Julien Gokel
SOC · France
“L’électrification des mobilités est indispensable pour atteindre nos objectifs climatiques, mais cette transition nécessitera des quantités considérables de métaux rares.”
“Plus récemment, nous avons inauguré la gigafactory du géant taïwanais ProLogium, qui incarne une ambition industrielle et technologique considérable. Pour compléter cet écosystème, nous avons besoin de voir aboutir la filière du recyclage.”
“La maîtrise de la chaîne de valeur des métaux critiques n’est pas une option, c’est une condition de notre autonomie stratégique. L’Union européenne a commencé à s’en saisir en identifiant les trente-quatre matières premières les plus critiques et en se fixant des objectifs clairs d’ici 2030 : 10 % d’extraction en Europe, 40 % de transfor…”
“Dans le même temps, notre dépendance aux pays qui en assurent l’extraction et le raffinage ne diminue pas. L’Union européenne importe aujourd’hui près de 90 % de ses métaux.”
“Le rôle de l’État est donc double : d’une part, structurer une politique de financement public ambitieuse par des appels à projets dédiés, des prêts, des garanties publiques ou des participations au capital des projets d’extraction, de raffinage ou de recyclage ; d’autre part, assurer l’investissement privé afin que les filières se dévelo…”
“Je veux d’abord me féliciter que nous ayons enfin ce débat, car la question des matériaux critiques et stratégiques est longtemps restée un angle mort de nos réflexions sur la réindustrialisation.”
The complete record
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“ArcelorMittal vient d’annoncer plus de 600 suppressions d’emplois en France, notamment à Dunkerque et à Mardyck, dans ma circonscription, où 320 postes sont menacés. Derrière ces chiffres, il y a des hommes, des femmes, des familles, des vies frappées de plein fouet par le cynisme d’un groupe qui ne tient pas ses engagements. Je tiens à leur exprimer ma solidarité. Ce groupe méprise ses salariés, qui vivent depuis des mois au rythme de l’incertitude sans aucune visibilité sur leur avenir, ainsi que ses ouvriers qui se lèvent chaque jour pour faire tourner les hauts-fourneaux avec fierté. Il prend en otage ses sous-traitants en prenant des décisions stratégiques opaques. Il méprise aussi nos territoires et nos élus locaux qui, eux, tiennent leurs engagements à travers une union sacrée derrière le maintien l’industrie locale.”
“Face aux besoins de soins infirmiers qui ne cessent de croître, et face au déficit de reconnaissance dont souffre ce métier, je crois que cet article, comme le reste de la proposition de loi, fera consensus dans cet hémicycle. C’est une très bonne nouvelle pour les patients, comme pour toutes les infirmières et tous les infirmiers.”
“Autant de mesures qui vont dans le bon sens et contribueront à améliorer l’accès aux soins, notamment pour les patients atteints de pathologies chroniques et ne disposant pas de médecin traitant. Nous regrettons, toutefois, que cet article ne fasse pas un pas de plus en facilitant l’accès des infirmiers à la formation aux pratiques avancées par la validation des acquis de l’expérience, ainsi que le recommande la Cour des comptes. La consultation de l’Académie nationale de médecine, de la Haute autorité de santé, des ordres professionnels et des représentants des professions de santé nous semblait par ailleurs indispensable à la définition des domaines et des modalités d’intervention dans la pratique avancée.”
“De nombreux territoires, comme le Dunkerquois, où je suis élu, connaissent des difficultés d’accès aux soins : il était donc important que nous puissions faire évoluer le métier d’infirmier. Le renforcement du rôle des infirmières et des infirmiers, ainsi que l’élargissement du champ de leurs missions, contribueront pleinement à une meilleure prise en charge des patients. C’est ce à quoi tend l’article 2, qui permet de développer la pratique avancée des infirmiers dans de nouvelles structures – au sein des PMI, de l’ASE, d’un établissement d’accueil des jeunes enfants ou encore des équipes pluridisciplinaires en santé scolaire. L’article 2 offrira de plus aux infirmiers spécialisés, compte tenu de leur savoir-faire spécifique, la possibilité d’exercer en pratique avancée sans avoir à passer un nouveau diplôme.”
“Monsieur le ministre, pourquoi n’est-il pas plus souvent utilisé comme instrument de négociation ou de lutte contre la prédation financière étrangère ? Il est urgent de mettre en œuvre un plan de reconquête de la souveraineté industrielle française et européenne. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)”
“La décarbonation est donc un impératif climatique et sanitaire mais aussi la condition de notre indépendance face aux énergies fossiles importées. Par ailleurs, si on peut se féliciter d’investissements étrangers en France, notamment dans la filière des batteries pour véhicules électriques, comme ceux de XTC-Orano ou de ProLogium aux côtés de l’entreprise française Verkor dans le Dunkerquois, la liste des fleurons de l’industrie française passés sous pavillon étranger au cours des vingt dernières années est inquiétante : Pechiney, Arcelor, Alcatel, la branche énergie d’Alstom ou, plus récemment, Sanofi. Le décret de 2005 sur les investissements étrangers, dont le périmètre a été étendu sous la présidence de François Hollande, est un outil juridique précieux pour préserver notre souveraineté industrielle.”
“Amendons le mécanisme européen de fixation des prix et levons les blocages qui empêchent qu’une part significative de notre production d’électricité soit allouée aux industries stratégiques ! Sur la question environnementale, la France doit devenir un modèle de la décarbonation, à l’image du Dunkerquois qui en est devenu un laboratoire. Cela implique des investissements publics massifs et un engagement de l’Europe de plusieurs centaines de milliards d’euros, ainsi que l’a suggéré le rapport Draghi. Cela implique aussi que nous mettions rapidement en place un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour rétablir une concurrence loyale entre les produits issus de notre industrie verte et ceux venant de pays aux normes environnementales moins vertueuses.”
“Quand le président américain annonce une taxation à hauteur de 25 % des importations d’acier, que faisons-nous ? Quelles sont les conclusions de la réunion qui a rassemblé les ministres européens de l’industrie jeudi, à Paris ? Il est temps d’assumer un protectionnisme social et environnemental en faveur de nos productions stratégiques telles que l’acier. Comment convaincre nos partenaires, notamment l’Allemagne, d’adhérer à cette vision ? Pour ce qui est de l’énergie, la reconquête industrielle passera nécessairement par une électricité décarbonée, abondante, compétitive et souveraine. Appuyons-nous sur le nucléaire, notre plus grand atout , et sur les énergies renouvelables comme l’hydraulique, l’éolien et le solaire !”
“Comme d’autres industries stratégiques, la sidérurgie est le terrain d’une concurrence internationale féroce. Comme toutes les entreprises électro-intensives françaises, celles de la sidérurgie paient leur énergie cinq fois plus cher que leurs concurrentes américaines ou asiatiques. La sidérurgie, à l’instar de toute l’industrie, ne doit pas prendre le mauvais chemin, mais opter pour celui de la décarbonation. Une reconquête industrielle sans trajectoire environnementale serait vouée à l’échec. Sur ces trois questions qui concernent l’ensemble du secteur industriel – concurrence internationale, prix de l’électricité, décarbonation –, où en sommes-nous, monsieur le ministre ? À l’échelle mondiale, l’Union européenne doit jouer son rôle de bouclier.”
“La menace pèse sur l’automobile, notamment Stellantis, l’agroalimentaire, la filière de la chimie, l’industrie pharmaceutique et, bien évidemment, la sidérurgie – ArcelorMittal illustre parfaitement les enjeux économiques auxquels sont confrontées la plupart des industries stratégiques. Prenons justement cet exemple. L’acier est présent dans l’armature et la charpente des bâtiments, les châssis et la carrosserie des voitures et des bus, les infrastructures ferroviaires, les appareils électroménagers, les ustensiles de cuisine, les instruments du personnel soignant ; il est indispensable à la construction des centrales nucléaires, des éoliennes et des machines industrielles. Que ferions-nous si la France et l’Europe se trouvaient confrontées à une pénurie d’acier, faute d’avoir maintenu les sites sidérurgiques ?”
“Je ne referai pas ici le match des errances politiques qui ont conduit à l’affaissement de notre industrie, du mirage de la mondialisation heureuse à la religion de la concurrence libre et non faussée, en passant par le fantasme d’une France sans usines ni ouvriers. Qui peut imaginer un territoire comme le Dunkerquois sans ses hauts-fourneaux, ses laminoirs, ses raffineries ou sa centrale nucléaire, qui ont façonné son identité, offert du travail à tant de générations d’ouvriers et fait vivre tant de familles ? Depuis quelques mois, notre pays connaît plus de fermetures que d’ouvertures de sites industriels et aucun secteur ne semble épargné.”
“Lorsqu’une crise éclate, la question de la souveraineté resurgit : nous débattons de notre indépendance politique, militaire, alimentaire ou encore énergétique ; nous nous interrogeons sur notre souveraineté économique et industrielle, sur l’état de notre appareil productif et sur le maintien des filières stratégiques. La crise du covid a été un révélateur de nos fragilités, des conséquences directes de la désindustrialisation de notre pays, de notre dépendance vis-à-vis de puissances étrangères et de notre incapacité à réagir rapidement, faute d’infrastructures adéquates. Quelles leçons en avons-nous tirées ? La reconquête de notre souveraineté industrielle ne se décrète pas, elle doit se construire et se planifier.”
“Dans le Dunkerquois, où l’industrie sidérurgique joue un rôle moteur avec 3 200 emplois directs et près de 10 000 emplois indirects, on dit souvent : « Si ArcelorMittal s’enrhume, c’est tout le territoire qui tousse. » Madame la ministre déléguée, nous comptons sur le gouvernement pour bien évidemment avancer sur ces sujets.”
“L’acier est partout autour de nous, dans l’armature, dans la charpente de nos bâtiments, dans les châssis et la carrosserie de nos moyens de transport, dans nos infrastructures ferroviaires, dans la coque des navires et dans les porte-conteneurs qui transitent chaque jour dans le port de Dunkerque mais aussi dans nos autres ports. L’acier est de surcroît indispensable dans la construction de nos futures centrales nucléaires, de nos éoliennes, de nos machines industrielles et dans la production de milliers d’objets du quotidien. C’est un matériau qui doit être considéré comme un bien essentiel et dont la production doit être maintenue sur notre territoire !”
“Mais le président d’ArcelorMittal nous a indiqué avoir tout de même financé 90 millions d’euros d’études, ce qui n’est pas rien, grâce aux aides publiques. Nous étions donc en droit d’espérer qu’il n’y ait pas de suspension du processus. Comme beaucoup, je pense qu’il y a des raisons de croire que la production d’acier en Europe, en France et en particulier dans le Dunkerquois pourra retrouver des marges de compétitivité dans un avenir proche. Cependant, pour cela, il faudra accélérer au niveau européen, faire preuve de plus d’ambition et de moins d’hésitation lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts fondamentaux de notre continent.”
“Vous reconnaissez qu’il n’y a pas encore d’aide de la part de l’État…”
“Envisage-t-il d’intervenir auprès de la Commission européenne pour accélérer la mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ? Et pouvons-nous attendre quelque chose de probant du prochain plan d’urgence pour l’acier qui doit être présenté par la Commission à la fin du mois de février ? Enfin, quelle est la position du gouvernement sur la suspension, provisoire à ce stade, du projet de décarbonation d’ArcelorMittal à Dunkerque ? L’État, qui a déjà engagé 130 millions d’euros sans que le projet ne soit amorcé, a, je n’en doute pas, son mot à dire. Entend-il maintenir une pression ferme pour que le groupe ArcelorMittal honore ses engagements ? Nous sommes nombreux, dans le Dunkerquois et ailleurs, les salariés en premier lieu, à attendre des réponses concrètes concernant l’avenir du site d’ArcelorMittal.”
“Je souhaite donc vous interroger sur les mesures que le gouvernement peut prendre pour garantir la compétitivité de l’industrie sidérurgique française et européenne face à la concurrence étrangère. Premièrement, s’agissant de la question fondamentale de l’énergie, le gouvernement est-il en mesure d’accélérer la signature de contrats d’allocation de production nucléaire (CAPN) avantageux entre les aciéristes et EDF afin de leur garantir un accès à une électricité à bas coût ? Je rappelle que l’État détient 100 % du capital d’EDF et doit jouer son rôle dans cette affaire. Ensuite, au niveau européen, quels leviers le gouvernement compte-t-il activer pour renforcer les mesures de sauvegarde protégeant notre industrie des importations extracommunautaires ?”
“En 2023, lorsque toutes les planètes semblaient alignées, l’annonce de la décarbonation du site de Dunkerque a suscité de nombreux espoirs, mais la nouvelle récente du report de ce projet nous inquiète à juste titre. J’ai eu l’occasion d’interroger dernièrement le président d’ArcelorMittal, qui met en avant la conjoncture économique mondiale pour expliquer ce report d’investissement dans la décarbonation, invoquant notamment la concurrence internationale qui bénéficie d’avantages compétitifs lui permettant d’inonder le marché à des prix extrêmement bas. L’acier est un bien essentiel et la sidérurgie est fondamentale pour notre souveraineté, vous le savez, madame la ministre.”
“Le Dunkerquois vit un moment charnière de son histoire, marqué par une transformation industrielle d’une ampleur inédite. Ce basculement repose sur deux dynamiques complémentaires : d’une part, l’implantation des industries du futur, en l’occurrence des gigafactories de batteries électriques et, d’autre part, la mutation de notre industrie historique incarnée par la décarbonation de l’activité sidérurgique. Cette mutation, cette transition, est capitale parce que le site d’ArcelorMittal est le premier émetteur de CO 2 du Dunkerquois, territoire qui, je tiens à le rappeler, représente à lui seul 21 % des émissions industrielles de notre pays.”
“L’Europe, sur ce point, doit montrer l’exemple, mais comment concilier objectifs climatiques et compétitivité ? Voilà un vrai sujet. Les défis de la décarbonation sont immenses, je le vois bien dans mon territoire, le Dunkerquois, où l’on a tout de même la chance de pouvoir s’appuyer sur deux nouveaux projets de réacteur de type EPR, donc sur une énergie sûre, décarbonée et abordable pour soutenir le renouveau et la transition industriels. Mais comment inciter davantage l’Europe à mener une politique énergétique commune plus ambitieuse et plus compétitive, incluant le nucléaire et le renouvelable en complémentarité ? Je souligne que la question du prix de l’électricité est cruciale pour maintenir notre compétitivité, notre attractivité, nos emplois et notre souveraineté, c’est-à-dire pour produire nos propres richesses.”
“L’Union peut surtaxer des produits d’importation, prendre des mesures de sauvegarde ou des mesures antidumping, et nous attendons beaucoup du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, le MACF, essentiel notamment pour protéger l’acier français. Mais les processus que je viens d’évoquer sont complexes et plus longs à mettre en œuvre qu’aux États-Unis. C’est une de nos contraintes. Nous devons agir plus vite et plus efficacement. Comment la France compte-t-elle donc dialoguer avec ses partenaires pour instaurer des mesures de réciprocité plus efficaces ? S’agissant de la question cruciale de l’énergie, Trump devrait à nouveau s’affranchir de l’accord de Paris sur le climat – ce ne sera malheureusement pas une surprise –, misant sur le pétrole et le gaz pour renforcer la compétitivité des industries américaines.”
“Sur le plan commercial, Donald Trump ne s’est jamais caché de vouloir réduire le déficit des États-Unis, voire de rendre leur balance commerciale excédentaire. Il souhaite favoriser les industries de son pays et nous, protéger bien évidemment les nôtres. Rien de plus normal. Mais force est de constater que nous n’avons pas les mêmes armes ni les mêmes contraintes, et que nous n’agissons pas forcément dans la même temporalité. Il est probable que l’administration Trump impose rapidement une hausse de 10 % à 20 % des droits de douane, ce qui aura de lourdes conséquences pour nos industries, notamment sidérurgiques, chimiques et aéronautiques. Quelle réponse pouvons-nous apporter au niveau européen ?”
“Par comparaison avec la première élection de Donald Trump en 2016, à laquelle personne n’a jamais voulu croire, nos dirigeants européens semblent aujourd’hui s’être mieux préparés à cette nouvelle élection. Avant d’entrer dans le détail des conséquences du retour de Trump sur notre économie, pouvez-vous nous dire comment la France, nos services et nos diplomates ont préparé notre pays à cette élection et anticipé les conséquences que nous pouvons imaginer ?”
“Ces dernières années, nous en avons eu la preuve, lorsque nous avons su mettre de côté nos divisions pour faire bloc face à la pandémie du covid-19 ou pour soutenir l’Ukraine après l’invasion russe. Que ce soit en matière commerciale, de défense ou de transition écologique, l’élection de Donald Trump doit nous pousser à renforcer notre indépendance – je pense que vous l’avez saisi, monsieur le ministre. Si nous n’allons pas dans ce sens, nous continuerons tous les quatre ans à observer les élections américaines comme si l’avenir du monde et plus particulièrement de notre continent se jouait à quelques milliers de voix dans l’un des swing states .”
“L’élection de Donald Trump nous confronte à l’urgence de réduire nos dépendances. On peut la percevoir comme une menace mais elle doit surtout servir de signal d’alarme : il est impératif de renforcer l’autonomie stratégique de notre continent. Si nous voyons le verre à moitié vide, cette élection n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour notre continent, pour l’état de nos relations commerciales, pour l’avenir de l’Otan mais aussi pour la paix en Ukraine ou tout simplement pour la planète. Mais si nous voulons bien voir le verre à moitié plein, cette élection nous oblige. L’Union européenne n’est jamais aussi efficace que lorsqu’elle est au pied du mur.”
“Votre gouvernement est en train de lâcher les territoires, notamment industriels, et à travers eux leurs élus, sincères, mobilisés nuit et jour pour leurs concitoyens, et qui sont en première ligne de la République ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – Mme Danielle Simonnet applaudit également.)”
“C’est pourquoi l’austérité annoncée dans votre budget nous inquiète à plus d’un titre, puisque vous comptez ponctionner le Dunkerquois de près de 10 millions d’euros et, par conséquent, l’accompagnement des politiques publiques d’un territoire en pleine mutation, qui a toujours assumé son rôle dans l’industrialisation du pays. Allez-vous revenir sur ces coupes injustes, respecter vos engagements et garantir les financements promis ? Comment allons-nous accompagner ce renouveau industriel si ces coupes budgétaires pèsent sur nos capacités à investir dans nos services publics locaux de santé, de transport, de logement ou encore de formation (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – M. Stéphane Peu applaudit également) , dans un contexte de transformation territoriale et de transition pour nos habitants ?”
“Après des décennies marquées par la fermeture des chantiers navals et des raffineries et la réduction des activités sidérurgiques, le Dunkerquois entame sa reconquête industrielle avec l’installation de gigafactories de batteries électriques, notamment celles de Verkor et ProLogium, ainsi que la décarbonation de la production d’ArcelorMittal, autant de symboles. Grâce aux infrastructures déjà existantes et aux nombreux projets à venir, la décarbonation de l’industrie française passera par Dunkerque. Mais au-delà des investissements déjà réalisés par l’État sur le port de Dunkerque, ces projets ne réussiront qu’avec le soutien de l’État, soutien d’autant plus justifié que les collectivités ont pris leurs responsabilités.”
“Ma question s’adresse à Mme la ministre en charge des partenariats avec les territoires. Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre s’était engagé à « faire avec les collectivités », en promettant l’écoute, le dialogue et la contractualisation avec les élus locaux, qui font chaque jour, je le rappelle, la preuve de leur courage et de leur engagement aux côtés de nos concitoyens. Pourtant, votre budget impose brutalement un effort de 5 milliards d’euros aux collectivités, sans dialogue ni respect des spécificités locales, en particulier pour les grands bassins industriels comme le Dunkerquois, véritable fer de lance du renouveau industriel en France, mais aussi en Europe.”