Antoine Valentin
UDDPLR · France
“Jack Lang, Foucault, Deleuze, Aragon, Glucksmann, le fameux couple Sartre-Beauvoir : en tout, soixante-neuf intellectuels de gauche, qui sont encore vos maîtres à penser, ont apposé leur signature au bas d’une tribune visant à décriminaliser la pédophilie publiée dans Le Monde .”
“Ce texte arrive à l’Assemblée nationale dans un contexte que nous connaissons tous : le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire municipal de la gauche parisienne et le meurtre de la jeune Lyhanna.”
“Elle s’est prolongée dans cet hémicycle, il y a quelques jours à peine, quand quarante et un députés de gauche ont voté contre l’article 11 de ce texte, celui qui portait à la perpétuité la peine encourue par les auteurs de viols en série commis sur des mineurs de moins de 15 ans.”
“Vous les avez défendus et élus, acclamés et récompensés, alors qu’ils rapportaient dans des ouvrages publiés des scènes qu’aucune décence ne devrait autoriser à décrire comme des jeux : les actes qu’ils ont eus avec des enfants. Cette histoire n’est pas une calomnie que nous inventerions. Elle est écrite, signée, publiée.”
“Une loi qui protège vraiment les enfants doit avoir le courage de nommer ce qui a failli, hier comme aujourd’hui, avant de proposer ce qui doit changer. En 2027, les Français devront choisir entre ceux qui continuent de minimiser la menace pédophile et ceux qui portent avec exigence la protection et la fermeté envers les enfants.”
“Heureusement, rien n’y fait : la pédophilie reste et restera la plus grande des infamies aux yeux du peuple français. Comme l’écrivit Victor Hugo, « l’enfant s’appelle l’avenir », et nous le protégerons avec toutes nos forces contre tous les dangers, y compris celui qu’une partie d’entre vous peut représenter.”
The complete record
Every one of 121 lines we hold for Antoine Valentin, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 2 of 3.
“Il existe en France des territoires où l’étendue de la République se mesure en minutes et non pas en kilomètres, où une maternité est distante d’une heure trente de route, où une école fermée n’est pas rouverte, où un cours d’eau en crue menace des villages que personne, en aval, n’a jamais pensé à protéger. Ces territoires, ce sont les territoires de montagne. Tout élu qui les représente le sait : quand l’école ferme, le village meurt. C’est la triste et implacable réalité. Une école, en montagne, est un signal vital que le territoire adresse aux familles : la preuve que la République y est encore présente, que l’avenir y a une adresse. Le groupe Union des droites pour la République votera en faveur du texte – nécessaire et attendu, il commence enfin à dire la vérité de ces territoires dans la loi.”
“Au-delà de l’enjeu du lieu d’installation des condamnés à l’issue de leur incarcération, la vraie question est la suivante : comment, quand on a été condamné à une peine de trente ans, peut-on sortir de prison après seulement huit années ? J’apprécie et je salue le fait que vous soyez prêt à revenir sur la confusion des peines, après neuf ans d’exercice du pouvoir macroniste. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.)”
“La République, par le jeu cumulé de la confusion et de la réduction automatique, n’aura tenu sa promesse que pendant huit petites années. Je pense à sa victime, Karine, qui vient d’apprendre par un courrier que son bourreau s’installe dans sa ville. Le juge d’application des peines a osé qualifier cette situation d’inconfort inévitable. Inconfort ! C’est le terme que la République a trouvé pour décrire la faillite morale du système judiciaire. Prévenir les victimes était nécessaire, c’était la plus élémentaire des humanités. Mais prévenir n’est pas protéger. La seule protection qui vaille, c’est que les prédateurs purgent enfin l’intégralité de leur peine. Quand mettrez-vous un terme au scandale de la confusion des peines et des réductions automatiques pour les auteurs d’agressions sexuelles sur mineurs ?”
“Monsieur le garde des sceaux, hier soir, notre assemblée a voté à l’unanimité la proposition de loi « Yanis », du nom de ce jeune homme originaire de ma circonscription qui a mis fin à ses jours le 30 mars 2025, à 17 ans, parce qu’il venait d’apprendre la libération de son agresseur, un prédateur qui n’avait purgé que la moitié de sa peine et s’était réinstallé à 3 kilomètres de chez lui. Cet agresseur avait pourtant été condamné à de nombreuses reprises, encore récemment pour détention d’images pédopornographiques – une condamnation qui ne sera pas exécutée du fait de la funeste confusion des peines. À Rennes, un pédocriminel multirécidiviste condamné, lui, à trente années de réclusion, vient de sortir après seulement huit ans. La cour d’assises avait pourtant prononcé la peine maximale.”
“Les indignations sélectives n’ont jamais protégé personne. Elles ne servent qu’à se donner bonne conscience à peu de frais. Nous voterons cette proposition de loi. Nous la voterons sans triomphe et même avec une forme de douleur, parce qu’elle laisse sans réponse la question plus grave : celle de savoir si nous serons demain capables de tenir la parole de fermeté que nous devons aux victimes de France. Que le décès de Yanis ne soit pas une parenthèse qu’on referme avec un texte : qu’il soit le commencement d’une exigence et que cette assemblée ne se contente plus jamais de plaindre les victimes après, quand il aurait fallu les protéger avant. La France ne se mesurera pas à ses indignations, mais aux peines qu’elle exécutera, aux récidives qu’elle empêchera et aux noms d’enfants qu’elle n’aura plus à graver.”
“Que cette lutte devienne enfin une grande cause nationale, avec les moyens, la doctrine pénale et la constance politique qui s’attachent à ce mot-là. Encore faut-il, pour que cette cause soit véritablement nationale, qu’elle le soit pour toutes les sensibilités de cet hémicycle. Nous nous souvenons tous de ces intellectuels de gauche et d’extrême gauche qui, il y a encore quelques années, défendaient publiquement des thèses infâmes aujourd’hui frappées d’un opprobre unanime.”
“Pas après seulement vingt-huit mois. Pas pour un homme multicondamné. Pas à 3 kilomètres de chez lui. Voilà pourquoi nous disons avec gravité : ce texte est un seuil, il n’est pas une réponse. La réponse, elle, exigera davantage de courage : des peines réellement exécutées ; des peines planchers assumées pour les récidivistes ; la rétention de sûreté lorsque la dangerosité persiste. Que la République cesse de trembler là où elle devrait protéger ! La pédocriminalité n’est pas une question parmi d’autres. Elle touche à ce que nous sommes en tant que civilisation, à l’idée qu’il existe, dans le contrat moral français, un seuil en dessous duquel nous ne descendrons jamais. Et ce seuil, c’est l’enfance.”
“C’est dans cet écart entre la parole donnée à la victime et la parole tenue par l’État que se loge, depuis trop longtemps, le malheur français. Le texte que nous examinons ce soir répare une partie de cette honte. Il transforme un droit facultatif en une obligation. Il fait passer la victime de la marge du procès à son cœur. Pour cela, nous le voterons. Nous le voterons parce qu’il fallait, en mémoire de Yanis, qu’aucune victime de France n’apprenne plus jamais par un bavardage une nouvelle aussi terrible. Mais nous voulons dire ici ce que ce texte ne fait pas. Informer une victime que son agresseur est dehors n’a jamais arrêté un agresseur. La notification n’est pas la protection. Prévenir n’est pas empêcher. Ce que Yanis attendait de l’État, ce n’était pas qu’on lui annonce une libération : c’était qu’il n’y ait pas de libération.”
“Yanis venait d’apprendre, non par l’État, non par la justice, non par la voix solennelle d’un magistrat, mais par son père qui le tenait lui-même d’une connaissance, que l’homme qui avait brisé son enfance, plusieurs fois condamné pour agression sexuelle aggravée en récidive légale, marchait à nouveau libre sur les chemins de Haute-Savoie, à moins de 3 kilomètres de chez lui – 3 petits kilomètres : la distance d’une promenade, la distance d’une rencontre fortuite, la distance d’un cauchemar redevenu géographie. Arrêtons-nous, mes chers collègues, sur l’arithmétique de cette tragédie. Cinq années de prison ont été prononcées, vingt-huit mois purgés. Il manque plus de la moitié de la peine, trente-deux mois que la République s’était solennellement engagée à faire purger et qu’elle a laissés filer dans le silence administratif.”
“Il est dans la vie d’une nation des dates qui ne figurent dans aucun livre d’histoire et qui pourtant en disent davantage sur l’état d’une République que les grands traités. Le 30 mars 2025 est de celles-là. Ce jour-là, dans une commune de ma circonscription, située au pied des massifs de Haute-Savoie, un adolescent de 17 ans a déposé sa vie. Il s’appelait Yanis. Il avait l’âge où l’on rêve, l’âge où l’on aime, l’âge où l’on s’apprête à entrer dans le monde des adultes en croyant qu’il sera plus juste que celui des enfants. Je veux saluer la présence ici de ses parents, Farid et Delphine, de son frère, Lounis, ainsi que sa mémoire.”
“L’UDR votera pour ce texte, non par enthousiasme, mais par esprit de responsabilité (Mme Sandrine Runel s’exclame) ; non parce qu’il est suffisant, mais parce qu’il est nécessaire ; à condition que les décrets soient pris, que les moyens humains suivent, que les sanctions prononcées soient exécutées, car une loi qui reste lettre morte ne sera pas une victoire sur la fraude. La France des honnêtes gens, déjà trahis par les macronistes et par leurs supplétifs LR, mérite mieux que des arsenaux législatifs qui font éventuellement hurler les LFistes, mais n’impressionnent que les journalistes et n’inquiètent guère les fraudeurs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)”
“Ceux qui ont gouverné ce pays pendant des années, laissant prospérer sans sourciller les fraudes auxquelles nous tentons de remédier. Qu’ils assument ! Qu’ils le disent clairement à leurs électeurs : ils ont choisi le camp de ceux qui fraudent plutôt que le camp de ceux qui paient. La fraude ne constitue pas seulement un problème financier, c’est un problème de société. Une société qui accepte que certains s’affranchissent des règles communes finit par détruire le consentement de ceux qui les respectent. Ce n’est pas la fraude qui tue la solidarité nationale, c’est l’impunité des fraudeurs : le travailleur qui paie scrupuleusement ses cotisations et voit son voisin les contourner sans conséquence ne tire pas de cette observation une leçon de civisme, mais une leçon d’injustice.”
“…n’est pas un État qui maîtrise sa protection sociale. Nous regrettons en revanche la suppression d’articles introduits dans le texte grâce à notre groupe et à nos alliés : celui relatif aux faux arrêts de travail vendus en ligne, phénomène qui exige une réponse pénale ferme ; celui prévoyant la suspension du tiers payant en cas de condamnation pour fraude, mesure de cohérence élémentaire que la gauche a cru bon d’enterrer. Il faut expliquer ce que cette même gauche a fait. Le 25 février, lors de l’examen de ce texte en première lecture, La France insoumise avait déposé une motion de rejet préalable : toute la gauche a voté pour ! Pas seulement les Insoumis, habitués à l’outrance, mais les socialistes, ceux de François Hollande. Ceux qui nous expliquent chaque matin la République, les valeurs, la justice sociale.”
“Le texte ne règle pas davantage la question des 2,5 millions de cartes Vitale surnuméraires. Ce chiffre, avancé par des professionnels sérieux, ne suscite toujours pas de réponse officielle satisfaisante. Un État qui ne sait pas combien de cartes d’accès à son système de santé circulent indûment…”
“Le « en même temps » macroniste consiste désormais à vouloir lutter contre la menace russe tout en se révélant vulnérable face à un adolescent seul devant son ordinateur. Nous notons d’ailleurs avec satisfaction la suppression de l’article qui aurait imposé la déclaration d’un portefeuille numérique dépassant 5 000 euros, mesure inapplicable selon la DGFIP même, et surtout dangereuse : dans un pays gouverné par l’alliance des macronistes et des LR, où les enlèvements de détenteurs de cryptoactifs se comptent par dizaines chaque mois, constituer un tel registre reviendrait à dresser une liste de cibles, qui aurait été disponible sur le dark web quelques jours plus tard. La sécurité des données n’est pas une contrainte technique, mais une condition de la légitimité.”
“…le reste disparaît dans les angles morts d’une administration compartimentée, les silences d’un droit trop complaisant, les délais d’une justice trop lente. Ce texte tente d’y remédier en décloisonnant les bases de données, renforçant les sanctions, étendant les pouvoirs de contrôle ; mais il n’arrive qu’après neuf ans de macronisme et va trop timidement dans le bon sens. Il ne règle pas la question de la vulnérabilité de nos données. Il étendra les croisements d’informations, ouvrira les bases patrimoniales à de nouveaux acteurs ; pendant ce temps, les serveurs de l’État sont attaqués chaque semaine et la sécurité informatique de la nation est mise en défaut par un enfant de 15 ans.”
“Quelques pourcents du produit du vol que des escrocs infligent aux Français :…”
“Il est des textes qui se présentent comme des réformes et ne sont, à l’examen, que des aveux – des aveux de ce que l’État a longtemps toléré, de ce que la République a longtemps regardé sans agir. Ce projet de loi est du nombre. D’après vos propres services, monsieur le ministre, la fraude soustrait au corps de la nation 14 milliards d’euros par an. Une somme – encore l’estimons-nous largement sous-évaluée – équivalente aux budgets réunis de la justice et de l’agriculture, volée chaque année à la France qui travaille, qui cotise, arrachée aux écoles rurales qui ferment, aux hôpitaux qui manquent de lits, aux forces de l’ordre qui manquent d’effectifs ; une somme prélevée sur le travail de ceux qui paient pour alimenter l’impunité de ceux qui ne paient pas. De ce pillage organisé, que souhaitez-vous récupérer ?”
“Vous pouvez d’ailleurs hurler et vociférer. Il n’y a qu’un pas entre votre violence verbale, ici, et la violence physique qui est parfois la vôtre dans la rue. Le fait que certains d’entre vous passent de l’une à l’autre devrait vous amener à un peu plus de dignité. Protéger l’argent des Français contre les escrocs dont vous souhaitez faire une base électorale, c’est défendre les lits dans les hôpitaux ou les gendarmes qui dans nos rues sont 10 000 de moins qu’en 2007. Pour défendre l’argent des Français, nous voterons contre la motion de rejet préalable. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Or 14 milliards d’euros sont volés par des escrocs dont vous rêvez de faire une manne et un socle électoral. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Quelle surprise, une motion de rejet préalable de La France insoumise ! C’est presque aussi courant que la présence de fichés S ou d’anciens dealers sur vos bancs. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Cela émaille notre quotidien dans cette assemblée. Heureusement, vous ne pouvez en déposer qu’une par texte, contrairement aux suspensions de séance qui vous permettront prochainement – je n’en doute pas – d’aller vous vautrer à la buvette. Vous venez de nous donner, dans une magnifique diatribe, une belle leçon d’humanité. Sachez que l’humanité consiste à protéger l’argent des Français.”
“Il est facile de tenir ce discours là où vous êtes, mais il est dur à entendre pour les millions de nos concitoyens qui vivent dans la pauvreté. Voilà pourquoi nous voulons connaître le coût réel, pour chaque Français, de votre politique migratoire. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Merci pour cette leçon de morale larmoyante ! Elle a beaucoup plu à nos collègues d’extrême gauche (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP) , à qui vous devez d’ailleurs votre présence aux bancs des ministres, tant ils servent votre coalition !”
“Faibles contributions, fortes sollicitations : déficits assurés. Ma question est simple : dans un pays qui emprunte quasiment chaque euro qu’il dépense, la France a-t-elle encore les moyens financiers de supporter votre inaction ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Le montant de l’AME a doublé en dix ans, pour atteindre 1,3 milliard d’euros. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’hébergement d’urgence engloutit 1 milliard par an, dont 60 % sont captés par des clandestins. Les subventions aux associations, elles, ont bondi de 52 % depuis 2019. En face, seuls 56 % des étrangers extra-européens occupent un emploi ; les prestations sociales dont ils bénéficient sont deux fois supérieures à celles des Français sans ascendance migratoire.”
“…rapporte un constat budgétaire accablant : les recettes budgétaires apportées par les immigrés ne financent que 86 % des dépenses publiques qui leur sont affectées, soit un déficit de 14 points et un record européen. L’OCDE évalue le coût annuel de l’immigration à 41 milliards d’euros, vos services à 48 milliards. L’Insee nous indique que les immigrés rapporteraient à nos comptes publics 45 milliards d’euros par an si leur taux d’emploi était identique à celui des Français sans ascendance migratoire. Et pour cause ! Les chiffres sont accablants : près de 4 millions d’entrées et de titres de séjour délivrés depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Sur les nouveaux entrants, près de neuf sur dix ne viennent pas pour travailler. Vous cherchez des économies, monsieur le premier ministre ? Elles sont là !”
“Ma question s’adresse à M. le premier ministre. Le dernier numéro du magazine de gauche Marianne (Dénégations, exclamations et rires sur les bancs du groupe LFI-NFP)…”
“Le texte écarte ce qu’il fallait écarter : l’accès des journalistes aux lieux les plus sensibles et le droit d’entretien confidentiel, qui aurait empiété sur la mission de l’avocat et fragilisé le secret de l’instruction. Enfin, en matière psychiatrique, il harmonise le droit de visite des bâtonniers avec celui des parlementaires – nous saluons cette disposition. Le texte issu de la commission mixte paritaire est donc un texte d’équilibre. Pour cette raison, et avec une pensée pour les surveillants pénitentiaires de notre pays, dont nous mesurons chaque jour le dévouement, le groupe UDR votera en sa faveur. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“C’est dans cet esprit que nous abordions le texte et c’est pourquoi nous tenions à ce qu’il préserve un équilibre que nul ne devrait considérer comme accessoire : la présomption d’innocence des justiciables, le secret de l’enquête, la sérénité des établissements et la dignité de ceux qui y travaillent. Le compromis trouvé en commission mixte paritaire, le 14 avril dernier, répond à ces exigences. Il retient ce qu’il fallait retenir : une formulation juridique générique, plus solide que la liste fermée d’origine et conforme aux exigences posées par le Conseil constitutionnel, le 29 avril 2025 ; une formulation plus durable aussi, qui nous prémunit contre toute nouvelle censure.”
“Ils tiennent malgré tout la ligne d’une institution qui, sans eux, s’effondrerait. Ce sont eux qui méritent notre considération ; ce sont eux que les visites parlementaires devraient honorer plutôt qu’embarrasser ; ce sont leurs conditions de travail qui devraient être au cœur de nos rapports. Le groupe UDR le redit ici avec force : nous défendons ardemment le personnel pénitentiaire. Nous défendons leur statut, leur sécurité, leur reconnaissance. Nous refusons que leur métier soit transformé, à la faveur d’une visite mal pensée, en arrière-plan d’une polémique politique. C’est une question de respect, le respect dû à ces fonctionnaires qui exercent au nom de la nation une mission régalienne parmi les plus dures.”
“Visiter un lieu de privation de liberté, ce n’est pas y tourner une séquence, c’est y entrer avec gravité parce qu’on y rencontre toutes les fragilités de notre société : la détresse des détenus, le travail des soignants et, en tout premier lieu, le quotidien éprouvant de celles et ceux qui font tenir nos établissements. Il y a en effet, derrière chaque grille, des hommes et des femmes que nous oublions trop souvent : les surveillants pénitentiaires. Ils exercent l’un des métiers les plus exigeants de la République. Ils travaillent dans des établissements marqués par la surpopulation – dans les maisons d’arrêt, elle atteint 156 % des capacités. Ils affrontent quotidiennement la violence, l’insulte, la projection, l’agression. Ils voient leurs collègues blessés, parfois tués.”
“Nous avions identifié, dans la rédaction issue de la commission des lois de notre assemblée, plusieurs dérives qui nous semblaient incompatibles avec l’esprit même du contrôle parlementaire : l’ouverture quasi générale aux journalistes, y compris dans les locaux de garde à vue ; l’instauration d’un droit d’entretien confidentiel avec toute personne détenue ; plus largement, la confusion entretenue entre la mission de contrôle et la mise en scène. Il faut le dire clairement : un droit de visite n’est pas un droit de spectacle.”
“En 1831, un jeune magistrat de 25 ans embarquait pour les États-Unis avec une mission officielle : étudier le système pénitentiaire américain. Il s’appelait Alexis de Tocqueville. Il n’en reviendrait pas seulement avec un rapport sur les prisons ; il rapporterait De la démocratie en Amérique . Les origines intellectuelles du droit de visite, c’est cela : un parlementaire qui se déplace, observe, médite et restitue à la nation un savoir patiemment construit sur ce que la République fait à ceux qu’elle prive de liberté. Voilà la noblesse de ce droit. Voilà sa raison d’être, et c’est précisément à cette hauteur que nous devons nous tenir lorsque nous légiférons sur lui. Lors de la discussion générale en première lecture, j’avais exprimé l’attachement du groupe UDR à la version initiale du Sénat.”
“Ce faisant, ils rencontrent des obstacles inhérents à ce processus mais aussi des complications administratives. À tous ces écueils s’ajoutent les difficultés financières causées par les délais de paiement. Je peux certes en comprendre les raisons mais ils suscitent des interrogations et mettront l’État en mauvaise posture lorsqu’il faudra une nouvelle fois demander aux agriculteurs de procéder au sacrifice ultime au service de l’intérêt général.”
“Il n’y a pas lieu de se réjouir que 30 % des dossiers rencontrent des difficultés. Plus de dix mois après le début de l’épizootie, certains agriculteurs n’ont toujours pas pu toucher le solde, alors que l’écart entre les évaluations des hommes de l’art sur le terrain et celles des technocrates n’est que de 0,5 % – c’est le chiffre que vous venez de donner. Il est d’ailleurs à craindre que les contrôles technocratiques coûtent en fin de compte plus cher que la différence entre les deux estimations. Cette situation soulève un problème de taille. Sur le terrain, les agriculteurs, que j’ai encore eu l’occasion de rencontrer ce week-end, sont en grande difficulté. Ils doivent mener de front un combat personnel, faire le deuil de troupeaux constitués au fil des générations et repeupler leur exploitation en partant de zéro.”
“S’agissant toujours du traitement des indemnités, pouvez-vous préciser les délais moyens de traitement ainsi que les principales difficultés rencontrées par les éleveurs dans leurs démarches administratives ? Enfin, face aux risques d’apparition de nouvelles épizooties ou d’une nouvelle vague de dermatose, quels sont les retours d’expérience de la gestion de cette crise ? Quelles mesures concrètes entendez-vous mettre en œuvre pour améliorer la réactivité de l’État dans le traitement de l’épizootie, ainsi que dans le traitement de l’après-crise ? Au fond, il s’agit de maintenir la confiance de nos agriculteurs, qui font le choix de la responsabilité, dans la parole publique et dans la capacité de l’État à honorer sa parole.”
“Dans ce contexte, je souhaite revenir sur plusieurs dossiers d’indemnisation spécifiques à la Haute-Savoie, sur lesquels nous avons déjà eu l’occasion d’échanger avec Mme la ministre de l’agriculture dans le cadre des questions au gouvernement et dans celui d’une question écrite, restée à ce jour sans réponse. Pouvez-vous d’abord nous indiquer précisément le nombre de dossiers d’indemnisation ayant posé des difficultés en Haute-Savoie, afin de les mettre en perspective avec les quarante-quatre foyers recensés dans les deux départements ? Pouvez-vous ensuite nous éclairer sur les éventuels écarts constatés entre les expertises de terrain et les expertises théoriques conduites par le ministère ? Quels sont les montants en cause ? Quelles ressources le ministère alloue-t-il à ces contre-expertises ?”
“(Le refrain du chant révolutionnaire résonne dans les travées de gauche.) La « lutte finale », vous la perdrez et vous la perdez dans les urnes ! Ce texte passera, parce que c’est une nécessité pour les Français !”
“Nous voterons en faveur de cette motion de rejet, pour permettre à ce texte d’être étudié dans des conditions sereines. Il répond à une demande des entreprises et des salariés. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de petits-bourgeois, diplômés de Sciences Po, qui rentreront ce soir dans leurs appartements haussmanniens ! (Tollé sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Vous donnez des leçons aux Français qui travaillent, alors que vous les avez trahis ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et entonnent L’Internationale , levant le poing gauche, bientôt rejoints par plusieurs députés des groupes EcoS et GDR, puis par quelques députés du groupe SOC.) Vous prétendez représenter les syndicats ; nous, nous représentons les salariés, et ils sont majoritairement favorables à ce texte.”
“Des chefs d’entreprise et des salariés se sont levés tôt ce matin pour travailler, et ils vous voient chanter dans l’hémicycle, demander des suspensions de séance pour vous retrouver à la buvette ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN. – Vives protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Voilà la réalité !”
“J’ai honte du spectacle donné par nos collègues de La France insoumise ! (Vives exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)”
“La transparence est une exigence démocratique ; elle ne saurait devenir un instrument de déstabilisation. Le groupe UDR est profondément attaché au maintien de cet équilibre. C’est pourquoi les amendements visant à rétablir la rédaction initiale du Sénat nous paraissent essentiels. Ils permettraient de sécuriser le dispositif tout en répondant pleinement aux exigences posées par le Conseil constitutionnel, sans introduire de nouvelles incertitudes juridiques. Dans cet esprit, notre groupe prendra toute sa part au débat, avec la volonté de parvenir à un texte à la fois efficace, équilibré et juridiquement solide. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)”
“Toutefois, la version issue de la commission des lois de notre assemblée s’en écarte sensiblement. En élargissant à un niveau très général le champ du droit de visite, en assouplissant largement les conditions d’accompagnement – notamment par des journalistes – et en substituant une formulation beaucoup plus extensive à une liste précise, elle modifie en profondeur l’équilibre du texte. Ce qui était un outil de contrôle parlementaire circonscrit risque de devenir un vecteur d’exposition médiatique, avec toutes les dérives que cela peut entraîner. Ces évolutions soulèvent donc des interrogations légitimes ; elles pourraient fragiliser l’équilibre entre nécessaire transparence et bon fonctionnement des institutions concernées et ouvrir la voie à des interprétations dépassant le cadre du contrôle parlementaire.”
“La décision du Conseil constitutionnel du 29 avril 2025 a d’ailleurs rappelé avec force la nécessité d’adapter ce dispositif, en mettant en lumière les lacunes du cadre actuel – notamment l’absence de certains lieux dans le champ du droit de visite. Cette décision nous oblige. Elle fixe un cap et une échéance. Il était donc nécessaire d’intervenir rapidement, afin de sécuriser juridiquement le droit de visite et d’éviter toute fragilisation à court terme. L’inaction n’était pas une option. Dans sa version initiale, issue du Sénat, le texte répondait précisément à son objectif : corriger les insuffisances identifiées tout en préservant les équilibres existants. C’est dans cet esprit – celui d’une réforme ciblée, mesurée et juridiquement robuste – que nous abordons ce débat.”
“Cette proposition de loi touche à un enjeu essentiel : le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté. Ce droit n’est pas un privilège de fonction, mais un instrument au service des citoyens les plus vulnérables : ceux que la République prive de liberté et dont elle reste, à ce titre, pleinement responsable. Ce droit constitue un outil fondamental du contrôle démocratique puisqu’il garantit le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté et participe à la transparence de l’action publique. Sans lui, le contrôle du Parlement sur ces lieux resterait théorique et la confiance des citoyens dans nos institutions fragilisée.”
“Elle apporte une sécurité juridique attendue et surtout une clarification bienvenue pour tous ceux qui s’engagent de bonne foi dans le processus électoral. C’est aussi une question d’équité démocratique. Faire peser ces coûts sur les candidats, en particulier les moins dotés, ceux qui ne disposent ni d’un appareil de parti, ni de relais financiers solides, revient à créer un obstacle supplémentaire à l’engagement. Or la démocratie se nourrit de la pluralité des candidatures, pas de leur raréfaction. Le groupe UDR votera donc en faveur de ce texte.”
“Mais à la lecture de ces mêmes documents, une surprise apparaît : si cette obligation est bien posée, le remboursement des frais correspondants, lui, n’est pas garanti de droit. Il dépend en réalité du bon vouloir de la CNCCFP, commission dont le sérieux n’est plus à défendre, mais dont le pouvoir d’appréciation ne saurait s’exercer de manière incertaine sur des dépenses que la loi elle-même impose. Autrement dit, il s’agit d’une obligation certaine pour un remboursement incertain. Après les injonctions contradictoires, nous découvrons désormais les injonctions lacunaires. Il était temps de remettre bon ordre dans tout cela ! La proposition de loi vise utilement à mettre fin à cette incohérence en intégrant explicitement ces frais dans le champ des dépenses remboursables.”
“Le texte que nous examinons répond à une difficulté concrète que celles et ceux qui s’engagent dans une campagne électorale connaissent bien. Cette difficulté n’est pas théorique : elle se rencontre dès les premières semaines, au moment même où le candidat cherche à s’organiser et à respecter scrupuleusement ses obligations légales. Avant même de se lancer, le candidat doit se plonger dans les centaines de pages des guides du candidat et du mandataire financier de la CNCCFP. Il s’agit d’une lecture aussi dense qu’instructive, où l’on découvre notamment une obligation claire : faire certifier ses comptes de campagne par un expert-comptable. Cette exigence est légitime. Elle garantit la sincérité des comptes et la transparence du financement politique ; personne ici ne la remet en cause.”
“Effectivement, madame la ministre, j’ai raté les neuf mois de débat pendant lesquels aucune solution n’a été trouvée pour indemniser les agriculteurs qui, en vingt-quatre heures, ont dû décider d’abattre tout leur cheptel – et qui l’ont fait parce qu’ils ont le sens des responsabilités. Plutôt que de souligner mon absence lors de ces débats, vous devriez prendre l’engagement de traiter au plus vite ces dix dossiers, qui sont bien peu de chose mais qui expliquent pourquoi, chaque jour dans notre pays, un agriculteur met fin à ses jours. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”
“Ils l’ont fait pour protéger les autres et parce qu’ils vous faisaient confiance. L’État était là pour évaluer la valeur des troupeaux, pour rassurer, et les agriculteurs ont cru à sa parole. Résultat neuf mois plus tard : des montants revus à la baisse, des expertises remises en cause, des demandes de pièces à répétition, des éleveurs sommés de recommencer les procédures pour répondre aux injonctions des bureaucrates de votre ministère – et ce sentiment désagréable de voir l’État tenter de se dérober à sa propre parole. Ma question est simple : quand allez-vous payer ce qui leur est dû et leur a été promis aux agriculteurs qui vous ont fait confiance et ont abattu l’intégralité de leur cheptel pour sauver les autres ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)”