Jérôme Nury
DR · France
“Cette insécurité juridique est symptomatique d’une bureaucratisation de notre pays, au mépris du bon sens et de la volonté même des commerçants, qui veulent simplement travailler.”
“La dernière question que je poserai au gouvernement avant de retrouver ma mairie de Tinchebray-Bocage s’adresse à M. le premier ministre. Vous le savez, le groupe Droite républicaine défend fermement la France qui travaille et promeut notamment la fin des entraves qui s’imposent aux artisans commerçants.”
“Monsieur le premier ministre, l’énergie est à proprement parler le carburant de notre économie : elle conditionne notre prospérité, notre compétitivité et notre souveraineté. La France ne peut plus se permettre ni l’approximation ni l’idéologie. Elle doit faire des choix fondés sur la science et sur l’intérêt national.”
“Malheureusement, vous misez toujours sur le développement de l’éolien, au risque de fragiliser la stabilité du réseau et de faire exploser la facture des Français.”
“Toutefois, vous misez encore sur une électrification massive des usages d’ici quatre ans, ce qui relève du fantasme technocratique, alors même que la consommation électrique stagne depuis vingt ans, qu’elle est même en baisse depuis 2019 et que notre pays produit déjà trop d’électricité.”
“Du même coup, elle a subi une hausse massive des prix de l’électricité. Le gouvernement est-il prêt à résister aux lobbys de l’éolien, à relancer réellement la filière nucléaire et à adopter enfin une approche pragmatique pour l’énergie dans la prochaine PPE ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
The complete record
Every one of 156 lines we hold for Jérôme Nury, in date order, each linked to its source. Free to read, in full, without an account. Page 2 of 4.
“Ces 27 gigawatts de puissance installée doivent constituer un plancher, non un plafond.”
“Cette relance doit être franche. Pour cela, elle doit avoir pour objectif d’atteindre au moins 27 gigawatts, avec des EPR 2 et des SMR en plus des cinquante-sept réacteurs dont nous disposons. Pour que la filière reparte, il faut lui donner du temps long. Il faut relancer la formation des personnels qualifiés et faire repartir le process industriel.”
“L’amendement du rapporteur est salutaire, après qu’un vote ubuesque en commission a anéanti la relance du nucléaire – nous proposerons nous aussi un amendement n o 423 visant à rétablir l’article. Le nucléaire doit être la colonne vertébrale du mix énergétique, il doit être la source principale et prioritaire du mix électrique. Nous l’avons dit et répété, le nucléaire est l’énergie la plus décarbonée, la plus pilotable, la plus souveraine et financièrement la plus tenable, avec une facture d’électricité garantie, pour nos concitoyens du moins. Relancer le nucléaire, c’est d’abord relancer la recherche et l’investissement sur le nucléaire du futur. C’est aussi prolonger la durée de vie de notre parc nucléaire actuel, jusqu’à soixante ans si l’autorité de sécurité le permet.”
“L’amendement du collègue Taite rappelle la nécessité d’adopter, dans les territoires ruraux, une approche spécifique en matière d’énergie. En effet, dans de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau de gaz et les habitants ont du mal à accéder à des réseaux électriques suffisamment puissants pour alimenter une pompe à chaleur. Il ne faut pas stigmatiser les différentes solutions aujourd’hui possibles en milieu rural, parmi lesquelles le chauffage au fioul sous diverses formes – je pense au biofioul. L’amendement fait un focus sur les territoires ruraux, qui ne doivent pas être mis sur le même plan que les territoires urbains. C’est pourquoi nous le voterons volontiers.”
“…voire inconscient. C’est pourquoi nous voterons en faveur de l’amendement du gouvernement.”
“Je comprends l’idée : le statut d’Epic éviterait à l’avenir une ouverture du capital et une éventuelle privatisation. Nous l’avons tous dit, EDF doit être le bras armé de la politique énergétique de l’État et émaner de l’État. Toutefois, il ne faudrait pas alourdir le groupe EDF en le dotant d’un statut qui n’est pas adapté et qui le rendrait moins agile. Sa transformation en Epic serait un retour vingt ans en arrière. Introduire cette mesure dans une simple proposition de loi, sans étude d’impact et sans aucun recul,…”
“Après dix années d’atermoiements, nous appelons de nos vœux une planification claire. Il importe donc, dès le début de l’examen du texte, de sanctuariser le nucléaire français. Nous devons cette clarification aux Français car, comme je l’ai dit en discussion générale, l’heure est aux choix. Nous devons aux générations futures la mise en œuvre d’une politique énergétique souveraine et décarbonée, dont le socle principal devra être le nucléaire.”
“Notre collègue Alfandari, avec qui j’ai travaillé cet amendement, l’a dit : il s’agit de poser un cadre et de dire aux Français dans quelle direction nous voulons aller. Nous proposons de fixer un objectif de production de 1 600 térawattheures d’énergie décarbonée produite chaque année à partir de 2025. En adoptant cet amendement, nous montrerions aux Français que l’important est la décarbonation de notre économie et la neutralité carbone en 2050. Cela nous paraît essentiel.”
“Les amendements de suppression n’ont pas lieu d’être.”
“D’un autre côté, la vision libérale privilégierait l’ouverture à la concurrence, de manière à être eurocompatible. Je pense pour ma part que ce débat essentiel mérite d’être mené jusqu’au bout.”
“Être gaulliste, collègue Tanguy, c’est aussi savoir respecter les opinions des uns et des autres sans perdre ses nerfs ni jeter des anathèmes. Le nucléaire est-il ou non une énergie comme les autres qui peut être pilotée par le privé ? La question est cruciale. Elle soulève des enjeux de sécurité et de souveraineté. Des montants colossaux doivent être consentis pour des décennies. Il est vrai que la vision gaullienne nous conduirait à conclure à la nécessité d’un pilotage public.”
“C’est cette mauvaise recette qui donne un plat improbable et indigeste payé au prix d’un étoilé Michelin. Monsieur le ministre, soyez le Philippe Etchebest de l’énergie : faites cesser ce cauchemar énergétique en remettant de l’ordre et en concoctant une recette claire, rationnelle et à un prix acceptable. Nous comptons sur vous !”
“En clair, il faut rayer de la carte cette mauvaise tambouille appelée « le mix énergétique », qui serait un peu comme une recette de cuisine où il suffirait d’ajouter les énergies comme de simples ingrédients : de l’éolien par-ci, du photovoltaïque par-là, et une pincée de nucléaire pour le goût.”
“Chers collègues, vous l’aurez compris, le groupe Droite républicaine entend défendre la parole de celles et ceux qui n’en peuvent plus de payer leur électricité hors de prix. Les enjeux dépassent désormais les simples clivages politiques. Chacun ici doit désormais choisir entre la politique de la continuité énergétique, qui écrase le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises, et celle du courage, qui prend le risque d’assumer une parole difficile mais ô combien nécessaire à nos intérêts économiques et écologiques. L’examen de ce texte doit nous permettre de faire des choix forts, contrairement à ce qui a été fait depuis plusieurs années – le naturel politicien, en ménageant la chèvre et le chou et en ne voulant contrarier personne, a conduit à faire croire que toutes les énergies se valaient et étaient complémentaires.”
“Enfin, nous défendrons notre souveraineté en ce qui concerne les barrages hydroélectriques, qui doivent rester sous pavillon tricolore. Les conclusions de la mission d’information consacrée aux modes de gestion et d’exploitation des installations hydroélectriques, dont fait partie notre collègue député de Savoie, Vincent Rolland, vont d’ailleurs dans le sens du texte initial.”
“Nous nous opposerons à toute nouvelle installation de production d’électricité liée aux énergies intermittentes. À défaut de pouvoir revenir sur les autorisations déjà accordées, nous nous battrons pour instaurer un moratoire sur les futurs projets éoliens et photovoltaïques, à l’exception de ceux en autoconsommation. Il y va du pouvoir d’achat de nos concitoyens, de l’efficacité de la dépense publique et de notre capacité à protéger notre réseau électrique. Nous sommes également attachés à ce que le coût des raccordements au réseau soit pris en charge par les porteurs de projets de parcs électriques intermittents et à ce qu’il soit mis fin à la baisse du facteur de charge du nucléaire au profit des énergies intermittentes, pour permettre à EDF d’optimiser autant que possible ses capacités de production d’origine nucléaire.”
“Ce temps que le progrès technique nous accorde, il faut le consacrer à la construction de nouvelles capacités de production nucléaire – en cela, nos positions sont claires. Pour électrifier massivement les usages et décarboner les secteurs les plus consommateurs d’énergies fossiles, nous devons tendre vers au moins 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées à horizon 2050. Pour cela, la construction d’au moins 10 gigawatts d’ici 2026 et d’au moins 13 gigawatts d’ici 2030 devra être engagée. Nous souhaitons le maintien en fonctionnement des réacteurs existants aussi longtemps que l’ASNR l’autorisera. Cette prolongation garantira l’efficience économique des investissements consentis depuis plus d’un demi-siècle et assurera une continuité de la production essentielle dans la période de transition.”
“Si demain, nous trouvons une énergie encore plus vertueuse que le nucléaire ou l’hydroélectricité pour atteindre notre but, nous en étudierons la faisabilité car nous croyons au progrès technique. Nous en sommes convaincus : outre la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles, la France peut en tirer un avantage compétitif certain pour les décennies à venir, mais aussi une indépendance évidente en matière économique. Qui peut croire une seule seconde que nos industriels vont délaisser le pétrole importé qui leur permet de fonctionner jour et nuit pour se tourner vers une électricité qui dépendrait du taux d’ensoleillement ou du vent ? Quel aveuglement ! Quelle erreur stratégique ! La réalité, c’est que nous observons une stagnation de notre consommation électrique malgré une électrification plus importante des usages.”
“Oui, je ne désespère pas que d’autres miracles comme celui de Belfort puissent se produire. Saint Paul, après sa conversion sur le chemin de Damas, a bien évangélisé le monde. Pourquoi Emmanuel n’évangéliserait-il pas à son tour ses disciples ? Dans ce débat et ceux à venir, la Droite républicaine montrera qu’elle est favorable aux énergies renouvelables – aux énergies renouvelables pilotables, celles qui permettent aux Français de bénéficier de l’électricité quelle que soit l’heure ou la météo. Notre vision est simple : tout faire pour que notre consommation énergétique délaisse les énergies fossiles au profit d’une électricité décarbonée, pilotable et bon marché. Nous, nous ne mélangeons pas les obligations de résultat et de moyens.”
“L’énergie nucléaire doit être défendue par tous : elle permet d’offrir l’électricité la moins émettrice en CO 2 parmi toutes les sources d’électricité, elle a déjà montré qu’elle nous avait fait bénéficier des coûts les plus compétitifs, avant que nous ne soyons obligés de financer des énergies intermittentes, et elle permet de créer de l’emploi dans les territoires, notamment des postes d’ouvriers et d’ingénieurs hautement qualifiés. Surtout, chers collègues qui voulez lutter contre le grand capital, choisir le nucléaire et les énergies électriques pilotables permet de ne pas se placer dans les mains de fonds spéculatifs étrangers dont le seul objectif est de profiter des prix subventionnés pour assouvir une soif de rentabilité qui ne crée aucun emploi à haute valeur ajoutée dans les territoires ruraux.”
“La France n’a pas les moyens d’investir dans des raccordements de réseau pour des énergies diffuses et non pilotables ni d’assurer des prix supérieurs au marché pour inciter au développement d’énergies intermittentes. Il est urgent d’assumer un discours de vérité et de regarder l’énergie objectivement. Il n’y a pas une énergie de droite et une énergie de gauche, seulement des énergies qui doivent être adaptées à notre géographie, à notre climat, à nos savoir-faire industriels et à nos besoins de consommation. Le nucléaire a été et doit rester notre socle. Il faut donc réinvestir et relancer cette filière abandonnée, conspuée et méticuleusement brisée par les pouvoirs successifs depuis 2012, jusqu’au miracle de Belfort et la conversion à l’atome du président Macron.”
“Oui, la France doit cesser d’installer des éoliennes sur son territoire. Le président de la République lui-même avait fixé un objectif de 37 gigawatts d’éolien terrestre à l’horizon 2050. Or, en additionnant les capacités en service et celles déjà autorisées, la puissance installée atteindra d’ici quelques mois 38 gigawatts, soit un objectif dépassé avec quinze ans d’avance. Quand on sait que lorsqu’elles fonctionnent à pleine capacité, les éoliennes peuvent, en raison de l’absence de solutions de stockage à grande échelle, saturer le réseau et engendrer de fortes perturbations, voire une coupure de courant généralisée comme ce fut le cas en Espagne il y a quelques semaines, il est temps de dire stop à cette hérésie.”
“Ceux-là mêmes qui ont fait passer leurs intérêts politiciens avant ceux des Français veulent aujourd’hui quadrupler nos capacités en photovoltaïque et doubler celles en éolien ! Tout cela au détriment de la souveraineté énergétique de la France et sur le dos des Français, qui verront leurs factures d’électricité exploser encore plus si cette pure folie va jusqu’au bout. Construire des parcs offshore d’énergies intermittentes, importer des panneaux photovoltaïques chinois ou des éoliennes allemandes, qui ne tournent qu’un cinquième de l’année en moyenne, n’a aucune efficacité énergétique et pèse lourdement sur les prix de l’électricité. L’estimation des 300 milliards d’euros pour le déploiement des énergies renouvelables d’ici à 2035 est réelle. Elle doit être entendue et comprise.”
“(Sourires sur les bancs des commissions.) Ce jour-là aussi, les discours ont mis en lumière nos différences de fond. Avec la gauche, d’abord, pour qui chaque attaque contre l’énergie nucléaire s’apparente à une victoire. J’en veux pour preuve la suppression en commission de l’article 3 sur la relance du nucléaire, à l’insu du plein gré des députés socialistes, à la suite de l’adoption de l’un de leurs amendements, applaudie par l’ensemble du NFP et de ses affidés. Depuis des années, la gauche a construit un discours antinucléaire fondé sur la peur, là où nous avions besoin de rationalité et de pragmatisme. C’est ainsi que par pur calcul électoral, avec en tête l’avenir de la gauche plurielle plutôt que celui de la France, un texte fermant quatorze réacteurs nucléaires a été adopté.”
“Avec cette proposition de loi, nous avons l’occasion de démontrer que le Parlement a des préoccupations plus essentielles que la discrimination capillaire ou les caractéristiques techniques des colliers canins, qu’il sait prendre un peu de hauteur, décider, choisir et arbitrer, quand l’exécutif, lui, hésite, louvoie ou bricole. La preuve de ces atermoiements nous a été donnée le 28 avril, ici même, dans un hémicycle quasi vide, quand lors d’un pseudo-débat sur l’énergie, le premier ministre s’est contenté de poser moult constats et questions plutôt que d’indiquer une direction et d’établir une stratégie. Nous étions nombreux ce jour-là à penser que sur un tel sujet, la nation aurait mérité un vrai premier ministre plutôt qu’un président bis de RTE.”
“Il y a un an, les Français étaient appelés aux urnes pour élire leurs représentants ; une campagne éclair avait fait suite à une dissolution capricieuse et ratée. Un an plus tard, l’incompréhension d’une telle décision demeure et le moins que l’on puisse dire, c’est que la clarification politique annoncée n’a pas eu lieu. Les avancées se font au compte-goutte et elles sont noyées dans pléthore de textes qui relèvent davantage du bavardage ou de l’affichage que d’une transformation en profondeur du quotidien de nos concitoyens.”
“Certes, tout sera fait par Forvia pour trouver des repreneurs, jurisprudence Florange oblige, mais il va certainement falloir reconfigurer les lieux, dépolluer, démolir et réhabiliter afin d’éviter que le site ne devienne une friche industrielle. L’accompagnement de l’État sera donc essentiel pour mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés. Il pourrait se concrétiser par une convention de revitalisation ambitieuse ou par l’intégration du site dans des dispositifs d’aide nationaux comme l’appel à projets « Sites clés en main France 2030 », que l’ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires – compte lancer dans quelques jours. Pouvons-nous compter sur le gouvernement pour ce site de Messei et pour ses salariés ?”
“Nous avons besoin que le gouvernement fasse preuve de persuasion auprès du groupe Forvia, afin que le plan de sauvegarde de l’emploi négocié entre la direction et les représentants du personnel permette un reclassement réel des salariés, qu’il leur permette aussi de rebondir grâce à des formations adaptées et à des prises en charge dans la durée, qui tiennent compte des situations de chacun – je pense notamment aux salariés proches de la retraite, qui ont eu des carrières longues. Nous avons également besoin de l’État pour qu’il nous aide à donner une deuxième vie à ce site industriel d’une superficie de près de 11 hectares, où 40 000 mètres carrés de bâtiments ont accueilli jusqu’à plus de 2 000 salariés dans les années 1970.”
“Ces femmes et ces hommes qualifiés, qui ont consacré leur vie à une activité industrielle structurante pour tout le territoire, font donc les frais d’une décision idéologique, prise sans étude d’impact et relayée avec zèle par nos gouvernants, qui se sont peu préoccupés jusqu’ici de ses conséquences sur l’emploi et sur la filière automobile française. Je me tourne donc vers le ministre chargé de l’industrie et de l’énergie, pour que l’État soit présent à nos côtés, à Messei, aux côtés des personnels de Forvia et des élus locaux, pour donner des perspectives non seulement à ce site industriel mais aussi à chacune et chacun des salariés qui vont subir cette fermeture.”
“Nous ouvrons grand nos portes et le marché français à des constructeurs chinois qui maîtrisent mieux que nous ces nouvelles technologies et qui concurrencent directement nos constructeurs français et européens avec des modèles performants à bas coût ; en plus, nous démolissons méthodiquement toute la sous-traitance automobile, qui représente de nombreux emplois et détermine les dynamiques économiques locales de nombreux bassins industriels, comme celui du bocage ornais. Conséquence directe de ces décisions ahurissantes, la fermeture du site Forvia de Messei, annoncée par la direction il y a quelques semaines, a provoqué l’incompréhension, la colère et l’inquiétude des 109 salariés concernés et de leurs familles.”
“Je souhaite alerter le gouvernement sur l’avenir du site de Forvia, situé à Messei, dans l’Orne, dans ma circonscription. Ce site, spécialisé dans la fabrication de pots d’échappement, voit son avenir compromis non pour des questions de performance industrielle ou de délocalisation, mais tout simplement à cause de la baisse, voire de la disparition du marché. Il s’agit d’une disparition programmée par des décisions abruptes et précipitées, fixées sans concertation avec les professionnels du secteur de l’automobile. L’électrification à marche forcée de toute notre flotte, imposée par l’Europe à l’horizon 2035 – c’est-à-dire demain –, a des conséquences directes sur toute la filière automobile, qui était la dernière grande industrie française présente sur nos territoires.”
“Nous devons également revenir de toute urgence sur l’application délirante de l’objectif ZAN, qui paralyse les territoires ruraux en empêchant le développement économique et celui de l’habitat individuel qualitatif. Monsieur le rapporteur, votre texte va dans le bon sens car il est concret. Il est issu du terrain, de l’expérience de l’élu local que vous êtes et du maire que vous avez été, preuve s’il en fallait que, grâce à la proximité, à la lucidité et au bon sens, il est encore possible d’inverser les directions malheureuses prises depuis plusieurs années. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“Cependant, soyons clairs : cette disposition, bien qu’essentielle, ne suffira pas à résoudre l’ensemble du problème du logement en France. Mes chers collègues, nous sommes revenus il y a quelques jours sur les zones à faibles émissions dans certaines villes. Il nous faut désormais revenir sur la politique mortifère du logement déployée depuis plusieurs années. Nous devons d’abord revoir intégralement le dispositif du diagnostic de performance énergétique, qui va faire sortir du marché près de 14 % du parc locatif privé dans les trois ans à venir, aggravant encore la pénurie de logements disponibles. C’est ubuesque quand on sait que la Cour des comptes, dans un rapport publié aujourd’hui même, indique que près de 70 % des contrôles sont fantaisistes !”
“La transformation des bureaux ou des bâtiments vacants en logements est une solution qui mérite toute notre attention, quand près de 9 millions de mètres carrés de bureaux ne sont pas utilisés. Le texte issu de la commission mixte paritaire qui nous est présenté s’inscrit dans cette perspective. Il tend à faciliter la transformation des bureaux vacants en logements, en simplifiant les procédures d’urbanisme et en soutenant les collectivités territoriales dans leurs démarches. Il crée également un permis de construire flexible et étend les majorations de volume constructible aux logements étudiants. Ces mesures permettront d’accélérer la reconversion des espaces inutilisés. Grâce à elles, nous faisons un premier pas vers une solution concrète. Le groupe Droite républicaine votera donc naturellement en faveur de cette proposition de loi.”
“Ne parlons pas de l’impact de cette politique sur les entreprises et les artisans du bâtiment. Quand certains prônent ici la politique du laxisme et de l’excuse, voire, comme je l’ai entendu tout à l’heure, de l’encouragement à l’endroit des mauvais payeurs et des squatteurs, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait de moins en moins d’investisseurs enclins à mettre des biens en location sur le marché. Cela provoque évidemment une augmentation du score de tension locative, qui est passé de 3,35 à 4,8 en un an, alors que les loyers ont augmenté de 3,3 % en 2025, ce qui constitue une progression supérieure à l’inflation. Face à ce constat, il est impératif d’agir.”
“La crise du logement est insupportable dans un pays développé comme la France. Elle touche pourtant des millions de nos concitoyens. Dans certaines villes, il est devenu impossible de louer un logement à prix correct ou d’accéder à la propriété, et il est de plus en plus compliqué de construire dans les territoires ruraux. Nous connaissons les solutions mais nous continuons de les ignorer dans leur globalité. Pire, chaque loi bavarde votée dans cet hémicycle ajoute des normes relevant d’une logique technocratique, qui amplifient plus que jamais les tensions sur le logement. La construction de nouveaux logements a baissé de 20 % en 2024. Les ménages les plus modestes sont les premières victimes de cette crise, car ils sont relégués toujours plus loin de leur travail.”
“Construisons l’avenir de manière pertinente. L’heure est grave, car il s’agit d’un sujet majeur pour le pays, pour nos concitoyens, pour les entreprises, pour nos enfants. L’énergie est vitale et nos décisions engagent les cinquante prochaines années. Monsieur le premier ministre, je vous le demande solennellement : ne vous entêtez pas dans ces erreurs qui ont déjà fait tant de mal à notre pays ; retirez ce projet de décret mortifère ; revoyez la programmation de l’énergie pour qu’elle offre un nouveau cap et des outils adaptés aux enjeux immenses qui sont devant nous. Il y va de l’avenir de la France et, peut-être, de votre gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)”
“…est mal à l’aise pour défendre la ligne macroniste, instable, changeante et sans cohérence. Il a peur d’assumer l’histoire, d’assumer la conversion d’Emmanuel sur le chemin de Belfort. Il a peur de débattre et peur de choisir. Alors il temporise, il esquive, il bricole. Mais la souveraineté énergétique ne se bricole pas : elle s’anticipe, se construit et se défend, avec courage. Le courage, c’est de rappeler à EDF que son facteur de charge est encore beaucoup trop bas, puisqu’un tiers du parc nucléaire n’est pas utilisé. Le courage, c’est de dire que malgré l’électrification massive des usages, la consommation électrique diminue grâce à l’efficacité énergétique des équipements. Le courage, c’est d’affirmer qu’il n’est nul besoin de doubler le parc éolien ou de quadrupler le solaire.”
“Que défendons-nous ? Où sont nos lignes rouges ? Nous n’avons aucune visibilité et c’est toute la filière qui en pâtit, toute une industrie qui s’interroge : quel sera demain le prix de l’électricité ? Qui le fixera ? Sur quelles bases ? En réalité, ce flou autour de la PPE est entretenu par le gouvernement, parce qu’il redoute de faire face aux débats dans une Assemblée nationale fracturée, que le président de la République a suscitée par sa dissolution vaniteuse. Le gouvernement…”
“Un autre point de cécité gouvernementale concerne le fameux mécanisme de régulation du marché de l’électricité, censé remplacer l’Arenh. À l’heure où l’Europe discute d’une réforme structurelle du marché de l’électricité, où est la France ?”
“Les éoliennes tournent à peine la moitié du temps et le photovoltaïque atteint son maximum de production aux heures où nos besoins sont les plus bas : cherchez l’erreur ! Soyons lucides, la France perd chaque jour un peu plus de son indépendance énergétique, livrée au bon vouloir de marchés internationaux volatils, et à des alliances européennes déséquilibrées qui imposent des hérésies écologiques. Imaginez : nous sommes parfois contraints d’arrêter nos centrales nucléaires décarbonées pour reprendre de l’électricité allemande, surproduite avec des centrales à charbon ! Tout cela avec un prix négatif, puisque les Allemands payent EDF pour évacuer cette électricité. Dans l’Orne, où l’on est guidé par le bon sens, cela s’appelle marcher sur la tête.”
“…non pas seulement parce que ces énergies enlaidissent les paysages et notre patrimoine, mais parce qu’elles représentent un véritable gouffre financier, pour une inefficacité désopilante.”
“Certes, les énergies renouvelables intermittentes constituent une opportunité pour des pays dépendants du gaz et du pétrole qui souhaiteraient rapidement décarboner leur économie. Mais ce n’est pas le cas de la France. Il nous faut cesser cette folie qui conduit à vouloir toujours plus d’énergies renouvelables intermittentes,…”
“…sans calendrier fiable, sans vision claire, au moyen d’un décret scélérat qui contourne le Parlement. Pendant ce temps, nos industries et nos compatriotes paient leur électricité au prix fort, sans en comprendre les raisons. La désinformation à propos du nucléaire, à laquelle les Français ont été exposés durant des années, a déroulé un tapis rouge aux énergies renouvelables intermittentes dont le coût massif a été répercuté sur la facture des Français, afin d’enrichir quelques intérêts particuliers et faire plaisir aux idéologues. Ces responsables, en ne parlant que du soleil et du vent, ont réussi à faire oublier que les technologies nécessaires pour les capter nous plongeaient dans une dépendance aux terres rares chinoises et aux industriels allemands.”
“Depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron, ou plutôt de celui qu’il a servi avec zèle avant de le trahir, nous assistons à une succession d’atermoiements, d’abandons et de volte-face en matière énergétique. Je déplore d’ailleurs l’absence, sur ces bancs, du président Hollande, qui aurait pu se saisir de cette occasion pour nous présenter ses excuses.”
“Épargnons-nous toute circonvolution : la souveraineté énergétique de notre pays se trouve plus que jamais piétinée par une politique macroniste erratique, incohérente, dictée par la peur de gouverner face à un Parlement fragmenté et miné par une idéologie hors-sol. (M. Erwan Balanant chantonne « Avoir un bon copain ».)”
“Et si possible, pas de pompes à chaleur chinoises !”
“L’Orne compte des communes nouvelles sur son territoire depuis de nombreuses années et est ainsi confrontée aux problématiques précédemment soulignées par nos collègues. Je crains toutefois que cet article ne vienne créer de nouvelles difficultés. Nous n’avons jusqu’à présent parlé que des communes nouvelles agrégeant de nombreuses communes déléguées. Pourtant, on compte également des communes nouvelles constituées de deux ou trois petites communes rurales. Les élus de ces dernières avaient déjà intégré le fait qu’ils rentreraient dans le droit commun et s’étaient ainsi déjà adaptés. Dès lors, ne faudrait-il pas retravailler la question de la période transitoire pour adapter la situation à ces deux types de communes nouvelles ?”
“Défendre cette proposition de loi, c’est avoir peur de la démocratie, c’est avoir peur du vote des citoyens, c’est avoir peur de la république de proximité, qui est fondée sur la confiance personnelle, car le scrutin plurinominal, tel qu’il existe aujourd’hui, permet de choisir chaque personne en fonction de sa motivation, de ses compétences et de ses engagements. Sous couvert de faciliter le vote et de garantir la parité, on prive les électeurs de leur choix en prenant le risque de n’avoir qu’une seule liste dans bien des communes et on introduit toujours plus de politique politicienne dans des communes qui doivent prendre des décisions concrètes et opérationnelles. C’est pourquoi nous proposons, avec cet amendement, de supprimer une réforme inique et antidémocratique. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes DR et UDR.)”
“» sur quelques bancs du groupe LFI-NFP) contre l’avancée de la proposition de loi « eau et assainissement ». Ce n’est pas raisonnable, car cela démontre la rupture et la déconnexion qu’il y a entre les décideurs et ceux qui, sur le terrain, nos élus locaux, agissent, écopent, investissent et soutiennent. Je me demande d’ailleurs comment les sénateurs, qui sont censés représenter les territoires, ont pu adopter un tel texte. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR.)”