Frédéric Weber
RN · France
“Les lieux de vie et d’accueil répondent souvent à des situations complexes, qui dépassent les frontières du département. Pour certains enfants, être éloignés de leur environnement habituel s’avère indispensable pour les protéger d’un réseau, d’une emprise ou de violences.”
“…qui sont devenues une source de problèmes endémiques dans les territoires ruraux comme dans les zones urbaines. C’est la raison pour laquelle nous nous opposons à cet amendement de la gauche, ou, plutôt, de l’extrême gauche, de ces furieux insensés qui cherchent toujours à fracturer la société.”
“En même temps, les difficultés structurelles demeurent : manque de supervision intermédiaire, effectifs jeunes ou peu expérimentés, capacités opérationnelles limitées. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que le projet de création d’une brigade anticriminalité, qui avait pourtant été lancé, n’a pas été reconduit.”
“Il convient d’abord de revaloriser l’indemnité de résidence, qui ne correspond plus à la réalité locale, alors que le coût du logement a explosé sous l’effet de la proximité du Luxembourg.”
“Il y a près d’un an, j’alertais ici même le gouvernement sur la situation sécuritaire particulièrement préoccupante dans ma circonscription, à la frontière entre la France, la Belgique et 1e Luxembourg.”
“Le gouvernement entend-il donner enfin une suite concrète à la demande de création d’une brigade anticriminalité dans ce secteur ? Et surtout, quelles mesures immédiates compte-t-il prendre pour éviter une dégradation supplémentaire des effectifs, notamment d’officiers de police judiciaire (OPJ) et garantir la sécurité des habitants ?”
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“Les lieux de vie et d’accueil répondent souvent à des situations complexes, qui dépassent les frontières du département. Pour certains enfants, être éloignés de leur environnement habituel s’avère indispensable pour les protéger d’un réseau, d’une emprise ou de violences. Cet amendement vise à ce que les schémas départementaux ne se fondent pas uniquement sur les besoins locaux mais prennent en compte les besoins dépassant le strict cadre départemental. Il ne s’agit ni de réduire les contrôles ni d’imposer une planification rigide, mais de préserver les solutions – rares – adaptées aux enfants les plus vulnérables. J’espère, madame la rapporteure, que votre avis sera plus généreux que ceux que vous donnez à tous les amendements du Rassemblement national depuis hier. Pensons à nos enfants : cette cause doit tous nous réunir.”
“Ce qui compte pour nous, c’est de remplir notre rôle de député avec une priorité : servir l’intérêt général et répondre aux demandes des citoyens et des citoyennes de ce pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“…qui sont devenues une source de problèmes endémiques dans les territoires ruraux comme dans les zones urbaines. C’est la raison pour laquelle nous nous opposons à cet amendement de la gauche, ou, plutôt, de l’extrême gauche, de ces furieux insensés qui cherchent toujours à fracturer la société.”
“Tâchons de rétablir un peu de sérénité dans cet hémicycle. En tant que législateur, nous légiférons pour l’intérêt général. Or les Français nous demandent de durcir les sanctions relatives à certaines infractions,…”
“Les paroles, c’est bien, mais la brigade des mineurs va passer de trois à un enquêteur au 1 er septembre. Voilà l’actualité.”
“Le gouvernement entend-il donner enfin une suite concrète à la demande de création d’une brigade anticriminalité dans ce secteur ? Et surtout, quelles mesures immédiates compte-t-il prendre pour éviter une dégradation supplémentaire des effectifs, notamment d’officiers de police judiciaire (OPJ) et garantir la sécurité des habitants ?”
“Il convient d’abord de revaloriser l’indemnité de résidence, qui ne correspond plus à la réalité locale, alors que le coût du logement a explosé sous l’effet de la proximité du Luxembourg. D’autres pistes sont également à envisager, telles que la mise en place de primes spécifiques, le développement de dispositifs de fidélisation des agents ou encore un renforcement de l’encadrement et des fonctions spécialisées. Il importe également d’adapter les critères de validation des mutations en tenant compte du contexte et de l’urgence, au lieu de s’enfermer dans des carcans procéduriers absurdes. Ce sont autant de leviers opérationnels qui permettraient non seulement de stabiliser les effectifs, mais aussi de rendre enfin ce territoire attractif pour les policiers. Monsieur le ministre, le temps n’est plus à la réflexion, mais à l’action.”
“En même temps, les difficultés structurelles demeurent : manque de supervision intermédiaire, effectifs jeunes ou peu expérimentés, capacités opérationnelles limitées. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que le projet de création d’une brigade anticriminalité, qui avait pourtant été lancé, n’a pas été reconduit. C’est là un abandon de fait. Un problème d’attractivité évident s’ajoute à cela. Les postes proposés manquent de preneurs et, plus révélateur encore, des agents souhaitant rejoindre le département n’ont pu y être affectés faute d’ancienneté suffisante, malgré les besoins urgents sur le terrain. Nous nous trouvons donc dans une situation paradoxale : un territoire dit sensible, des besoins clairement exprimés, mais une réponse de l’État qui tarde et des moyens qui risquent même de diminuer. Pourtant, des solutions existent.”
“Il y a près d’un an, j’alertais ici même le gouvernement sur la situation sécuritaire particulièrement préoccupante dans ma circonscription, à la frontière entre la France, la Belgique et 1e Luxembourg. À cette occasion, votre prédécesseur reconnaissait la réalité des tensions sur ce territoire et indiquait que des réflexions étaient en cours sur la création d’une brigade anticriminalité. Un an après, force est de constater que rien n’a été fait. Pire encore, les derniers éléments transmis par les représentants des forces de l’ordre font état d’une dégradation de la situation. Les renforts acquis ces derniers mois à la suite de mobilisations restent fragiles. Une vingtaine d’agents pourraient ainsi quitter l’hôtel de police de Mont-Saint-Martin-Villerupt par mouvement de mutation, sans garantie de remplacement.”
“Notre seule préoccupation est d’adopter un texte, seulement pour apporter une réponse aux maires. Nous, nos collaborateurs deviennent maires – par exemple de Castres, la ville de Jean Jaurès –, quand les vôtres sont mis en examen pour complicité de meurtre ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR, ainsi que sur les bancs des commissions. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“…de ce qui se passe. On nous parle de fascistes, de pétainistes, d’amour… c’est n’importe quoi.”
“Je suis un député qui ne s’exprime pas souvent dans l’hémicycle. Par contre, j’ai honte…”
“Mon intervention se fonde sur l’article 100. Je rappelle que l’amendement initial était une demande de rapport. Cela fait exactement huit heures et demie…”
“C’est évidemment la faute de l’administration !”
“De La France insoumise immigrationniste !”
“Vous êtes un héritier de Hollande ! Il a fait quoi Hollande ? Hypocrite !”
“C’est toujours dans l’intérêt des salariés que nous prenons position dans cet hémicycle. Voter contre ou s’abstenir, ce n’est pas la même chose ; contrairement à vous, nous ne mélangeons pas tout ! (Brouhaha sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Oui, nous réindustrialiserons la France en baissant le coût de l’énergie, qui étouffe nos sites de production, en allégeant la fiscalité, en mettant en place un protectionnisme intelligent qui protège sans isoler, en redonnant de la visibilité ! Nous recréerons un terreau fertile pour nos industries ! Aux Français qui nous regardent, je veux dire ceci : nous sommes lucides, déterminés, vertueux et confiants ! (Mme Dieynaba Diop et Mme Ayda Hadizadeh font signe à l’orateur de partir. – Brouhaha.) 2027 arrive à grands pas, le temps du redressement est venu !”
“Cette voie n’a pas été retenue. Dans ces conditions, fidèles à notre ligne de responsabilité, nous faisons le choix de l’abstention. (Exclamations, applaudissements et sourires sur plusieurs bancs des groupes EPR, SOC et Dem.)”
“Après l’examen des amendements, notre position demeure inchangée. La nationalisation est certes un outil, mais dans le cas présent, elle constitue une réponse brutale, coûteuse et insuffisamment préparée face à une situation qui exige méthode, stratégie et constance. Nous avons proposé une voie crédible, immédiatement mobilisable : celle d’une action spécifique pour protéger nos intérêts stratégiques.”
“J’entendais tout à l’heure notre camarade nous traiter de bipolaires… Bon, peu importe ! Nous sommes des députés de la nation et nous votons pour l’intérêt général.”
“Nous, au Rassemblement national, nous voulons un vrai rapport de force constructif et pragmatique. L’entrée au capital peut être un moyen d’agir au service des salariés pour protéger les emplois et l’outil industriel. (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Il est dommage que l’amendement n o 1 de mon excellent collègue Jean-Philippe Tanguy concernant la golden share ou action spécifique ait été rejeté. Mes oreilles ont saigné quand j’ai entendu la gauche discuter des aspects juridiques de cette proposition : je me rappelle que le président François Hollande était monté sur une camionnette pour faire des promesses dont il savait qu’elles étaient anticonstitutionnelles. C’est l’arroseur arrosé ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Mme Lebec – dont je trouve très positif qu’elle porte une marinière – a tenu des propos très intéressants, mais si nous en sommes là, après neuf ans de macronisme, c’est parce que vous n’avez pas eu le courage politique de défendre cette industrie en créant un vrai rapport de force avec Mittal.”
“Au Rassemblement national, la défense de nos emplois et de notre souveraineté industrielle est, et demeurera, notre priorité. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le groupe Rassemblement national défendra sa ligne, au moyen d’un amendement de réécriture de l’article 1 er , qui vise à instaurer une action spécifique plutôt qu’une nationalisation complète. Nous invitons évidemment tous ceux qui s’opposent au texte, du fait de son coût ou de la difficulté pour l’État à prendre du jour au lendemain le contrôle d’une aussi grande entreprise, à soutenir notre amendement, qui tend à défendre les intérêts français sans pour autant mobiliser l’arme ultime qu’est la nationalisation. Si notre amendement n’est pas adopté, nous nous abstiendrons, tout en appelant à la mise en œuvre rapide d’outils efficaces – oui, monsieur le ministre, d’outils efficaces ! – et à protéger notre sidérurgie.”
“Ce mécanisme existe déjà ; il a été récemment utilisé dans des secteurs stratégiques, notamment celui de la défense. Il permet de protéger les intérêts nationaux sans assumer immédiatement la charge complète de la gestion. L’action spécifique permet d’instaurer un rapport de force – oui, monsieur le ministre, un rapport de force ! Elle permet de fixer des lignes rouges. Elle permet, surtout, de faire peser une menace crédible : celle d’une montée au capital, voire d’une nationalisation, si les engagements ne sont pas respectés. En effet, la question est simple : voulons-nous encore produire ou acceptons-nous de dépendre de l’extérieur ?”
“Les lieux communs en faveur ou en défaveur des nationalisations n’ont aucun intérêt. Les macronistes et LR critiquent par principe la nationalisation d’un actif industriel stratégique pour 2 à 3 milliards d’euros, alors qu’ils ont forcé la nationalisation d’EDF pour 10 milliards d’euros sans aucune raison objective, comme l’a démontré la Cour des comptes. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.) La nationalisation est un outil utile, mais, dans le cas présent, elle entraînerait des contraintes financières importantes. C’est pourquoi nous défendons une approche plus progressive et stratégique : l’instauration d’une action spécifique – une golden share –, qui permettrait à l’État de disposer d’un droit de veto sur les décisions les plus sensibles, telles que les fermetures de site, les cessions d’actifs, les délocalisations.”
“Vous le connaissez peut-être : il s’agit du député François Hollande, qui siège désormais tranquillement sur ces bancs.”
“C’est à présent à l’acier que s’en prend la faucheuse du libre-échange sauvage. Chez ArcelorMittal, nous assistons non pas à une adaptation, mais à un désengagement progressif. Je le dis d’autant plus clairement que j’y ai travaillé. J’ai vu les emplois disparaître et les décisions s’éloigner du terrain. Les faits sont connus : fermetures, suppressions d’emploi, délocalisations, investissements gelés malgré des aides publiques massives. Pendant ce temps, le groupe investit ailleurs et prépare l’avenir hors d’Europe. Nous finançons aujourd’hui ce qui pourrait demain nous échapper. Nous avons déjà connu cela, notamment à Florange. Florange, symbole de la trahison de la classe ouvrière par la gauche ! Florange, où les promesses faites aux salariés par un candidat socialiste n’ont pas été tenues !”
“En abandonnant progressivement notre appareil productif, nous avons fragilisé notre souveraineté. Les crises successives – financières, sanitaires, géopolitiques – nous l’ont brutalement rappelé. Lorsque les chaînes d’approvisionnement se rompent, lorsque les tensions internationales s’exacerbent, lorsque les intérêts nationaux reprennent le dessus, les nations qui produisent dominent celles qui dépendent de cette production. Ainsi, ceux que nous considérions hier comme de simples ateliers sont devenus aujourd’hui des puissances industrielles majeures, capables d’imposer leurs conditions. Secteur après secteur, usine après usine, emploi après emploi, plan après plan, notre puissance et notre prospérité matérielle s’érodent, ne nous laissant que les effets d’annonce des gouvernements successifs.”
“Durant des décennies, une même idée a guidé les choix économiques de notre pays : celle selon laquelle la France pourrait se détourner de son industrie pour devenir une économie de services et de recherche et développement. On nous a expliqué que la production pouvait être délocalisée sans conséquence ; que d’autres pays seraient les ateliers du monde, pendant que nous en serions les ingénieurs, les concepteurs, les donneurs d’ordre. On nous a vendu la promesse d’une mondialisation heureuse, d’un enrichissement mutuel, d’une prospérité sans précédent. La réalité a été tout autre. Le monde n’a connu de prospérité que de voir des emplois supprimés à un endroit, pour sous-payer des individus à un autre. Autrement dit, cette mondialisation heureuse a mis des gens au chômage pour pouvoir en paupériser d’autres.”
“Il vise à éviter qu’une exception ne devienne la règle. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Le texte autorise une dérogation en cas d’absence d’offre pour un produit particulier. Cette exception légitime doit être strictement limitée. En ajoutant les mots « et non substituable », nous entendons imposer un principe de bon sens : avant d’accepter un approvisionnement hors de France, l’acheteur public doit vérifier si un produit substituable, par exemple une autre découpe de viande, un autre conditionnement ou une autre présentation, ne peut pas remplir la même fonction sans dégrader la qualité nutritionnelle ou le service. L’exception ne doit jouer qu’en dernier recours, en l’absence réelle de produit substituable. Cette mesure offrirait une garantie concrète pour préserver nos filières et réduire les contournements.”
“Il défend une position de principe. La commande publique doit soutenir en priorité l’agriculture française. Nous faisons face à une concurrence intra-européenne, souvent fondée sur des écarts de normes, de coûts et de contrôles qui fragilisent nos producteurs. Si nous voulons que ce texte soit un acte politique fort, qu’il réponde au besoin de protection et de souveraineté agricole, nous ne pouvons pas laisser la puissance publique s’approvisionner sans priorité nationale. La restauration collective publique constitue un levier massif de sécurisation des débouchés pour les agriculteurs français ; l’État doit l’utiliser pour protéger nos filières. C’est une mesure lisible, immédiate et proportionnée aux défis qui se présentent à nous. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Le cadre européen actuel est un carcan qui étrangle nos agriculteurs. Il est temps d’assumer une préférence nationale claire pour les sauver, et cela doit commencer dans nos commandes publiques comme privées. La France doit être autant dans nos cœurs que dans nos assiettes ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Vous refusez de toucher au cadre européen alors qu’il est précisément la cause de tous leurs problèmes : libre circulation des marchandises sans contrôle effectif ; normes sanitaires qui obligent nos producteurs à supporter des standards plus stricts que leurs concurrents européens ; dumping social et environnemental toléré au nom du marché unique ! Vous déplorez la souffrance des agriculteurs, vous déplorez leurs difficultés, mais vous chérissez le cadre européen qui les met à genoux ! Dieu se rit des gens qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes, comme le disait si justement Bossuet. Madame la ministre, la souveraineté agricole ne se décrète pas dans les rapports administratifs : elle se gagne par des choix courageux. Le reste n’est que littérature.”
“L’article 4 ne comporte pas de mauvaises idées en soi ; il pose même quelques jalons vers la qualité, la saisonnalité et la transparence. Mais soyons sérieux : c’est dramatiquement insuffisant. Il ne défend en rien les intérêts vitaux des agriculteurs français. On nous parle encore et toujours de préférence européenne, alors que la concurrence déloyale à l’intérieur de l’Union n’est plus à démontrer : nos éleveurs, nos maraîchers, nos producteurs laitiers subissent une concurrence féroce venue de l’est et du sud de l’Europe, fondée sur des coûts de main-d’œuvre bas, des normes allégées et des contrôles laxistes que personne n’ose dénoncer. Madame la ministre, vous prétendez avoir à cœur de défendre nos agriculteurs, mais où est la volonté politique ?”
“Oh là là ! Ne mélangez pas tout ! On n’est pas au Venezuela !”
“Comme vos copains socialistes et du NFP !”
“Les vaccins sont un outil important, mais la contrainte n’est pas la voie de la sagesse. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)”
“Je ne suis qu’infirmier depuis plus de vingt-cinq ans et je vois dans quelle direction ce débat est en train de glisser. Or les législateurs que nous sommes doivent être précis dans leurs propos. La question n’est pas d’être antivax ou provax – quand on est soignant, on ne peut que se battre pour que les gens puissent se vacciner. La vraie question tient au fait que, pour répondre au rapporteur général, les soignants ne sont pas des enfants. Leur imposer une obligation vaccinale ne va pas sans difficulté, on l’a constaté pendant l’épidémie de covid. Alors que nous nous sommes battus ici même pour fidéliser les aides-soignants, les infirmiers et les sapeurs-pompiers, il ne faudrait pas leur imposer des obligations exorbitantes du droit commun. Faisons donc confiance à nos professionnels de santé – ce ne sont pas des enfants !”
“Car oui, la sidérurgie doit redevenir un pilier de la puissance française. Mais on ne reconstruit pas une politique industrielle avec de grands mots ; on la reconstruit avec des moyens concrets, un cap, une vision, des outils adaptés. Nous pensons que le temps de la nationalisation n’est pas encore inéluctable. La prise de la participation via une action préférentielle est la meilleure solution.”
“…et défend la prise d’une action spécifique – la golden share –, un outil moins coûteux pour les finances publiques et qui permettrait à l’État de retrouver un pouvoir réel, immédiat, concret, sur les actifs stratégiques. Voilà une solution ! Voilà un cap ! Voilà un instrument de puissance ! Cette solution protégerait nos sites, nos ouvriers, nos ingénieurs, elle sécuriserait les investissements publics nécessaires à la décarbonation de la filière, elle redonnerait à la France un pouvoir réel.”
“Le RN dénonce le dumping fiscal, social et environnemental inacceptable orchestré par nos concurrents, en particulier chinois,…”
“Mais permettez-moi de vous poser une question simple, chers collègues de LFI. Comment croire que le gouvernement Lecornu – bricolé dans la précipitation, dépourvu de cap, sans vision et affaibli par huit années d’errances politiques et budgétaires – pourrait mener correctement une nationalisation, alors qu’ils ne croient ni à la sidérurgie française ni à la sidérurgie européenne ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)”
“Pour résoudre ce problème immense, résultat de la politique socialiste puis macroniste menée depuis des décennies, le RN défend également l’intervention de l’État. La nationalisation peut être un outil légitime !”
“Cette dépendance est un risque majeur pour toute nation qui prétend encore maîtriser son destin.”
“Notre balance commerciale sidérurgique est devenue chroniquement déficitaire, avec plus de 5 milliards d’euros d’importations nettes en 2022. Autrement dit, l’acier que nous ne produisons plus, nous en dépendons.”
“Au-delà des grands discours, les chiffres parlent d’eux-mêmes ; ils disent l’ampleur du déclassement industriel français. La France produisait environ 40 millions de tonnes d’acier brut en 1974 ; elle produit désormais moins de 10 millions de tonnes. Pendant que nous reculons, l’Allemagne en produit 35 millions, l’Italie, 20 millions. Pendant que notre production s’effondre, nos importations, elles, s’envolent. Nous faisons venir en quantité de l’acier chinois, turc ou indien, souvent à très bas prix, fabriqué dans des conditions sociales très discutables et avec un mépris complet des normes environnementales – sans même parler de l’impact du transport de ces quantités d’acier sur des distances aussi longues.”
“Il s’agit du premier maillon indispensable pour sauver le reste de notre industrie.”
“Il faut d’abord sauver notre industrie sidérurgique et s’assurer de sa pérennité avant de vouloir la décarboner.”
“…en imposant des normes absurdes que nos concurrents ne respectent évidemment pas.”