Rassemblement national votera en faveur de cet article ; nous soutenons la proposition de loi parce qu’elle répond à une nécessité évidente, celle de redynamiser nos campagnes et de permettre à nos villages de rester des lieux vivants et accueillants. Soutenons la ruralité et cultivons l’avenir de nos villages ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“C’est une part essentielle de notre culture, de notre manière de vivre ; c’est ce fonctionnement qu’il convient de préserver et d’encourager. L’article unique de la proposition de loi va dans ce sens. Il vise à simplifier l’attribution des licences IV dans les communes de moins de 3 500 habitants qui n’ont plus de débit de boissons en rétablissant une dérogation qui a déjà fait ses preuves ; c’est une mesure pragmatique et nécessaire. Cependant, il est dommage que plusieurs amendements n’aient pu être retenus car ils auraient permis de mieux cadrer le texte et de l’améliorer ; il aurait fallu aussi un grand plan en faveur de l’extension et du soutien aux commerces de proximité en ruralité.”
“Nos campagnes sont en souffrance : les commerces ferment, les services publics reculent et la vie sociale se délite. Les villages ne sont pas condamnés à disparaître mais pour les maintenir vivants, pour y fixer les familles et pour y encourager le développement d’activités économiques, il faut leur donner des lieux de convivialité, des espaces où l’on se retrouve, où l’on échange, où l’on fait société. Or nous savons tous que dans les campagnes, le café, le rade, le bar, le troquet, le bistrot, ce n’est pas seulement un lieu de consommation : c’est le cœur du village. C’est là que les anciens se retrouvent, que les jeunes organisent leurs premières sorties, que les producteurs locaux font découvrir leurs spécialités, que les événements associatifs se préparent.”
“Une fiscalité excessive, sans souplesse, n’entraînera que des délocalisations vers des pays moins contraignants, avec des conséquences négatives pour l’emploi comme pour l’environnement. Fixer par décret le montant de la redevance, ce que prévoit cet amendement, permettrait en revanche une adaptation progressive, tenant compte des progrès technologiques et des réalités économiques. Au lieu de punir aveuglément, encourageons l’innovation, accompagnons nos industries vers des pratiques plus vertueuses, favorisons la recherche et le développement de solutions viables ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Cessons donc cette course à la taxation normative qui fait fuir nos industriels à l’autre bout du monde, alors que nombre d’entre eux, conscients de l’enjeu, initient des actions correctives pour préserver l’environnement. Soutenons-les plutôt : ils contribuent largement à l’effort national dans tous les domaines.”
“En matière de taxes, avec la gauche, nous sommes toujours servis ! Alors que la fiscalité environnementale doit reposer sur une analyse rigoureuse des émissions nettes, vous sortez de nulle part un montant de 100 euros les 100 grammes qu’aucun élément technique ou scientifique ne justifie. Les entreprises investissent déjà massivement dans des dispositifs de réduction des Pfas au coût souvent élevé ; elles doivent financer la dépollution ; une redevance fixe, arbitraire, reviendrait à les taxer une seconde fois. Cette approche injuste les pénalise face à leurs concurrents étrangers, qui opèrent en dehors du champ d’application de la loi française.”
“Alors, les socialistes, vous n’applaudissez pas ?”
“Et quand vous insultez les autres députés en commission ?”
“C’est pourquoi les députés du groupe Rassemblement national appellent à une remise à plat de ces politiques. Nous plaidons pour une transition pragmatique, juste et respectueuse des réalités sociales et économiques. Dans une France qui connaît une crise du logement d’une intensité majeure, nous devons faire preuve de courage politique et d’ambition réaliste. Le bon sens, et non le dogme du tout-écologie, doit guider nos décisions.”
“Nous devons miser sur des mesures incitatives qui encouragent la rénovation tout en respectant les contraintes budgétaires et sociales des ménages. En parallèle, il est impératif de lever les blocages administratifs et réglementaires. Les conflits de normes, notamment en matière de préservation du patrimoine, freinent de nombreux projets. Faisons confiance aux Français, simplifions les procédures et apportons des réponses adaptées à chaque situation. Nous devons mener une politique réaliste et respectueuse des Français. Mes chers collègues, la transition énergétique et l’adaptation des logements ne doivent pas être synonymes de coercition et de complexité. Elles doivent incarner un espoir, une amélioration concrète du quotidien pour nos concitoyens.”
“Ces aides, bien que généreuses sur le papier, se révèlent souvent inapplicables en pratique. Nous devons rompre avec la logique bureaucratique et punitive. La priorité doit être donnée à des solutions pragmatiques : simplifier les démarches, alléger les normes et favoriser les mesures d’incitation plutôt que les sanctions. Pourquoi, par exemple, ne pas généraliser le prêt à taux zéro pour les travaux ? Il est indispensable de simplifier les normes pour que chacun puisse les comprendre et ainsi les accepter, à condition qu’elles soient fondées, cela va de soi. Il est nécessaire de repenser nos priorités pour aller vers une transition plus juste et surtout adaptée aux réalités de la vie des Français. Les priorités doivent être recentrées sur des solutions adaptées au terrain. Les propriétaires doivent être soutenus et non pénalisés.”
“Résultat : ils retirent leurs biens du marché locatif ou les vendent à perte. Cette dynamique réduit l’offre de logements accessibles et précipite des milliers de familles dans la précarité. Ajoutons à cela les récentes annonces du gouvernement, comme l’augmentation des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) et le retour probable d’un équivalent à la taxe d’habitation. Ces mesures, qui frappent sans distinction tous les ménages, alourdissent encore davantage la pression financière sur des foyers déjà fragilisés. Le besoin est urgent d’assouplir et de simplifier. La Cour des comptes l’affirme sans détour : les dispositifs d’aide comme MaPrimeAdapt’ ou MaPrimeRénov’ souffrent de critères d’éligibilité trop complexes et changeants, ce qui freine leur efficacité et leur accessibilité.”
“Les rénovations globales, seules réellement porteuses d’impact environnemental et énergétique, représentent à peine 3 % des surfaces rénovées. Comment, dans un tel contexte, pouvons-nous envisager d’ajouter encore des contraintes aux propriétaires et bailleurs, alors même que nous traversons une crise du logement d’une ampleur sans précédent ? Ces nouvelles normes, loin de répondre aux attentes des Français, aggravent leur quotidien et traduisent une vision punitive de l’écologie. Cette écologie punitive est un obstacle majeur à l’accessibilité – pour tous – des logements. Prenons l’exemple concret de l’interdiction progressive des passoires thermiques à la location. Derrière cette ambition se cache une réalité alarmante. Les propriétaires, de plus en plus modestes, se retrouvent incapables de financer des travaux onéreux.”
“Nous examinons un rapport sur l’adaptation des logements aux transitions démographique et environnementale, une ambition en apparence louable, mais dont l’analyse approfondie, à la lumière des observations critiques de la Cour des comptes, invite à un scepticisme raisonné. Le constat est accablant : les politiques menées jusqu’à présent sont inefficaces et déconnectées de la réalité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : malgré des investissements colossaux à travers des dispositifs comme MaPrimeRénov’, les résultats restent largement en deçà des attentes. La rénovation énergétique est marquée par une efficacité pour le moins limitée, une complexité excessive et une administration budgétaire opaque, notamment du fait de certaines entreprises éco-délinquantes croqueuses d’aides au détriment de travaux correctement réalisés.”
“Monsieur le rapporteur, les taxes immobilières augmentent chaque année : pourquoi ne pas augmenter l’Ifer ? Cet amendement vise à la fois à assurer une certaine justice territoriale vis-à-vis des habitants des communes d’implantation des éoliennes, qui en subissent les conséquences négatives, et à limiter le développement de l’éolien en France. Nous souhaitons favoriser un mix énergétique alternatif avec d’autres énergies renouvelables que les éoliennes. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le passage de l’Ifer de 8,36 à 83,60 euros par kilowatt soulagerait des budgets locaux sous pression, tout en rétablissant une justice fiscale et territoriale. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Pour débuter cette session nocturne, je vous propose de faire rentrer des recettes dans les caisses des collectivités locales. Dans le contexte budgétaire actuel, chaque Français est mis à contribution pour soutenir notre économie et nos services publics. Il est donc essentiel que les grandes entreprises, notamment celles produisant de l’énergie intermittente par l’éolien, participent équitablement à l’effort national. Cet amendement vise à augmenter l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (Ifer) applicable aux parcs éoliens terrestres pour que les collectivités locales, notamment les communes et les départements, auxquelles est affecté le bénéfice de cette taxe, en tirent un avantage concret. Les territoires les plus touchés par les nuisances des éoliennes sont aujourd’hui exsangues.”
“Nous devons aider nos éleveurs à lutter contre les FCO 3 et FCO 8 – il faudrait aussi le faire pour la maladie hémorragique épizootique (MHE) –, c’est pourquoi nous soutenons cet amendement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le Rassemblement national soutiendra cet amendement, car il va dans le bon sens. La FCO affecte aujourd’hui une dizaine de départements. Dans la Nièvre, on recense plus d’une centaine de cas de FCO de sérotypes 3 et 8. Cela dégrade notamment le travail de sélection génétique que réalisent ces éleveurs pour constituer leurs troupeaux, les taux de mortalité pouvant atteindre 30 %dans mon département. Dès le 10 août, j’avais interpellé le précédent ministre au sujet de la fourniture des doses de vaccin contre la FCO 3 et la FCO 8 dans les territoires. En réalité, ces doses, notamment à destination des ovins, sont achetées à l’étranger. Il s’agit d’une question connexe importante : il faut réfléchir à une souveraineté vaccinale et vétérinaire pour notre pays, car nous sommes dépendants des laboratoires étrangers.”
“Cette taxe renforcée, une fois distribuée localement, viendra établir une forme de justice territoriale. Voter cet amendement serait un acte responsable pour les collectivités et pour les personnes qui vivent à proximité de ces installations. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Il vise à faire passer la taxe sur l’électricité provenant d’éoliennes situées dans les eaux intérieures, la mer territoriale ou la zone économique exclusive de 19 890 euros à 23 369 euros par mégawatt installé. Il s’agit d’aligner l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (Ifer) de ces éoliennes sur celle appliquée au secteur du nucléaire. Pourquoi ? Parce que les collectivités territoriales, principalement les communes et les départements, peinent à équilibrer leurs budgets. Cette contribution supplémentaire constituerait une bouffée d’oxygène pour des collectivités exsangues. Ces territoires souvent éloignés des centres de décision sont ceux qui subissent au quotidien les nuisances visuelles et sonores provoquées par les parcs éoliens.”